Parmi les membres du « Cénacle de Genève », Slav Merdjanov occupe une place particulière par ses activités de conspirateur et de terroriste. C’est lui qui, en compagnie de Mandjoukov, prépara les plans des actions terroristes à Istanbul et à Salonique, se rendit le premier dans cette dernière ville et constitua le groupe libertaire connu dans l’histoire du mouvement révolutionnaire de libération nationale des Macédoniens sous le nom de « Guimidjiy » (bateliers).
Né en 1875 à Karnobat, il (…)
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Volonté Anarchiste
Articles
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Slav Merdjanov (1875-1901)
22 décembre 2023, par Georges Balkanski -
Karl Marx ou la perversion du socialisme - 14. Du préfabriqué
13 avril 2024, par Alexandre MarcC’est bien d’un travailleur manuel qu’il s’agit : il y aurait lieu de s’interroger, sans conteste, sur les raisons de cette sacralisation de la manufacture. Quoi qu’il en soit, il est indéniable que le vrai marxisme est entièrement manualiste — d’où le fait qu’à l’époque et sur les territoires des révolutions techniques et scientifiques perpétuelles il apparaît de plus en plus antédiluvien. Il y a là une sorte d’irrationnel inassimilable ou, plus encore, d’arbitraire injustifié, pour ne (…)
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Mouvement libertaire en Bulgarie : Les « Guimidjii » (Bateliers)
9 janvier 2024, par Georges BalkanskiLa participation des libertaires bulgares au mouvement révolutionnaire macédonien induisit une nouvelle conception dans la stratégie de ce mouvement. Considérant que c’étaient tous les capitaux étrangers investis en Turquie qui soutenaient pour leurs propres intérêts l’Empire Turc chancelant, les libertaires estimaient que l’objet principal de la terreur révolutionnaire devrait être notamment ces capitaux afin de saper leur sécurité dans le pays et affaiblir ainsi le pouvoir de l’occupant. (…)
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Dr Ivan Balev (1900-1981)
28 janvier 2024, par Georges BalkanskiNé à Pavel-Bania, le 27 mars 1900, d’une famille paysanne modeste, Ivan Balev fit ses études secondaires à Kazanlik, chef-lieu d’un district où l’influence libertaire était particulièrement forte, et il adhéra au mouvement anarchiste. Ensuite, il se rendit à Vienne (Autriche) pour étudier la médecine, et se spécialisa à Paris de 1926 à 1931.
D’une excellente santé, doué d’une grande capacité de travail et d’assimilation rapide des idées, il acquit une large culture générale.
Comme (…) -
Karl Marx ou la perversion du socialisme - 6. Emprunts et pillages
5 avril 2024, par Alexandre MarcLa notion de classe, dans le marxisme, ne saurait toutefois être rattachée au seul concept d’aliénation : tout compte fait, elle semble être liée bien davantage, malgré certaines apparences contraires, à une autre notion marxiste, celle de plus-value. Le prolétariat est dès lors défini par deux facteurs dont on peut se demander s’ils ne sont pas, non seulement hétérogènes, mais aussi, de quelque manière, divergents et, dans l’acception propre, incomparables : le prolétaire marxiste est, et (…)
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III - Sur la philosophie anarchiste
30 mars 2024, par Maurice FayolleLe bien et le mal
Le survol de la déjà longue histoire humaine montre qu’il a toujours existé au sein des sociétés, même les plus primitives, au moins un embryon de morale, dont la singularité est de vouloir distinguer le bien du mal.
À travers les époques comme à travers tous les régimes, les religions successives furent sans cesse le support privilégié, sinon unique, de ce besoin impératif qu’éprouve toute collectivité humaine de réglementer son existence en l’insérant dans un cadre (…) -
Karl Marx ou la perversion du socialisme - 22. Socialisme libertaire ou « socialisme » totalitaire
21 avril 2024, par Alexandre MarcDe nos jours, on s’interroge volontiers pour savoir si nos « communistes » ont évolué, s’ils sont sincères, si l’on peut donc se fier à eux. Questions mineures, sans réel intérêt, relevant d’un jeu de société plutôt que d’un examen objectif et sérieux de la situation. Quelles que soient les dispositions intimes et les intentions avouées ou cachées des « communistes » — qu’il s’agisse du reste d’eux, ou même des « socialistes », ou encore, éventuellement, d’autres partis, de gauche ou de (…)
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Du « Libertaire » au « Monde Libertaire » après la Seconde Guerre mondiale
27 février 2024, par Maurice JoyeuxLe jeudi 21 décembre 1944, Le Libertaire reparaît : quatre pages sous un format réduit, avec ce sous-titre : « Sébastien Faure et Louise Michel : fondateurs ». Il est bi-mensuel et va le rester pendant plus d’une année. Son format est réduit à l’image de la presse de ces temps difficiles. Cependant, même si les caractères du titre sont restés les mêmes, sa présentation est bien différente. Les articles sont courts, le contenu englobe toute l’activité politique, sociale, culturelle de l’époque. C’est, compte-tenu des circonstances, un bon journal. Les hommes et les femmes qui vont l’animer sont mes contemporains. Citons Henri Bouyé, Vincey, Durand, Suzy Chevet, auxquels, sortant de Montluc, je vais bientôt me joindre. Si l’on voulait qualifier ce premier numéro et ceux qui vont suivre, on pourrait dire qu’il s’en dégage un air de puritanisme que l’absence de signatures conforte. Dans ce premier numéro, un éditorial définit bien le projet anarchiste au lendemain de l’Occupation, alors que la guerre n’est pas terminée. On y trouve aussi un article de caractère syndical, un autre sur l’Espagne, un autre encore sur la guerre, et de multiples échos. Sous son vernis moderne, Le Libertaire est reparti d’un bon pied. Il va atteindre rapidement le millier d’abonnés. Il sera tiré à 10 000 exemplaires, dont 5 ou 6 000 vont être vendus (ce qui est sa vitesse de croisière) avant de faire beaucoup mieux par la suite.
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IV. La Morale anarchiste - Pierre Kropotkine
4 décembre 2024, par Pierre KropotkinePour distinguer entre ce qui est bien et ce qui est mal, les théologiens mosaïques, bouddhistes, chrétiens et musulmans avaient recours à l’inspiration divine. Ils voyaient que l’homme, qu’il soit sauvage ou civilisé, illettré ou savant, pervers ou bon et honnête, sait toujours s’il agit bien ou s’il agit mal, et le sait surtout quand il agit mal ; mais, ne trouvant pas d’explication à ce fait général, ils y ont vu une inspiration divine. Les philosophes métaphysiciens nous ont parlé à leur (…)
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Les élections - Proudhon et le parlementarisme
20 mars 2024, par Pierre-Joseph ProudhonLe peuple, dans le vague de sa pensée, se contemple comme une gigantesque et mystérieuse existence et tout dans son langage semble fait pour l’entretenir dans l’opinion de son indivisible unité. Il s’appelle le Peuple, la Nation, c’est-à-dire la Multitude, la Masse ; il est le vrai souverain, le Législateur, la Puissance, la Domination, la Patrie, l’Etat.
Il a ses Convocations, ses Scrutins, ses Assises, ses Manifestations, ses Prononcements, ses Plébiscites, sa Législation directe, (…)
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