Considérant :
Que le développement scientifique tend, de plus en plus, à économiser les efforts de l’homme pour produire ce qui est nécessaire à la satisfaction de ses besoins ; que cette même abondance de production déloge les travailleurs de l’atelier, de la mine, de l’usine et de la campagne, en les convertissant en intermédiaires et en rendant, avec cette augmentation de salariés improductifs, leurs vies chaque fois plus difficiles ; que tout homme requiert, pour sa subsistance, un (…)
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FORA
La Fédération ouvrière régionale argentine (en espagnol Federación Obrera Regional Argentina) ou F.O.R.A. est une organisation anarcho-communiste (considérée souvent à tort comme anarcho-syndicaliste alors que la FORA a développé un concept tout à fait original et particulier, que l’on peut qualifier d’anarchisme globaliste) qui agit dans la "région mondiale" argentine. Après avoir longtemps fait partie de l’Association Internationale des Travailleurs elle fait partie depuis 2018 de la Confédération Internationale du Travail .
Articles
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FORA - Pacte de solidarité approuvé par le IVe congres régional et adopté par le IXe (1923)
11 juin 2019, par Alex Matin -
FORA/UGT union dans l’action ou fusion
1er juin 2019, par Alex MatinLa fin de l’année 1905 sera marquée par un nouvel état de siège. Le 18 septembre, les dockers de Rosario se mettent en grève et le mouvement s’étend à tous les ports argentins ; début octobre, les matelots de Buenos-Aires entrent dans la lutte. En même temps, les cheminots de Rosario menacent de se mettre en grève. C’en est trop pour les classes dominantes : l’état de siège est décrété. Emprisonnements et déportations, interdiction de la presse ouvrière... sont de nouveau à l’ordre du jour. (…)
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[05] Augustin Souchy - 1929 : Amérique du Sud. Impressions argentines
8 août 2020, par Augustin SouchyEn 1929, je pris part à un congrès syndical inter-américain à Buenos Aires, en tant que représentant de l’internationale syndicale. C’était la FORA, la Fédération ouvrière régionale argentine, qui avait organisé ce congrès. La FORA était le plus ancien syndicat du pays et était de tendance anarchiste ; elle avait publié pendant, vingt ans le quotidien La Protesta. De nombreux migrants espagnols et italiens — entre autres Malatesta, célèbre disciple de Bakounine — avaient introduit, (…)
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Le débat Malatesta-Monatte toujours d’actualité
4 mai 2023, par Philippe PelletierLes familiers du mouvement anarchiste connaissent le débat qui opposa Errico Malatesta (1853-1932) et Pierre Monatte (1881-1960) lors du congrès anarchiste international d’Amsterdam en 1907 . Tout cela pourrait paraître lointain mais il est utile d’y revenir pour évaluer les choses à la lumière d’aujourd’hui.
Pierre Monatte est alors un jeune militant actif au sein de la jeune CGT française, alors syndicaliste révolutionnaire et fortement influencée par les anarchistes. Monatte défend (…) -
FORA - Les prémices
28 mai 2019, par Alex MatinLa première section de l’AIT en Argentine date, selon José Ingenieros de 1811. En 1812, une « section française » (qui rassemblait néanmoins des militants de diverses nationalités) fut constituée et plusieurs autres sections furent fondées en 1873-1874. Les sections reflétaient en leur sein les divisions suscitées en Europe entre marxistes et bakouninistes. En 1876, un centre de propagande ouvrière bakouniniste fut fondé, ayant comme principal objectif de combattre les marxistes.
Le (…) -
FORA - De 1930 à aujourd’hui
10 juin 2019, par Alex MatinAlors qu’Uriburu laissa une certaine marge de manœuvre à la toute nouvelle CGT, il pourchassa implacablement le mouvement anarchiste. Il procéda, en vertu de la « loi de résidence », à une expulsion massive d’anarchistes immigrés. On compta plus de 12 000 prisonniers politiques, souvent libertaires, plusieurs centaines de déportés et plusieurs dizaines de fusillés. La FORA, ainsi que tous les journaux anarchistes, furent naturellement déclarés illégaux. Ce n’est qu’en 1932, lors de la levée (…)
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Diego Abad de Santillán (1897-1983)
18 octobre 2024, par Frank MintzIl est difficile de résumer la vie de Santillán, à la fois celle d’un inlassable propagandiste et d’un homme d’action, dans plusieurs pays.
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Patagonie 1921 : Prélude pour un massacre
10 mai 2019, par Alex MatinLa province de Santa Cruz occupe la moitié australe de la Patagonie, à l’extrême sud de l’Argentine Vaste de 250 000 km2 (presque la moitié de la superficie de la France), au climat rude et froid, elle est encore aujourd’hui faiblement peuplée. En 1920, les principaux centres habités sont sur la côte. Rio Gallegos, la capitale et plus grande ville du territoire, a alors 4 000 habitants. La distance routière à Buenos Aires est de 3 000 km ; le principal moyen de transport est en fait maritime (…)
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FORA - Des hauts et des bas : la « Semaine rouge »
2 juin 2019, par Alex MatinDonc, le mouvement syndical argentin est toujours divisé, mais paradoxalement on assiste en 1907 à une recrudescence des luttes qui atteignent une ampleur et une intensité encore inconnues en Argentine (selon le ministre du Travail, 170 000 ouvriers furent impliqués dans des grèves à Buenos-Aires, chiffre qui ne sera pas dépassé ni atteint avant 1919). Cette année connaîtra en effet de nombreuses grèves (la plupart du temps pour des augmentations de salaire et pour la journée de 8 heures) (…)
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Patagonie 1921 : Marches funèbres
11 mai 2019, par Alex MatinLes latifundistes et autres propriétaires regroupés au sein de la Sociedad Rural de Rio Gallegos se sentent brimés. Non seulement ils ont dû signer un accord rédigé par la Sociedad Obrera, mais de plus, malgré leur insistance, aucune poursuite judiciaire n’est engagée contre les grévistes ayant participé aux « réquisitions ». Il arrive même qu’un navire ne puisse partir, les machinistes du bateau refusant de travailler sous prétexte qu’est embarqué un propriétaire qui s’était mal comporté (…)
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