TROISIÈME PARTIE
La prédiction de Marx s’est réalisée. La victoire de la Prusse était une victoire du « socialisme allemand ». L’esprit de l’Internationale devint bientôt l’esprit de la social-démocratie allemande, qui avait pour ainsi dire le monopole du vrai marxisme. Fondée en 1889, la Deuxième Internationale finit par faire triompher le point de vue allemand en 1896. L’« Internationale » était désormais une association de partis exclusivement socialistes parlementaires. Elle a donc (…)
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Arthur Lehning
Articles
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La social-démocratie et la guerre - Troisième partie
18 avril, par Arthur Lehning -
La social-démocratie et la guerre - Deuxième partie
17 avril, par Arthur LehningDEUXIÈME PARTIE
La Première Internationale, fondée en 1864, était la première tentative majeure d’unir les travailleurs de tous les pays sous la bannière de la lutte des classes pour libérer le travail de l’esclavage. Son mot d’ordre était : « l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes », et elle proclamait la « solidarité économique » comme son arme principale. Par « émancipation des travailleurs », elle entendait l’égalité économique, sans laquelle toute (…) -
La social-démocratie et la guerre - Introduction
15 avril, par Arthur LehningINTRODUCTION
Depuis la rédaction du texte qui suit – Berlin, juillet 1924 –, il a suffi de mettre en évidence quelques faits et gestes de la social-démocratie pour non seulement y ajouter une nouvelle partie, mais aussi constater combien ces réflexions, bien qu’avant tout historiques, ont été écrites pour une application pratique, désormais confirmée par les événements actuels.
Puisque désormais, malgré les déclarations de paix et les congrès pour la paix, la paix entretient elle-même (…) -
La social-démocratie et la guerre - Première partie
16 avril, par Arthur LehningPREMIÈRE PARTIE
Le monde bourgeois et socialiste célèbre l’anniversaire du déclenchement de la « première » guerre mondiale. Dix ans plus tard, la question se pose : où en sommes-nous ? Avant 1914, des congrès pour la paix avaient aussi été organisés, tant à La Haye qu’à Bâle. Avant 1914, nombreux étaient ceux, du tsar à Kautsky, qui se déclaraient en faveur de la paix. Malgré cela, la guerre a éclaté.(Kautsky a déclaré que ce déclenchement « ne signifie pas un échec, mais une confirmation (…) -
[BD] Arthur Lehning - 02
23 octobre 2025, par MLT, OLTA Amsterdam, en 1935, il est l’un des fondateurs de l’Institut international d’histoire sociale (IIHS) qui recueille les fonds de la bibliothèque de Max Nettlau.
Avec Emma Goldman, il voyage en 1936 dans les communes catalanes collectivisées de l’Espagne révolutionnaire.
Au mois de mars 1939, devant les menaces de la guerre, l’IIHS transfère une partie des archives à Oxford. A la Libération, cette bibliothèque sera dispersée en Allemagne, pour n’être restituée à l’IIHS que dans les années 1946-1947.
Il se rend en Indonésie en 1952. Il crée à Jakarta une bibliothèque d’économie, de politique, d’histoire sociale avec les quinze mille ouvrages réunis par ses soins à travers toute l’Europe. Il enseignera à l’université de Jakarta de 1954 à 1957.
De retour à l’IIHS d’Amsterdam, en 1961 la publication des huit volumes des Archives Bakounine débute sous sa direction.
La bibliographie de A. Lehning compte plus de six cents titres, en néerlandais et en allemand. Nommé docteur honoris causa de l’Université d’Amsterdam il n’a de cesse de réaffirmer ses aspirations libertaires en appelant à la désobéissance civile et à l’avènement d’une société sans classes et sans État.
Honoré pour l’ensemble de son œuvre du prix PC Hooft, la plus haute distinction littéraire néerlandaise, pour son centenaire, il meurt le 1er janvier 2000 à Lys-Saint-Georges en France où il s’était retiré avec sa compagne Toke Van Helmond. -
Anarchisme et marxisme dans la Révolution russe - L’Etat bolchévik et les soviets [01]
28 octobre 2022, par Arthur LehningTant que les Soviets ne se seront pas emparés du pouvoir, nous ne le prendrons pas, déclarait Lénine, le 14 avril 1917, dans son rapport sur la situation politique et l’attitude envers le gouvernement provisoire, à la Conférence des bolchéviks de Petrograd-Ville . Les Conseils étaient l’expression de la Révolution populaire, les organismes qu’elle avait créés et les instruments de sa victoire. Par eux, la Révolution réaliserait son programme social. Et si l’on voit dans cette revendication (…)
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Anarchisme et marxisme dans la Révolution russe - Introduction
15 février 2024, par Arthur LehningLe texte qu’on va lire a été écrit en 1929 et a paru d’abord dans la revue mensuelle allemande anarcho-syndicaliste Die Internationale. Nous le donnons ici pour la première fois — sans modifications — en traduction française.
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Anarchisme et marxisme dans la Révolution russe - Léninisme et Bakouninisme [01]
25 octobre 2022, par Arthur LehningUne tactique chère à la social-démocratie pour combattre le bolchévisme consiste à flétrir cette déviation de la « véritable » doctrine marxiste du nom d’« anarchisme » ou de « résurrection du bakouninisme ». C’est ainsi que Gravonsky, dans son ouvrage superficiel traitant du bilan de la Révolution russe, écrit les lignes suivantes : Toute l’idéologie des bolchéviks était jusqu’au tréfonds pénétrée des idées du socialisme utopique et même du plus authentique anarchisme. Ils croyaient que (…)
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Anarchisme et marxisme dans la Révolution russe - L’Etat bolchévik et les soviets [02]
31 octobre 2022, par Arthur LehningLénine pouvait écrire avec raison que la force créatrice du peuple avait donné le jour aux Conseils, et que, sans eux, la Révolution eût été une cause désespérée ; mais il n’est pas moins exact qu’il fallait détruire cette force créatrice dès que les bolchéviks auraient atteint leur but : la prise du pouvoir et l’exercice de la dictature. En effet, les Conseils où se manifestait réellement la puissance créatrice du peuple et où s’exprimait la volonté d’une transformation socialiste de la (…)
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Anarchisme et marxisme dans la Révolution russe - L’Etat bolchévik et les soviets [03]
1er novembre 2022, par Arthur LehningIl est clair que le parti de Lénine, partisan par principe d’un socialisme d’Etat, ne pouvait se servir pour réaliser son programme ni des Soviets, ni d’une organisation soviétique. Il avait besoin du pouvoir de l’Etat. C’est pourquoi aussi l’attitude des bolchéviks à l’égard de la Constituante fut hésitante. Dès le déclenchement de la Révolution de février, ils avaient été partisans de la convocation de la Constituante. Le 18 mars, Staline écrivait à propos des conditions de la victoire de (…)
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