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	<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [01]</title>
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		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Mon dieu, oui ! Maximilien Luce. Il nous pla&#238;t aujourd'hui de laisser &#224; leurs pitreries les cabotins de la politique, dont nous avons, par malheur, trop souvent l'occasion de nous occuper.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no60-du-13-mars-1909-maximilien-luce-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;60 du 13 mars 1909 - Maximilien Luce&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-maximilien-luce-92-+" rel="tag"&gt;Maximilien Luce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton669-ea508.jpg?1774714125' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mon dieu, oui ! Maximilien Luce. Il nous pla&#238;t aujourd'hui de laisser &#224; leurs pitreries les cabotins de la politique, dont nous avons, par malheur, trop souvent l'occasion de nous occuper. Il nous a paru que ce serait assez r&#233;confortant d'aller prendre, dans son atelier, un artiste probe et modeste et de le pr&#233;senter aux lecteurs. Aussi bien, les &lt;i&gt;Hommes du Jour&lt;/i&gt; ne sont-ils pas faits pour chanter uniquement la gloire des ren&#233;gats et des larbins dont la politique et la litt&#233;rature nous offrent de multiples et si parfaits &#233;chantillons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est certain que si nous nous &#233;tions pr&#233;occup&#233;s avant tout des besoins de l'actualit&#233;, m&#234;me en exhibant un peintre, nous eussions pu choisir une renomm&#233;e plus flambante que Luce. Qui peut se flatter, en effet, en dehors des artistes v&#233;ritables et des lecteurs des hebdomadaires r&#233;volutionnaires, de conna&#238;tre ce peintre des ateliers et du populaire ? Luce n'est pas de ceux &#224; qui la r&#233;clame bruyante, le bluff savant ouvrent les portes des lieux officiels. C'est un travailleur d&#233;sint&#233;ress&#233;, aimant son art, ne courant pas au-devant des flatteries et, confiant dans sa force, attendant tranquillement qu'on lui fasse justice. De plus, sa formule d'art, pour avoir triomph&#233; aupr&#232;s d'une &#233;lite, ne s'est pas encore impos&#233;e au public de rhinoc&#233;ros qu'on rencontre d'ordinaire aux vernissages et que distingue une extraordinaire facult&#233; d'incompr&#233;hension. Car Luce est, ou plut&#244;t &#233;tait, ou plut&#244;t encore appara&#238;t un de ceux qu'on a appel&#233;s les n&#233;o-impressionnistes, avec les Signac, les Cross, les Seurat. Ce qu'on entend par n&#233;o-impressionnisme, il ne faudrait pas le demander au public pr&#233;cit&#233;, qui range d&#233;lib&#233;r&#233;ment dans cette cat&#233;gorie tous les petits jeunes gens maladroits, &#224; peine &#233;chapp&#233;s de l'Ecole et d&#233;sireux avant tout de se singulariser par d'outrecuidantes productions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pourrions, certes, tenter de commenter ici le n&#233;o-impressionnisme. Oh ! qu'on se rassure Nous n'allons pas nous lancer dans des consid&#233;rations artistiques et &#233;taler des connaissances qui ne sont pas les n&#244;tres, en d&#233;finissant doctoralement les rapports ou en &#233;tudiant minutieusement les techniques diverses et, malgr&#233; tout, apparent&#233;es des Seurat, des Luce, des Signac. Nous aurions trop peur de bafouiller &#224; la fa&#231;on dont bafouillent g&#233;n&#233;ralement les critiques d'art.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) - Brochure [PDF]</title>
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		<dc:date>2024-05-20T22:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Partage Noir</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les brochures Partage Noir sont r&#233;alis&#233;es avec les logiciels libres #GIMP #Inkscape #Scribus&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-maximilien-luce-" rel="directory"&gt;Maximilien Luce (1858-1941)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-maximilien-luce-92-+" rel="tag"&gt;Maximilien Luce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton684-ca2f3.jpg?1774702667' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les brochures Partage Noir sont r&#233;alis&#233;es avec les logiciels libres #GIMP #Inkscape #Scribus&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Intentionnalit&#233;, anarchisme et art </title>
		<link>https://partage-noir.fr/intentionnalite-anarchisme-et-art</link>
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		<dc:date>2023-10-24T13:46:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pietro Ferrua </dc:creator>


		<dc:subject>Camille Pissarro </dc:subject>
		<dc:subject>F&#233;lix Vallotton</dc:subject>
		<dc:subject>Franti&#353;ek Kupka</dc:subject>
		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>
		<dc:subject>Th&#233;ophile Alexandre Steinlen</dc:subject>
		<dc:subject>CIRA Lausanne</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dans une collection d'affiches de la CNT-AIT espagnole, il en existe une ayant comme sujet une voiture de luxe. S'il n'y avait pas eu les acronymes du mouvement anarcho-syndicaliste, on eut pu croire qu'il s'agissait d'une publicit&#233; du genre de celle imprim&#233;e sur papier couch&#233; et en polychromie que distribuent les repr&#233;sentants de voitures de haut de gamme. Suffit-il de quelques lettres &#171; magiques &#187; pour transformer un message publicitaire en propagande politique ou, mieux encore, en signe artistique ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-que-gagne-t-on-a-etre-artiste-" rel="directory"&gt;Que gagne-t-on &#224; &#234;tre artiste ?&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-camille-pissarro-+" rel="tag"&gt;Camille Pissarro &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-felix-vallotton-276-+" rel="tag"&gt;F&#233;lix Vallotton&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-frantisek-kupka-253-+" rel="tag"&gt;Franti&#353;ek Kupka&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-maximilien-luce-92-+" rel="tag"&gt;Maximilien Luce&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-theophile-alexandre-steinlen-272-+" rel="tag"&gt;Th&#233;ophile Alexandre Steinlen&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-centre-international-de-recherches-sur-l-anarchisme-cira-de-202-+" rel="tag"&gt;CIRA Lausanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH104/l-anarchiste-1892-ff67a.jpg?1774703469' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='104' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Article paru dans &lt;i&gt;Art et Anarchie&lt;/i&gt;, actes du colloque &#171; Les dix ans de Radio Libertaire &#187;, Paris, mai 1991, Co&#233;ditions Via Valeriano/La Vache folle, 1993.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans une collection d'affiches de la CNT-AIT espagnole, il en existe une ayant comme sujet une voiture de luxe. S'il n'y avait pas eu les acronymes du mouvement anarcho-syndicaliste, on eut pu croire qu'il s'agissait d'une publicit&#233; du genre de celle imprim&#233;e sur papier couch&#233; et en polychromie que distribuent les repr&#233;sentants de voitures de haut de gamme. Suffit-il de quelques lettres &#171; magiques &#187; pour transformer un message publicitaire en propagande politique ou, mieux encore, en signe artistique ? La r&#233;ponse &#224; cette question rh&#233;torique est sans doute n&#233;gative. Et pourtant ! Mis &#224; part le petit frisson agr&#233;able que la plupart d'entre nous ressentent en d&#233;couvrant un &#171; A &#187; cercl&#233; ou tout autre symbole ou sigle connu dans un tableau d'auteur, quel est l'&#233;l&#233;ment d&#233;terminant qui fait d'une toile une &#339;uvre &#171; anarchiste &#187; ? L&#224; je pense que, faute d'une m&#233;thodologie ou d'un param&#232;tre bien d&#233;fini, les r&#233;ponses varieront.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4239 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/sans_titre-1-20-7108a-2b1f8.jpg?1774710528' width='150' height='150' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Andr&#233; Reszler &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Comme il n'existe pas une esth&#233;tique officielle ni officieuse de l'anarchisme, je rends hommage &#224; Andr&#233; Reszler&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bien que nous nous soyons perdus de vue, je le connais depuis que notre amie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; d'avoir essay&#233; d'en d&#233;gager une. Celui-ci, cependant, a surtout &#233;pluch&#233; les textes des th&#233;oriciens dont la formation &#233;tait extra-artistique. &#192; propos de Proudhon, un de ses points de rep&#232;re, Champfleury n'a-t-il pas dit qu'il n'&#233;tait pourvu d'aucune sensibilit&#233; artistique ? Et Courbet&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Michel Ragon, Courbet, Paris, &#233;ditions des Vergeures, 1981, 56 p.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; ne s'est-il pas vant&#233; d'avoir fourni &#224; Proudhon d'innombrables pages de notes pour qu'il p&#251;t b&#226;tir son argument ? Kropotkine, par ailleurs, &#233;tait un scientifique, et dans le domaine de l'imaginaire artistique on ne peut lui accorder qu'une &#171; autorit&#233; &#187; morale et toute th&#233;orique. Ne vaudrait-il pas mieux demander aux artistes anarchistes ce qu'ils pensent de l'art &#171; anarchiste &#187;, en admettant que celui-ci existe ?&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4242 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH194/felix_feneon_by_vallotton-2-b8fa5-10fb9.jpg?1774710528' width='150' height='194' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;F&#233;lix F&#233;n&#233;on - &lt;br&gt;F&#233;lix Vallotton&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Je me suis sans doute &#233;gar&#233; moi-m&#234;me lorsque j'eus &#224; organiser, il y a une douzaine d'ann&#233;es, une exposition&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;4.	Ce fut en 1979, lorsque je commen&#231;ai &#224; pr&#233;parer le First International (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; tant soit peu suffisante, puisqu'elle n'aurait pas pu &#234;tre exhaustive, de la geste anarchiste &#224; travers les temps. J'avais arbitrairement d&#233;cid&#233; que l'art anarchiste n'existait pas, mais qu'il existait des &#339;uvres inspir&#233;es de l'anarchisme, imprimant ainsi &#224; cette exposition&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous esp&#233;rions pouvoir la r&#233;aliser dans le Portland Art Museum, mais cela ne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; une dimension historique et documentaire qui se voulait une illustration de l'anarchisme dans son ensemble, toutes tendances confondues. Il y avait une abondance d'autoportraits de Camille Pissarro ou de portraits de F&#233;lix F&#233;n&#233;on. Qu'est-ce que cela pouvait bien avoir d'&#171; anarchiste &#187; ? Il fallait consid&#233;rer cela tout simplement comme une galerie de t&#234;tes de militants, une iconographie syst&#233;matique, et il n'&#233;tait pas indiff&#233;rent pour la post&#233;rit&#233; de savoir que l'anarchiste F&#233;n&#233;on avait &#233;t&#233; portrait&#233; par &#201;mile Compard aussi bien que par Sacha Guitry, par Severino Rappa aussi bien que par Henri de Toulouse-Lautrec, par Th&#233;o Van Dongen aussi bien que par Maximilien Luce, et j'en passe, mais surtout par Paul Signac. La question est de savoir si on le peignait parce qu'il &#233;tait beau, ou parce qu'il &#233;tait anarchiste, parce que c'&#233;tait un ami qu'on aimait ou un critique qu'on admirait, ou pour qui on nourrissait de la reconnaissance parce qu'il avait contribu&#233; &#224; faire conna&#238;tre l'&#339;uvre de tel ou tel artiste. Dot&#233; d'un flair infaillible, il est &#233;vident que F&#233;n&#233;on a &#233;t&#233; l'ex&#233;g&#232;te ou le mentor de plusieurs g&#233;n&#233;rations d'artistes, impressionnistes ou n&#233;o-impressionnistes, symbolistes ou nabis, pointillistes ou fauves, ou autres choses encore.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4243 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;39&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH146/ffff-459af-23b00.jpg?1774710528' width='150' height='146' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Paul C&#233;zanne - &lt;br&gt;Portrait de Pissarro&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Pissarro, peint par ses enfants, par Gauguin, C&#233;zanne, Luce, Piette, Forain, etc., le fut-il parce qu'il &#233;tait anarchiste ou parce qu'il &#233;tait Juif, parce qu'il &#233;tait &#171; le p&#232;re de l'impressionnisme &#187; ou un grand protecteur des jeunes artistes ? Ou pour d'autres raisons encore ? Signac l'appela &#171; Ma&#238;tre &#187; toute sa vie, lui qui l'avait sans doute d&#233;pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en revenir &#224; l'exposition mentionn&#233;e, l'on me fit &#233;galement remarquer qu'il y avait une surabondance de reproductions de Flavio Costantini, lequel n'&#233;tait &#171; plus &#187; anarchiste ou n'avait jamais &#233;t&#233; militant. La question me parut si secondaire que m&#234;me lorsque notre amiti&#233;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A tel point qu'il m'a aimablement offert d'illustrer la couverture de mon (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; se d&#233;veloppa, je ne la lui posai jamais. Il a conf&#233;r&#233; une telle expressivit&#233; &#224; la technique de la gouache, que la touche est inimitable et cela me semble plus important qu'une profession de foi politique (mis &#224; part le fait qu'il soit devenu une sorte de &#171; chantre de l'anarchie &#187;). Mais, &#224; propos, parlons un peu de la foi politique des artistes &#171; anarchistes &#187; et examinons jusqu'&#224; quel point celle-ci a affaibli leur art.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4247 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;44&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/alfred_bruyas.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH185/alfred_bruyas-32f50-752ef.jpg?1774710528' width='150' height='185' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Courbet - Portrait&lt;br&gt; d'Alfred Bruyas (1854) &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Michel Ragon nous a montr&#233; comment Courbet a &#233;difi&#233;, gr&#226;ce &#224; Baudelaire et &#224; Proudhon, une th&#233;orie du r&#233;alisme pictural. Courbet &#233;crit &#224; propos de Proudhon : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Nous faisons ensemble une &#339;uvre importante qui rattache mon art &#224; sa philosophie et son &#339;uvre &#224; la mienne.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ragon, op. cit., p. 10.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Lorsque &lt;i&gt;Sur le principe de l'art et de sa destination sociale &lt;/i&gt; para&#238;t, le peintre en envoie un exemplaire &#224; ses parents en leur disant : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;C'est la chose la plus merveilleuse qu'il soit possible de voir et c'est le plus grand service et le plus grand honneur qu'un homme puisse souhaiter dans son existence&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ragon, op. cit., p. 12.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Acquis &#224; la cause proudhonienne, Courbet va d&#233;sormais s'y d&#233;vouer corps et &#226;me, m&#234;me si cela lui co&#251;tera la prison, d'abord, et la mort en exil, ensuite. Courbet r&#233;ussit &#224; vivre de sa peinture, sans c&#233;der au compromis et fit l'art qu'il voulait faire. Il &#233;crit &#224; son ami montpelli&#233;rain, le peintre Bruyas : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;une cause sainte et sacr&#233;e qui est la cause de la libert&#233; et de l'ind&#233;pendance, cause &#224; laquelle j'ai consacr&#233; ma vie enti&#232;re ainsi que vous&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Philippe Bordes, Courbet &#224; Montpellier, Montpellier, Mus&#233;e Fabre, 1985, 158 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Courbet fut nomm&#233; Pr&#233;sident des Arts lors de la Commune de Paris de 1871 et compta parmi ses collaborateurs des artistes tels que Corot, Daumier, Millet et Manet. Il se comporta en libertaire. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je croyais que pour faire une r&#233;volution sociale il n'&#233;tait pas besoin de faire aucune violence ni aucune exaction de quelque ordre que se soit&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Reproduit par H.Dubief in L'Actualit&#233; de l'Histoire, n&#176; 30 de janvier-mars (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, et fid&#232;le &#224; ses principes s'opposa toujours aux d&#233;crets violents. Une des premi&#232;res mesures qu'il adopta fut celle de pr&#233;server les &#339;uvres d'art du Louvre et de tous les autres mus&#233;es parisiens ; une autre, fut celle de pr&#244;ner l'ind&#233;pendance des artistes vis-&#224;-vis du pouvoir. Les statuts des F&#233;d&#233;rations artistiques de la Commune se font l'&#233;cho des id&#233;es de Courbet et de Proudhon et peuvent nous servir encore d'exemple aujourd'hui. Tout en croyant &#224; la fonction sociale de l'art, les tenants de la Commune font preuve d'une sensibilit&#233; extraordinaire du point de vue anarchiste aussi bien que du point de vue artistique. Ils mettent en question jusqu'&#224; l'enseignement de l'Ecole des beaux-arts : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;L'art &#233;tant l'expression libre et originale de la pens&#233;e, il en r&#233;sulte, du point de vue de l'enseignement, que toute direction officielle imprim&#233;e au jugement de l'&#339;uvre est fatale et condamn&#233;e ; qu'elle ne peut m&#234;me appartenir &#224; une majorit&#233; artistique, puisque, admettant m&#234;me cette direction comme bonne, elle tend n&#233;anmoins &#224; d&#233;truire l'individualit&#233;.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir p. 21 de la plaquette de Paul Hippeau, Les F&#233;d&#233;rations artistiques sous (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;alisme de Courbet est loin, on le voit bien, du r&#233;alisme socialiste de type stalinien. Benito Recchilongo l'a bien fait remarquer&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir son Camille Pissarro, Grafica anarchica, Roma, Instituto (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ce que Courbet nous propose, c'est un atelier de la Renaissance plut&#244;t qu'une nouvelle &#233;cole&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4248 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;40&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH167/sans_titre-3-16-39ef2-96a8e.png?1774710528' width='150' height='167' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Lucien Pissarro &lt;br&gt;par Camille Pissarro&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Quelques ann&#233;es apr&#232;s la mort de Courbet, en pleine &#233;poque impressionniste, les anarchistes sont l&#233;gion chez les peintres. La revue &lt;i&gt;L'Art social &lt;/i&gt; se voudrait une sorte d'&#171; acad&#233;mie &#187; de l'anarchie. Camille Pissarro, militant toute sa vie, collaborateur et souscripteur des publications anarchistes, propagandiste au sein de sa propre famille, &#224; tel point que ses enfants deviendront tous peintres et tous anarchistes, ne s'associe cependant pas &#224;&lt;i&gt; L'Art social&lt;/i&gt;. Bien au contraire, il d&#233;clare : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Ce serait une erreur dans laquelle sont trop souvent tomb&#233;s les r&#233;volutionnaires les mieux intentionn&#233;s, comme Proudhon, que d'exiger syst&#233;matiquement une tendance socialiste exacte dans l'&#339;uvre d'art, parce que cette tendance se retrouvera beaucoup plus forte et &#233;loquente aupr&#232;s des esth&#233;ticiens purs, r&#233;volutionnaires par temp&#233;rament, lesquels s'&#233;loignant des chemins battus, peignent ce qu'ils voient, tel qu'ils le sentent et donnent inconsciemment, tr&#232;s souvent, un sacr&#233; coup de pioche au vieil &#233;difice social.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Trad. de Recchilongo, op. cit., p. l23.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Si, dans l'art, Pissarro pense que le c&#244;t&#233; esth&#233;tique doit avoir le dessus, il n'en est pas de m&#234;me dans la vie quotidienne. Dans une lettre d'Eragny &#224; son fils Lucien qui se trouve &#224; Londres, Camille &#233;crit : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;On m'a envoy&#233; &#8211; je ne sais qui &#8211; le bouquin de Kropotkine. Je te l'envoie. Je t'envoie aussi &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;La R&#233;volte&lt;/span&gt; qui te fera voir quelques c&#244;t&#233;s nouveaux des &#233;v&#233;nements r&#233;cents. Pouget et Grave ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s dans la rafle que l'on a faite parmi les compagnons, en vertu des lois que m&#234;me les journaux bourgeois commencent &#224; croire imprudentes. La r&#233;publique, parbleu, d&#233;fend ses capitalistes, c'est compr&#233;hensible. Il est facile de se rendre compte que l'on est en pleine r&#233;volution &#8211; et cela menace de tout c&#244;t&#233;. Les id&#233;es ne s'arr&#234;tent pas aux lois.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dat&#233;e du 26 avril 1892, pp. 278-280 de Camille Pissarro, Lettres &#224; son fils (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Lucien r&#233;pond &#224; son p&#232;re avoir re&#231;u le livre de Kropotkine et &#234;tre en train de le lire et d&#233;clare : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;C'est fort bien et cela est en rapport avec ce que nous disons aujourd'hui.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, pp. 281 -282, lettre de Lucien &#224; Camille, dat&#233;e de Bayswater, 5 mai (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Il lui raconte ensuite avoir &#233;t&#233; &#224; Hyde Park le Premier Mai et avoir assist&#233; &#224; la comm&#233;moration qu'en faisait Louise Michel.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4250 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;50&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/png/sans_titre-4-8.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH147/sans_titre-4-8-230dd-d82e7.png?1774710528' width='150' height='147' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Portrait de Camille Pissarro par Lucien Pissarro&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le plus militant des fils Pissarro (et sans doute le plus dou&#233; d'entre tous comme peintre), Lucien collabora r&#233;guli&#232;rement &#224; la presse anarchiste, mais ne partageait pas la conception de l'art &#171; engag&#233; &#187;. Il eut &#224; dire : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je ne vois pas du tout le paysage anarchiste ! Ou plut&#244;t, je le vois clairement mais non par le choix du sujet. Corot, Monet, Pissarro l'ont peint, l'interpr&#233;tant de mani&#232;re nouvelle et d&#233;molissant par l&#224;-m&#234;me les conventions esth&#233;tiques dominantes.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Trad. de Recchilongo, op. cit., p. 126. Sur Lucien Pissarro voir aussi W.S. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Entre p&#232;re et fils, il y avait une totale communion d'id&#233;es sur l'art aussi bien que sur la politique. L'influence, d'ailleurs, n'&#233;tait pas &#224; sens unique et ce fut le fils qui convertit le p&#232;re (gr&#226;ce aux conversations avec Signac et Seurat, qu'il lui avait pr&#233;sent&#233;s) au divisionnisme, ne serait-ce que pour une courte p&#233;riode.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4252 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;46&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH159/lot-2-2aaa3-07c9d.jpg?1774710528' width='150' height='159' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Portrait de Paul Signac par Maximilien Luce.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Signac adh&#233;ra dans sa jeunesse au mouvement anarchiste et y resta attach&#233; jusqu'&#224; sa fin. Il se rendit toujours disponible, artistiquement et financi&#232;rement, et nous laissa quelques &#171; belles &#187; pi&#232;ces &#224; conviction de sa &#171; foi &#187; anarchiste dont la &lt;i&gt;Destruction de l'&#201;tat&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le d&#233;molisseur&lt;/i&gt; et&lt;i&gt; Au temps d'harmonie&lt;/i&gt;, vision idyllique de la soci&#233;t&#233; future situ&#233;e dans le cadre somptueux de Saint-Tropez et dont le vrai titre devait &#234;tre &lt;i&gt;Au temps d'Anarchie&lt;/i&gt;. La coh&#233;rence anarchiste de Signac fut d'ailleurs sup&#233;rieure &#224; celle de Jean Grave et de Pierre Kropotkine, qui accept&#232;rent de patronner l'intervention en guerre contre l'Allemagne, ce que le peintre ne manqua pas de reprocher &#224; Grave avec beaucoup de tact et bien a posteriori, de la mani&#232;re suivante : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Pour ma part je suis rest&#233; avec les m&#234;mes id&#233;es que vous m'avez mises au c&#339;ur et en t&#234;te, et j'ai pr&#233;f&#233;r&#233; croire que, pris dans les remous de la tourmente, vous aviez eu une heure d'erreur plut&#244;t que de supposer que vous vous &#233;tiez tromp&#233; &#8211; involontairement &#8211; pendant trente ans. Le changement de mon grand ami Verhaeren, Luce refusant de signer l'hommage &#224; Romain Rolland &#8211; mon ami jean Grave admettant la guerre ! L'&#233;croulement de tout ce &#224; quoi je croyais. Le coup fut rude : pendant trois ans je n'ai pu peindre.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fran&#231;oise Cachin, Paul Signac, Paris, Biblioth&#232;que des Arts, 1971, 142 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Ce qui montre que parfois l'artiste voit plus clair que le militant chevronn&#233;, m&#234;me dans les questions politiques, alors que lorsque les th&#233;oriciens ont voulu se m&#234;ler d'art, ils ont fait souvent fausse route.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4253 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;48&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/105986.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH179/105986-851ad-da85f.jpg?1774710528' width='150' height='179' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Portrait de Maximilien Luce, &lt;br&gt;par Paul Signac&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Maximilien Luce, malgr&#233; le fait qu'il militait depuis environ vingt ans dans le mouvement anarchiste et qu'il avait procur&#233; au &lt;i&gt;P&#232;re peinard &lt;/i&gt; plus de 200 gravures, flancha lors de la Grande Guerre, encore que s'il refusa, d'une part, de s'associer &#224; la d&#233;claration de solidarit&#233; avec Romain Rolland, il ne signa pas non plus le &#171; Manifeste des Seize &#187;. Signac pardonna &#224; Luce et le rempla&#231;a comme pr&#233;sident &#224; la Soci&#233;t&#233; des artistes ind&#233;pendants (dont il &#233;tait d&#233;j&#224; depuis longtemps vice-pr&#233;sident) lorsque celui-ci d&#233;missionna en 1934.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4255 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;47&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/thophile_alexandre_steinlen_-_self-portrait_steinlen_de_face_tete_droite_1905_-__meisterdrucke-1152315_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH201/thophile_alexandre_steinlen_-_self-portrait_steinlen_de_face_tete_droite_1905_-__meisterdrucke-1152315_-39883-6efc6.jpg?1774710528' width='150' height='201' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Th&#233;ophile-Alexandre &lt;br&gt;Steinlen (autoportrait)&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Signac, malgr&#233; ses clins d'&#339;il &#224; l'anarchie comme sujet d'art, n'en pensera pas moins que &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;le peintre anarchiste n'est pas celui qui repr&#233;sentera des tableaux anarchistes, mais celui qui, sans souci de lucre, sans d&#233;sir de r&#233;compense, luttera de toute son individualit&#233; contre les conventions bourgeoises officielles par un apport personnel. Le sujet n'est rien, ou du moins qu'une des parties de l'&#339;uvre d'art, pas plus important que les autres &#233;l&#233;ments, couleurs, dessin, composition.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibidem, p. 69.&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; M&#234;me Th&#233;ophile-Alexandre Steinlen, qui illustra &lt;i&gt;L'Assiette au Beurre&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; la Rue&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Feuille&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La R&#233;volte&lt;/i&gt; et plusieurs livres et brochures de Kropotkine, Reclus, Faure, Grave, Rictus, Bruant, Lemonnier, Malato, Zo d'Axa, formula des r&#233;serves &#224; l'utilisation du dessin, dans un but de propagande. En 1912, il &#233;crivit en effet &#224; Jean Grave : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;J'ai vainement essay&#233; de r&#233;aliser un dessin pour ce que vous me demandez, je ne m'en tire pas. Je ne vois pas le joint qui permettrait de faire un dessin et non un r&#233;bus.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catalogue de l'Exposition Steinlen &#224; la Galerie des Arts d&#233;coratifs S.A. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Ce point de vue formaliste &#233;tait partag&#233; par Th&#233;o Van Rysselberghe, un autre anarchiste de cette &#233;poque : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Un dessin quelconque, mais ayant un int&#233;r&#234;t purement plastique, a suffisamment sa raison d'&#234;tre s'il a quelque valeur ; il aura son r&#244;le &#233;ducateur autant, sinon mieux, qu'un dessin &#224; signification litt&#233;raire ou philosophique.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Maurice Pianzola, Th&#233;ophile-Alexandre Steinlen, Lausanne, Rencontre, 1971, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; En feuilletant la presse anarchiste de la Belle &#201;poque, on pourrait trouver autant de t&#233;moignages en ce sens chez les symbolistes (notamment Jan Toorop et son &lt;i&gt;Anarchie&lt;/i&gt;), les nabis (F&#233;lix Vallotton et ses bois grav&#233;s de sujets anarchistes), les cubistes (avec&lt;i&gt; Le Meeting anarchiste de Barcelone&lt;/i&gt; par Picasso&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Picasso &#233;tait notoirement membre du Parti Communiste, mais on oublie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;), les futuristes (surtout Carlo Carr&#224;, illustrateur de notre presse et auteur du c&#233;l&#232;bre&lt;i&gt; I Funerali dell'anarchico Galli&lt;/i&gt;), l'abstraction (avec l'anarchiste tch&#232;que Kupka&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur le pass&#233; anarchiste de Kupka, on pourra consulter avec profit l'ouvrage (&#8230;)&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; illustrateur de Reclus et Kropotkine et ami de Ferrer), les dada&#239;stes (notamment Man Ray&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Man Ray, Self Portrait, New York, McGrawHill ; Maurizio Pagiolo dell' (&#8230;)&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;) , les surr&#233;alistes (Arturo Schwarz, Jos&#233; Pierre et moi-m&#234;me&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Arturo Schwarz, Breton, Trotskij e l'anarchia, Milano, Multhipla, 1980, et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; en avons trait&#233; ailleurs) et ainsi de suite.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4257 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/arton936-957ec.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH340/arton936-957ec-e1d39.jpg?1774787557' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le cadre de ce colloque n'est pas tel que l'on puisse &#233;tablir un inventaire, m&#234;me approximatif, de l'apport des artistes &#224; la cause de l'anarchisme. Le moment est venu de d&#233;gager quelques id&#233;es ma&#238;tresses nous permettant d'&#233;tablir des distinctions utiles entre l'art politique, social ou engag&#233;, et le formalisme, qu'il faut cesser de croire contradictoires. Si ma propre vision historiographique d'il y a une dizaine d'ann&#233;es&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans le catalogue de l'exposition de Portland, Anarchists seen by Painters, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &#233;tait trop r&#233;ductive, mais, par ailleurs, cause involontaire d'un malentendu avec Arturo Schwarz lors du colloque &#171; Art et anarchisme &#187; tenu &#224; Venise&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sans doute entr&#233; en retard dans la salle et ayant donc rat&#233; l'explication (&#8230;)&#034; id=&#034;nh25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; en septembre 1984, je crois l'avoir enrichie d'une nouvelle composante, celle de &#171; l'intentionnalit&#233; &#187; que j'ai ajout&#233;e &#224; mon point de vue &#224; la suite d'une longue conversation avec le r&#233;alisateur cin&#233;matographique br&#233;silien Carlos Reichenbach&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans la deuxi&#232;me &#233;dition de Anarchists seen by Painters (1988), je fais &#233;tat (&#8230;)&#034; id=&#034;nh26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. C'est ainsi que plusieurs &#339;uvres, dont le sujet n'est pas apparemment anarchiste peuvent le devenir si leur auteur a voulu qu'il en soit ainsi puisqu'il attribue un sens &#171; anarchiste &#187; &#224; la combinaison des couleurs, des formes des signes et des symboles pr&#233;sents. Si on en revient &#224; l'affiche que je mentionnais au d&#233;but, mais en y insufflant la composante de &#171; l'intentionnalit&#233; &#187;, on en arrive peut-&#234;tre &#224; concevoir d'une mani&#232;re diff&#233;rente cette voiture, par exemple admirer le caract&#232;re sculptural de la carrosserie, ou concevoir le raffinement du profil ou du gabarit comme une glorification du travail, ou encore le message politique selon lequel le syndicat des travailleurs de l'automobile est dans les mains de la CNT-AIT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intentionnalit&#233; peut &#234;tre une cl&#233; s&#233;duisante d'approche &#224; l'art, mais encore faut-il la mettre en perspective &#224; la lumi&#232;re de la th&#233;orie de la &#171; r&#233;ception &#187;. Ce sera le sujet d'un autre entretien. En attendant, il s'agit de d&#233;cider quelle serait l'attitude souhaitable de l'artiste anarchiste. Sans doute celle d'un artiste ind&#233;pendant, h&#233;t&#233;rodoxe, ouvert &#224; la nouveaut&#233;, toujours pr&#234;t &#224; se mettre en question. Une attitude de genre Dada, typifi&#233;e par la position philosophique d'un Tzara ou d'un Feyerabend, ou par la pratique d'un Jean-Jacques Lebel&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce fut une brillante &#233;l&#232;ve, que j'avais &#171; convertie &#187; au surr&#233;alisme, qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; (pour ne citer qu'un Fran&#231;ais) qui a v&#233;cu l'aventure surr&#233;aliste, le n&#233;odada&#239;sme, le happening, la po&#233;sie sonore, l'art-action, etc., et est pr&#234;t &#224; partir, j'imagine, pour de nouvelles exp&#233;riences. [...]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Bien que nous nous soyons perdus de vue, je le connais depuis que notre amie commune Merc&#234;s de Quevedo Pessanha m'avait annonc&#233; d'Allemagne qu'arriverait en Suisse cet &#233;migr&#233; hongrois dont j'aurais certainement appr&#233;ci&#233; l'intelligence et la culture. A l'&#233;poque, fin des ann&#233;es 50, il ne s'int&#233;ressait pas &#224; l'anarchisme et je fus certainement le premier &#224; mentionner ce sujet eu &#233;gard &#224; des recherches que j'avais entreprises sur le mouvement anarchiste hongrois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir Michel Ragon, &lt;i&gt;Courbet&lt;/i&gt;, Paris, &#233;ditions des Vergeures, 1981, 56 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;4.	Ce fut en 1979, lorsque je commen&#231;ai &#224; pr&#233;parer le First International Symposium on Anarchism, qui eut ensuite lieu en f&#233;vrier 1980 au Lewis and Clark College de Portland, dans l'Oregon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Nous esp&#233;rions pouvoir la r&#233;aliser dans le Portland Art Museum, mais cela ne fut pas possible. En outre, l'espace &#233;tant limit&#233;, nous d&#251;mes r&#233;duire &#224; une centaine le millier d'&#339;uvres que nous avions r&#233;pertori&#233;es. Enfin, pour des questions d'assurance, de droits de douane et de d&#233;lais, tr&#232;s peu d'&#339;uvres originales furent montr&#233;es, la plupart &#233;tant des reproductions photographiques.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;A tel point qu'il m'a aimablement offert d'illustrer la couverture de mon prochain livre sur Italo Calvino. Un honneur et une chance qui s'ajoutent au plaisir d'en avoir un illustr&#233; par Yaacov Agam, et d'autres par Santiago de Santiago et Guadalupe Posada.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ragon, op. cit., p. 10.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ragon, op. cit., p. 12.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Philippe Bordes, &lt;i&gt;Courbet &#224; Montpellier&lt;/i&gt;, Montpellier, Mus&#233;e Fabre, 1985, 158 p. Lettre au peintre Bruyas de mai 1855, p. 54.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Reproduit par H.Dubief in&lt;i&gt; L'Actualit&#233; de l'Histoire&lt;/i&gt;, n&#176; 30 de janvier-mars 1960, pp. 27-37, &#171; D&#233;fense de Gustave Courbet par lui m&#234;me &#187;, p. 33.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir p. 21 de la plaquette de Paul Hippeau,&lt;i&gt; Les F&#233;d&#233;rations artistiques sous la Commune (Souvenirs de 1871)&lt;/i&gt;, Paris, Comptoir d'&#233;dition lettres, sciences et arts.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir son &lt;i&gt;Camille Pissarro&lt;/i&gt;, Grafica anarchica, Roma, Instituto dell'Enciclopedia italiana, 1981 , 152 pages, p. 48.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Trad. de Recchilongo, op. cit., p. l23.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dat&#233;e du 26 avril 1892, pp. 278-280 de Camille Pissarro, &lt;i&gt;Lettres &#224; son fils Lucien&lt;/i&gt; (pr&#233;sent&#233;es, avec l'assistance de Lucien Pissarro, par John Rewald), Paris, Albin Michel, 1950, 522 p.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, pp. 281 -282, lettre de Lucien &#224; Camille, dat&#233;e de Bayswater, 5 mai 1882.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Trad. de Recchilongo, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 126. Sur Lucien Pissarro voir aussi W.S. Mead-more, &lt;i&gt;Lucien Pissarro : un c&#339;ur simple&lt;/i&gt;, New York, A. Knopf, 1963. Son &#339;uvre graphique d'int&#233;r&#234;t anarchiste est d&#233;pos&#233;e &#224; l'Ashmolean Museum d'Oxford.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Fran&#231;oise Cachin, &lt;i&gt;Paul Signac&lt;/i&gt;, Paris, Biblioth&#232;que des Arts, 1971, 142 pages, p. 111.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibidem&lt;/i&gt;, p. 69.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Catalogue de l'Exposition Steinlen &#224; la Galerie des Arts d&#233;coratifs S.A. Lausanne (13 d&#233;c. 1973-2 f&#233;vr. 1974), Lausanne, Gad, 1973, 82 pages, p. 7.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Maurice Pianzola, &lt;i&gt;Th&#233;ophile-Alexandre Steinlen&lt;/i&gt;, Lausanne, Rencontre, 1971, 117 pages, p. 44.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Picasso &#233;tait notoirement membre du Parti Communiste, mais on oublie facilement que pendant sa jeunesse il a collabor&#233; &#224; des revues anarchistes, il en a m&#234;me codirig&#233; une, &#233;tait tr&#232;s li&#233; aux anarchistes de Barcelone et entour&#233; d'anarchistes (Andr&#233; Salmon, M&#233;cislas Colberg, Steinlen, F&#233;n&#233;on, etc.) lors de ses premiers s&#233;jours parisiens. La source la plus compl&#232;te &#224; consulter &#224; cet &#233;gard est la th&#232;se de doctorat de Phoebe Pool, partiellement publi&#233;e ensuite dans : Anthony Blunt et Phoebe Pool, &lt;i&gt;Picasso : the Formative Years, a Study of his Sources&lt;/i&gt;, London, Studio, 1962.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sur le pass&#233; anarchiste de Kupka, on pourra consulter avec profit l'ouvrage de Ludmila Vachrov&#224;, &lt;i&gt;Franck Kupka, Pioneer of Abstract Art&lt;/i&gt;, New York-Toronto, McGraw-Hill Book. A voir &#233;galement de D. Fedit, &lt;i&gt;L'&#338;uvre de Kupka&lt;/i&gt;, Paris, Mus&#233;es nationaux, 1966.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir Man Ray, &lt;i&gt;Self Portrait&lt;/i&gt;, New York, McGrawHill ; Maurizio Pagiolo dell' Arco, &lt;i&gt;Man Ray : l'occhio e il suo doppio&lt;/i&gt;, Roma, Assessorato Antichit&#224; belle arti, 1975 ; Arturo Schwarz, &lt;i&gt;Man Ray : the Rigour of imagination&lt;/i&gt;, New York, Rizzoli ; Francis N. Nau-mann, &#171; Man Ray and the Ferrer Center : Art and Anarchy in the Pre-Dada period&#8221;, in &lt;i&gt;Dada !Surrealism&lt;/i&gt; n&#176; 14 de 1986,10-30.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Arturo Schwarz, Breton, Trotskij e l'anarchia, Milano, Multhipla, 1980, et Anarchia e Creativit&#224;, Milano, La Salamandra, 1981 ; Jos&#233; Pierre, Tracts surr&#233;alistes et d&#233;clarations collectives, 1922-1969, tome II, Paris, le Terrain vague, 1982, et Surr&#233;alisme et Anarchie, Paris, 1983 ; Pietro Ferrua, &lt;i&gt;Surr&#233;alisme et anarchisme&lt;/i&gt;, Paris, Monde libertaire, 1982.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans le catalogue de l'exposition de Portland, &lt;i&gt;Anarchists seen by Painters&lt;/i&gt;, Portland, Lewis and Clark College, 1980, 60 pages.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sans doute entr&#233; en retard dans la salle et ayant donc rat&#233; l'explication initiale qui justifiait la pr&#233;sence d'&#339;uvres d'artistes &#233;trangers &#224; l'anarchisme par le fait que le sujet (sc&#232;ne ou personnage) l'&#233;tait, il s'insurgea avec v&#233;h&#233;mence lors de la projection d'une peinture murale de Siqueiros repr&#233;sentant le groupe &#171; anarcho-magoniste &#187;, pr&#233;curseur de la R&#233;volution mexicaine de 1911, qui avait organis&#233;, d&#233;j&#224; en 1906, la premi&#232;re gr&#232;ve r&#233;volutionnaire &#224; Cananea et bien que mon commentaire e&#251;t &#233;t&#233; textuellement : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Au Mexique, Orozco, Rivera et Siqueiros peignirent des sc&#232;nes r&#233;volutionnaires occasionnellement li&#233;es &#224; des &#233;v&#233;nements anarchistes. Siqueiros, toutefois, est d&#233;nonc&#233; comme stalinien endurci par Andr&#233; Breton, dans un manifeste publi&#233; par &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Le Libertaire&lt;/span&gt;.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans la deuxi&#232;me &#233;dition de &lt;i&gt;Anarchists seen by Painters&lt;/i&gt; (1988), je fais &#233;tat de cet entretien qui eut lieu &#224; S&#227;o Paulo du Br&#233;sil, en d&#233;cembre 1985.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ce fut une brillante &#233;l&#232;ve, que j'avais &#171; convertie &#187; au surr&#233;alisme, qui &#233;tablit des rapports &#8211; jusqu'&#224; cette date uniquement &#233;pistolaires &#8211; plus directs entre moi et les surr&#233;alistes parisiens. Liliane Segall (en art, aujourd'hui, Liliane Lijn, apr&#232;s avoir sign&#233; ses premiers tableaux Lilian ou Naill) m'amena un jour &#224; Gen&#232;ve Jean-Jacques Lebel, avec qui je sympathisai imm&#233;diatement. Mon amie ayant ensuite &#233;pous&#233; le sculpteur grec Takis, les nouvelles de Lebel diminu&#232;rent, nous nous perd&#238;mes de vue. Mais j'ai continu&#233; &#224; suivre de loin ses activit&#233;s artistiques et politiques.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941] [&#201;ph&#233;m&#233;ride anarchiste]</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eph&#233;m&#233;ride Anarchiste</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;7 f&#233;vrier, mort de Maximilien Jules Luce &#224; Paris (n&#233; &#224; Paris le 13 mars 1858). Peintre, graveur et militant anarchiste.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no60-du-13-mars-1909-maximilien-luce-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;60 du 13 mars 1909 - Maximilien Luce&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-maximilien-luce-92-+" rel="tag"&gt;Maximilien Luce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton682-3e619.jpg?1774714125' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Afin de compl&#233;ter l'article de Flax, dat&#233; de 1908, nous reprenons ci-dessous une courte biographie extraite du site l'Eph&#233;m&#233;ride Anarchiste&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 13 mars 1858, naissance de Maximilien Jules Luce &#224; Paris, (mort &#224; Paris le 7 f&#233;vrier 1941). Peintre, graveur et militant anarchiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfant, il est t&#233;moin de plusieurs faits tragiques de la Commune de Paris. D&#232;s 1881, il fr&#233;quente les anarchistes parisiens. Lecteur de &lt;i&gt;La R&#233;volte&lt;/i&gt;, il devient l'ami de Jean Grave. En 1887, Pissarro, Seurat et Signac l'accueillent dans le groupe des n&#233;o-impressionnistes. Luce signe alors de nombreux dessins pour les journaux tels que &lt;i&gt;Le P&#232;re Peinard&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La R&#233;volte&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'Endehors&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;la feuille&lt;/i&gt;, etc. En 1894, faisant suite aux attentats de Ravachol, Vaillant, etc., il est arr&#234;t&#233; et jet&#233; en prison. D&#233;sign&#233; comme &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Anarchiste dangereux&lt;/q&gt; ses dessins sont jug&#233;s &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;inciter le peuple &#224; la r&#233;volte&lt;/q&gt; (Proc&#232;s des 30). Sur la vie carc&#233;rale, Luce r&#233;alise une s&#233;rie des lithographies, accompagn&#233;es d'un texte de Jules Vall&#232;s. Lib&#233;r&#233;, il collabore &#224; la revue &lt;i&gt;Les Temps nouveaux&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1934, il assure la pr&#233;sidence de la Soci&#233;t&#233; des artistes ind&#233;pendants. La m&#234;me ann&#233;e, il signait une p&#233;tition appelant &#224; la lutte antifasciste. Il a laiss&#233; de nombreuses toiles ayant pour th&#232;me la Commune de Paris comme la mort de Varlin, mais aussi le travail des ouvriers et des paysans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://www.ephemanar.net/mars13.html" class="spip_out"&gt;&#201;ph&#233;m&#233;ride anarchiste&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [PDF]</title>
		<link>https://partage-noir.fr/maximilien-luce-1848-1941-pdf</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Partage Noir</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les brochures Partage Noir sont r&#233;alis&#233;es avec les logiciels libres #GIMP #Inkscape #Scribus&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-maximilien-luce-" rel="directory"&gt;Maximilien Luce (1858-1941)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-maximilien-luce-92-+" rel="tag"&gt;Maximilien Luce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton683-b9820.jpg?1774702667' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les brochures Partage Noir sont r&#233;alis&#233;es avec les logiciels libres #GIMP #Inkscape #Scribus&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_573 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende compteur' data-legende-len=&#034;35&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/pdf/hommes-du-jour-maximilien-luce-pn.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 3 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L212xH150/00-34-ed4b4.png?1774740350' width='212' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Maximilien Luce (1848-1941) [PDF]
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [08]</title>
		<link>https://partage-noir.fr/maximilien-luce-1848-1941-08</link>
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		<dc:date>2020-10-30T23:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Tel est l'artiste. Mais on ne saurait dire justement son art et ses oeuvres. Il faut &#234;tre plac&#233; devant ses toiles pour le sentir et l'aimer.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no60-du-13-mars-1909-maximilien-luce-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;60 du 13 mars 1909 - Maximilien Luce&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-maximilien-luce-92-+" rel="tag"&gt;Maximilien Luce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton676-560d5.jpg?1774714125' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;* &lt;/strong&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Tel est l'artiste. Mais on ne saurait dire justement son art et ses &#339;uvres. Il faut &#234;tre plac&#233; devant ses toiles pour le sentir et l'aimer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On lui a reproch&#233; l'exag&#233;ration de ses couleurs et l'abus du violet dans ses ombres. C'est que Luce a sa vision bien personnelle et ses yeux savent d&#233;couvrir dans la nature des tonalit&#233;s que les yeux moins experts des autres n'y sauraient trouver. D'ailleurs, il a prouv&#233; maintes fois qu'il pouvait &#224; son gr&#233; repr&#233;senter la gaiet&#233; du printemps et du soleil ; on a de lui des baigneurs exquis dans (les cadres de verdure, sous des ciels l&#233;gers &#171; joyeusement respirables &#187;, dirait Mirbeau, &#8212; qui nous &#233;loignent des gammes sauvages et violac&#233;es des paysages de Charleroi. Notons aussi ses essais d&#233;coratifs, ses sc&#232;nes de Buffalo, avec ses Indiens mouvement&#233;s et resplendissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment un tel peintre n'est-il pas plus connu ? Comment son nom n'est-il pas r&#233;p&#233;t&#233; par toutes les l&#232;vres ? C'est que, nous l'avons dit, Luce est un modeste et un probe. Il ignore la r&#233;clame et ne d&#233;sire que la paix, le calme du travail. Il n'y a qu'&#224; contempler son rude visage de pl&#233;b&#233;ien, o&#249; l'on d&#233;m&#234;le &#224; la fois du Zola et du Vall&#232;s, et peut-&#234;tre aussi un peu du Verlaine par un certain c&#244;t&#233; de r&#234;ve et de douceur, pour comprendre &#224; quel robuste ouvrier on a affaire, un de ces ouvriers, tel qu'il les a montr&#233;s dans ses dessins et dans ses toiles, avec les m&#234;mes aspirations, les m&#234;mes haines, les m&#234;mes r&#233;voltes. Que voulez-vous qu'un tel homme aille faire dans les salons et les milieux officiels, o&#249; l'on dispense une gloire bruyante et &#233;ph&#233;m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Go&#251;t&#233; par une &#233;lite, Luce comptera avant peu parmi les meilleurs peintres de notre &#233;poque. Ce sera l'orgueil des &lt;i&gt;Hommes du jour&lt;/i&gt; d'avoir pu, avant la cons&#233;cration d&#233;finitive, dire timidement son admiration et son amour pour le consciencieux et puissant artiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_571 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;46&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/pdf/les_hommes_du_jour_26_decembre_1909_-_no60.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 953.7 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH713/les_hommes_du_jour____._flax__1876-1933__bpt6k4422969_page_1-b55a9.jpg?1774835252' width='500' height='713' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Les Hommes du jour, 13 mars 1909 - n&#176;60
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [07]</title>
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		<dc:date>2020-10-29T23:01:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Revenons &#224; Luce. Apr&#232;s avoir peint les bords de la Seine, les quais et les rues de Paris, les &#171; Notre-Dame &#187; ; les ateliers et les int&#233;rieurs d'ouvriers ; apr&#232;s avoir &#233;voqu&#233; les paysages d&#233;sol&#233;s et angoissants de la r&#233;gion des mines, le peintre s'en est all&#233; en Hollande, a visit&#233; Rotterdam et nous en a rapport&#233; des toiles qui comptent peut-&#234;tre parmi ses meilleures.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton675-bc40d.jpg?1774714125' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; Luce. Apr&#232;s avoir peint les bords de la Seine, les quais et les rues de Paris, les &#171; Notre-Dame &#187; ; les ateliers et les int&#233;rieurs d'ouvriers ; apr&#232;s avoir &#233;voqu&#233; les paysages d&#233;sol&#233;s et angoissants de la r&#233;gion des mines, le peintre s'en est all&#233; en Hollande, a visit&#233; Rotterdam et nous en a rapport&#233; des toiles qui comptent peut-&#234;tre parmi ses meilleures. Du pays de Rembrandt et de Van Gogh, il est revenu avec des peintures o&#249; son talent s'affirme en pleine maturit&#233;. L&#224; encore, il a su voir et noter avant tout le formidable effort humain, les embarras et le fourmillement du port, la foule des matelots et des d&#233;bardeurs, les chemin&#233;es fumantes des vaisseaux, la mer &#233;tincelant, le soir, des mille lumi&#232;res des quais. C'est encore l'&#233;pop&#233;e sombre du travail et de l'activit&#233; douloureuse des hommes, sous des ciels chevauch&#233;s de nuages lourds, &#233;crasants, avec des chemin&#233;es, des grues, des bateaux monstrueux qui prennent des formes d'animaux fantastiques, d'&#234;tres apocalyptiques, toute la Hollande qui souffre, travaille, g&#233;mit, sue, hal&#232;te est fix&#233;e inoubliablement sur ces toiles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [06]</title>
		<link>https://partage-noir.fr/maximilien-luce-1848-1941-06</link>
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		<dc:date>2020-10-28T23:01:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Nous parlions tout &#224; l'heure des influences qui ont pu s'exercer sur l'esprit de Luce. En r&#233;alit&#233;, il n'a pas de ma&#238;tres v&#233;ritables.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton674-05f14.jpg?1774714126' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Nous parlions tout &#224; l'heure des influences qui ont pu s'exercer sur l'esprit de Luce. En r&#233;alit&#233;, il n'a pas de ma&#238;tres v&#233;ritables. Mais il a des admirations. Un des peintres qu'il r&#233;v&#232;re particuli&#232;rement, c'est Le Poussin, dont il appr&#233;cie surtout la belle ordonnance. Nombre de ses contemporains, d'ailleurs, partagent son admiration. Avec Le Poussin, Luce prise surtout Corot. Mais celui qu'il &#233;tudie et qu'il aime avec une sorte de passion, c'est l'immortel Daumier. Il est assez difficile cependant de retrouver dans son &#339;uvre la trace de ses admirations, si ce n'est celle de Daumier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on cherche dans l'existence de Luce, parmi ses amiti&#233;s et ses fr&#233;quentations, il faut bien mentionner aussi l'influence du peintre Auguste Lan&#231;on. Ce dernier a surtout dessin&#233; des animaux et des &#233;pisodes de guerre. Mais il ne faut pas se h&#226;ter de l'acoquiner aux Detaille, aux Galleron, aux Chaperon. Les peintres militaires (y compris Dujardin-Beaurnetz) sont d'ordinaire de notoires imb&#233;ciles, tout juste capables de nous repr&#233;senter des piou-pious carnavalesques, Lan&#231;on, lui, part d'un autre point de vue. Ce sont les horreurs de la guerre qui l'inspirent ; ces toiles sont toutes d'&#233;motion et de piti&#233;, trait&#233;es avec une p&#226;te solide, d'une grande richesse de coloris. Selon Luce, on ne lui a pas rendu suffisamment justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons encore son amiti&#233; avec Magottet, un aquafortiste et peintre de talent, malheureusement un peu oubli&#233; aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autres d&#233;tails : une des meilleures toiles de Luce, un paysage de Charleroi ; achet&#233; par la ville, dort, depuis des ann&#233;es, dans le magasin d'Auteuil. Un deuxi&#232;me tableau de lui : &lt;i&gt;Une rue de Paris en mai 1871&lt;/i&gt; ; achet&#233; par un amateur et offert &#224; la ville, a &#233;t&#233; refus&#233; par la commission des Beaux-Arts. Refus profond&#233;ment imb&#233;cile. Ce tableau n'avait rien de politique, ne manifestait aucune tendance, et, d'ailleurs, m&#234;me dans ce cas, on devait avant tout se pr&#233;occuper de sa valeur artistique. Mais ce serait perdre son temps que de r&#233;criminer contre la commission des Beaux-Arts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que nous y sommes, rappelons que sept dessins de Seurat ont &#233;t&#233; offerts au Luxembourg par Pissaro et n'ont jamais &#233;t&#233; expos&#233;s. Qui pourrait nous dire ce que sont devenus ces dessins ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [05]</title>
		<link>https://partage-noir.fr/maximilien-luce-05</link>
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		<dc:date>2020-10-27T23:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il n'y a pas que des paysages aussi &#226;pres dans l'oeuvre de Luce. D'autres pages sont moins sombres. On lui doit des vues de la Seine et de la Bi&#232;vre, des coins de Paris, bruyants de joie, &#233;clatants de lumi&#232;re, luisants et s'harmonisant dans le violet.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton673-eaaa5.jpg?1774714126' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;* &lt;/strong&gt; &lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas que des paysages aussi &#226;pres dans l'&#339;uvre de Luce. D'autres pages sont moins sombres. On lui doit des vues de la Seine et de la Bi&#232;vre, des coins de Paris, bruyants de joie, &#233;clatants de lumi&#232;re, luisants et s'harmonisant dans le violet. Ici, ce sont de petits jardins &#233;chelonn&#233;s le long de la Bi&#232;vre, d'un vert intense, sous un ciel p&#226;le. L&#224;, c'est Montmartre, en automne, avec un ciel nuageux et &#233;pais ; puis la Seine, au Pont-Neuf, en plein jour, avec le quai du Louvre, la Belle-Jardini&#232;re, Saint-Germain-l'Auxerrois, la foule, les boutiques, tout un grouillement de vie sous un ciel charg&#233; d'orage. La Seine, encore, le soir, au moment o&#249; le soleil s'en va et o&#249; s'allument les becs de gaz dans le lointain d&#233;j&#224; assombri, avec un ciel d'un vert sombre et violac&#233;. Tout cela &#233;trangement &#233;vocateur, l'&#226;me m&#234;me du vieux Paris, ses souvenirs, son histoire, son peuple immense et laborieux. Car Luce est peut-&#234;tre le peintre qui a su le mieux noter les aspects changeants, multiples, vari&#233;s de ce Paris o&#249; il est n&#233;, o&#249; il a v&#233;cu, r&#234;v&#233;, pein&#233;, dont il a senti battre le c&#339;ur contre son c&#339;ur ; ce Paris myst&#233;rieux, m&#233;connu, inexplor&#233;, qui rec&#232;le des paysages de cauchemar, des oasis de douceur et de fra&#238;cheur ; ce Paris qui r&#233;v&#232;le &#224; celui qui sait l'interroger une formidable et myst&#233;rieuse beaut&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Maximilien Luce (1858-1941) [04]</title>
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		<dc:date>2020-10-26T23:01:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Maximilien Luce</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Luce est surtout connu des r&#233;volutionnaires par ses dessins. Ce pl&#233;b&#233;ien, qu'anima l'amour du peuple et qui sut se pencher sur ses souffrances, comprendre ses mis&#232;res, a longtemps &#233;t&#233; l'illustrateur du &lt;i&gt;P&#232;re Peinard&lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no60-du-13-mars-1909-maximilien-luce-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;60 du 13 mars 1909 - Maximilien Luce&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-maximilien-luce-92-+" rel="tag"&gt;Maximilien Luce&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton672-7a476.jpg?1774714127' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Luce est surtout connu des r&#233;volutionnaires par ses dessins. Ce pl&#233;b&#233;ien, qu'anima l'amour du peuple et qui sut se pencher sur ses souffrances, comprendre ses mis&#232;res, a longtemps &#233;t&#233; l'illustrateur du &lt;i&gt;P&#232;re Peinard&lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;Temps Nouveaux&lt;/i&gt;. Compromis lors des attentats anarchistes, il fut arr&#234;t&#233; dans la grande fourn&#233;e qui pr&#233;c&#233;da le proc&#232;s des Trente et jet&#233; pour deux mois &#224; Mazas. Cela ne l'a troubl&#233; en rien. Il est rest&#233; le peintre des travailleurs, qu'il aime violemment. Son &#339;uvre lithographique est consacr&#233;e enti&#232;rement &#224; l'ouvrier et au monde du travail. Il a v&#233;cu dans ce monde, il a compris ses col&#232;res et ses haines, il a souffert ses souffrances. Comme l'a dit &#201;mile Verhaeren, ses dessins r&#233;clament de la justice et de la piti&#233;, appellent les r&#233;voltes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant lui, Constantin Meunier nous avait donn&#233; la vision douloureuse de la fun&#232;bre r&#233;gion du Borinage. Les for&#231;ats de la mine, les serfs des fosses nous &#233;taient apparus dans leur attitude poignante de d&#233;formation. Mais il manquait &#224; cela le milieu, c'est-&#224;-dire l'atmosph&#232;re de l&#224;-bas, les mines, les terris fumants. Luce nous a donn&#233; ces paysages d'une harmonie triste (violet et or), avec g&#233;n&#233;ralement le violet comme dominante. Rien de plus angoissant. Le peintre a fix&#233; sur ces toiles toute la mis&#232;re, toute la douleur qui planent tragiquement sur cette noire contr&#233;e o&#249; l'homme dispara&#238;t, parmi la fum&#233;e, sous la ciel lourd charg&#233; de deuil, dans une d&#233;solation infinie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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