Le 8 novembre 1939, une bombe explose au Bürgerbraükeller, une brasserie de Munich, une dizaine de minutes après le départ d’Hitler. On retrouve vite Georg Elser, l’auteur de cet attentat manqué, on l’oublie vite aussi. Le parcours de cet ouvrier anonyme qui a agi seul est pourtant singulier.
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Allemagne
Articles
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Georg Elser (1903-1945) - Un homme seul contre le nazisme
13 juin 2025, par François Roux -
La social-démocratie et la guerre - Introduction
15 avril, par Arthur LehningINTRODUCTION
Depuis la rédaction du texte qui suit – Berlin, juillet 1924 –, il a suffi de mettre en évidence quelques faits et gestes de la social-démocratie pour non seulement y ajouter une nouvelle partie, mais aussi constater combien ces réflexions, bien qu’avant tout historiques, ont été écrites pour une application pratique, désormais confirmée par les événements actuels.
Puisque désormais, malgré les déclarations de paix et les congrès pour la paix, la paix entretient elle-même (…) -
La social-démocratie et la guerre - Deuxième partie
17 avril, par Arthur LehningDEUXIÈME PARTIE
La Première Internationale, fondée en 1864, était la première tentative majeure d’unir les travailleurs de tous les pays sous la bannière de la lutte des classes pour libérer le travail de l’esclavage. Son mot d’ordre était : « l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes », et elle proclamait la « solidarité économique » comme son arme principale. Par « émancipation des travailleurs », elle entendait l’égalité économique, sans laquelle toute (…) -
La social-démocratie et la guerre - Sixième partie
21 avril, par Arthur LehningSIXIÈME PARTIE
Pour l’instant, il n’y a pas grand-chose à attendre dans ce sens. Il ressort de ce qui précède que la social-démocratie est aujourd’hui tout aussi internationale, révolutionnaire et libératrice pour le monde qu’il y a dix ans. Même si, après une parenthèse de quatre ans durant laquelle elle a adopté le slogan « Prolétaires de tous les pays, à mort ! », elle a de nouveau inscrit sur sa bannière :
Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
On ne peut pas non plus (…) -
La social-démocratie et la guerre - Quatrième partie
19 avril, par Arthur LehningQUATRIÈME PARTIE
Ils étaient prêts à tous les sacrifices.
Le 4 août, Haase déclara au Reichstag au nom du groupe social-démocrate : « Nous réalisons maintenant ce que nous avons toujours dit : à l’heure du danger, nous n’abandonnerons pas la patrie [...] Nous sommes confrontés à la réalité incontestable de la guerre. Aujourd’hui, nous n’avons pas à nous prononcer pour ou contre la guerre, mais sur la question des moyens nécessaires à la défense du pays [...] Pour notre peuple et son (…) -
Willy Muth, militant anarchiste allemand assassiné par les nazis
26 octobre 2023Willy Muth est mort.
Willy, un des meilleurs camarades allemands, vient d’être sauvagement assassiné par les nazis. Qui ne se rappelle pas de ce camarade dévoué, sincère, avec des idées profondes et humaines ? N’était-il pas un pilier du mouvement anarchiste en Rhénanie.
Il a vu les jours héroïques du prolétariat uni, armé, qui voulait, détruire le Capitalisme. Il a aussi connu des temps sombres, lutté comme peu l’ont fait.
Peu connu dans l’ensemble du mouvement anarchiste, mais un bon (…) -
[02] Augustin Souchy - Rudolf Rocker
5 août 2020, par Augustin SouchyLa tête pensante de notre mouvement était Rudolf Rocker. Né en 1873 à Mayence, il perdit ses parents dans sa petite enfance. Élevé en orphelinat, l’apprenti relieur s’intéressa très tôt au mouvement socialiste. Il dut quitter l’Allemagne à l’époque de la répression anti-socialiste. Après un long séjour en France, il s’établit à Londres, où il devint actif dans le mouvement ouvrier juif et devint rédacteur du journal yiddish Arbeter Fraynd. Par ses publications en yiddish, il a contribué, en (…)
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Les « Pirates » contre Hitler : la résistance des jeunes Allemands à l’ombre de La Rose blanche
1er juin, par François RouxRefusant d’adhérer au national-socialisme de Hitler, une fraction de la jeunesse allemande de la fin des années 1930 se retrouve dans une contre-culture opposée au militarisme et à la croix gammée. Une jeunesse contestataire réprimée sévèrement par le pouvoir et qui a été longtemps la grande oubliée de l’histoire officielle...
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La social-démocratie et la guerre - Cinquième partie
20 avril, par Arthur LehningCINQUIÈME PARTIE
Comment veut-on lutter contre la prochaine étape du capitalisme, la prochaine guerre mondiale ?On estime en effet qu’il n’est pas nécessaire de revoir la tactique suivie jusqu’à présent. Ou bien croit-on que le capitalisme ait quelque chose à revoir ? Lorsque Kautsky veut excuser l’effondrement de la Deuxième Internationale et sa politique de paix en disant qu’elle était « essentiellement un instrument de paix, mais pas un outil puissant contre la guerre », c’est très (…) -
[BD] Arthur Lehning - 01
23 octobre 2025, par MLT, OLTNé à Utrecht le 23 octobre 1899, Arthur Lehning étudie l’économie à Rotterdam, puis l’histoire à Berlin. Refusant la guerre ainsi que l’étatisme bolchevique, il est cofondateur de la Freie Arbeiter Union Deutschlands (FAUD) en 1919. Cette organisation anti-autoritaire adhère le 25 décembre 1922 à l’Association Internationale des Travailleurs (AIT) qui vient de se constituer.
Parmi les participants du Congrès de Berlin. En haut : Ritter, Schuster, Borghi, Lindstam, Zelm, Dissel. Au milieu : Severin, Souchy, Schapiro, Rocker, Giovannitti, Lansink. En bas : Lehning, Andrea, Abad de Santillán.
Son activisme est multiple. Proche du mouvement Bauhaus il occupe aussi la scène artistique et littéraire. En janvier 1927, il crée la revue i10. Rédigé en néerlandais, allemand, anglais et français, le périodique comptera parmi ses collaborateurs de nombreux artistes et intellectuels. Pour Lehning seule une révolution de la vie dans sa globalité pourra permettre d’édifier une société anti-autoritaire. Dans la revue il exige la libération de Sacco et Vanzetti, anarchistes italiens émigrés aux États-Unis, condamnés à mort pour leurs convictions libertaires.
Il prône la grève générale face à la montée du nazisme et prononcera son dernier discours à Berlin le 17 février 1933. Suite à l’incendie du Reichstag le 27 février, il se réfugie aux Pays-Bas.
Lehning est secrétaire de l’AIT, dont les bureaux seront transférés de Berlin à Madrid, puis à Barcelone.
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