Cependant la guerre entre l’Allemagne et la France venait d’éclater, et Bakounine en suivait les péripéties avec un intérêt passionné, une fièvre intense. Tu n’es rien que Russe, écrivait-il le 11 août à Ogaref, tandis que moi je suis international. À ses yeux, l’écrasement de la France par l’Allemagne féodale et militaire, c’était le triomphe de la contre-révolution ; et cet écrasement ne pouvait être évité qu’en appelant le peuple français à se lever en masse, à la fois pour repousser (…)
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Michel Bakounine, une ébauche de biographie - Chapitre VII
23 août 2020, par James Guillaume
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Michel Bakounine, une ébauche de biographie - Chapitre VI
22 août 2020, par James Guillaume
L’Association internationale des travailleurs avait été fondée à Londres le 28 septembre 1864 : mais son organisation définitive et l’adoption de ses statuts ne dataient que de son premier Congrès, tenu à Genève du 3 au 8 septembre 1866.
À son passage à Londres en octobre 1864, Bakounine, qui n’avait pas revu Karl Marx depuis 1848, avait reçu la visite de celui-ci : Marx venait s’expliquer avec lui, au sujet de la calomnie, jadis accueillie par la Neue Rheinische Zeitung, que des (…) -
Michel Bakounine, une ébauche de biographie - Chapitre V
21 août 2020, par James Guillaume
On peut passer rapidement sur les six premières années du second séjour de Bakounine en Occident. Il reconnut très vite que, malgré l’amitié personnelle qui l’unissait à Herzen et à Ogaref, il ne pouvait s’associer à l’action politique dont leur journal le Kolokol était l’organe. Il exposa ses idées, au cours de l’année 1862, dans deux brochures russes, Aux amis russes, polonais, et à tous les amis slaves, et La Cause du Peuple, Romanof, Pougatchef ou Pestel ? Quand éclata, en 1863, (…)
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Michel Bakounine, une ébauche de biographie - Chapitre IV
20 août 2020, par James Guillaume
Conduit dans la forteresse de Königstein (Saxe), Bakounine, après de longs mois de détention préventive, fut condamné à mort le 14 janvier 1850 ; en juin, la peine fut commuée en celle de la détention perpétuelle, et en même temps le prisonnier fut livré à l’Autriche qui le réclamait. En Autriche, il fut d’abord détenu à Prague, et ensuite (mars 1851) dans la citadelle d’Olmütz, où le 15 mai 1851 il fut condamné à être pendu ; mais de nouveau la peine fut commuée en détention perpétuelle. (…)
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Michel Bakounine, une ébauche de biographie - Chapitre III
19 août 2020, par James Guillaume
La révolution du 24 février rouvrit à Bakounine les portes de la France. Il se hâta de revenir à Paris ; mais bientôt la nouvelle des événements de Vienne et de Berlin le décida à partir pour l’Allemagne (avril), d’où il espérait pouvoir prendre part en Pologne aux mouvements insurrectionnels. Il passa par Cologne, où Marx et Engels allaient commencer la publication de la Neue Rheinische Zeitung ; c’était le moment où la Légion démocratique allemande de Paris, qu’accompagnait Herwegh, venait (…)
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Michel Bakounine, une ébauche de biographie - Chapitre II
18 août 2020, par James Guillaume
À Paris, où il arrivait avec son fidèle Reichel, il retrouva Herwegh et sa jeune femme (Emma Siegmund). Il fit la connaissance de Karl Marx, qui, venu à Paris à la fin de 1843, fut d’abord, lui aussi, l’un des collaborateurs d’Arnold Ruge, mais qui bientôt commença, avec Engels, l’élaboration d’une doctrine spéciale. Bakounine se lia aussi avec Proudhon, qu’il voyait fréquemment : d’accord sur certains points essentiels, et divisés sur d’autres, il leur arrivait d’engager des discussions qui (…)
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Michel Bakounine, une ébauche de biographie - Chapitre I
17 août 2020, par James Guillaume
Michel-Alexandrovitch Bakounine est né le 8/20 mai 1814, au village de Priamouchino, district de Torjok, gouvernement de Tver. Son père, qui avait suivi la carrière diplomatique, vécut dès sa jeunesse, comme attaché d’ambassade, à Florence et à Naples, puis revint se fixer sur son domaine patrimonial, où il épousa, à l’âge de quarante ans, une jeune fille de dix-huit ans, appartenant à la famille Mouravief. Ce père avait des idées libérales, et s’était affilié à l’une des associations des « (…)
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[01] Augustin Souchy - Simon Radowitzsky
16 août 2020, par Augustin Souchy
Qui aurait pu prévoir que le petit Simon Radowitzky, né en 1889 dans le village ukrainien de Stepanitz, deviendrait le 14 novembre 1909 l’auteur d’un attentat contre le préfet de police de Buenos Aires, et expierait cet acte en passant 21 ans dans le sinistre pénitencier d’Ushuaia en Terre de Feu ? Qu’est-ce qui poussa cet adolescent sentimental à cet acte de violence si étranger à sa personnalité ? On ne peut comprendre cette tragédie humaine qu’en la resituant dans le contexte social de (…)
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[11] Augustin Souchy - Quelques auteurs d’attentats anarchistes. Alexander Berkman
14 août 2020, par Augustin Souchy
Né en 1870 à Vilna en Russie (en Lituanie, NDE), Alexander Berkman écrivit à l’âge de treize ans une rédaction athée qui éveilla la méfiance de ses professeurs. Lorsque deux ans plus tard il se joignit à un groupe d’étudiants révolutionnaires, le lycéen issu d’un milieu bourgeois fut renvoyé de l’école et inscrit sur la liste noire : ce qui signifiait qu’il ne serait plus admis dans aucun des établissements de l’Empire tsariste. Dans l’impossibilité de continuer ses études, le jeune homme de (…)
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[10] Augustin Souchy - Louis Lecoin, un pacifiste radical
13 août 2020, par Augustin Souchy
Mes compagnons antimilitaristes étaient d’indestructibles « poussières de paix », et tout particulièrement mon vieux compagnon de lutte Louis Lecoin, avec qui j’étais resté en relation depuis mon premier séjour en France, en 1921. Qu’il soit allemand ou français, le militarisme restait pour Lecoin le militarisme. Lors d’une réunion de délégués syndicaux parisiens, il critiqua les camarades qui parlent du réarmement outre-Rhin, mais n’ont pas un mot de reproche pour le colossal budget (…)
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