En octobre 1954, Le Libertaire reparaît sous un titre que les circonstances nous ont obligé à modifier, car le vieux journal de Sébastien Faure et de Louise Michel, tombé dans des pattes douteuses, est en train d’agoniser. Il sera mensuel et il le restera longtemps. Dans son éditorial signé par la commission de presse, la rédaction « annonce la couleur » :
, ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être, mais il ouvrira ses colonnes à « des hommes épris de progrès ». L’ambition de la Fédération anarchiste se dévoile nettement dans ce texte. Il s’agit de faire du Monde libertaire un journal qui soit l’héritier du Libertaire classique, journal d’organisation, journal de militants, et des Temps nouveaux de Jean Grave, journal de culture ouvert à tous les esprits libres. Et ce projet va prendre corps. Tant par sa présentation que par sa diversité, ce journal fut une réussite, probablement une des meilleures dont la presse libertaire puisse se réclamer.
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Volonté Anarchiste
Articles
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« Le Monde libertaire », l’enfant naturel du « Libertaire » (1954-1982)
28 février 2024, par Maurice JoyeuxLe Monde libertaire sera le journal de tous les anarchistes -
Mouvement libertaire en Bulgarie : Période précédant la naissance du fascisme
11 janvier 2024, par Georges BalkanskiL’objectivité historique et la précision minutieuse obligent à dire que le fascisme, en tant que système politique et social achevé, n’a jamais pu s’instaurer en Bulgarie, même après le deuxième coup d’Etat du 19 mai 1934, lorsque les partis politiques furent dissous et que s’établit le régime d’un seul parti. Mais le terrorisme d’Etat, avec toutes les méthodes d’arbitraire bien connues, avait son application bien avant le coup d’Etat du 9 juin 1923, sous la démocratie parlementaire (…)
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Les élections - Le système parlementaire est il meilleur en Suisse ?
22 mars 2024, par Mikhaïl BakounineLa société moderne est tellement convaincue de cette vérité : que tout pouvoir politique, quelles que soient son origine et sa forme, tend nécessairement au despotisme, que, dans tous les pays où elle a pû s’émanciper quelque peu, elle s’est empressée de soumettre les gouvernants, lors même qu’ils sont issus de la Révolution et de l’élection populaire, à un contrôle aussi sévère que possible. Elle a mis tout le salut de la liberté dans l’organisation réelle et sérieuse du contrôle exercé par (…)
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I. La Morale anarchiste - Pierre Kropotkine
1er décembre 2024, par Pierre KropotkineL’histoire de la pensée humaine rappelle les oscillations du pendule, et ces oscillations durent déjà depuis des siècles. Après une longue période de sommeil arrive un moment de réveil. Alors la pensée s’affranchit des chaînes dont tous les intéressés — gouvernants, hommes de loi, clergé — l’avaient soigneusement entortillée. Elle les brise. Elle soumet à une critique sévère tout ce qu’on lui avait enseigné et met à nu le vide des préjugés religieux, politiques, légaux et sociaux, au sein (…)
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X. La Morale anarchiste - Pierre Kropotkine
10 décembre 2024, par Pierre KropotkineEt maintenant, disons, avant de terminer, un mot de ces deux termes, issus de l’école anglaise, altruisme et égoïsme, dont on nous écorche continuellement les oreilles.
Jusqu’à présent nous n’en avons même pas parlé dans cette étude. C’est que nous ne voyons même pas la distinction que les moralistes anglais ont cherché à introduire.
Quand nous disons : « Traitons les autres comme nous voulons être traités nous-mêmes » — est-ce de l’égoïsme ou de l’altruisme que nous recommandons ? Quand (…) -
V. La Morale anarchiste - Pierre Kropotkine
5 décembre 2024, par Pierre KropotkineL’idée du bien et du mal existe dans l’humanité. L’homme, quelque degré de développement intellectuel qu’il ait atteint, quelque obscurcies que soient ses idées par les préjugés et l’intérêt personnel, considère généralement comme bon ce qui est utile à la société dans laquelle il vit, et comme mauvais ce qui lui est nuisible.
Mais d’où vient cette conception, très souvent si vague qu’à peine pourrait-on la distinguer d’un sentiment ? Voilà des millions et des millions d’êtres humains qui (…) -
II - Sur l’organisation de la société
29 mars 2024, par Maurice FayolleDe la révolte à la révolution
Dans le long cheminement de l’Histoire humaine, un jour vint où un guerrier vainqueur eut l’idée, non plus d’exterminer son adversaire vaincu, mais de le capturer et de le réduire en esclavage, afin de le contraindre à travailler à son profit. Ce jour là est né ce phénomène social qu’on nomme l’aliénation.
L’aliénation se définit comme étant la perte de la liberté naturelle à laquelle tout être humain peut prétendre. Liberté de mouvement, de pensée, de (…) -
Mouvement libertaire en Bulgarie : Les victimes de l’insurrection de Kilifarevo
12 janvier 2024, par Georges BalkanskiUne année seulement après la mort de Maznev survint le coup d’Etat du juin 1923, Les paysans de Kilifarevo et de son village natal répondirent par une insurrection générale. Les anarchistes jouèrent un rôle décisif dans ce soulèvement. Après l’écrasement de l’insurrection par l’armée, les militants les plus compromis se réfugièrent dans la montagne pour continuer la lutte sous la forme de la guérilla qui coûta au mouvement libertaire quelques chères victimes.
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IV. La Morale anarchiste - Pierre Kropotkine
4 décembre 2024, par Pierre KropotkinePour distinguer entre ce qui est bien et ce qui est mal, les théologiens mosaïques, bouddhistes, chrétiens et musulmans avaient recours à l’inspiration divine. Ils voyaient que l’homme, qu’il soit sauvage ou civilisé, illettré ou savant, pervers ou bon et honnête, sait toujours s’il agit bien ou s’il agit mal, et le sait surtout quand il agit mal ; mais, ne trouvant pas d’explication à ce fait général, ils y ont vu une inspiration divine. Les philosophes métaphysiciens nous ont parlé à leur (…)
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Mouvement libertaire en Bulgarie : Période de la terreur après le coup d’État de 1923
13 janvier 2024, par Georges BalkanskiCe fut l’époque du plus grand nombre de victimes du mouvement libertaire bulgare, qui commença par le coup d’Etat de juin 1923 et s’étendit sur quelques années de massacres en masse, pour lesquels, malheureusement, les renseignements sont les plus limités et les plus difficiles à recueillir.
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