La deuxième moitié de l’année 1902 verra une amplification et surtout une radicalisation des luttes. Grève de dockers, qui demandaient la journée de 8 heures, à Bahia Blanca : 43 grévistes sont emprisonnés ; en août 1902 une énorme grève des ouvriers boulangers (qui réclament une augmentation et de meilleures conditions de travail) se termine violemment : le gouvernement ferme le local de la FOA et permet aux patrons d’utiliser des armes pour se « défendre ». Novembre 1902 : une grève de (…)
Articles les plus récents
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FORA - Les luttes en 1902-1903 : « La loi de résidence »
30 mai 2019, par Alex Matin
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FORA - Fondation de la FOA
29 mai 2019, par Alex Matin
Le 25 mai 1901, un congrès ouvrier se tient à Buenos-Aires et débouche sur la création de la Federacion Obrera Argentina (FOA : Fédération ouvrière argentine). De nombreux anarchistes y participent : ils sont mêmes majoritaires. Citons Pietro Gori, célèbre propagandiste italien et grand orateur qui a joué un grand rôle dans la défaite des anarchistes anti-organisationnels. Avant toute chose, une motion stipulant que la FOA n’a aucune sorte de compromis avec les partis socialiste ou (…)
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FORA - Les prémices
28 mai 2019, par Alex Matin
La première section de l’AIT en Argentine date, selon José Ingenieros de 1811. En 1812, une « section française » (qui rassemblait néanmoins des militants de diverses nationalités) fut constituée et plusieurs autres sections furent fondées en 1873-1874. Les sections reflétaient en leur sein les divisions suscitées en Europe entre marxistes et bakouninistes. En 1876, un centre de propagande ouvrière bakouniniste fut fondé, ayant comme principal objectif de combattre les marxistes.
Le (…) -
Où est le Ziegelbrenner ?
27 mai 2019, par Partage Noir
Publié dans Fanal en 1927, ce texte est un appel d’Erich Mühsam à son compagnon Ret Marut, alias l’écrivain Traven, alors bourlinguant à travers le monde avant de se fixer au Mexique. Il est a noter que le passé anarchiste de Traven est systématiquement occulté dans les milieux littéraires, du moins en France.
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Conseils de Bavière (1919) : Bibliographie commentée
26 mai 2019, par Partage Noir
1. Ouvrages généraux
Comme nous l’avons déjà dit, il n’existe pas d’étude véritable en français. Les lecteurs germanophones peuvent se reporter au livre de Gerhard Schmolze : Revolution und Räterepublik in München 1918-1919, Allemagne, Ed. Deutscher Taschenbuch, 1978, qui recense les ouvrages en allemand sur le sujet (mais il mérite une actualisation). On peut consulter en français de nombreux manuels mais ils se limitent à quelques lignes, par exemple celui d’A. Wahl : L’Allemagne de 1918 (…) -
VI - Bilan des conseils de Bavière
25 mai 2019, par Partage Noir
Dans toute l’Allemagne et plus particulièrement en Bavière, les conseils d’ouvriers et de soldats ont été la forme d’organisation spontanée du prolétariat allemand. Cette structure pyramidale, partant de la base, constitua une alternative révolutionnaire au système parlementaire. Cependant il faut reconnaître que les conseils ont connu des échecs. Certains se sont effondrés sans combattre et ont accepté de céder la place au parlement. D’autres se sont montrés plus solides comme en Bavière (…)
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V - La Seconde République des Conseils (14 avril - 30 avril 1919)
24 mai 2019, par Partage Noir
Sous la direction d’un certain Aschenbrenner, les putschistes occupent la gare et attendent l’armée d’Hoffmann qui se dirige vers Munich. Mais les ouvriers ne veulent pas renoncer à la république. Spontanément la défense s’organise alors que les révolutionnaires ne disposent que de quelques fusils. Pourtant l’élan est tel qu’ils repoussent partout les soldats. A dix heures les ouvriers ont repris la gare et les principaux bâtiments. La dernière résistance vient du lycée Luipold où se sont (…)
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IV - La République libertaire des Conseils (7 avril - 13 avril 1919)
23 mai 2019, par Partage Noir
Comme l’écrit Rosa Meyer-Leviné : C’est à Toller, le président des indépendants et aux deux anarchistes très populaires Mühsam et Landauer que revenait le véritable pouvoir. Encore faut-il nuancer, Meyer-Leviné est une participante aux événements, trop impliquée pour être objective. Dans le cas des deux anarchistes il s’agissait bien plus d’influence. Les propositions de Mühsam ont été longtemps repoussées avant qu’il ne se montre persuasif, y compris auprès de Landauer. Il a fallu une propagande acharnée et (...)
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III - L’intermède d’Hoffmann (21 février - 6 avril 1919)
22 mai 2019, par Partage Noir
Le jour même de la mort d’Eisner est créé le conseil central de la République qui décrète l’état de siège et la grève générale. Tous les journaux sont suspendus pour dix jours. Ce conseil central est composé de onze membres dont Mühsam pour les anarchistes, Max Levien pour le K.P.D. et des membres de l’U.S.P.D., du S.P.D. et de la Ligue des paysans. La présence de membres du S.P.D. ne doit pas surprendre. La présidence du conseil central est même confiée à l’un d’eux, Ernst Niekisch. Pour (…)
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II - La République d’Eisner (8 novembre 1918 - 21 février 1919)
21 mai 2019, par Partage Noir
Cette période est fortement marquée par la personnalité de Kurt Eisner. Un des protagonistes, Ernst Toller, en fait le portrait suivant : « Eisner, qui fut pauvre toute sa vie et sans besoins, était un petit homme mince aux cheveux blonds cendrés lui tombant en désordre sur la nuque comme sa barbe broussailleuse sur la poitrine, ses yeux myopes regardaient comme étrangers par-dessus le pince-nez mal fixé presque à l’extrémité du nez, et ses petites mains soignées, d’une finesse féminine, ne répondaient pas plus aux pressions amicales qu’hostiles, geste révélateur de sa timidité dans les relations humaines. »
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