La tête pensante de notre mouvement était Rudolf Rocker. Né en 1873 à Mayence, il perdit ses parents dans sa petite enfance. Élevé en orphelinat, l’apprenti relieur s’intéressa très tôt au mouvement socialiste. Il dut quitter l’Allemagne à l’époque de la répression anti-socialiste. Après un long séjour en France, il s’établit à Londres, où il devint actif dans le mouvement ouvrier juif et devint rédacteur du journal yiddish Arbeter Fraynd. Par ses publications en yiddish, il a contribué, en (…)
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Allemagne
Articles
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[02] Augustin Souchy - Rudolf Rocker
5 août 2020, par Augustin Souchy -
[BD] Arthur Lehning - 01
23 octobre 2025, par MLT, OLTNé à Utrecht le 23 octobre 1899, Arthur Lehning étudie l’économie à Rotterdam, puis l’histoire à Berlin. Refusant la guerre ainsi que l’étatisme bolchevique, il est cofondateur de la Freie Arbeiter Union Deutschlands (FAUD) en 1919. Cette organisation anti-autoritaire adhère le 25 décembre 1922 à l’Association Internationale des Travailleurs (AIT) qui vient de se constituer.
Parmi les participants du Congrès de Berlin. En haut : Ritter, Schuster, Borghi, Lindstam, Zelm, Dissel. Au milieu : Severin, Souchy, Schapiro, Rocker, Giovannitti, Lansink. En bas : Lehning, Andrea, Abad de Santillán.
Son activisme est multiple. Proche du mouvement Bauhaus il occupe aussi la scène artistique et littéraire. En janvier 1927, il crée la revue i10. Rédigé en néerlandais, allemand, anglais et français, le périodique comptera parmi ses collaborateurs de nombreux artistes et intellectuels. Pour Lehning seule une révolution de la vie dans sa globalité pourra permettre d’édifier une société anti-autoritaire. Dans la revue il exige la libération de Sacco et Vanzetti, anarchistes italiens émigrés aux États-Unis, condamnés à mort pour leurs convictions libertaires.
Il prône la grève générale face à la montée du nazisme et prononcera son dernier discours à Berlin le 17 février 1933. Suite à l’incendie du Reichstag le 27 février, il se réfugie aux Pays-Bas.
Lehning est secrétaire de l’AIT, dont les bureaux seront transférés de Berlin à Madrid, puis à Barcelone. -
[01] Augustin Souchy - 1922-1929 : les anarchistes sous le régime de Weimar
4 août 2020, par Augustin SouchyL’inflation en Allemagne avait atteint son point culminant en 1922. Les salaires devaient être versés quotidiennement, car la valeur réelle du papier-monnaie chutait de manière folle d’un jour à l’autre. Il dut se trouver quelques paysans qui purent tapisser leur salle de séjour avec des billets dévalués. Chacun cherchait à placer son argent dans des valeurs concrètes. Il arrivait à celui qui négligeait de le faire la même aventure qu’à ma tante Anna de Berlin, qui put à peine s’acheter un (…)
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La social-démocratie et la guerre - Troisième partie
18 avril, par Arthur LehningTROISIÈME PARTIE
La prédiction de Marx s’est réalisée. La victoire de la Prusse était une victoire du « socialisme allemand ». L’esprit de l’Internationale devint bientôt l’esprit de la social-démocratie allemande, qui avait pour ainsi dire le monopole du vrai marxisme. Fondée en 1889, la Deuxième Internationale finit par faire triompher le point de vue allemand en 1896. L’« Internationale » était désormais une association de partis exclusivement socialistes parlementaires. Elle a donc (…) -
L’anarchisme en Allemagne de l’Est — 1945-1955
7 juillet 2024, par Jean BarruéQuand on parle du mouvement anarchiste en Allemagne de l’Ouest (RFA) ou de l’Est (RDA) durant la période d’après-guerre il ne faut pas oublier que de 33 à 45 l’anarchisme fut mis hors la loi : les adhérents des groupes furent arrêtés, assassinés ou condamnés à la mort lente dans les camps de concentration, la presse anarchiste disparut, les livres et les brochures furent brûlés. Il fallait donc en 45 — pour les rares survivants — repartir de zéro, et très vite en Allemagne de l’Est (…)
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La social-démocratie et la guerre - Quatrième partie
19 avril, par Arthur LehningQUATRIÈME PARTIE
Ils étaient prêts à tous les sacrifices.
Le 4 août, Haase déclara au Reichstag au nom du groupe social-démocrate : « Nous réalisons maintenant ce que nous avons toujours dit : à l’heure du danger, nous n’abandonnerons pas la patrie [...] Nous sommes confrontés à la réalité incontestable de la guerre. Aujourd’hui, nous n’avons pas à nous prononcer pour ou contre la guerre, mais sur la question des moyens nécessaires à la défense du pays [...] Pour notre peuple et son (…)
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