Un des grands mouvements communautaires de ces dernières décennies est né aux Etats-Unis : c’est le mouvement hippie. Tout le monde se souvient de « Peace and love » et des colliers de fleurs. Mais que reste-t-il aujourd’hui de ces années d’espérance ? Un folklore ? Un bon souvenir ? Ronald Creagh, auteur de Laboratoire de l’utopie, ouvrage sur les communautés libertaires aux Etats-Unis, dans la suite de l’interview faite lors du colloque de Carcassonne, dont nous avons publié la première partie dans le Monde libertaire n°511, nous a expliqué en quoi ce mouvement lui semble avoir eu une influence importante sur différents courants de pensée actuels.
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Archives du Monde libertaire
FICEDL Fédération internationale des centres d’études et de documentation libertaires
Articles
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Interview de Ronald Creagh (suite et fin)
12 septembre 2023 -
Georges Brassens, le minnesinger des temps modernes
29 octobre 2023, par Maurice JoyeuxC’était au début de 1947. Dans l’étroite boutique au bord du canal Saint-Martin où, au lendemain de la Libération, la Fédération anarchiste avait installé son journal, Le Libertaire, nous étions quelques-uns à discuter, lorsque deux jeunes gens dégingandés poussèrent la porte. L’un d’entre eux, dont la poésie allait marquer sa génération s’appelait Armand Robin, l’autre Georges Brassens !
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Renée Dunan ou l’étonnant M. de Steinthal
1er février 2025, par Felip ÉquyMONSIEUR DE STEINTHAL : ce pseudonyme a été apparemment construit à partir de Stendhal et de Casanova de Seingalt. Mais aussi : Chiquita, Ethel Mac Singh, Luce Borromée, Laure Héron, Renée Camera, Marcelle La Pompe, Spaddy, Louise Dormienne, A. de Sainte-Henriette, Ky, Ky C. Sous tous ces pseudonymes et bien d’autres encore, se cachait Renée Dunan.
On sait peu de choses sur cette écrivaine qui, comme B. Traven, aimait brouiller les pistes. Elle n’a pas laissé de mémoires, et sa (…) -
Mollie Steimer (1897-1980) (suite et fin) [02]
15 avril 2023, par Secrétariat aux Relations Internationales (Fédération Anarchiste)Le 24 novembre 1921, Mollie Steimer, Hyman Lachowsky, Samuel Lipman et Jacob Abrams et sa femme Mary, embarquent sur le SS Estonie pour la Russie soviétique. Mais le journal Fraye Arbeter Shtime les prévient que malgré leur opposition à l’intervention américaine et leur soutien au régime bolchevique, ils ne seraient pas bien accueillis, car la Russie n’est plus le paradis des révolutionnaires, mais plutôt un pays fait d’autorité et de répression. Malgré la déception, il y eut quelques moments de joie. Mollie fait la connaissance de celui qui allait devenir son compagnon pour la vie : Senya Fleshin.
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La naissance d’un journal : « Le Libertaire » américain (1858-1861)
24 février 2024, par Maurice JoyeuxSous une forme qui a souvent varié, Le Libertaire est un des plus vieux titres de la presse de langue française.
Au cours de ces cent cinquante dernières années, chacune des nuances de la pensée socialiste révolutionnaire a été représentée en son temps par un journal dont le titre, dans sa continuité, a subi les aléas que lui imposèrent ses démêlés avec la justice, ses difficultés économiques, ou simplement les influences internes qui se disputaient sa direction. Le Libertaire, pas plus que d’autres titres, n’échappera à ces vicissitudes qui furent le lot de la presse depuis que Théophraste Renaudot lança, en 1631, la première feuille politique qu’il appela La Gazette. Ainsi, Le Peuple de Proudhon sera, au hasard des événements politiques, Le Représentant du Peuple ou La Voix du Peuple comme Le Libertaire deviendra de nos jours Le Monde libertaire. Mais le lecteur ne s’y trompera pas ! II sait bien qu’il s’agit toujours du même journal, dont les mots « Peuple » ou « Libertaire » assurent la pérennité, et que cette « gymnastique » littéraire que subit le titre a simplement pour objet d’échapper au pouvoir, toujours prêt à frapper la presse ouvrière au gousset ! -
Un Brassens méconnu
16 mars 2023, par Henri BouyéC’est au début de l’été 1946 que Brassens eut ses premiers contacts avec les anarchistes. Le Libertaire, journal hebdomadaire de la Fédération anarchiste, qui tirait alors cent mille exemplaires, était largement diffusé par Transport Presse, vendu à la criée, avait place à l’étal des kiosques à journaux et dans les librairies. J’étais alors secrétaire général de la Fédération anarchiste et coresponsable à la rédaction de son journal.
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Henri Fabre, le réalisateur et l’animateur des Hommes du jour et du Journal du peuple
22 août 2024, par Alexandre CroixHenri Fabre vient de s’éteindre à Brive dans sa quatre-vingt quatorzième année, et la nouvelle a presque été une surprise, tant on avait fini par se persuader qu’il atteindrait au siècle intégral.
Dans les minces notices, que nous avons pu lire, ce grand âge constituait d’ailleurs l’essentiel de l’événement. On mettait aussi çà et là l’accent sur ses derniers démêlés avec le pouvoir gaulliste, nés probablement de l’excès de zèle de quelque substitut de province trop attentif à la lettre (…) -
Charles d’Avray est mort !
23 décembre 2022, par Maurice JoyeuxUn vent froid cingle les visages. Un vent aigre, qui trousse la douleur du vagabond, soulève le jupon de la fille, emporte l’âme du poète. Autour d’un fosse, une foule d’amis ! Charles d’Avray nous quitte ! Avec la dépouille du poète, un monde prodigieux disparait, dont il fut un des plus brillants animateurs, et la terre qui résonne lugubrement sur le cercueil semble donner le glas de la chanson humanitaire dont il fut le maitre incontesté et qui refuse de survivre à celui qui la nourrit d’une sensibilité et d’une fougue incomparables.
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Alberto Meschi et les luttes ouvrières des travailleurs du marbre
3 juin 2023, par René BiancoNé à Borgo san Donnino (aujourd’hui Fidenza), dans la province de Parme, en 1879, Alberto Meschi commença dès son plus jeune âge à militer dans le mouvement anarchiste.
Esprit vif et curieux, il acquiert vite une solide culture qui lui permit par la suite d’affronter avec succès, pendant toute une vie de lutte, les défenseurs de l’« Ordre bourgeois ». -
Clovis Trouille, le zouave et l’amante religieuse
21 février 2024, par Felip ÉquyPrenez un artiste peintre. Envoyez-le deux ans à l’armée, puis quatre ans à la grande boucherie de la Première Guerre mondiale. Vous obtenez alors une révolte esthétique, anarchiste et surréaliste d’une rare puissance exprimée.
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