L’armée ayant terminé sa mission, le gouverneur de Santa Cruz, A. Yza, rentre à Rio Gallegos en janvier 1922. En effet, pendant toute la période des massacres, il était resté à Buenos Aires, montrant ainsi la volonté évidente du gouvernement de démarquer le pouvoir politique de la répression, l’armée ayant eu les mains libres. Mais est dupe qui le veut. En octobre 1921, juste avant son départ vers la Patagonie, le lieutenant colonel Varela avait eu un entretien avec le président Hipolito (…)
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Patagonie 1921 : Epilogues
12 mai 2019, par Alex Matin
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Patagonie 1921 : Marches funèbres
11 mai 2019, par Alex Matin
Les latifundistes et autres propriétaires regroupés au sein de la Sociedad Rural de Rio Gallegos se sentent brimés. Non seulement ils ont dû signer un accord rédigé par la Sociedad Obrera, mais de plus, malgré leur insistance, aucune poursuite judiciaire n’est engagée contre les grévistes ayant participé aux « réquisitions ». Il arrive même qu’un navire ne puisse partir, les machinistes du bateau refusant de travailler sous prétexte qu’est embarqué un propriétaire qui s’était mal comporté (…)
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Patagonie 1921 : Prélude pour un massacre
10 mai 2019, par Alex Matin
La province de Santa Cruz occupe la moitié australe de la Patagonie, à l’extrême sud de l’Argentine Vaste de 250 000 km2 (presque la moitié de la superficie de la France), au climat rude et froid, elle est encore aujourd’hui faiblement peuplée. En 1920, les principaux centres habités sont sur la côte. Rio Gallegos, la capitale et plus grande ville du territoire, a alors 4 000 habitants. La distance routière à Buenos Aires est de 3 000 km ; le principal moyen de transport est en fait maritime (…)
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Varlet (Jean-François) - 1764 - 1831 (?)
8 mai 2019, par Partage Noir
Une des figures les plus désintéressées de la Révolution. N’ayant jamais recherché le pouvoir, il se fera toujours l’interprète des humbles.
Né le 14 juillet 1764, Jean-François Varlet est un commis des postes inscrit à la section des Droits-de-l’Homme (quartier du Marais). Dès le début de la Révolution, il se confectionne une estrade roulante et la tire aux carrefours. Il devient un orateur apprécié des pauvres de Paris. Il écrit aussi de nombreuses brochures dont un projet de mandat (…) -
Taboureau de Montigny - Mort en 1803
7 mai 2019, par Partage Noir
Avocat à Orléans, Taboureau écrit en 1789 une « Requête du Tiers-Etat au Roi », déjà très en avance socialement. Il se radicalise ensuite et devient un peu l’équivalent orléanais des Enragés. Il réclame la taxation des subsistances, la saisie des grains, des secours aux pauvres et aux familles des volontaires. Arrêté pendant l’hiver 1792-1793, il est libéré sous la pression d’Hébert. On ignore son destin ultérieur. Il mettait en application ses idées en dirigeant des groupes de pauvres qui (…)
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Rutlidge (James)
6 mai 2019, par Partage Noir
Un inconnu parmi les inconnus malgré une biographie du XIXe siècle aujourd’hui introuvable (Las Vergnas : Le chevalier Rutlidge). Gentilhomme anglais, Rutlidge (ou Rutledge) siège au club des Cordeliers. Il anime un journal Le Creuset où il se déclare partisan de la loi agraire, c’est-à-dire le partage des terres en prenant pour prétexte la question des biens du clergé. Lorsqu’il veut défendre ses thèses au club des Jacobins en 1791, il est hué dès les premiers mots. Il prend ensuite ses (…)
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Roux (Jacques) - 1752 – 1794
5 mai 2019, par Partage Noir
Curé en province, Jacques Roux est révoqué en 1790 pour avoir participé à l’attaque de châteaux. Il se réfugie à Paris où il renonce à la prêtrise. Roux milite à la section des Gravilliers très peuplée par des pauvres et des petits salariés. Très vite il devient un des leaders des sans-culottes, membre de ce courant surnommé les Enragés. Roux dénonce les riches, la spéculation. Il approuve les saisies de denrées et la taxation d’office. Le pillage de boulangeries par le peuple le 25 février (…)
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Momoro (Antoine) - 1750-1794
4 mai 2019, par Partage Noir
Editeur à Paris, Momoro imprimait les textes de la Commune. En 1791, il devient rédacteur en chef du Journal du Club des Cordeliers. C’est lui qui trouve la fameuse formule : « Liberté, égalité, fraternité ». L’année suivante, il écrit une brochure intitulée : De la Convention nationale, qui fait scandale par son radicalisme. Il y affirmait : Les hommes naissent libres et égaux en droits et en faits, Les distinctions sociales fondées sur l’utilité commune, et qui ne blessent pas l’égalité, (…)
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Maréchal (Sylvain) - 1750 - 1803
3 mai 2019, par Partage Noir
Considéré un peu vite comme un des précurseurs de l’anarchisme, un anarchiste pastoral (Nettlau), Maréchal fut néanmoins un des penseurs les plus radicaux de la révolution, anticipant certaines des idées libertaires.
Républicain avant 1788, il collabore en 1790 au journal Les révolutions de Paris où il fustige la famille royale et écrit un article intitulé « Des pauvres et des riches » (1791). Athée déclaré et militant, il mène une lutte inlassable contre l’église.
Maréchal est aussi (…) -
Défendre la révolution - Brochure
2 mai 2019, par Partage Noir
PARTAGE NOIR - 1992
PARTAGE NOIR