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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>George Grosz</title>
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		<dc:subject>George Grosz</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;George Grosz est sans doute le dessinateur qui a le mieux pressenti l'arriv&#233;e du nazisme en Allemagne ; &#224; tel point que, malgr&#233; la violence de son graphisme, ses dessins illustrent r&#233;guli&#232;rement les dossiers, les documents, voire m&#234;me les manuels scolaires traitant de l'Allemagne pr&#233;-hitl&#233;rienne.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-soleil-noir-no2-septembre-1990-" rel="directory"&gt;Soleil Noir n&#176;2 - Septembre 1990&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-george-grosz-277-+" rel="tag"&gt;George Grosz&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton1111-2b090.jpg?1774711551' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;George Grosz est sans doute le dessinateur qui a le mieux pressenti l'arriv&#233;e du nazisme en Allemagne ; &#224; tel point que, malgr&#233; la violence de son graphisme, ses dessins illustrent r&#233;guli&#232;rement les dossiers, les documents, voire m&#234;me les manuels scolaires traitant de l'Allemagne pr&#233;-hitl&#233;rienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, plus que la richesse de son style et ses diff&#233;rentes exp&#233;riences graphiques, c'est sa haine du militarisme, du nationalisme, du clerg&#233; et de la bourgeoisie qui fascinent. Une haine cruelle qui le fera dessiner ses contemporains, &#224; commencer, d&#232;s la fin juillet 1913, par la bourgeoisie dont il est issu : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Mon second moi grogne qu'il se sent bien. (C'est l'un de mes nombreux moi qui m'habitent.) Je suis assis dans un fauteuil, recouvert de velours d'un vert tr&#232;s v&#233;g&#233;tal. Dans ma main, je tiens un grand verre de vin de fraises couleur framboise... J'ai sous ma t&#234;te un petit coussin avec des pompons... Le plus souvent confectionn&#233;s par de vieilles demoiselles, qui attendent encore l'homme de leur vie, et c'est ainsi, dit-on, que rembourr&#233; d'un peu d'esprit conservateur et r&#233;sign&#233;, le coussin sert de paratonnerre contre les id&#233;es d&#233;mocrates et anarchistes ce qui explique sa vogue dans les milieux bourgeois.&lt;/q&gt; (lettre &#224; Robert Bell).&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1404 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/george-grosz-the-gray-day.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH223/george-grosz-the-gray-day-fc028-1d9c7.jpg?1774698142' width='150' height='223' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Mais si, &#224; cette &#233;poque, il semble manifester une certaine sympathie pour les travailleurs et les ch&#244;meurs, il reste plus int&#233;ress&#233; par la litt&#233;rature et sa r&#233;bellion int&#233;rieure :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; Durant l'avant-guerre, j'avais tir&#233; cette unique conclusion de mon exp&#233;rience : les hommes sont des porcs. Parler d'&#233;thique, c'est une duperie, un pi&#232;ge tendu pour les imb&#233;ciles, la vie n'a aucun autre sens que la satisfaction du besoin de nourriture et de femmes. L'&#226;me n'existe pas. L'important, c'est d'avoir le n&#233;cessaire.&lt;/q&gt; (&lt;i&gt;L'Art en danger&lt;/i&gt;, 1925).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'il est, selon ses propres dires, encore apolitique, bien qu'il ait plus ou moins reni&#233; sa classe et la religion, il s'engage comme volontaire en 1914 pour la Premi&#232;re Guerre mondiale. D&#232;s 1915, il est lib&#233;r&#233; pour raison de sant&#233; et, en septembre, dans une lettre &#224; Robert Bell, il d&#233;clare :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Cette &#233;poque que j'ai v&#233;cue dans le carcan du militarisme &#233;tait une d&#233;fense perp&#233;tuelle &#8212;et je sais que tous les actes que j'accomplissais alors me d&#233;go&#251;taient au plus profond de moi-m&#234;me. Voici l'un de mes r&#234;ves : peut-&#234;tre y aura-t-il l&#224; encore des changements, des r&#233;voltes / peut-&#234;tre un jour le socialisme international exsangue aura-t-il la force de se soulever ouvertement / et apr&#232;s Guillaume II et le Kronprinz c'est un r&#234;ve fantastique, et rien de plus..., les envoyer &#224; l'abattoir ! &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;George Grosz, sur qui plane en permanence la menace d'une r&#233;incorporation, change son pr&#233;nom (Georg) autant par antinationalisme que par amour de l'Am&#233;rique. C'est &#224; cette &#233;poque que son antimilitarisme se transforme en antinationalisme farouche :&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1405 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH273/93065436-6f68-46dc-bb85-2d5cd3de7e11_4_5005_c-64666-7a673.jpg?1774698142' width='150' height='273' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;C'est exact, je suis un adversaire de la guerre, c'est-&#224;-dire que je m'oppose &#224; tout syst&#232;me qui exerce une contrainte sur moi. Ceci dit, d'un point de vue purement esth&#233;tique, je me r&#233;jouis toujours pour chaque Allemand qui va trouver sur le champ d'honneur (comme c'est beau !) une mort h&#233;ro&#239;que. &#202;tre Allemand, cela veut toujours dire &#234;tre d&#233;nu&#233; de go&#251;t, &#234;tre b&#234;te, haineux, gros, rigide. Cela signifie ne plus pouvoir monter &#224; une &#233;chelle &#224; quarante ans, &#234;tre mal habill&#233;, &#234;tre r&#233;actionnaire de la pire esp&#232;ce. Sur cent Allemands, il n'y en a pas un seul qui se lave parfois de la t&#234;te aux pieds. &lt;/q&gt; (lettre &#224; Robert Bell, 1916).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;incorpor&#233; le 4 janvier 1917, il sera transf&#233;r&#233; dans divers centres hospitaliers, ce qui n'attendrira pas sa vision du monde :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Tout est sombre autour de moi, et les heures s'envolent en noircissant. Mieux vaut.. Pardieu, je ne suis plus heureux, ma haine pour les hommes a atteint des proportions monstrueuses... J'ai l'impression d'avancer vers la neurasth&#233;nie... je parcours des enfers briqu&#233;s &#224; neuf... Souvent, la mort cliquette en chancelant m&#233;lodieusement entre les lits puants... &#201;crivez-moi, ici je suis totalement seul... Votre G. d&#233;c&#233;d&#233;. &lt;/q&gt; (lettre &#224; Otto Schmalhausen ; 18 janvier 1917).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'encore davantage guid&#233; par ses haines et ses refus individuels, G. Grosz, qui parle alors anglais par provocation antipatriotique, ne se d&#233;finit plus comme &#171; apolitique &#187; mais comme &#171; individualiste &#187; : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;On se demande comment il est possible que des millions d'&#234;tre humains puissent vivre sans esprit, sans aucune vision pr&#233;cise des &#233;v&#233;nements r&#233;els, des &#234;tres qui, d&#232;s leur enfance, &#224; l'&#233;cole, re&#231;oivent sans broncher dans leurs stupides yeux aqueux le sable qu'on leur jette, dont on bourre l'esprit avec les attributs de la r&#233;action la plus abrutissante. Dieu, la Patrie et le Militarisme.&lt;/q&gt; (lettre &#224; Robert Bell, 1916).&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1406 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;194&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/dada02.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH347/dada02-a3829.jpg?1774711551' width='500' height='347' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;1920 : Premi&#232;re Foire internationale Dada &#224; Berlin en 1920. De gauche &#224; droite : Hausmann, Hanna H&#246;ch, D&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;r&lt;/sup&gt; Burchard, Baader, Wieland Herzfelde et sa femme, D&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;r&lt;/sup&gt; Oz, George Grosz, John Heartfield.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Cependant, G. Grosz s'engagera dans le mouvement dada&#239;ste, o&#249;, avec son camarade John Heartfield (l'&#171; inventeur &#187; du photomontage politique), ils d&#233;fendront la R&#233;volution sovi&#233;tique (&#224; une &#233;poque o&#249;, il est vrai, on pouvait y croire honn&#234;tement). Adh&#233;rant au Parti communiste allemand depuis le 31 d&#233;cembre 1918, ils &#233;crivaient en 1919, dans la revue &lt;i&gt;Der Gegner&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Celui qui veut que l'on consid&#232;re l'activit&#233; de son pinceau comme une mission divine est une canaille. Aujourd'hui, o&#249; un soldat rouge graissant son fusil a plus d'importance que toute l'&#339;uvre m&#233;taphysique des peintres. Les notions d'art et d'artiste sont des inventions de bourgeois et la place qu'ils occupent dans l'&#201;tat ne peut &#234;tre que du c&#244;t&#233; de la bourgeoisie. Le titre d'artiste est une insulte. La d&#233;nomination art est l'annulation de l'&#233;galit&#233; entre les hommes. D&#233;ifier l'artiste &#233;quivaut &#224; se d&#233;ifier soi-m&#234;me. L'artiste n'est jamais au-dessus de son milieu et de la soci&#233;t&#233; de ceux qui l'acclament (...). Il n'y a qu'une seule t&#226;che : acc&#233;l&#233;rer la ruine de cette civilisation d'exploiteurs par tous les moyens, le plus intelligemment et le plus cons&#233;quemment possible. Toute indiff&#233;rence est contre-r&#233;volutionnaire ! Nous appelons tout le monde &#224; prendre position contre le respect masochiste des valeurs historiques, contre la culture et l'art ! &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;crasement des mouvements spartakistes et des Conseils de Bavi&#232;re (o&#249; des anarchistes tels que M&#252;hsam, Landauer et Marut/Traven jou&#232;rent un r&#244;le important) par les sociaux d&#233;mocrates Ebert et Noske, avec l'aide de l'arm&#233;e et des corps-francs, radicalisera davantage les dessins de G. Grosz : Noske buvant &#224; la mort de la jeune r&#233;volution (1919) ; Ouvriers jugeant l'arm&#233;e sous le portrait de Karl Liebnecht (1919). Mais c'est principalement au sein du mouvement dada&#239;ste que Grosz pourra pousser la provocation &#224; son paroxysme. Ainsi, &#224; la premi&#232;re messe dada internationale, organis&#233;e &#224; Berlin en 1920 &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;une course fut organis&#233;e entre une machine &#224; coudre mue par G. Grosz et une machine &#224; &#233;crire actionn&#233;e par Walter Mehring. Au plafond pendait l'effigie empaill&#233;e d'un officier &#224; t&#234;te de porc, et pourvue d'une pancarte : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;pendu par la r&#233;volution&lt;/q&gt;&lt;/q&gt; (&lt;i&gt;Weimar une histoire culturelle de l'Allemagne des ann&#233;es 20&lt;/i&gt;, de W. Laqueur, Robert Laffont, pages 134-135).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il ait quitt&#233; le Parti communiste allemand probablement d&#232;s 1923, Grosz collabore encore &#224; l'organe de ce parti. Il continue &#224; croquer des bourgeois repus et obsc&#232;nes, des militaires grotesques et arrogants. Suivant de pr&#232;s l'actualit&#233; politique, il dessinera &#233;galement, en 1926, la statue de la libert&#233; couverte de sang et brandissant une chaise &#233;lectrique &#224; la suite de la condamnation &#224; mort des anarchistes Sacco et Vanzetti. Mais c'est le recueil de dessins qu'il avait r&#233;alis&#233; pour l'adaptation par Piscator des &lt;i&gt;Aventures du brave soldat Chve&#239;k&lt;/i&gt; de l'anarchiste tch&#232;que Jaroslav Hasek qui lui vaudra le plus de tracas, en vertu d'une loi contre le blasph&#232;me qui est d'ailleurs toujours en vigueur (et utilis&#233;e) en Allemagne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;George Grosz, le grand dessinateur r&#233;volutionnaire allemand et son &#233;diteur Wieland Herzfelde ont &#233;t&#233; condamn&#233;s, lundi dernier, par le tribunal de Charlottenburg, chacun &#224; deux mois de prison et deux mille marks d'amende. Motif : calomnie et atteinte port&#233;es aux institutions publiques de l'&#201;glise, que d&#233;fend le &#167; 166 du Code p&#233;nal. &lt;/q&gt; (&lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, dirig&#233; par Barbusse, d&#233;cembre 1928).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est particuli&#232;rement reproch&#233; &#224; Grosz d'avoir dessin&#233; le Christ crucifi&#233; avec des bottes allemandes et un masque &#224; gaz sur une croix mena&#231;ant de tomber, avec la l&#233;gende suivante : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; Taire sa gueule et continuer &#224; servir&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1402 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/png/sans_titre-4-6.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH340/sans_titre-4-6-422aa.png?1774711552' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la mont&#233;e du nazisme, on peut dire que Grosz fut d'une lucidit&#233; &#233;tonnante et cynique. Ainsi, d&#232;s 1930, il d&#233;clarait : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; Dans les deux mouvements (socialiste et national-socialiste), on trouve le m&#234;me d&#233;sir de recevoir les ordres d'en haut, et d'y ob&#233;ir avec le petit doigt sur la couture du pantalon &lt;/q&gt; (&lt;i&gt;Das Kunstblatt&lt;/i&gt;, 1931).&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1401 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH713/george_grosz_1930-022ef.jpg?1774711552' width='500' height='713' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;George Grosz, Berlin, 1930.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Et, encore plus troublant, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; au cours d'une conversation avec Thomas Mann, Grosz pr&#233;dit en 1933 qu'Hitler ne tiendrait pas six mois mais six ans ou m&#234;me dix ans ; que les Allemands qui l'avaient &#233;lu le m&#233;ritaient, que le nazisme et le communisme &#233;taient tous deux des r&#233;gimes de terreur et d'esclavage et que d'ici quelques ann&#233;es, on assisterait &#224; une alliance entre Hitler et Staline &lt;/q&gt; (&lt;i&gt;Weimar une histoire culturelle de l'Allemagne des ann&#233;es 20&lt;/i&gt;, de W. Laqueur, Robert Laffont).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grosz eut la chance de pouvoir &#233;migrer aux &#201;tats-Unis avant que la r&#233;pression ne le frappe. Il fut le premier &#224; se voir retirer sa nationalit&#233; par les nouvelles autorit&#233;s qui, par ailleurs, lui r&#233;serv&#232;rent une place de choix dans leur exposition sur l'art d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; organis&#233;e en 1937.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1400 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;125&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/89275d1a711e067293e227fb39ce1fd0dfb7fa3b_copie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH359/89275d1a711e067293e227fb39ce1fd0dfb7fa3b_copie-7d27c.jpg?1774711552' width='500' height='359' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Adolf Hitler et Adolf Ziegler inspectent l'installation de Willrich et Hansen de l'exposition d'art d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; &#224; Munich, 1937&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1403 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L236xH328/0557c5394cc05f52149d8b876fddade7--degenerate-art-george-grosz-7d7d8.jpg?1774698143' width='236' height='328' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il dessine encore de temps &#224; autres sur des sujets d'actualit&#233; (sur les camps de concentration, Franco, etc.), Grosz s'assagira consid&#233;rablement et le reste de son &#339;uvre est beaucoup plus traditionnelle et nettement moins int&#233;ressante. Notons tout de m&#234;me que, bien qu'il ait r&#233;agi de fa&#231;on &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;parfaitement cynique&lt;/q&gt; &#224; la mort de son ami Erich M&#252;hsam en camp de concentration (aux dires de Piscator, &#233;galement exil&#233; aux &#201;tats-Unis), il dessinera le calvaire de celui-ci... Ayant pris la nationalit&#233; am&#233;ricaine, il ne retournera d&#233;finitivement &#224; Berlin qu'en 1959, o&#249; il meurt le 6 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grosz, dessinateur cruel et cynique t&#233;moin d'une &#233;poque ? Peut-&#234;tre... Ou bien un moraliste, comme le laisse entendre la r&#233;ponse qu'il donnait au juge qui l'accusait de briser les r&#232;gles morales : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;M&#234;me en repr&#233;sentant les choses les plus laides, comme je l'ai fait dans cette &#339;uvre, et dont on pourrait penser qu'elles d&#233;concerteront un certain nombre de gens, j'accomplis &#224; mon avis un travail &#233;ducateur, et pr&#233;cis&#233;ment gr&#226;ce &#224; ces laideurs m&#234;mes. Car lorsque je repr&#233;sente un vieil homme avec toute la laideur de la s&#233;nilit&#233;, de son corps incontr&#244;l&#233;, c'est pour que l'on prenne soin de son corps d&#232;s la jeunesse, pour qu'on l'entra&#238;ne par le sport, etc. M&#234;me lorsqu'ils repr&#233;sentent les choses les plus d&#233;testables, mes dessins sont toujours l'expression de certaines tendances morales...&lt;/q&gt; (Compte rendu du proc&#232;s d'&lt;i&gt;Ecce Homo&lt;/i&gt;, publi&#233; dans &lt;i&gt;Das Tagebuch&lt;/i&gt;, 23 f&#233;vrier 1924).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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