Elle ne ressemble guère au portrait de la communarde que les écrivains bien pensants n’ont cessé de proposer, Nathalie Lemel. Ce n’est point cette gaillarde surexcitée, buvant sec, la pire injure à la bouche, prenant un plaisir malsain à commander des tueries. Et pourtant c’est bien une communarde, Nathalie. Et l’une des plus actives. Et l’une des plus héroïques. Malheureusement pour parler d’elle cent ans après, on ne dispose guère de documents.
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Itinéraire - Une vie, une pensée
Articles
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Nathalie Lemel
8 mai 2025, par Paule Lejeune -
Les frères Reclus et Bakounine
11 septembre 2025, par Heiner Michael BeckerC’est en novembre 1864 que Bakounine, rentrant de Suède et rejoignant Florence, séjourne à Londres, puis passe quelques jours à Paris. Il a commencé à fonder une société secrète, dont le nom variera mais qui est essentiellement connue en tant que Fraternité internationale.
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Révolte en Corée
20 octobre 2022Le 1er mars 1919, un soulèvement pacifique, qui dura près de 3 mois, est sauvagement réprimé en Corée par les Japonais qui occupent le pays depuis 1910. Le bilan est dramatique : 7 500 morts, 16 000 blessés, pas loin de 50 000 emprisonnés.
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Osugi Sakae
9 mars 2022, par Philippe PelletierOsugi Sakae est né en 1885 dans une famille de militaires en poste en divers endroits de la province japonaise. Enfant très sensible et turbulent, il est expulsé à l’âge de 16 ans d’une école des cadets de l’armée de terre à la suite d’une bagarre.
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Interview de Michel Ragon : Henry Poulaille - L’ami
5 janvier 2023, par Thierry Maricourt— « Itinéraire » : Tu étais très jeune lorsque tu es arrivé à Paris . Pourquoi as-tu cherché à rencontrer Poulaille, un écrivain qui devait tout de même être impressionnant ? Son caractère n’était pas des plus faciles, tous ceux qui l’ont connu l’attestent... — Michel Ragon : En fait, je correspondais avec lui depuis un certain temps déjà. A Nantes, où j’habitais, j’avais établi une correspondance avec plusieurs écrivains d’expression populaire : Emile Guillaumin, Ludovic Massé, quelques (…)
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Panaït Istrati
17 janvier 2023, par Maurice ColomboLe 3 janvier 1921, dans le parc Albert-1er à Nice, un homme âgé de 37 ans tente de se donner la mort en se tranchant la gorge. Ce fait divers passa presque inaperçu et pourtant cet individu n’était autre que le
Gorki des Balkans
, Panaït Istrati. Romain Rolland le présentera ainsi aux lecteurs français, le 15 août 1923, à l’occasion de la parution dans la revue Europe de son premier conte Kyra Kyralina. -
Senya Flechine (19 décembre 1894 -19 juin 1981)
19 juin 2025, par Heiner Michael BeckerSimon (Senya) Isaakovitch Flechine, qui fut depuis le milieu des années 20 et dans les années 30 en quelque sorte le photographe officiel des anarchistes résidant ou passant par la France, est né le 19 décembre 1894 à Kiev. En 1910, à l’âge de 16 ans, il quitte la Russie et émigre aux Etats-Unis. Il y devient anarchiste vers 1913 et, par la suite, travaille dans les bureaux du journal Mother Earth d’Emma Goldman jusqu’en 1917, date à laquelle il retourne en Russie.
D’abord actif dans le (…) -
Seconde Guerre mondiale - Le mouvement anarchiste dans la tourmente
10 septembre 2025, par Gilberte de PuytoracLe mouvement anarchiste français ne s’enorgueillit pas de ses fusillés et de ses résistants comme beaucoup d’autres cherchant avant tout à faire oublier erreurs et compromissions. Il y eut, comme dans tous les courants de pensée et hélas dans les mêmes proportions, des réfractaires, quelques collaborateurs et surtout nombre d’attentistes...
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Élisée Reclus - Du protestantisme à l’anarchisme
11 octobre 2025, par Hélène SarrazinEt si le protestantisme de la famille expliquait l’anarchisme d’Élie et d’Élisée... Insurgés face à un père fanatique, ils l’admirent pour avoir vécu sa foi pleinement. D’une mère tolérante et instruite, ils recueillent la soif de connaître, tandis que la fréquentation des frères moraves cultive leur esprit cosmopolite et leur don des langues.
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« Ce qu’il faut dire »
28 avril 2022, par Itinéraire - Agenda 2001Le 2 avril 1916, Sébastien Faure lance avec l’aide de Mauricius le premier numéro de Ce qu’il faut dire. Cet hebdomadaire pacifiste de 4 pages grand format va atteindre assez rapidement, en pleine Première Guerre mondiale, un tirage de 20 000 exemplaires et 2 000 abonnés. Il paraîtra pendant deux ans, sauf une suspension de deux mois (juillet-août 1917) imposée par la censure, jusqu’à sa suspension définitive fin décembre 1917.
Après le déclenchement des hostilités, Sébastien Faure ne (…)
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