Dans un désir de vie éternelle, les hommes ont considéré la mort comme un passage, comme une étape douloureuse, et ils se sont inclinés devant son « mystère » jusqu’à la vénérer.
Avant même que les hommes sachent travailler la pierre, le marbre, le fer pour abriter les vivants, ils savaient façonner ces matières pour honorer les morts.
Les églises et les cloîtres, sous leurs absides et dans leurs chœurs, enserraient richement les tombeaux, alors que, contre leurs flancs, venaient s’écraser de pauvres chaumières, protégeant misérablement les vivants.
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La chanson appartient surtout au peuple. C’est dans le cœur et dans l’âme des travailleurs, des foules plus ou moins malmenées et opprimées, des campagnes et des villes, qu’elle a trouvé ses plus forts et plus beaux accents. Il semble que la souffrance et les aspirations des masses s’expriment surtout dans ces cris de musique et dans ces brèves plaintes mélodieuses que sont les chansons. Dans le trésor artistique il n’est rien de plus précieux que l’ensemble des chants de révolte, de résignation, de douleur ou de douceur qui sont nées spontanément, semble-t-il au sein de la multitude.
Henri Barbusse (Lettre à la Muse Rouge). -
IV. - Voici le texte en entier de l’Internationale avec commentaires
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C’est en juin 1871 qu’Eugène Pottier rime les couplets de ce chant, au lendemain de cette répression sauvage qu’illustrera la défaite des communards, alors que dans Paris, il cherchait à se soustraire aux conseils de guerre versaillais.
Mais il fallut attendre, la fin de 1887 pour que fut publiée « L’Internationale » dans un recueil de chants révolutionnaires où Rochefort en fit la préface. -
III. - Histoire du chant de l’Internationale - Querelle de boutique
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Dans le Grand Dictionnaire Socialiste du Compère Morel qui fut édité après la première Guerre mondiale, nous trouvons au mot « l’Internationale » ces quelques lignes :
Chant officiel des socialistes dont le texte est d’Eugène Pottier et la musique d’Adolphe de Greyter, composé en 1871, l’Internationale fut éditée en 1894.
Nous étions à quelques années de cette paix malpropre qu’a été celle du Traité de Versailles. De ci de là, quelques socialistes avaient été membres des gouvernements démocratiques, certains même occupaient ou avaient occupé le ministère de la Défense Nationale.
La chose est pour le moins troublante et il est autorisé de faire un rapprochement.
D’autre part, l’on ne doit pas ignorer que l’édition de 1894 fut poursuivie et l’éditeur condamné pour provocation à la désertion, à la désobéissance et au meurtre dans l’armée.
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