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IV. Amilcare Cipriani (1843-1918) - Au premier rang parmi les Communards

Par Flax

CC by-nc-sa

Après sa participation à l’insurrection de Crète, c’est la série de ses prouesses qui continue. En 1868, Cipriani est à Londres ; il conspire ; il est en relations suivies avec Mazzini. Son existence, toute de labeur, est alors pénible. Il attend les événements. Il espère un mouvement qui se produira quelque part et réclamera son concours.

Il n’attend pas longtemps. La guerre franco-allemande éclate. Toujours du côté où il croit sentir la liberté, Cipriani débarque en France et combat, parmi les soldats français, en qualité de lieutenant-colonel du 19e régiment de marche. A Montretout, notamment, il se signale par une exceptionnelle bravoure. Si bien que le gouvernement français lui offrit la croix. Mais le révolutionnaire impénitent refusa et continua de se battre. Les événements se précipitèrent. La guerre bientôt toucha à sa fin, l’Empire à sa chute. Cipriani avait retrouvé Flourens à Paris et le suivait fidèlement, comme une ombre. Flourens jeté à Mazas, il marcha, à la tête de son bataillon, sur la prison et le délivra (21 janvier). Le lendemain, il prenait part à l’affaire de l’Hôtel-de-Ville. Le 28 janvier, il était de ceux qui s’opposèrent violemment à la reddition de Paris.

Le 18 mars, Cipriani est naturellement au premier rang parmi les Communards. Il est nommé colonel d’état-major à la 20e légion et dirige, à la place, le service de l’état-major. En même temps, il remplit les fonctions de secrétaire auprès de Flourens. Le 28 mars, la réaction essaie de prendre l’offensive ; il l’écrase, place Vendôme. Le 3 avril, Flourens fait une sortie et marche contre Versailles. Cipriani l’accompagne. Blessé à Chatou, il est arrêté en même temps que Flourens. On sait que ce dernier, reconnu par les Versaillais, fut ignominieusement assassiné d’un coup de sabre par un soudard, le capitaine Desmarets. Cipriani, lui, fut arrêté et conduit à Versailles.