QUATRIÈME PARTIE
Ils étaient prêts à tous les sacrifices.
Le 4 août, Haase déclara au Reichstag au nom du groupe social-démocrate : « Nous réalisons maintenant ce que nous avons toujours dit : à l’heure du danger, nous n’abandonnerons pas la patrie [...] Nous sommes confrontés à la réalité incontestable de la guerre. Aujourd’hui, nous n’avons pas à nous prononcer pour ou contre la guerre, mais sur la question des moyens nécessaires à la défense du pays [...] Pour notre peuple et son (…)
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Arthur Lehning
Articles
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La social-démocratie et la guerre - Quatrième partie
19 avril, par Arthur Lehning -
La social-démocratie et la guerre - Cinquième partie
20 avril, par Arthur LehningCINQUIÈME PARTIE
Comment veut-on lutter contre la prochaine étape du capitalisme, la prochaine guerre mondiale ?On estime en effet qu’il n’est pas nécessaire de revoir la tactique suivie jusqu’à présent. Ou bien croit-on que le capitalisme ait quelque chose à revoir ? Lorsque Kautsky veut excuser l’effondrement de la Deuxième Internationale et sa politique de paix en disant qu’elle était « essentiellement un instrument de paix, mais pas un outil puissant contre la guerre », c’est très (…) -
La social-démocratie et la guerre - Deuxième partie
17 avril, par Arthur LehningDEUXIÈME PARTIE
La Première Internationale, fondée en 1864, était la première tentative majeure d’unir les travailleurs de tous les pays sous la bannière de la lutte des classes pour libérer le travail de l’esclavage. Son mot d’ordre était : « l’émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes », et elle proclamait la « solidarité économique » comme son arme principale. Par « émancipation des travailleurs », elle entendait l’égalité économique, sans laquelle toute (…) -
La social-démocratie et la guerre - Introduction
15 avril, par Arthur LehningINTRODUCTION
Depuis la rédaction du texte qui suit – Berlin, juillet 1924 –, il a suffi de mettre en évidence quelques faits et gestes de la social-démocratie pour non seulement y ajouter une nouvelle partie, mais aussi constater combien ces réflexions, bien qu’avant tout historiques, ont été écrites pour une application pratique, désormais confirmée par les événements actuels.
Puisque désormais, malgré les déclarations de paix et les congrès pour la paix, la paix entretient elle-même (…) -
[Audio] Arthur Lehning – Une rencontre
28 novembre 2021Arthur Lehning – Contribution autobiographique lors du colloque tenu à l’Université d’Oldenburg, ayant pour thème « L’anarchisme dans l’art et la politique »
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[BD] Arthur Lehning - 02
23 octobre 2025, par MLT, OLTA Amsterdam, en 1935, il est l’un des fondateurs de l’Institut international d’histoire sociale (IIHS) qui recueille les fonds de la bibliothèque de Max Nettlau.
Avec Emma Goldman, il voyage en 1936 dans les communes catalanes collectivisées de l’Espagne révolutionnaire.
Au mois de mars 1939, devant les menaces de la guerre, l’IIHS transfère une partie des archives à Oxford. A la Libération, cette bibliothèque sera dispersée en Allemagne, pour n’être restituée à l’IIHS que dans les années 1946-1947.
Il se rend en Indonésie en 1952. Il crée à Jakarta une bibliothèque d’économie, de politique, d’histoire sociale avec les quinze mille ouvrages réunis par ses soins à travers toute l’Europe. Il enseignera à l’université de Jakarta de 1954 à 1957.
De retour à l’IIHS d’Amsterdam, en 1961 la publication des huit volumes des Archives Bakounine débute sous sa direction.
La bibliographie de A. Lehning compte plus de six cents titres, en néerlandais et en allemand. Nommé docteur honoris causa de l’Université d’Amsterdam il n’a de cesse de réaffirmer ses aspirations libertaires en appelant à la désobéissance civile et à l’avènement d’une société sans classes et sans État.
Honoré pour l’ensemble de son œuvre du prix PC Hooft, la plus haute distinction littéraire néerlandaise, pour son centenaire, il meurt le 1er janvier 2000 à Lys-Saint-Georges en France où il s’était retiré avec sa compagne Toke Van Helmond. -
Anarchisme et marxisme dans la Révolution russe - La Révolution d’octobre
27 octobre 2022, par Arthur LehningLa « Révolution d’octobre » commença le 27 février 1917. Elle s’acheva au cours de l’année 1918 par la domination définitive du parti bolchévik et l’affermissement de sa puissance — malgré les menaces que faisait peser sur elle la contre-révolution militaire. La révolution qui éclata fin février, signifiait l’effondrement d’un régime en faillite et mettait fin à une dynastie corrompue. La situation militaire et économique était, après deux ans de guerre, catastrophique. Les pertes en « (…)
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La social-démocratie et la guerre - Troisième partie
18 avril, par Arthur LehningTROISIÈME PARTIE
La prédiction de Marx s’est réalisée. La victoire de la Prusse était une victoire du « socialisme allemand ». L’esprit de l’Internationale devint bientôt l’esprit de la social-démocratie allemande, qui avait pour ainsi dire le monopole du vrai marxisme. Fondée en 1889, la Deuxième Internationale finit par faire triompher le point de vue allemand en 1896. L’« Internationale » était désormais une association de partis exclusivement socialistes parlementaires. Elle a donc (…) -
[BD] Arthur Lehning (1899-2000) - PDF
6 octobre 2023, par MLT, OLTLes brochures Partage Noir sont réalisées avec les logiciels libres #GIMP #Inkscape #Scribus
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[BD] Arthur Lehning - 01
23 octobre 2025, par MLT, OLTNé à Utrecht le 23 octobre 1899, Arthur Lehning étudie l’économie à Rotterdam, puis l’histoire à Berlin. Refusant la guerre ainsi que l’étatisme bolchevique, il est cofondateur de la Freie Arbeiter Union Deutschlands (FAUD) en 1919. Cette organisation anti-autoritaire adhère le 25 décembre 1922 à l’Association Internationale des Travailleurs (AIT) qui vient de se constituer.
Parmi les participants du Congrès de Berlin. En haut : Ritter, Schuster, Borghi, Lindstam, Zelm, Dissel. Au milieu : Severin, Souchy, Schapiro, Rocker, Giovannitti, Lansink. En bas : Lehning, Andrea, Abad de Santillán.
Son activisme est multiple. Proche du mouvement Bauhaus il occupe aussi la scène artistique et littéraire. En janvier 1927, il crée la revue i10. Rédigé en néerlandais, allemand, anglais et français, le périodique comptera parmi ses collaborateurs de nombreux artistes et intellectuels. Pour Lehning seule une révolution de la vie dans sa globalité pourra permettre d’édifier une société anti-autoritaire. Dans la revue il exige la libération de Sacco et Vanzetti, anarchistes italiens émigrés aux États-Unis, condamnés à mort pour leurs convictions libertaires.
Il prône la grève générale face à la montée du nazisme et prononcera son dernier discours à Berlin le 17 février 1933. Suite à l’incendie du Reichstag le 27 février, il se réfugie aux Pays-Bas.
Lehning est secrétaire de l’AIT, dont les bureaux seront transférés de Berlin à Madrid, puis à Barcelone.
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