Le 16 mai 1871 se déroule l’acte le plus spectaculaire de l’histoire de la Commune de Paris : la démolition de la colonne Vendôme, considérée comme un monument de barbarie, un symbole de force brute et de fausse gloire, une affirmation du militarisme.
Cérémonie rituelle, voire séance d’exorcisme, ce moment fort d’une guerre civile au symbolisme puissant vaudra au peintre Gustave Courbet, tenu pour responsable, d’être condamné à en payer la restauration. Un événement important, à la portée souvent méconnue.
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Gavroche - Revue d’histoire populaire
Articles
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La Commune démolit la Colonne Vendôme
14 mai 2022, par Michel Auvray -
Les anarchistes, le sionisme et la naissance de l’Etat d’Israël
9 octobre 2024, par Sylvain BoulouqueLes anarchistes n’adhérent qu’exceptionnellement à une conception étatiste. Dès la naissance du sionisme politique, cette question nationale se pose aux libertaires et provoque d’âpres débats. Ces polémiques rebondissent au gré des événements. Lors de la naissance de l’Etat d’Israël, les anarchistes adoptent une position officielle. Ils refusent la guerre au Proche-Orient et apparemment la création d’un nouvel Etat. Cependant l’expérience des kibboutzim, qui renvoie par analogie aux images des collectivités agricoles de l’Espagne révolutionnaire, suscite une très vive sympathie.
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Espagne 1963 : L’affaire Delgado-Granado
16 juillet 2024, par Miguel ChuecaMadrid, 29 juillet 1963 : à cinq heures de l’après-midi, une bombe explose dans les locaux de la DGS (Dirección General de Seguridad), le siège des services répressifs du régime, causant une vingtaine de blessés parmi les personnes présentes à la section des passe-ports . Quelques heures plus tard, une autre bombe explose, cette fois-ci au siège du syndicat « vertical » franquiste. Alors que le régime établi sur des dizaines de milliers de morts se flatte d’en avoir fini avec ses opposants (…)
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Marius Jacob : le révolté à vie (1879-1954)
14 septembre 2025, par François RouxEn cette dernière année du dix-neuvième siècle, les temps sont durs aux pauvres : on se lève chaque matin sans savoir si on mangera le soir. Lorsque toutes les ressources sont épuisées, on s’en va mettre « au clou » la bague de mariage ou les derniers meubles.
Entrée en scène
Un fiacre s’arrête devant le mont-de-piété de Marseille et un commissaire de police en descend, ceint dune écharpe tricolore et flanque de deux agents. Les trois hommes pénètrent dans l’établissement, et l’officier (…) -
Marinus et Georg : comment résister au nazisme ?
9 juillet 2024, par François RouxJusqu’au putsch manqué du 20 juillet 1944, les tentatives les plus abouties contre le régime de Hitler ont été deux actes personnels l’incendie du Reichstag et l’attentat de la brasserie Bürgerbraükeller.
Pendant plus d’un demi-siècle Marinus Van der Lubbe (1909-1934) et Georg Elser (1903-1945) ont été présentés par les historiens comme des agents hitlériens. La preuve est faite aujourd’hui qu’ils ont résisté au nazisme au prix de leur vie. Pourtant, la plupart des livres scolaires, des (…) -
Zo d’Axa, écrivain pamphlétaire et journaliste libertaire
30 août 2024, par Charles JacquierNé Alphonse Gallaud, le 24 mai 1864 à Paris, dans une famille aisée — son père est ingénieur de la ville de Paris —, le futur Zo d’Axa, après des études au collège Chaptal, prépare Saint-Cyr. Engagé dans un régiment de cuirassés, il part ensuite dans les chasseurs d’Afrique. Mais l’aventure n’a pas les couleurs escomptées. Le jeune homme s’y ennuie fort et, premier coup d’éclat, il déserte en emmenant la femme de son supérieur. Sa vie durant, il sera constamment et violemment antimilitariste et manifestera à chaque occasion sa solidarité avec les victimes de l’institution militaire. Réfugié à Bruxelles, il devient journaliste aux Nouvelles du Jour. Mais la vie sédentaire ne lui sied guère, et il part en Suisse, puis en Italie. Amnistié en 1889, il rentre à Paris.
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Luttes syndicales aux USA : la bataille de Homestead (1892)
1er juin 2023, par Susan AschAprès la guerre de Sécession des années 1860-65 aux États-Unis, l’abolition de l’esclavage sur les plantations du Sud est acquise. Durant les décennies qui suivent, l’industrialisation des États du Nord se poursuit à un rythme vertigineux grâce aux avancées techniques de la révolution industrielle, mais surtout, en raison de la surexploitation d’une main-d’œuvre corvéable travaillant généralement douze heures par jour, sept jours par semaine. Tandis qu’une poignée de millionnaires, tels Rockefeller, Morgan et Carnegie, règnent sur des empires industriels et financiers, les ouvriers qualifiés s’organisent en syndicats. Voici le récit d’un de ces grands combats de la fin du XIXe siècle. Il se déroule dans un petit bourg, non loin de Pittsburgh, en Pennsylvanie.
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Quand l’école était militaire : Les bataillons scolaires 1880-1891
11 novembre 2025, par Albert BourzacAu début de la IIIe République, les exercices militaires font leur apparition dans l’enseignement scolaire des jeunes Français. Pendant une dizaine d’années, l’école devient l’antichambre de la caserne et prépare les enfants à défendre la patrie, voire à se sacrifier pour elle, avant que l’idée de patriotisme abandonne peu à peu le camp des républicains et qu’on remplace l’instruction militaire par la gymnastique.
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Les libertaires en 1914 : Quand les anarchistes partirent à la guerre
11 novembre 2025, par François RouxAprès avoir montré comment la Deuxième Internationale fut incapable de tenter quoi que ce soit pour empêcher la « Grande guerre » (Gavroche n° 147), il aurait été injuste de ne pas souligner que les anarchistes n’opposèrent pas plus de résistance à la catastrophe annoncée que leurs frères ennemis sociaux-démocrates.
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Séverine : Avec les pauvres, toujours !
26 septembre 2024, par Thierry MaricourtSéverine est une des grandes figures du journalisme et de la littérature. Elle eut son heure de gloire durant cette période charnière qui court de la guerre franco-prussienne de 1870 à la première guerre mondiale. En tracer le portrait revient à faire l’éloge d’une femme qui milita, toute sa vie, pour une haute idée de la justice, et surtout pour un socialisme non-autoritaire.
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