Cette précaution prise, ils pénètrent dans les dortoirs où les officiers, environ deux mille, reposaient confiants en la garde. Froidement, les libérateurs du peuple esclave se mirent à la besogne et tous ces exploiteurs à la solde du fascisme payèrent de leur sang les vies des camarades tombés par centaines la journée précédente, devant les canons et les mitrailleuses dans les rues de la ville. Ce récit nous glace d’abord, mais comment ne pas admirer autant de courage et de sang-froid ?
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Le Réveil/Il Risveglio
Articles
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Cahier d’un milicien dans les rangs de la CNT-FAI [02]
24 mars 2023, par Albert Minnig -
Cahier d’un milicien dans les rangs de la CNT-FAI [01]
23 mars 2023, par Albert MinnigLe 1er septembre 1936, nous arrivons à Port-Bou, première station espagnole. Des hommes sont là de garde et l’on est un peu émotionné en pénétrant dans ce pays complètement étranger pour nous. Notre cœur se serre à la pensée que l’on peut être refoulés. Cet émoi, heureusement, est vite passé, en voyant les visages accueillants des douaniers espagnols. On avance avec courage, nos valises à la main, au-devant de ces hommes en armes.
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Cahier d’un milicien dans les rangs de la CNT-FAI [07]
29 mars 2023, par Albert MinnigLe 25 novembre, nous décidons de remonter au front ; mais à la gare, les employés exigent une documentation nous autorisant à regagner le front individuellement. Noue renvoyons donc notre départ de quelques jours, et toutes les démarches pour obtenir une feuille de route sont faites immédiatement. Dans divers bureaux où nous sommes obligés d’aller, des propositions de quitter la Colunna de Los Aguiluchos nous sons faites ; mais nous refusons catégoriquement, devinant une manœuvre de parti. Enfin, à la Généralité, nous réussissons à entrer dans le bureau de Santillan qui, après une courte explication, nous fait les laisser-passer.
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Cahier d’un milicien dans les rangs de la CNT-FAI [04]
26 mars 2023, par Albert MinnigLa nuit venant, nous décidons de rentrer à notre base. A peine arrivés au castillo, qu’un cavalier apporte des ordres pour partir en avant. L’artillerie fasciste aperçoit notre mouvement et tire pendant une demi-heure, sans toutefois nous atteindre. Nous prenons position sur une petite montagne, où nous sommes dévorés par une multitude de moustiques. La nuit passe sans une escarmouche.
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Pourquoi nous sommes anarchistes - II. Le Gouvernement
14 novembre 2024, par Francesco Saverio MerlinoPassons à une autre institution : le Gouvernement.
Les gouvernements prétendent faire le « bien du peuple », prétendent même n’être constitués que par la « volonté exprimée » du peuple. Mais s’il arrive un jour, que ce même peuple manifeste le désir d’être débarrassés de ses gouvernants, ceux-ci s’obstinent à rester et emploient même, s’il le faut, les baïonnettes et les canons contre le peuple souverain.
Quant au bien qu’ils prétendent faire, voici de quoi il s’agit : Un gouvernement (…) -
Pourquoi nous sommes anarchistes - V. Elections ou Révolution
17 novembre 2024, par Francesco Saverio MerlinoNous aurions peut-être dû intituler cet article : Réformes ou Révolution, car deux routes s’ouvrent devant nous, celle des réformes pacifiques et graduelles, des améliorations successives, des petits pas, du progrès lent et ordonné, fait avec le consentement et l’aide généreux de la bourgeoisie, et celle de la révolte. C’est précisément ici que les deux écoles, les deux partis (socialiste légalitaire et socialiste anarchiste) se divisent. Nous ne cesserons jamais de le répéter, nous sommes (…)
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