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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Mon ami Lepetit </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alphonse Barb&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Marcel Vergeat</dc:subject>
		<dc:subject>Raymond Lef&#232;vre</dc:subject>
		<dc:subject>Jules Lepetit</dc:subject>
		<dc:subject>Internet Archive</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;J'ai connu Lepetit &#224; une &#233;poque o&#249; l'on peut mesurer la v&#233;ritable valeur de l'individu, en pleine guerre du &#171; droit et de la libert&#233; &#187;, &#224; laquelle, en pacifiste convaincu, et en r&#233;volutionnaire conscient, il refusa de participer, non en se cantonnant dans une neutralit&#233; sans danger, mais en s'engageant &#224; fond dans toutes les campagnes pour la paix ce qui, en pleine guerre, a une autre valeur qu'en temps de paix. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s sa sortie de Clairvaux, o&#249; nous venions de purger ensemble deux ann&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-contre-courant-no13-3-fevrier-1953-" rel="directory"&gt;Contre-Courant n&#176;13 - 3 F&#233;vrier 1953&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-marcel-vergeat-+" rel="tag"&gt;Marcel Vergeat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-raymond-lefevre-+" rel="tag"&gt;Raymond Lef&#232;vre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-jules-lepetit-+" rel="tag"&gt;Jules Lepetit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-internet-archive-+" rel="tag"&gt;Internet Archive&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH92/sans_titre-2-17-76339.jpg?1774707251' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='92' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;J'ai connu Lepetit &#224; une &#233;poque o&#249; l'on peut mesurer la v&#233;ritable valeur de l'individu, en pleine guerre du &#171; droit et de la libert&#233; &#187;, &#224; laquelle, en pacifiste convaincu, et en r&#233;volutionnaire conscient, il refusa de participer, non en se cantonnant dans une neutralit&#233; sans danger, mais en s'engageant &#224; fond dans toutes les campagnes pour la paix ce qui, en pleine guerre, a une autre valeur qu'en temps de paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s sa sortie de Clairvaux, o&#249; nous venions de purger ensemble deux ann&#233;es de prison, je ne devais plus le revoir, puisqu'il avait disparu en revenant de Russie, pour ne pas dire assassin&#233; par le gouvernement bolchevik d'alors. Il avait &#233;t&#233;, en effet, d&#233;l&#233;gu&#233; en compagnie de Raymond Lef&#232;vre et Marcel Vergeat, par certains syndicats et organisations r&#233;volutionnaires pour faire une enqu&#234;te sur ce qui se passait au pays des Soviets ; il est plus que probable qu'ils ne partageaient pas le point de vue des nouveaux augures qui se distribuaient les d&#233;pouilles du tzarisme ; leur mort reste un myst&#232;re, qui n'a jamais &#233;t&#233; &#233;clairci et ne le sera sans doute jamais ; c'est un crime de plus &#224; l'actif du pr&#233;tendu communisme.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5265 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH200/lepetit-jules-18c4f-92dfe-dcda7.jpg?1774694245' width='150' height='200' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Jules Lepetit&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Lepetit &#233;tait n&#233; aux environs de Saint-Nazaire, d'une famille ouvri&#232;re extr&#234;mement mis&#233;rable. A onze ans, il travaillait d&#233;j&#224; aux Chantiers Navals de cette ville. Que de fois, dans ses moments d'abandon, il me raconta les stupides amusements de ses compagnons de travail, qu'il servait en qualit&#233; de mousse, dont un des jeux favoris &#233;tait de lui faire attraper, au vol, des rivets ou des plaques br&#251;lantes, qu'au d&#233;but, il recevait sans d&#233;fiance et qui lui occasionnaient de cruelles br&#251;lures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, &#224; treize ans, il subit une de ses plus fortes &#233;motions. Elle joua un r&#244;le d&#233;cisif dans sa vie et le marqua profond&#233;ment. En effet, il passa en simple police pour un d&#233;lit, qu'il n'avait pas commis, et pour lequel il fut condamn&#233;, malgr&#233; ses d&#233;n&#233;gations mais, ce qui lui fit le plus de mal, c'est qu'il ne put emp&#234;cher sa m&#232;re de le croire coupable, tellement son sens de la justice, ou plut&#244;t l'id&#233;e qu'elle s'en faisait, ne lui permettait pas de penser un seul instant, que son fils pouvait &#234;tre innocent. Il me rappela souvent que cette injuste condamnation, avait bris&#233; en lui quelque chose de sacr&#233;, encore que la vie devait lui r&#233;server d'autres exp&#233;riences aussi p&#233;nibles.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5266 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH200/emile-hubert-b-426fb-5ce0b-e4c52.jpg?1774694245' width='150' height='200' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;&#201;mile Hubert&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Lorsque je fis la connaissance de Lepetit, celui-ci &#233;tait d&#233;j&#224; un vieux militant aguerri, malgr&#233; qu'il n'ait pas trente ans ; il appartenait au syndicat des terrassiers, dont il &#233;tait le meilleur porte-parole et le plus d&#233;vou&#233; propagandiste ; le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de ce syndicat qui, pendant de longues ann&#233;es, fut &#224; l'avant-garde du mouvement ouvrier, &#233;tait notre vieux camarade Hubert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme la plupart d'entre nous, Lepetit sortait de la primaire, qu'il quitta tr&#232;s t&#244;t, puisqu'&#224; onze ans il travaillait d&#233;j&#224; ; &#224; l'&#226;ge o&#249; les enfants ne pensent qu'&#224; s'amuser. Il s'&#233;tait form&#233; lui-m&#234;me &#224; l'&#233;cole de la rude existence prol&#233;tarienne ; gr&#226;ce &#224; une m&#233;moire qui le servait, &#224; des &#233;tudes personnelles assez pouss&#233;es, avait acquis une certaine culture, dont ses discours se ressentaient.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5267 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH200/merrheim-alphonse-1907-1908-69100-65d3b-f4a44.png?1774694245' width='150' height='200' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Alphonse Merrheim &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Il avait une voix tr&#232;s forte, prenante, qui captivait rapidement son auditoire ; c'&#233;tait, vraiment, le type du r&#233;volutionnaire de cette &#233;poque, o&#249; l'on mettait l'ind&#233;pendance et l'esprit critique au-dessus des questions d'&#233;chelon de salaire. Ouvert &#224; toutes les id&#233;es, il &#233;tait tol&#233;rant sans jamais &#234;tre neutre, d&#233;sint&#233;ress&#233;, &#233;nergique, loyal ; il e&#251;t pu pr&#233;tendre aux plus hauts postes dans le mouvement syndical s'il avait eu la moindre ambition mais, sa simplicit&#233;, sa modestie, sa franchise ne pouvaient lui permettre que de servir dans le rang, tout en tenant une place importante dans le syndicalisme de ce temps. Ses interventions dans les Congr&#232;s Conf&#233;d&#233;raux, o&#249; le d&#233;l&#233;guait la F&#233;d&#233;ration du B&#226;timent, &#233;taient tr&#232;s remarqu&#233;es, malgr&#233; son jeune &#226;ge ; il &#233;tait de l'&#233;cole de cet autre grand serviteur de la classe ouvri&#232;re : Merrheim, dont il &#233;tait l'ami.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de trente ans apr&#232;s notre s&#233;paration, je revois ses beaux yeux noirs, si doux, mais qui lan&#231;aient des flammes lorsqu'il &#233;tait dans le feu d'une p&#233;roraison, qu'il fustigeait l'&#233;go&#239;sme des ma&#238;tres et des dirigeants, d&#233;non&#231;ait l'immoralit&#233; des pouvoirs ou lorsqu'il adressait &#224; ses camarades de travail de dures v&#233;rit&#233;s, qui ne plaisaient pas toujours. C'&#233;tait, comme je l'ai dit, un magnifique orateur.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_5268 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH210/bertho_louis_dit_jules_lepetit-95531-caf5b.jpg?1774694245' width='150' height='210' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Jules Lepetit&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Il est profond&#233;ment regrettable que la mort l'ait pris si jeune, avant d'avoir pu donner toute sa mesure. Je ne pense pas qu'il e&#251;t fait de vieux os, car la guerre qu'il n'avait pas voulu faire, par conviction, l'avait durement frapp&#233; ; la prison n'avait pas am&#233;lior&#233; sa sant&#233;, malgr&#233; cela je ne pensais pas qu'il devait nous quitter si t&#244;t. Il est mort sur la br&#232;che, probablement parce qu'il avait vu la Russie sovi&#233;tique telle qu'elle &#233;tait, non comme on voulait nous la pr&#233;senter, ce que les dirigeants bolcheviks ne pouvaient lui pardoner. C'est certainement pour ce motif qu'il a disparu myst&#233;rieusement ; c'est du moins ce qu'on me laissa entendre au lendemain de sa disparition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Histoire du mouvement libertaire en Bulgarie - Chronologie</title>
		<link>https://partage-noir.fr/histoire-du-mouvement-libertaire-en-bulgarie-chronologie</link>
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		<dc:date>2023-11-21T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Georges Balkanski </dc:creator>


		<dc:subject>Bulgarie</dc:subject>
		<dc:subject>Internet Archive</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;681 - Fondation de l'Etat bulgare. 855 - Cyrille et M&#233;thode composent l'alphabet slave. 865 - Conversion des Bulgares au Christianisme. 920 - Naissance du Bogomilisme, secte religieuse et mouvement social de tendance nettement libertaire, suivi du Catharisme en France. 1018 - Apr&#232;s trois si&#232;cles et demi, la Bulgarie perd son ind&#233;pendance et tombe sous la domination de Byzance. 1187 - R&#233;surrection de l'Etat bulgare, apr&#232;s une &#233;clipse de pr&#232;s de 170 ans. 1393 - Occupation turque de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-16-17-histoire-du-mouvement-libertaire-en-bulgarie-esquisse-g-" rel="directory"&gt;16-17 - Histoire du mouvement libertaire en Bulgarie (Esquisse) - G. Balkanski &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-bulgarie-70-+" rel="tag"&gt;Bulgarie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-internet-archive-+" rel="tag"&gt;Internet Archive&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/va-bul_chr-3628b.jpg?1774770469' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 681 - Fondation de l'&#201;tat bulgare.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 855 - Cyrille et M&#233;thode composent l'alphabet slave.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 865 - Conversion des Bulgares au Christianisme.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 920 - Naissance du Bogomilisme, secte religieuse et mouvement social de tendance nettement libertaire, suivi du Catharisme en France.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1018 - Apr&#232;s trois si&#232;cles et demi, la Bulgarie perd son ind&#233;pendance et tombe sous la domination de Byzance.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1187 - R&#233;surrection de l'&#201;tat bulgare, apr&#232;s une &#233;clipse de pr&#232;s de 170 ans.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1393 - Occupation turque de la Bulgarie (pendant pr&#232;s de cinq si&#232;cles).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1830 - Apparition de la presse p&#233;riodique bulgare.
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4429 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/png/luben_karavelov.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH256/luben_karavelov-433ac-ebbce.png?1774723407' width='150' height='256' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Luben Karavelov&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1861 - Gu&#233;orgui Rakovski, fondateur du mouvement national r&#233;volutionnaire, met sur pied, en Serbie, la &#171; premi&#232;re l&#233;gion bulgare &#187;, compos&#233;e de 600 combattants.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1869 - Fondation &#224; Bra&#239;la (Roumanie) de l'Association litt&#233;raire bulgare, pr&#233;figuration de l'Acad&#233;mie des Sciences bulgare.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1869 - Luben Karavelov, &#233;crivain et publiciste, id&#233;ologue du mouvement national r&#233;volutionnaire, ami de Bakounine, s'installe en Roumanie et prend la direction du mouvement.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1873 - Vassil Levski, organisateur du mouvement national r&#233;volutionnaire &#224; l'int&#233;rieur du pays, est condamn&#233; &#224; mort et ex&#233;cut&#233; &#224; Sofia.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1876 - (avril). Insurrection d'avril pr&#233;c&#233;dant la lib&#233;ration de la Bulgarie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1876 - (2 juin). Christo Botev, po&#232;te de g&#233;nie et r&#233;volutionnaire exemplaire, pr&#233;curseur de l'anarchisme en Bulgarie, tombe h&#233;ro&#239;quement dans les combats &#224; la t&#234;te d'une compagnie de gu&#233;rilleros de la montagne.
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4430 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/basa-1271k-1-161-2-hristo_botev__1875.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH199/basa-1271k-1-161-2-hristo_botev__1875-be4fd-c8de7.jpg?1774723407' width='150' height='199' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Christo Botev&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1877 - (24 avril). La Russie d&#233;clare la guerre &#224; l'Empire Ottoman, se terminant par la victoire et par la lib&#233;ration de la Bulgarie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1878 - (3 mars). Signature &#224; San St&#233;phano, pr&#232;s d'Istanbul, de la paix, proclamant la lib&#233;ration de la Bulgarie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1878 - (13 juillet). Signature du trait&#233; de Berlin privant la Bulgarie de la Mac&#233;doine et de la plus grande partie de la Thrace (&#171; Roum&#233;lie Orientale &#187;).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1885 - (6 septembre). Rattachement de la Roum&#233;lie Orientale &#224; la Bulgarie &#224; la suite d'une insurrection.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1885 - (2 novembre). Guerre serbo-bulgare, &#224; la suite de l'invasion de l'arm&#233;e serbe.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1893 - Fondation &#224; Salonique de l'organisation r&#233;volutionnaire int&#233;rieure mac&#233;do-adrionopolitaine (ORIMA).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1903 - (4 mai). L'&#233;minent r&#233;volutionnaire de l'ORIMA, Gots&#233; Deltchev tombe au combat en Mac&#233;doine.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1903 - (2 ao&#251;t). Insurrection d'Ilinden et proclamation de la Commune de Krouchevo.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1903 - (19 ao&#251;t). Insurrection de Pr&#233;obrojeni&#233; et proclamation de la Commune de Strandja, d'essence nettement libertaire.
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4431 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH279/mihail_gerdzhikov_cheta_imaro_1_mm-3525a.jpg?1774818276' width='500' height='279' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1912 - Guerre balkanique.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1913 - Guerre entre les alli&#233;s.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1915 - Intervention de la Bulgarie dans la premi&#232;re guerre mondiale aux c&#244;t&#233;s de l'Allemagne.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1918 - D&#233;faite de l'arm&#233;e bulgare et la r&#233;volte des soldats se terminent par l'abdication du Roi Ferdinand.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1919 - (15, 16 et 17 juin). Fondation de la F.A.C.B.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1923 - (janvier). Cinqui&#232;me congr&#232;s de la F.A.C.B. &#224; Yambol.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1923 - (9 juin). Coup d'&#201;tat pro-fasciste.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1923 - (22 et 23 septembre). Insurrection anti-fasciste.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1934 - (19 mai). Coup d'&#201;tat fasciste.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1944 - (9 septembre). Invasion de l'Arm&#233;e Rouge et coup d'&#201;tat militaire assurant l'arriv&#233;e des communistes au pouvoir.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 1948 - (d&#233;cembre). Arrestation en masse de plus de 600 anarchistes et mise hors-la-loi de leur mouvement.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Sur les traces de l'anarchisme au Qu&#233;bec - 1. Aux origines : le 19e si&#232;cle</title>
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		<dc:date>2023-11-09T23:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Nestor </dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Internet Archive</dc:subject>

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&lt;p&gt;Cela fait maintenant plus de 100 ans que les id&#233;es anarchistes ont libre cours au Qu&#233;bec. Depuis la cr&#233;ation des premiers syndicats ouvriers combatifs au 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle jusqu'aux r&#233;centes mobilisations contre le Sommet des Am&#233;riques, l'influence libertaire s'est exprim&#233;e de nombreuses fa&#231;ons. Une multitude de journaux, d'interventions publiques, de gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales, d'oeuvres artistiques, d'initiatives sociales et d'alterna&#173;tives radicales t&#233;moignent de cet engagement au quotidien. Malgr&#233; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-ruptures-no1-automne-2001-" rel="directory"&gt;Ruptures n&#176;1 - automne 2001&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-internet-archive-+" rel="tag"&gt;Internet Archive&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans_titre-2-2-2944c.png?1774702791' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cela fait maintenant plus de 100 ans que les id&#233;es anarchistes ont libre cours au Qu&#233;bec. Depuis la cr&#233;ation des premiers syndicats ouvriers combatifs au 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle jusqu'aux r&#233;centes mobilisations contre le Sommet des Am&#233;riques, l'influence libertaire s'est exprim&#233;e de nombreuses fa&#231;ons. Une multitude de journaux, d'interventions publiques, de gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales, d'&#339;uvres artistiques, d'initiatives sociales et d'alterna&#173;tives radicales t&#233;moignent de cet engagement au quotidien. Malgr&#233; la richesse et la diversit&#233; de ces pratiques, on ne peut parler d'une v&#233;ritable tradition anarchiste au Qu&#233;bec : tout au plus retrouve-t-on au fil du temps une mouvance aux contours et aux contenus &#233;clat&#233;s, partag&#233;e en de multiples tendances parfois contradictoires. Il ne faut pas en conclure pour autant que l'anarchisme n'a aucune racine au Qu&#233;bec, bien au contraire. D'ailleurs, la renaissance de l'anarchisme comme courant d'id&#233;e et d'action au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es a raviv&#233; l'int&#233;r&#234;t de plusieurs pour cette histoire encore m&#233;connue. Voici le premier d'une s&#233;rie d'articles retra&#231;ant les origines de l'an&#173;archisme au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les pr&#233;curseurs &lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4300 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH188/arthurbuies-9a690-511ed.png?1774739444' width='150' height='188' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Arthur Buies&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle a vu l'&#233;mergence de l'an&#173;archisme comme courant id&#233;ologique organis&#233; autour de la pens&#233;e de Pierre&#173;-Joseph Proudhon, Michel Bakounine et Pierre Kropotkine, pour n'en nommer que quelques-uns. Au Qu&#233;bec, ce sont davan&#173;tage les r&#233;volutions de 1837 (au Canada), 1848 (Palerme, Naples, Milan, Venise, Paris, Vienne, Berlin...) et de 1871 (Paris) qui ont servi de mod&#232;les aux premiers li&#173;bertaires canadiens-fran&#231;ais. Certains d'en&#173;tre eux sont davantage des humanistes ra&#173;dicaux que des anarchistes. C'est notam&#173;ment le cas d'Arthur Buies (1840-1901), un libre-penseur anticl&#233;rical et r&#233;volution&#173;naire qui participa &#224; l'insurrection r&#233;publi&#173;caine dirig&#233;e par Garibaldi&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Giuseppe Garibaldi (1807-1882) luttait contre l'autorit&#233; du Pape et des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; lors de son s&#233;jour en Europe de 1859 &#224; 1862. A son retour, Buies cherche &#224; diffuser ses id&#233;es par le biais d'un journal populaire et satyrique s'attaquant &#224; l'emprise du clerg&#233; sur la soci&#233;t&#233; canadienne-fran&#231;aise. Au mois de septembre 1868, il publie le pre&#173;mier num&#233;ro de &lt;i&gt;La Lanterne&lt;/i&gt;, un bulletin de 16 pages pleines de &#171; propos r&#233;volutionnaires &#187; et de &#171; chroniques scandaleuses &#187;. Pourfendant l'autorit&#233; du clerg&#233;, Buies s'attaque &#224; l'atrophie des consciences dans une soci&#233;t&#233; peu r&#233;ceptive &#224; ses id&#233;es : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;l'entre en guerre avec toutes les stupi&#173;dit&#233;s, toutes les hypocrisies, toutes les infamies&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gagnon, Marcel A., (1964), La Lanterne d'Arthur Buies, Ed. de l'Homme, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Il y proclame avec force son id&#233;al de libert&#233; : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;la r&#233;publique, ou la li&#173;bert&#233;, n'est pas aujourd'hui ce que les peuples pensaient autrefois. La libert&#233; mo&#173;derne est ins&#233;parable de la fraternit&#233;. On ne la veut pas seulement pour un peuple, mais pour tous les peuples. On veut effa&#173;cer les fronti&#232;res, et voir tous les hommes unis dans la recherche du bien commun. Voyez ces associations d'ouvriers qui se rencontrent sur un point donn&#233; de l'Europe, mais qui viennent de tous les pays &#224; la fois. Ces ouvriers d&#233;clarent qu'ils sont fr&#232;res, et que les gouvernements ne les forceront pas &#224; se battre les uns contre les autres. Voyez ces congr&#232;s pacifiques qui se tiennent &#224; Gen&#232;ve. C'est le premier pas vers la fusion des races et l'harmonie des droits populaires&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 71-72. Buies fait peut-&#234;tre r&#233;f&#233;rence au premier congr&#232;s de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4301 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/png/163178_0017-1.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH246/163178_0017-1-ff371-3f618.png?1774739444' width='150' height='246' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;L'humanisme radical de Buies va de pair avec une &#233;ducation libre, fond&#233;e sur la Raison et d&#233;barrass&#233;e des dogmes religieux. Ainsi seulement sera-t-il possi&#173;ble d'envisager une r&#233;elle &#233;galit&#233; sociale et &#233;conomique : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;il faut pour cela que l'ins&#173;truction soit libre, qu'elle soit dirig&#233;e par des hommes qui veulent faire d'autres hommes et non par une caste ambitieuse qui ne cherche qu'&#224; faire des esclaves afin de leur commander&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 97&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;La Lanterne &lt;/i&gt; para&#238;tra r&#233;guli&#232;rement pendant six mois avant d'&#234;tre interdit de vente par le clerg&#233;. Buies n'est pas le seul &#224; &#234;tre vis&#233; par les autorit&#233;s religieuses : quelques ann&#233;es plus t&#244;t, un pr&#234;tre saisit chez un libraire de Montr&#233;al plus de 1 500 volumes mis &#224; l'in&#173;dex par l'Eglise catholique et les br&#251;le sur la place publique&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rioux, Marcel (1987), La Question du Qu&#233;bec, Ed. de l'Hexagone, p. 90&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les seuls alli&#233;s objectifs de Buies semblent se trouver du c&#244;t&#233; de l'Institut canadien de Qu&#233;bec. L'Institut canadien est anim&#233; par quelques esprits progressistes mal&#173;heureusement coup&#233;s du reste de la popu&#173;lation. Cet isolement s'explique sans doute par la f&#233;roce r&#233;pression dirig&#233;e contre eux par le clerg&#233;, mais &#233;gale&#173;ment par leur proximit&#233; id&#233;ologique avec le lib&#233;ralisme politique, alors tr&#232;s pr&#233;sent en Europe et aux &#201;tats-&#173;Unis mais de plus en plus &#233;loign&#233; du mouvement ouvrier et davantage encore des id&#233;es socialistes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'influence de la Commune &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, c'est gr&#226;ce &#224; la Commune de Paris (1871) si l'anar&#173;chisme pose son pied au Qu&#233;bec. Face &#224; l'arriv&#233;e imminente des troupes prussiennes et l'incapacit&#233; du gouvernement fran&#231;ais &#224; assumer la d&#233;fense de Paris, le peuple s'arme, prend le contr&#244;le de la Ville et proclame ses lois r&#233;volutionnaires en rupture avec l'&#201;tat. Apr&#232;s un si&#232;ge de plusieurs semaines, la r&#233;volte est dure&#173;ment r&#233;prim&#233;e par l'arm&#233;e r&#233;guli&#232;re fran&#231;aise&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Qui n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; s'allier aux Prussiens pour mater l'insurrection.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; : 30 000 communards sont fusill&#233;s par les contre-r&#233;volutionnaires et un nombre &#233;gal prend le chemin de l'exil ou du bagne. La r&#233;action du clerg&#233; cana&#173;dien-fran&#231;ais &#224; cette r&#233;volution (avort&#233;e) est foudroyante. Monseigneur Raymond &#233;crit : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;La capitale de la France, centre de ces iniquit&#233;s et de ces immondices, ne m'appara&#238;t plus que comme une terre souill&#233;e, ainsi que celle de Babylone ou de Sodome, et comme telle appelant la vengeance du ciel&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rioux, Marcel, ibid, p. 92&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. D&#232;s lors, la panique s'empare des cur&#233;s canadiens-&#173;fran&#231;ais : et si des communards venaient s'&#233;tablir ici ? Une campagne ouvertement x&#233;nophobe est orchestr&#233;e &#224; travers la province de Qu&#233;bec. Les autorit&#233;s religieuses mettent en garde l'opinion publique : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le plus grand malheur qui peut arriver au Canada serait de tomber dans la possession de ces r&#233;volutionnaires. Dans la conjoncture pr&#233;sente, le gouvernement n'est pas le seul int&#233;ress&#233; &#224; &#233;loigner les Fran&#231;ais de cette province... mais tout fid&#232;le sujet, tout vrai patriote, tout bon catholique qui d&#233;sire conserver sa religion, ses libert&#233;s, ses lois, sa morale, y est parti&#173;culi&#232;rement et personnellement int&#233;ress&#233;&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#224; ce sujet Les communaut&#233;s cul&#173;turelles au Qu&#233;bec (1985), sous la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Malheureusement pour les cur&#233;s (et heureusement pour nous !), le spectre de l'anarchisme se mat&#233;rialise bient&#244;t sous leurs yeux, prenant la forme d'une mar&#233;e humaine difficile &#224; endiguer.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4303 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;37&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH203/alphonse_humbert-2de05-5eaf0.jpg?1774739444' width='150' height='203' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Alphonse Humbert &lt;br&gt;(dit d'Abrigeon)&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En 1871 et 1872, entre 1 000 et 3 000 communards s'exilent au Canada, la plu&#173;part &#224; Montr&#233;al. Ceux-ci constituent &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;une soci&#233;t&#233; bruyante qui doit m&#234;me &#234;tre dis&#173;pers&#233;e par la police lors d'une manifesta&#173;tion&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Savard, Pierre (1970), Le consulat g&#233;n&#233;ral de France &#224; Qu&#233;bec et &#224; Montr&#233;al (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le consul de France &#224; Montr&#233;al les d&#233;crit comme &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;des socialistes, des ivrognes&lt;/q&gt;, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;des gens d&#233;class&#233;s et des r&#233;frac&#173;taires &#224; la loi militaire&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 93&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. On trouve parmi eux un ancien r&#233;dacteur du journal &lt;i&gt;le P&#232;re Duchesne&lt;/i&gt;, Alphonse Humbert (dit d'Abrigeon). Selon le consul, celui-ci attaque &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;les principes sur lesquels repose l'ordre social dans tout pays civilis&#233;&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 93&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Humbert, condamn&#233; aux travaux forc&#233;s pour avoir incit&#233; le peuple &#224; la r&#233;volte dans les pages de son journal, reviendra en France en 1879, profitant de l'amnistie qui est accord&#233;e aux communards. Entre-temps, il prononce en 1874 une con&#173;f&#233;rence &#224; l'Institut canadien de Qu&#233;bec sur les mis&#232;res rencontr&#233;es par les immi&#173;grants fran&#231;ais au Canada. Ces derniers ont la vie dure : la crise &#233;conomique fait rage et le ch&#244;mage massif plonge la plu&#173;part des exil&#233;s fran&#231;ais dans la mis&#232;re. La pr&#233;sence &#224; Montr&#233;al d'un millier d'anciens soldats et d'officiers de la Commune oblige le consulat fran&#231;ais &#224; mettre sur pied en 1876 une soci&#233;t&#233; de bienfaisance pour venir en aide aux nouveaux immi&#173;grants arrivant de France. Les diplomates fran&#231;ais craignent que les &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;tendances anar&#173;chiques&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 94&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et l'anticl&#233;ricalisme des communards en exil d&#233;teignent non seule&#173;ment sur leurs compatriotes fra&#238;chement arriv&#233;s, mais &#233;galement sur les travailleurs canadiens.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La r&#233;volte gronde &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Aux yeux des r&#233;actionnaires canadiens&#173;-fran&#231;ais, la Commune symbolise le mal r&#233;volutionnaire et socialiste. Il en va de m&#234;me pour les associations ouvri&#232;res qu'une loi promulgu&#233;e par le gouverne&#173;ment f&#233;d&#233;ral rend l&#233;gales en 1872. Le journal &lt;i&gt;le Nouveau Monde&lt;/i&gt; (ultramon&#173;tain, c'est-&#224;-dire ultra-cl&#233;rical) pr&#233;dit les r&#233;sultats d'une telle mesure : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Sir John A. MacDonald veut introduire au Canada une loi en vigueur en Angleterre... Mais la loi anglaise a &#233;t&#233; sanctionn&#233;e le 29 juin 1871, elle n'a donc pas encore &#233;t&#233; en posi&#173;tion de donner sa mesure et d'annoncer les r&#233;sultats qu'elle produira infailliblement. Pourquoi se h&#226;ter quand nous savons ce que cette l&#233;gislation a produit en France. (...) N'avons-nous pas vu l'Association Internationale des Travailleurs diriger les mouvements r&#233;volutionnaires, &#233;tablir la commune &#224; Paris et &#224; Lyon. C'est en 1864 que les Chambres fran&#231;aises l&#233;galis&#232;rent les coalitions et c'est en 1871 que l'Internationale est devenue ma&#238;tresse de Paris et qu'elle fit trembler la France&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Desrosiers, Richard et H&#233;roux, Denis (1973), Le travailleur qu&#233;b&#233;cois et le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. En fait, ce n'est pas la pr&#233;sence des communards ou la l&#233;galisation des syndi&#173;cats qui entra&#238;neront des troubles dans la province de Qu&#233;bec, mais bien une grave crise &#233;conomique, comparable &#224; celle de 1929. Entre 1873 et 1878, les conflits ouvriers se multiplient aux quatre coins de la province au fur et &#224; mesure que le ch&#244;&#173;mage et la mis&#232;re prennent de l'ampleur. Les travailleurs se tournent vers l'action directe pour avoir gain de cause. La spon&#173;tan&#233;it&#233; et la radicalit&#233; des r&#233;voltes ouvri&#232;res vont de pair avec un durcisse&#173;ment de la lutte des classes.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4304 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;41&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/png/sans_titre-3-17.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH340/sans_titre-3-17-fa081.png?1774744161' width='500' height='340' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;La gr&#232;ve des ouvriers du canal Lachine.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le 17 septembre 1877, des journaliers employ&#233;s &#224; l'agrandissement du canal Lachine pr&#232;s de Montr&#233;al quittent le tra&#173;vail. Le motif : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;les 300 employ&#233;s de la Davis et C&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;ie&lt;/sup&gt; affirment avoir &#233;t&#233; employ&#233;s pour 90 cents par jour et n'en recevoir que 80&lt;/q&gt;. Ainsi, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;la gr&#232;ve se r&#233;pand dans les autres sections du canal, certains confr&#232;res devant parfois &#234;tre convaincus par la force, c'est-&#224;-dire &#224; coups de cailloux ; tous les travaux se trouvent paralys&#233;s. (...) les gr&#233;vistes attaquent le bureau de la Davis et C&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;ie&lt;/sup&gt; ; plusieurs coups de feu sont &#233;chang&#233;s et deux hommes sont bless&#233;s. Des d&#233;tachements de la police de la ville et une cinquantaine d'hommes de la mi&#173;lice doivent demeurer en permanence sur les lieux pour maintenir l'ordre&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 38-39&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Cette gr&#232;ve se r&#232;gle finalement au d&#233;but de janvier 1878, pour mieux reprendre sur d'autres chantiers de construction ailleurs en province.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4305 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;84&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/proclamationjuin1878.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH360/proclamationjuin1878-9f12d.jpg?1774744161' width='500' height='360' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Proclamation du 13 juin 1878 visant &#224; mettre fin aux &#233;meutes qui perturbent Qu&#233;bec &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;/small&gt;
&lt;p&gt;De nouvelles &#233;meutes ouvri&#232;res &#233;clatent &#224; Qu&#233;bec au mois de juin 1878 : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;plus de 500 employ&#233;s sur les chantiers de cons&#173;truction du gouvernement, d&#233;braient, exigeant un salaire de 1,00$ par jour au lieu de 50 et 60 cents qui leur sont allou&#233;s &#224; la suite d'une baisse de salaire ; ils marchent sur le parlement de Qu&#233;bec, paradant dans les rues de la ville en arbo&#173;rant le drapeau rouge et exigeant de voir le Premier ministre, M. Joly. Ce dernier affirme ne rien pouvoir faire pour eux puisque ce sont des entrepreneurs qui paient les ouvriers, mais il leur promet pourtant une hausse de 20 cents par jour, ce que les gr&#233;vistes refusent, r&#233;solus de ne pas accepter moins de 1,00$. Des troubles &#233;clatent alors en diff&#233;rents endroits de la ville : des gr&#233;vistes enfoncent des portes d'usines, envahissent les ateliers du chemin de fer de la Rive Nord, commet&#173;tent des d&#233;g&#226;ts &#224; la fabrique d'allumettes Par&#233;, sur la rivi&#232;re Saint-Charles. Le 12 juin, plusieurs centaines d'entre eux se rendent chez un entrepreneur en cons&#173;truction, M. Peters, pour le forcer &#224; signer un document promettant 1,00$ par jour ; sur son refus, on saccage les bureaux de l'&#233;tablissement. Quelques-uns partent ensuite piller l'entrep&#244;t de farine Renaud, rue Saint-Paul. Des soldats accourus sans armes pour assurer l'ordre, doivent se replier ; ils reviennent arm&#233;s, et apr&#232;s la lecture du Riot Act tirent sur la foule. Un des &#233;meutiers est atteint mortellement&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 38-39&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Il s'agit d'&#201;douard Beaudoire, un ouvrier d'origine fran&#231;aise que des rap&#173;ports militaires d&#233;crivent comme un socialiste ayant particip&#233; &#224; la Commune de Paris. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le soir, des manifestations rassemblent trois &#224; quatre mille hommes et des discours incendiaires sont pronon&#173;c&#233;s ; un groupe va m&#234;me jusqu'&#224; lib&#233;rer un gr&#233;viste &#224; la prison de Qu&#233;bec&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 38-39&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le lendemain, l'arriv&#233;e massive de troupes venues de Montr&#233;al parvient &#224; r&#233;tablir l'ordre : d&#232;s le 14 juin, certains ouvriers retournent au travail. Ainsi se termine une autre r&#233;volte enflamm&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les Chevaliers du Travail &lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4306 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L469xH449/knights_of_labor_seal-6a8f8-d9e28.gif?1774739444' width='469' height='449' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;La crise &#233;conomique pass&#233;e, les syndi&#173;cats refont surface au Qu&#233;bec. Une pre&#173;mi&#232;re assembl&#233;e des Chevaliers du Travail (Knights of Labor) voit le jour &#224; Montr&#233;al en 1882 ; rapidement, l'organisation se d&#233;veloppe aux quatre coins de la province, soulevant beaucoup d'&#233;moi chez les pr&#233;lats catholiques. Aux &#201;tats-Unis, son apparition remonte &#224; 1869. Sa cr&#233;ation et son d&#233;veloppement au sud de la fronti&#232;re furent soutenus par de nombreux socia&#173;listes et anarchistes, notamment &#224; Chicago. En 1886, M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;gr&lt;/sup&gt; Tachereau demande &#224; Rome d'intervenir pour inter&#173;dire cette &#171; secte ma&#231;onnique &#187;, pensant ainsi freiner la progression des Chevaliers dans la Belle Province. On reproche &#224; l'or&#173;ganisation sa &#171; neutralit&#233; &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est-&#224;-dire sa la&#239;cit&#233; et l'absence d'au&#173;m&#244;nier pour superviser ses activit&#233;s.&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, le caract&#232;re secret de ses activit&#233;s, son approche plus combative qu'on associe &#224; la lutte des classes. Quel est donc ce programme sens&#233; amener la r&#233;volution aux portes de Qu&#233;bec et de Montr&#233;al ? Un amalgame de r&#233;formes radicales pour l'&#233;poque (contre le travail des enfants, pour l'instruction publique, pour l'&#233;galit&#233; des hommes et des femmes selon la formule &#171; &#224; travail &#233;gal, salaire &#233;gal &#187;), jumel&#233; &#224; une critique du sys&#173;t&#232;me capitaliste, tout particuli&#232;rement de l'exploitation salariale : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;nous ne croyons pas que l'&#233;mancipation des travailleurs r&#233;side dans l'augmentation des salaires et la r&#233;duction des heures de travail ; nous devons aller beaucoup plus loin que cela, et nous n'y parviendrons que si le r&#233;gime du salariat est aboli&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rouillard, Jacques (1976), &#171; Le Qu&#233;bec et le congr&#232;s de Berlin 1902 &#187; in (&#8230;)&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des ans, les Chevaliers du Travail arriveront &#224; rassembler &#224; travers tout le Qu&#233;bec un nombre important d'ouvriers non-sp&#233;cialis&#233;s, d&#233;laiss&#233;s par les syndicats de m&#233;tiers ouvertement corporatistes. D'apr&#232;s l'historien Jacques Rouillard, les Chevaliers du Travail avaient une concep&#173;tion assez large de la classe ouvri&#232;re : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;leur projet visait rien de moins qu'&#224; r&#233;unir l'ensemble des producteurs dans un vaste mouvement pour l'abolition du salariat et le r&#233;tablissement d'une soci&#233;t&#233; nouvelle fond&#233;e sur la coop&#233;ration et la petite pro&#173;pri&#233;t&#233;&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 72&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Fortement d&#233;centralis&#233;es et contr&#244;l&#233;es par leur base, les assembl&#233;es des Chevaliers du Travail regroupaient tous les travailleurs, sans distinction de m&#233;tier, de sexe, de croyance, de couleur ou de nationalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4307 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/powderly_t_kol.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH224/powderly_t_kol-302df-e7f40.jpg?1774739444' width='150' height='224' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Terence V. Powderly&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Chez les haut-dirigeants des Chevaliers du Travail aux &#201;tats-Unis (dont l'organisa&#173;tion est en compl&#232;te d&#233;g&#233;n&#233;rescence), une certaine inqui&#233;tude commence &#224; se faire sentir : comment continuer &#224; garder le con&#173;tr&#244;le sur cette masse d'ouvriers de plus en plus turbulente, d&#233;fiant ouvertement l'au&#173;torit&#233; du clerg&#233; et du patronat en plus d'enfreindre les r&#232;gles habituelles des &#171; trade-unions &#187; ? Parlant des ouvriers cana&#173;diens-fran&#231;ais, le leader am&#233;ricain des Knights of Labor, Terence V. Powderly, avait l'habitude de dire : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il y a tant d'anarchistes au Canada ! Ils [ceux au pou&#173;voir] ont raison de se m&#233;fier. Les Fran&#231;ais sont bien plus difficiles &#224; manier que les autres peuples. Nous avons aussi un certain nombre d'an&#173;archistes aux &#201;tats-Unis, mais ils ne sont pas du genre dangereux. Le tem&#173;p&#233;rament fran&#231;ais est tr&#232;s diff&#233;rent. Massez nos gens sur toute la longueur de Market Street, vous n'aurez rien &#224; redouter. Mais faites la m&#234;me chose avec un nombre &#233;gal de Fran&#231;ais, alors le pire est &#224; craindre&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lipton, Charles (1976), Histoire du syndicalisme au Canada et au Qu&#233;bec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ne nous m&#233;prenons pas : l'or&#173;ganisation des Chevaliers du Travail n'est pas un syndicat r&#233;volutionnaire comme le sera plus tard l'IWW (Industrial Workers of the World, cr&#233;&#233; en 1905). Toutefois, leur projet politique offre de nombreuses ressem&#173;blances avec le mutuellisme d&#233;velopp&#233; par les premiers anarchistes fran&#231;ais, au nombre desquels on retrouve la figure de Pierre-Joseph Proudhon.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La propri&#233;t&#233; c'est le vol &lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4308 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;28&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH243/8026-d0f4c-46f36.jpg?1774739444' width='150' height='243' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Alphonse T&#233;lesphore L&#233;pine&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#234;ques du Qu&#233;bec ne r&#233;ussiront pas &#224; emp&#234;cher l'&#233;lection d'un militant des Chevaliers du Travail, Alphonse T&#233;lesphore L&#233;pine, dans le comt&#233; de Montr&#233;al-Est aux &#233;lections de 1888. Si nous mentionnons le nom du premier d&#233;put&#233; ouvrier au Qu&#233;bec, &#233;lu de surcro&#238;t dans le &#171; bastion du prol&#233;tariat mon&#173;tr&#233;alais &#187;, c'est que L&#233;pine est influenc&#233; par l'un des premiers penseurs de l'anar&#173;chisme, Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865). Cette filiation lui vaudra les nom&#173;breuses critiques des d&#233;fenseurs acharn&#233;s de l'ordre &#233;tabli. Les slogans anti-L&#233;pine (et anti-anarchistes) se multipli&#232;rent avant son &#233;lection : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Propri&#233;taires, prenez garde &#224; vous&lt;/q&gt;, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Songez &#224; la Commune de Paris, aux &#233;meutes de Trafalgar Square et aux bombes de Haymarket &#224; Chicago !&lt;/q&gt;, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Ces gens-l&#224; veulent abolir les loy&#173;ers&lt;/q&gt;. Pourquoi tant de remue-m&#233;nage autour d'un personnage somme toute pacifique et conciliant ?&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4309 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/knights_of_labor_declaration.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH200/knights_of_labor_declaration-197dc-c3f23.jpg?1774739444' width='150' height='200' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Au cours de l'ann&#233;e 1887, L&#233;pine publia une Explication de la d&#233;clara&#173;tion de principe des Chevaliers du Travail, destin&#233;e &#224; mieux faire con&#173;na&#238;tre l'organisation &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;aux compatrio&#173;tes de langue fran&#231;aise&lt;/q&gt;. (...) Un pas&#173;sage de la brochure laissait claire&#173;ment entendre &#224; quelle doctrine sociale se rattachaient les premiers penseurs ouvriers qu&#233;b&#233;cois et quels courants id&#233;ologiques les influ&#173;en&#231;aient. Cet article &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;[article IV de la d&#233;claration de principe]&lt;/span&gt;, &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&#233;crivait L&#233;pine&lt;/span&gt;, remet en m&#233;moire le mot d'un grand &#233;conomiste fran&#231;ais : La propri&#233;t&#233;, c'est le vol. En &#233;tablissant ce principe, monsieur Proudhon a voulu faire observer que la propri&#233;t&#233; n'avait pu, dans ses ori&#173;gines, s'&#233;tablir et se fonder qu'en empi&#233;&#173;tant sur les droits imprescriptibles du peu&#173;ple, qui seul a le droit de disposer de la terre, son h&#233;ritage naturel...&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;22)	Desrosiers et Heroux, ibid, p. 76&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; proviennent ces id&#233;es ? Les &#233;changes entre les &#201;tats-Unis et le Qu&#233;bec devenant de plus en plus r&#233;guliers (notam&#173;ment &#224; travers l'&#233;migration de milliers de canadiens-fran&#231;ais vers les villes indus&#173;trielles de la Nouvelle-Angleterre), il n'est pas impossible que les divers courants socialistes libertaires commencent &#224; trou&#173;ver ici un terreau fertile avec la politisa&#173;tion croissante de la classe ouvri&#232;re. On retrouve des traces de cette p&#233;n&#233;tration &#224; travers une publication socialiste r&#233;volu&#173;tionnaire r&#233;alis&#233;e d&#232;s 1885 par des r&#233;fugi&#233;s de la Commune de Paris &#233;tablis en Pennsylvanie (&#201;tats-Unis). Leur journal mensuel &lt;i&gt;La Torpille&lt;/i&gt;) est destin&#233; aux travailleurs de langue fran&#231;aise du Canada et des &#201;tats-Unis. Son contenu est con&#173;sacr&#233; &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;&#224; la revendication des droits des tra&#173;vailleurs et &#224; la lutte contre les iniquit&#233;s sociales&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Creagh, Ronald (1986), L'anarchisme aux &#201;tats-Unis, Tome III, p. 1 129&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, tout en fournissant &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;une tr&#232;s int&#233;ressante chronique sur la condi&#173;tion f&#233;minine contemporaine et le mouvement ouvrier&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;24)	Ibid, p. 1 129&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le mensuel changera de nom en 1890 pour devenir &lt;i&gt;Le R&#233;veil des Masses&lt;/i&gt;, adoptant par le fait m&#234;me une tendance anarcho-communiste et sera publi&#233; sous forme de lettres bimestrielles (4 pages) pour toucher plus sp&#233;cifiquement les &#171; Fran&#231;ais du Canada &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 1 130&#034; id=&#034;nh24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le g&#233;ographe de l'anarchie &lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4311 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/elisee_reclus__photo_par_nadar__1889.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH212/elisee_reclus__photo_par_nadar__1889-3647c-e6559.jpg?1774695128' width='150' height='212' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;&#201;lis&#233;e Reclus, &lt;br&gt;par Nadar, 1889&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Les liens avec l'Europe semblent pour leur part assez restreint. La visite au Qu&#233;bec de l'anarchiste fran&#231;ais &#201;lis&#233;e Reclus en 1889 illustre bien cette situa&#173;tion. Du 6 juin au 4 juillet, Reclus par&#173;cours la province en tant que g&#233;ographe. Il passe par Montr&#233;al, Ottawa, Calumet, le Lac Champlain, Roberval et Qu&#233;bec. Son journal de bord nous offre une &#233;clatante description de la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. Reclus confirme dans son r&#233;cit de voyage un certain nombre de faits que nous con&#173;naissons bien : l'omnipr&#233;sence du clerg&#233; dans les affaires publiques, l'idiotie des cur&#233;s qu'il croise sur sa route, le faible degr&#233; d'esprit critique chez les &#171; &#233;lites &#187; locales, la situation quasi coloniale du Canada-fran&#231;ais... Presque par hasard, il rencontrera tout de m&#234;me quelques per&#173;sonnages int&#233;ressants : un r&#233;fugi&#233; de la Commune de Paris vivant &#224; Roberval avec toute sa famille (et qui s'appelle Lalibert&#233; !) ainsi que deux libres-penseurs, l'un anglophone, l'autre francophone. Ce dernier, M. Tremblay, est un socialiste dont Reclus fait la connaissance sur le bateau qui le ram&#232;ne en Europe : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;un Canadien est &#224; mes c&#244;t&#233;s, socialiste comme moi, et &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;pour la premi&#232;re fois&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;, dit-il, proclamant sa pens&#233;e. Mais si c'est la premi&#232;re fois, ce n'est pas que la r&#233;flexion n'ait &#233;t&#233; longue. Peut-&#234;tre le seul dans son pays, le bon&#173;homme lit, &#233;tudie, recueille et annote les ouvrages socialistes, et il vient en France respirer une bouff&#233;e d'air pur&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le journal d'&#201;lis&#233;e Reclus peut &#234;tre con&#173;sult&#233; sur le site&#034; id=&#034;nh25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. C'est somme toute bien peu de monde pour un si grand pays !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;En guise de conclusion &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quels constats pouvons-nous tirer de ces quelques rep&#232;res historiques ? Dans un premier temps, nous n'avons pas trouv&#233; de courant anarchiste organis&#233; au Qu&#233;bec dans la deuxi&#232;me moiti&#233; du 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Cette situation tranche avec celle pr&#233;&#173;valant aux &#201;tats-Unis, o&#249; existent &#224; cette &#233;poque de nombreux groupes et journaux anarchistes, toutes tendances confondues (individualiste, syndicaliste r&#233;volution&#173;naire, anarcho-communiste). Par ailleurs, on retrouve quelques traces significatives montrant une certaine diffusion des id&#233;es anarchistes dans les milieux intellectuels et ouvriers apr&#232;s 1871. D'autre part, cette p&#233;riode est jalonn&#233;e de r&#233;voltes ouvri&#232;res et populaires d'inspiration libertaire. Sans n&#233;cessairement &#234;tre l'&#339;uvre d'anarchistes, elles ont certainement une r&#233;sonance famili&#232;re pour les communistes libertaires d'aujourd'hui. Il faudra attendre les pre&#173;mi&#232;res ann&#233;es du 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle pour voir appara&#238;tre distinctement au Qu&#233;bec un mouvement anarchiste &#224; part enti&#232;re, principalement concentr&#233; &#224; Montr&#233;al dans les milieux ouvriers juifs et canadien-&#173;fran&#231;ais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Giuseppe Garibaldi (1807-1882) luttait contre l'autorit&#233; du Pape et des monarchistes pour la cr&#233;ation d'une r&#233;publique en Italie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Gagnon, Marcel A., (1964), &lt;i&gt;La Lanterne d'Arthur Buies&lt;/i&gt;, Ed. de l'Homme, Montr&#233;al, p. 8&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid, p. 71-72. Buies fait peut-&#234;tre r&#233;f&#233;rence au premier congr&#232;s de l'Association internationale des travailleurs (A.I.T.), qui s'est tenu &#224; Gen&#232;ve en 1866.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid, p. 97&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Rioux, Marcel (1987), &lt;i&gt;La Question du Qu&#233;bec&lt;/i&gt;, Ed. de l'Hexagone, p. 90&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Qui n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; s'allier aux Prussiens pour mater l'insurrection.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Rioux, Marcel, ibid, p. 92&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir &#224; ce sujet &lt;i&gt;Les communaut&#233;s cul&#173;turelles au Qu&#233;bec&lt;/i&gt; (1985), sous la direction de Michel Lefebvre et Yuri Oryschuk, aux &#233;ditions Fides.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Savard, Pierre (1970), &lt;i&gt;Le consulat g&#233;n&#233;ral de France &#224; Qu&#233;bec et &#224; Montr&#233;al de 1859 &#224; 1914&lt;/i&gt;, Presses de l'Universit&#233; Laval, Qu&#233;bec, p. 93&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid, p. 93&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid, p. 93&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid, p. 94&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Desrosiers, Richard et H&#233;roux, Denis (1973), &lt;i&gt;Le travailleur qu&#233;b&#233;cois et le syndical&#173;isme&lt;/i&gt;, Les presses de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec, p. 34-35&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid, p. 38-39&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid, p. 38-39&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid, p. 38-39&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;C'est-&#224;-dire sa la&#239;cit&#233; et l'absence d'au&#173;m&#244;nier pour superviser ses activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Rouillard, Jacques (1976), &#171; Le Qu&#233;bec et le congr&#232;s de Berlin 1902 &#187; in &lt;i&gt;Labour-Le travailleur&lt;/i&gt;, vol 1 n&#176;1, p.72&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid, p. 72&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lipton, Charles (1976),&lt;i&gt; Histoire du syndicalisme au Canada et au Qu&#233;bec (1827-1959)&lt;/i&gt;, Parti-Pris, Montr&#233;al, p. 112&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;22)	Desrosiers et Heroux, ibid, p. 76&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Creagh, Ronald (1986), &lt;i&gt;L'anarchisme aux &#201;tats-Unis&lt;/i&gt;, Tome III, p. 1 129&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;24)	Ibid, p. 1 129&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid, p. 1 130&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le journal d'&#201;lis&#233;e Reclus peut &#234;tre con&#173;sult&#233; sur le site &lt;a href=&#034;http://www.gallica.bnffr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;http://www.gallica.bnffr&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Une vie de militant : Pietro Gori (Suite et fin)</title>
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		<dc:date>2023-07-01T22:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ugo Fedeli</dc:creator>


		<dc:subject>Pietro Gori</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>
		<dc:subject>Internet Archive</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jusqu'en 1894, les pers&#233;cutions polici&#232;res et une suite de proc&#232;s rendirent l'existence de Gori particuli&#232;rement difficile. Apr&#232;s l'attentat de Caserio contre Sadi Carnot, pr&#233;sident de la R&#233;publique fran&#231;aise, la presse r&#233;actionnaire, accusa Gori de complicit&#233; et de provocation au meurtre, le repr&#233;sentant comme assoiff&#233; de sang. Le gouvernement fran&#231;ais prit contre lui un arr&#234;t&#233; d'expulsion avant m&#234;me qu'il e&#251;t franchi la fronti&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait l'&#233;poque o&#249;, en Italie comme en France, et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-contre-courant-no7-aout-1952-" rel="directory"&gt;Contre-Courant n&#176;7 - Ao&#251;t 1952&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-pietro-gori-+" rel="tag"&gt;Pietro Gori&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-italie-+" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-internet-archive-+" rel="tag"&gt;Internet Archive&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH72/sans_titre-6-e4be6.jpg?1774699721' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='72' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jusqu'en 1894, les pers&#233;cutions polici&#232;res et une suite de proc&#232;s rendirent l'existence de Gori particuli&#232;rement difficile. Apr&#232;s l'attentat de Caserio contre Sadi Carnot, pr&#233;sident de la R&#233;publique fran&#231;aise, la presse r&#233;actionnaire, accusa Gori de complicit&#233; et de provocation au meurtre, le repr&#233;sentant comme assoiff&#233; de sang. Le gouvernement fran&#231;ais prit contre lui un arr&#234;t&#233; d'expulsion avant m&#234;me qu'il e&#251;t franchi la fronti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait l'&#233;poque o&#249;, en Italie comme en France, et ailleurs, furent vot&#233;es et appliqu&#233;es les lois d'exception, les fameuses lois sc&#233;l&#233;rates. Gori en fut l'une des premi&#232;res victimes. Contraint de quitter l'Italie et r&#233;ussissant, gr&#226;ce &#224; un subterfuge, &#224; passer en Suisse, il s'installa &#224; Lugano, o&#249; il tenta de reprendre son activit&#233; d'avocat et de militant. Cette p&#233;riode fut br&#232;ve parce qu'en janvier 1895, le gouvernement suisse, sous la pression de celui de Rome, arr&#234;tait Gori et quelques autres anarchistes italiens et les expulsait, malgr&#233; les vives et nombreuses protestations de la presse suisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est de cette &#233;poque que date son chant : &#171; Adieu &#224; Lugano &#187;, encore tr&#232;s populaire en Italie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dirig&#233; sur l'Allemagne, Gori se r&#233;fugia d'abord en Belgique et de l&#224; se rendit &#224; Londres o&#249; vivaient alors Kropotkine, Ch. Malato, Louise Michel, S&#233;bastien Faure, Malatesta, Stepniak et parmi les non-anarchistes, Rochefort. A Londres les difficult&#233;s d'installation se r&#233;v&#233;laient nombreuses et la situation &#233;conomique y &#233;tait peu brillante. Apr&#232;s un voyage &#224; Amsterdam pour y rencontrer Domela Niewenhuis, il s'embarqua comme matelot et se rendit en Am&#233;rique du Nord qu'il parcourut en tout sens, donnant conf&#233;rences sur conf&#233;rences et d&#233;ployant une telle activit&#233; que bient&#244;t sa sant&#233; allait se trouver menac&#233;e. Il donna au cours d'une seule ann&#233;e quatre cents conf&#233;rences en italien, fran&#231;ais, anglais et espagnol ; &#224; Petterson il fonda le journal &lt;i&gt;La Question sociale&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_3876 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L360xH492/pietro_gori-2b0e7.jpg?1774696067' width='360' height='492' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En 1896, mandat&#233; par les Trade Unions am&#233;ricaines, il revint en Europe et participa au congr&#232;s ouvrier socialiste international qui, cette ann&#233;e-l&#224;, eut lieu &#224; Londres. Mais un &#233;puisement nerveux le contraignit de se faire hospitaliser. La convalescence le ramena en Italie o&#249; la police le laissa en &#171; libert&#233; surveill&#233;e &#187;, ce qui ne l'emp&#234;chait point d'accourir partout o&#249; l'on faisait appel &#224; son talent d'avocat. Il intervint surtout dans deux proc&#232;s mouvement&#233;s : d'abord &#224; la d&#233;fense de camarades qui avaient pris part aux mouvements de Carrarese, puis &#224; la d&#233;fense de Malatesta, &#224; Anc&#244;ne, en 1898. Apr&#232;s les &#233;meutes de Milan (mai 1898), et bien que recherch&#233; par la police, il resta dans la ville. Tout espoir de succ&#232;s ayant d&#251; &#234;tre abandonn&#233;, et la r&#233;volte noy&#233;e dans le sang, la r&#233;pression donna libre cours &#224; sa haine. Gori, ayant vu son &#233;tude saccag&#233;e par les policiers, de nouveau se r&#233;fugia &#224; l'&#233;tranger et, traversant une partie de la France, s'embarqua &#224; Marseille, cette fois pour l'Am&#233;rique du Sud. Il se trouvait &#224; Buenos-Aires quand le tribunal institu&#233; &#224; Milan pour frapper les r&#233;volutionnaires le condamna par contumace &#224; douze ann&#233;es de prison, non pour sa participation aux &#233;meutes mais pour les discours qu'il avait prononc&#233;s avant les &#233;v&#233;nements de 1898.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Argentine il d&#233;ploya une activit&#233; &#233;tonnante qui a laiss&#233; des traces profondes m&#234;me dans les milieux non enti&#232;rement acquis &#224; l'anarchisme ; il mit ses brillantes capacit&#233;s au service de la science autant qu'&#224; celui de la cause sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une s&#233;rie de conf&#233;rences au Cercle de la presse et &#224; la Facult&#233; de droit, il cr&#233;a une belle et importante revue d'&#233;tudes de criminologie, &lt;i&gt;La Criminologie moderne&lt;/i&gt;, qui parut pendant deux ans. Plus tard, il fut charg&#233; par la Soci&#233;t&#233; scientifique argentine d'un voyage dans les r&#233;gions australes pour y &#233;tudier les races sauvages de Patagonie. Puis suivirent ses &#233;tudes et recherches le long du Parana et &#224; travers le Chaco. Il demeura en Argentine pendant quatre ann&#233;es et en 1902, profitant d'une amnistie, revint en Italie et reprit sa course par tout le pays, faisant inlassablement de nouvelles conf&#233;rences. En 1903, avec Luigi Fabbri, il fonde &#224; Rome l'importante revue &lt;i&gt;La Pens&#233;e&lt;/i&gt;. Malade et ayant besoin de repos, il fait un voyage en Egypte, pensant trouver l&#224;-bas le calme qui lui est refus&#233; en Italie, et y recouvrer la sant&#233;. Mais aussit&#244;t que sa pr&#233;sence est signal&#233;e dans une ville, il doit &#8212; bien que les m&#233;decins lui aient conseill&#233; de parler peu &#8212; y prononcer de nouvelles conf&#233;rences, et toujours il r&#233;pond favorablement aux demandes qui lui parviennent de tous c&#244;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il revint en Italie, toujours malade, et reprit, contre l'avis des m&#233;decins, ses tourn&#233;es de propagande, harcel&#233; qu'il &#233;tait par les appels de ses camarades. Le sujet de ces nouvelles conf&#233;rences sera inspir&#233; de l'exp&#233;rience nouvelle acquise au cours de son dernier voyage et le titre, suggestif, en sera : &#171; De la terre des Pharaons au pays de J&#233;sus. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce nouvel effort l'&#233;puise. Maintenant le mal s'est aggrav&#233;. Retir&#233; &#224; Portoferraio il y restera d&#233;sormais seul avec sa soeur, Bice, qui, infatigablement, sera pr&#232;s de lui. En 1909, apr&#232;s quelques mois de repos, il entreprend une tourn&#233;e de conf&#233;rences en Romagne, mais quand il revient dans l'&#238;le d'Elbe, de nouveau ses forces se sont &#233;puis&#233;es. Il ne peut plus parler, mais il a une nette conscience de la gravit&#233; de son &#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il meurt le 8 mai 1911 &#224; Portoferraio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Italie, la figure et la pens&#233;e de Gori sont rest&#233;es tr&#232;s populaires et nombreux sont encore les vieux militants qui se souviennent de lui. Son nom y est ins&#233;parable de celui de Malatesta. Ses nombreuses brochures, ses conf&#233;rences, ses recueils de po&#233;sies et ses &lt;i&gt;Esquisses sociales&lt;/i&gt; sont publi&#233;es et vendues &#224; des dizaines de milliers d'exemplaires. En Espagne et plus encore en Argentine on n'a pas oubli&#233; l'avocat, le savant, le militant anarchiste. En France, son nom est presque inconnu ; quelques rares brochures ont &#233;t&#233; traduites et publi&#233;es, en sorte qu'il est tr&#232;s difficile de porter un jugement sur ses id&#233;es et la valeur de leur apport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;i&gt;&#338;uvres compl&#232;tes&lt;/i&gt; de Gori, publi&#233;es en Italie, forment un ensemble de treize volumes et ont atteint leur troisi&#232;me &#233;dition &#8212; dont l'une, populaire, en 1946-47, fut rapidement &#233;puis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa mani&#232;re d'exposer les id&#233;es &#233;tait peut-&#234;tre particuli&#232;re au caract&#232;re italien et r&#233;pondait sans doute aux exigences du moment. Mais ses Po&#233;sies connurent des jours de grande diffusion et ses diverses &#339;uvres de th&#233;&#226;tre : &lt;i&gt;Id&#233;al &lt;/i&gt;, &lt;i&gt; Sans patrie&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Gens honn&#234;tes&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Premier mai&lt;/i&gt;, exposaient des sentiments, des besoins, des exigences propres aux premi&#232;res ann&#233;es de notre si&#232;cle. Et nous ne devons pas oublier qu'&#224; c&#244;t&#233; de ces &#339;uvres de propagande, il y a aussi ses &#233;crits de criminologie, et les comptes rendus de ses conf&#233;rences qui sont parmi ses &#339;uvres les plus importantes et se lisent aujourd'hui encore avec int&#233;r&#234;t et profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en compl&#233;ment &#224; cette contribution intellectuelle il y a l'exemple de sa vie, qui est pour tous un grand enseignement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une vie de militant : Pietro Gori </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ugo Fedeli</dc:creator>


		<dc:subject>Pietro Gori</dc:subject>
		<dc:subject>Italie</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;i&gt;Contre Courant&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>Internet Archive</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s le Congr&#232;s fameux tenu &#224; G&#234;nes en 1892, la rupture entre socialistes-autoritaires et anarchistes devint d&#233;finitive. Ce Congr&#232;s marqua dans l'histoire du parti socialiste italien une date importante et pour le mouvement anarchiste son vrai d&#233;part. Deux orateurs se signal&#232;rent dans la d&#233;fense du point de vue anarchiste : Luigi Galleani et Pietro Gori. Ce dernier &#8212; qui avait commenc&#233; sa vie militante dans les rangs de l'Internationale, &#224; Livourne et &#224; Pise &#8212; prenait depuis quelques ann&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-contre-courant-no6-juillet-1952-" rel="directory"&gt;Contre-Courant n&#176;6 - Juillet 1952&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-pietro-gori-+" rel="tag"&gt;Pietro Gori&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-italie-+" rel="tag"&gt;Italie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-contre-courant-269-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Contre Courant&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-internet-archive-+" rel="tag"&gt;Internet Archive&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans_titre-5-5f82f.jpg?1774699721' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s le Congr&#232;s fameux tenu &#224; G&#234;nes en 1892, la rupture entre socialistes-autoritaires et anarchistes devint d&#233;finitive. Ce Congr&#232;s marqua dans l'histoire du parti socialiste italien une date importante et pour le mouvement anarchiste son vrai d&#233;part. Deux orateurs se signal&#232;rent dans la d&#233;fense du point de vue anarchiste : Luigi Galleani et Pietro Gori. Ce dernier &#8212; qui avait commenc&#233; sa vie militante dans les rangs de l'Internationale, &#224; Livourne et &#224; Pise &#8212; prenait depuis quelques ann&#233;es une part active &#224; la vie du &#171; Parti ouvrier &#187;, lequel r&#233;unissait des &#233;l&#233;ments r&#233;volutionnaires et &#233;galitaires, libertaires et autoritaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me qu'il contribua &#224; donner, &#224; une heure importante de son histoire, son caract&#232;re propre au mouvement anarchiste, il allait devenir, tant par la plume que par la parole, le propagandiste infatigable des id&#233;es anarchistes. Enthousiaste, fervent et inlassable, il se donna tout entier au mouvement et, en Italie d'abord, puis &#224; l'&#233;tranger, il porta sa parole chaude et passionn&#233;e qui savait s&#233;duire et persuader.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il naquit &#224; Messine, le 14 ao&#251;t 1865. De son p&#232;re, qui fut soldat et conspirateur pour l'ind&#233;pendance de l'Italie, il avait h&#233;rit&#233; la fermet&#233; du combattant ; de sa m&#232;re, tendre et cultiv&#233;e, la cordialit&#233; du militant et la passion du chercheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fit ses &#233;tudes classiques et universitaires d'abord &#224; Livourne puis &#224; Pise et c'est durant ces ann&#233;es d'&#233;tudiant dans ces deux villes qu'il se familiarisa avec les id&#233;es socialistes, puis devint anarchiste.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_3871 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/65801_ca_object_representations_media_10741_large.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH792/65801_ca_object_representations_media_10741_large-b33cf.jpg?1774752007' width='500' height='792' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait alors, pour l'anarchisme, en Italie, des ann&#233;es particuli&#232;rement p&#233;nibles au cours desquelles police et magistrature frappaient d'autant plus durement les militants que les id&#233;es expos&#233;es par ces derniers trouvaient aupr&#232;s des masses une audience toujours plus grande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous l'influence de Bakounine &#8212; qui apportait en Italie les id&#233;es r&#233;volutionnaires de l'Internationale et y faisait une active propagande (en opposition aux conceptions mystico-politiques de Mazzini) &#8212; des hommes comme Cafiero, Favelli et Costa donn&#232;rent une vigoureuse impulsion au mouvement socialiste-libertaire naissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en 1885 que le jeune Gori, encore &#233;tudiant, adh&#233;ra &#224; ce mouvement, et en 1887 qu'il connut son premier proc&#232;s pour la publication d'une brochure : &lt;i&gt;Pens&#233;es rebelles&lt;/i&gt; qui rapporta &#224; son auteur une ann&#233;e de prison. Par la suite, cette brochure connut plusieurs dizaines d'&#233;di&#173;tions, mais aucun juge n'y trouva plus alors mati&#232;re &#224; poursuites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les pers&#233;cutions &#8212; les adh&#233;rents &#224; l'Internatio&#173;nale &#233;taient pr&#233;sent&#233;s comme de dangereux malfaiteurs, sans cesse surveill&#233;s et pers&#233;cut&#233;s par la police &#8212; Gori r&#233;ussit &#224; prendre ses grades universitaires, soutenant une th&#232;se remarquablement courageuse &#224; l'&#233;poque : &lt;i&gt;La mis&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
et le crime&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Italie, comme dans tous les pays, la vie du militant est jalonn&#233;e par les arrestations et les proc&#232;s. Certains de ceux-ci, les plus importants, eurent lieu en 1887, 89, 90, 91, 94 et 98. En 1891, avant que la scission du parti ouvrier &#8212; lequel suivait encore les directives de la pre&#173;mi&#232;re Internationale &#8212; s&#233;par&#226;t les socialistes en autori&#173;taires et libertaires, Gori prit part au Congr&#232;s de Capolago &#8212; congr&#232;s auquel particip&#232;rent des hommes comme Save&#173;rio Merlino, Malatesta et Almicare Cipriani &#8212; qui marqua le d&#233;but d'un important d&#233;veloppement de l'action et de la propagande anarchistes en Italie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devenu avocat, mais ne pouvant exercer &#224; Livourne, &#224; cause des continuelles provocations polici&#232;res, Gori se ren&#173;dit &#224; Milan o&#249;, pensait-il, il lui serait plus ais&#233; de tra&#173;vailler et de lutter. C'est dans cette ville qu'il fonda &#8212;aid&#233; par un groupe d'&#233;tudiants et d'ouvriers &#8212; le journal&lt;i&gt; l'Ami du peuple&lt;/i&gt; dont les vingt-sept num&#233;ros publi&#233;s furent syst&#233;matiquement saisis et poursuivis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Milan, il accourait toujours l&#224; o&#249; la pr&#233;sence de l'avocat &#233;tait jug&#233;e n&#233;cessaire, et de nombreuses plaidoiries prononc&#233;es par lui &#224; cette &#233;poque sont rest&#233;es c&#233;l&#232;bres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant 1892, socialistes-l&#233;galitaires et socialistes-anar&#173;chistes (c'est ainsi que, pendant longtemps, on appela les anarchistes en Italie) unissaient leurs efforts et, parmi les seconds, nombreux &#233;taient ceux qui avaient adh&#233;r&#233; au &#171; parti ouvrier &#187;. Comme nous l'avons dit plus haut c'est pr&#233;cis&#233;ment au Congr&#232;s de G&#234;nes que les deux tendances se heurt&#232;rent, d'o&#249; r&#233;sulta la scission. Le &#171; parti ouvrier &#187; se fractionna en &#171; parti socialiste &#187; et &#171; mouvement anar&#173;chiste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;(&lt;i&gt;&#224; suivre&lt;/i&gt;) &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mort accidentelle d'un anarchiste de Dario Fo</title>
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		<dc:subject>Dario Fo</dc:subject>
		<dc:subject>Giuseppe Pinelli </dc:subject>
		<dc:subject>Internet Archive</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Mort accidentelle d'un anarchiste est une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre &#233;crite par Dario Fo, prix Nobel de litt&#233;rature en 1997. La premi&#232;re repr&#233;sentation de la pi&#232;ce a eu lieu le 5 d&#233;cembre 1970 &#224; Varese, avec une mise en sc&#232;ne de Dario Fo et de son groupe th&#233;&#226;tral &#171; La Commune &#187;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-partages-noirs-" rel="directory"&gt;Partages &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-dario-fo-+" rel="tag"&gt;Dario Fo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-giuseppe-pinelli-+" rel="tag"&gt;Giuseppe Pinelli &lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-internet-archive-+" rel="tag"&gt;Internet Archive&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH99/arton1213-4701d.jpg?1774711332' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Mort accidentelle d'un anarchiste&lt;/i&gt; est une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre &#233;crite par Dario Fo, prix Nobel de litt&#233;rature en 1997. La premi&#232;re repr&#233;sentation de la pi&#232;ce a eu lieu le 5 d&#233;cembre 1970 &#224; Varese, avec une mise en sc&#232;ne de Dario Fo et de son groupe th&#233;&#226;tral &#171; La Commune &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette pi&#232;ce est une satire qui d&#233;nonce les injustices et la corruption en m&#233;langeant rire et gravit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pi&#232;ce, &#233;crite en 1970, est d&#233;di&#233;e &#224; la mort accidentelle de l'anarchiste Giuseppe Pinelli, &#171; accidentellement &#187; tomb&#233; du quatri&#232;me &#233;tage d'un commissariat de Milan, alors qu'il &#233;tait interrog&#233; dans le cadre de l'attentat de la piazza Fontana, commis en d&#233;cembre 19693. Cette affaire fera scandale en Italie. Elle mettra au jour des m&#233;thodes que Dario Fo d&#233;nonce &#224; plusieurs reprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;criture de la pi&#232;ce s'est appuy&#233;e sur des documents trouv&#233;s par les &#233;poux Fo (proc&#232;s-verbaux, articles de presse, interviews). La pi&#232;ce a ainsi chang&#233; de forme au fur et &#224; mesure que de nouvelles d&#233;couvertes contribuaient &#224; l'approfondissement de l'affaire Pinelli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Mort_accidentelle_d%27un_anarchiste&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wikip&#233;dia&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;tt&gt;&lt;widget_audio123&gt;&lt;/tt&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://archive.org/details/dariofomortaccidentelledunanarchiste" class="spip_out"&gt;Archive.org - Mort accidentelle d'un anarchiste&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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