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	<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>L&#233;on Metchnikoff </title>
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		<dc:creator>Peter Jud </dc:creator>


		<dc:subject>&#201;lis&#233;e Reclus</dc:subject>
		<dc:subject>@narlivres</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;i&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>L&#233;on Metchnikoff</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L&#233;on Metchnikoff fut l'un des meilleurs amis d'Elis&#233;e Reclus, pendant quelque temps un de ses plus proches collaborateurs, des ann&#233;es durant son secr&#233;taire ; il &#233;tait de plus g&#233;ographe, ethnologue et anarchiste... mais qui conna&#238;t encore son nom ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le chef-d'oeuvre de Metchnikoff, La Civilisation et les grands fleuves historiques (1889), on trouve une longue pr&#233;face d'Elis&#233;e Reclus, &#224; la fois introduction et n&#233;crologie de l'auteur qui disparut avant la publication. Citons alors de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-itineraire-une-vie-une-pensee-no14-15-elisee-reclus-" rel="directory"&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e n&#176;14/15 : &#171; Elis&#233;e Reclus &#187;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-elisee-reclus-57-+" rel="tag"&gt;&#201;lis&#233;e Reclus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-source-narlivres-+" rel="tag"&gt;@narlivres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-itineraire-une-vie-une-pensee-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-leon-metchnikoff-145-+" rel="tag"&gt;L&#233;on Metchnikoff&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1076-0038d.png?1774743929' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L&#233;on Metchnikoff fut l'un des meilleurs amis d'Elis&#233;e Reclus, pendant quelque temps un de ses plus proches collaborateurs, des ann&#233;es durant son secr&#233;taire ; il &#233;tait de plus g&#233;ographe, ethnologue et anarchiste... mais qui conna&#238;t encore son nom ?&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La vie et l'&#339;uvre de Metchnikoff ont &#233;t&#233; trait&#233;s &#224; fond pour la premi&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le chef-d'&#339;uvre de Metchnikoff, &lt;i&gt;La Civilisation et les grands fleuves historiques &lt;/i&gt; (1889), on trouve une longue pr&#233;face d'Elis&#233;e Reclus, &#224; la fois introduction et n&#233;crologie de l'auteur qui disparut avant la publication. Citons alors de cette pr&#233;face :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quelque temps avant sa mort, L&#233;on Metchnikoff me confia le manuscrit de cet ouvrage, en me priant d'en revoir le texte et d'en surveiller l'impression. J'acceptai, d'autant plus d&#233;sireux d'accomplir cette t&#226;che que je connaissais la haute valeur du livre de mon ami. J'esp&#233;rais pouvoir ainsi r&#233;parer dans la mesure de mes forces les torts de la destin&#233;e, car elle fut injuste envers Metchnikoff, comme elle l'est d'ailleurs presque toujours envers ceux qui ne demandent pas le succ&#232;s &#224; l'intrigue. (...) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Quoique n&#233; &#224; P&#233;tersbourg, au mois de mai 1838&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le 30 mai d'apr&#232;s le calendrier gr&#233;gorien ; d'apr&#232;s le calendrier julien (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, L&#233;on Metchnikoff &#233;tait d'origine m&#233;ridionale. Son p&#232;re, propri&#233;taire dans le gouvernement de Charkov, et sa m&#232;re, de naissance isra&#233;lite, appartenaient &#224; des familles petites-russiennes (...). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Malade d&#232;s sa premi&#232;re enfance, L&#233;on ne put supporter le rude climat du nord, et en 1851 ses parents durent le mener &#224; Charkov pour lui faire continuer ses &#233;tudes en de meilleures conditions. Il se r&#233;tablit en effet, et le premier usage qu'il voulut faire de ses forces, &#224; l'&#226;ge de 16 ans, fut de s'&#233;chapper pour aller en Crim&#233;e prendre part &#224; la d&#233;fense de S&#233;bastopol ; toutefois, arr&#234;t&#233; en route, il fut reconduit de force &#224; son coll&#232;ge. Peu apr&#232;s, il entrait &#224; l'universit&#233; comme &#233;tudiant en m&#233;decine ; mais, &#224; cette &#233;poque, les grandes &#233;coles russes &#233;taient aussi des champs de bataille entre des agents despotiques et tracassiers et les &#233;tudiants avides de libert&#233;. Sept mois ne s'&#233;taient pas encore &#233;coul&#233;s que L&#233;on Metchnikoff &#233;tait expuls&#233; de l'universit&#233; de Charkov. Il retourna &#224; P&#233;tersbourg et fr&#233;quenta l'Acad&#233;mie de m&#233;decine, puis les cours de la Facult&#233; de physique et de math&#233;matique, ceux de l'Acad&#233;mie des arts et enfin l'institut des langues orientales. Ainsi, en tr&#232;s peu d'ann&#233;es, L&#233;on Metchnikoff se livra successivement aux &#233;tudes les plus diverses. L'esprit de r&#233;volte contre un r&#233;gime universitaire oppressif et mesquin eut peut-&#234;tre une certaine part dans ces divers changements ; mais le principal mobile chez ce jeune homme ardent, dou&#233; d'une imagination et d'une m&#233;moire des plus heureuses, c'&#233;tait l'avidit&#233; de voir et de savoir. Puis vinrent l'&#232;re des voyages et la lutte pour l'existence. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un interm&#233;diaire aux dons multiples &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; En 1858, il avait &#224; peine atteint sa vingti&#232;me ann&#233;e qu'il fut choisi comme interpr&#232;te de la mission diplomatique envoy&#233;e aux lieux saints sous la direction de Mansouroff. Il visita Constantinople, le mont Athos, J&#233;rusalem ; mais bient&#244;t, &#224; la suite d'un duel et d'une conduite peu respectueuse envers ses chefs, il dut quitter son poste d'interpr&#232;te ; il entra comme agent dans une soci&#233;t&#233; de navigation et de commerce. Apr&#232;s avoir s&#233;journ&#233; d'abord &#224; Be&#239;rout [Beyrouth, Liban], il se rendit &#224; Galatz [Galati, Roumanie], mais il ne resta que peu de temps dans cette ville d'affaires, o&#249; tout contrariait sa nature, et sans passe-port, presque sans ressources, il partit pour Venise afin de continuer ses &#233;tudes de peinture, celles que pendant toute sa vie il poursuivit avec le plus de passion, avec des enthousiasmes m&#234;l&#233;s de d&#233;sespoir. L&#224; encore, son imp&#233;tueux caract&#232;re, prompt au sacrifice, ne lui permit pas de rester. (...) Comment n'aurait-il pas essay&#233; de prendre part &#224; l'&#233;mancipation de l'Italie et de s'associer avec d'autres jeunes hommes, amoureux de libert&#233;, pour aller rejoindre l'arm&#233;e de Garibaldi ? Soup&#231;onn&#233;, puis traqu&#233; par la police autrichienne, il r&#233;ussit &#224; la d&#233;pister et s'enfuit pour Livourne, o&#249; il entra dans le d&#233;tachement de Milbitz. Apr&#232;s de nombreuses p&#233;rip&#233;ties, il atteignait enfin l'Italie m&#233;ridionale et combattait dans les Calabres, puis sur le Vulturne, o&#249; il fut gri&#232;vement bless&#233; par l'explosion d'une mine. Couvert de contusions et de plaies (...), il fut emport&#233; &#224; l'h&#244;pital de Naples o&#249; des camarades d&#233;vou&#233;s, entre autres le bon et grand Alexandre Dumas, le soign&#232;rent avec d&#233;vouement et l'arrach&#232;rent &#224; la mort. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les ann&#233;es suivantes, &#224; Naples, &#224; Livourne, &#224; Florence, &#224; Gen&#232;ve, furent en grande partie consacr&#233;es par L&#233;on Metchnikoff &#224; la propagande politique et sociale. Gr&#226;ce &#224; ses connaissances vari&#233;es et surtout &#224; sa pratique des dix principales langues de l'Europe, il &#233;tait devenu l'interm&#233;diaire naturel entre les hommes &#233;minents des partis r&#233;volutionnaires, patriotes ou socialistes, tels que Garibaldi, Herzen, Bakounine ; il eut &#224; remplir des missions p&#233;rilleuses en Italie et en Espagne : lorsque l'on faisait appel &#224; son d&#233;vouement, il &#233;tait toujours pr&#234;t. Malgr&#233; la maladie, il semblait ne pas conna&#238;tre la fatigue : la fi&#232;vre m&#234;me l'aidait &#224; travailler davantage ; discours, conf&#233;rences, lettres, articles de journaux et de revues en diverses langues, son &#339;uvre de propagande &#233;tait incessante. Il fut surtout le collaborateur z&#233;l&#233; des deux fameux journaux de la Russie, le &lt;i&gt;Kolokol &lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Cloche&lt;/i&gt;) de Herzen et le &lt;i&gt;Sovr&#233;m&#233;nik &lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Actualit&#233;&lt;/i&gt;) de Tchernichevsky. En m&#234;me temps, il fallait vivre, et il subvenait &#224; son existence par des articles que publiaient les revues russes sur divers sujets scientifiques. Mais les ciseaux de la censure guettaient tous les articles publi&#233;s, sous son nom ou sous des pseudonymes. Un travail &#233;tait-il supprim&#233;, il en envoyait aussit&#244;t un autre. Telle &#233;tait sa puissance de travail que, ayant &#224; &#233;crire un m&#233;moire en trois parties, il dut envoyer successivement plusieurs articles pour &lt;br class='autobr' /&gt;
remplacer ceux qui furent supprim&#233;s par la censure, et pourtant aucun arr&#234;t n'eut lieu dans la publication. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1230 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende descriptif' data-legende-len=&#034;39&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH224/img-2-small580-435ea-e21ed.jpg?1774743930' width='150' height='224' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt; L&#233;on Metchnikoff habill&#233; en samoura&#239;.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&#171; Malgr&#233; ce labeur acharn&#233;, il lui &#233;tait devenu graduellement impossible de lutter contre la mis&#232;re. Il prit une r&#233;solution prompte, celle d'&#233;tudier le chinois et le japonais pour aller professer dans une grande &#233;cole de l'Extr&#234;me-Orient. C'&#233;tait en 1873, et d&#232;s le commencement de l'ann&#233;e 1874, il partait pour Yeddo [Tokyo], invit&#233; par le ministre de l'Instruction publique &#224; r&#233;organiser une &#233;cole russe fond&#233;e pour les &#233;tudiants japonais. L'institution prosp&#233;ra &#224; souhait, les &#233;l&#232;ves accoururent en grand nombre pour s'initier aux m&#233;thodes scientifiques de l'Occident enseign&#233;es dans leur propre langue. La part de Metchnikoff fut une des plus grandes dans le travail de cette pl&#233;iade d'instituteurs qui vinrent d'Europe et d'Am&#233;rique et qui (...) ont accompli une &#339;uvre prodigieuse, unique jusqu'ici dans l'histoire de l'humanit&#233; ; ils ont annex&#233; toute une nation de quarante millions d'hommes &#224; une civilisation nouvelle, et cela non par la conqu&#234;te, mais par le simple enseignement, par l'&#233;clat de la v&#233;rit&#233; d&#233;montr&#233;e sur les livres et le tableau noir, Metchnikoff se d&#233;vouait avec enthousiasme &#224; cette propagande admirable (...) ; mais l'an&#233;mie, la maladie japonaise par excellence, ne lui permit plus de continuer son &#339;uvre, et il dut retourner en Europe. revint par la voie des &#238;les Sandwich [Hawaii], de San Francisco et de New York, apportant avec lui le manuscrit de son beau livre, &lt;i&gt;L'Empire japonais&lt;/i&gt;, illustr&#233; de ses propres dessins originaux et bizarres, bien con&#231;us dans le g&#233;nie de la nation qu'il d&#233;crivait. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1231 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/img-4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH212/img-4-40344-61722.jpg?1774743930' width='150' height='212' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est peu de temps apr&#232;s son retour du Japon que j'eus le bonheur de faire la connaissance de L&#233;on Metchnikoff et qu'il voulut bien accepter de me pr&#234;ter son appui, surtout en me fournissant de pr&#233;cieux documents sur la Chine et le Japon, contr&#233;es dont je tentais alors la description dans ma &lt;i&gt;Nouvelle G&#233;ographie universelle&lt;/i&gt;. Les ann&#233;es suivantes [&#224; Clarens, aux bords du lac L&#233;man], il continua de me seconder par des recherches dans les ouvrages dont la langue m'&#233;tait inconnue, par la r&#233;daction de notes et de m&#233;moires sur des questions sp&#233;ciales qui l'int&#233;ressaient, enfin par la lecture et l'annotation des &#233;preuves et la manutention des livres et manuscrits. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En 1883, le conseil d'&#201;tat de Neuch&#226;tel lui offrit &#224; l'Acad&#233;mie la place de professeur de statistique et de g&#233;ographie compar&#233;e qu'il accepta et qu'il remplit avec l'enthousiasme pour la science apport&#233; par lui &#224; tous ses travaux. Dans cette nouvelle situation, il ne fut pas difficile &#224; un homme de sa valeur morale de conqu&#233;rir la cordiale sympathie de ses coll&#232;gues et des &#233;tudiants. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais c'est aux d&#233;pens de sa vie qu'il menait de front deux s&#233;ries d'&#233;tudes avec le m&#234;me &#233;lan fi&#233;vreux, avec le m&#234;me m&#233;pris des aises et de la sant&#233;. La maladie fit des progr&#232;s rapides. Un cong&#233; pris pendant l'hiver de 1887 ne fut gu&#232;re pour lui qu'une &lt;br class='autobr' /&gt;
occasion de donner une autre forme &#224; son labeur de recherches et de collaboration ; lorsqu'il revint &#224; Clarens, les m&#233;decins avaient perdu l'espoir de le sauver, et il s'&#233;teignit le 30 juin 1888, apr&#232;s de longues souffrances, interrompues par les r&#233;voltes de ce z&#232;le d&#233;vorant pour le travail qu'il n'avait jamais pu satisfaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La mort de mon ami ne m'a point s&#233;par&#233; de lui. C'est par l'affection non interrompue, par la solidarit&#233; qui s'&#233;tend d'une existence &#224; l'autre que se fait la continuit&#233; de la vie par-del&#224; le tombeau. Les morts n'ont pas cess&#233; de vivre quand des amis ont gard&#233; leur m&#233;moire toujours pr&#233;sente et suivent les entretiens commenc&#233;s. Toujours sous le charme du regard et du sourire que l'on dit &#233;teints d&#233;sormais tout en en jouissant encore, les vivants ont en eux plus que l'image du mort et l'&#233;cho de sa parole ; ils ont h&#233;rit&#233; d'une &#233;tincelle de cette vie qui semblait achev&#233;e et m&#234;lent &#224; leur propre intelligence quelque chose de la pens&#233;e de celui qui n'est plus. L'existence continue ainsi d'&#233;voluer, d'un homme &#224; tous les autres hommes, par l'interm&#233;diaire de ceux qui l'ont aim&#233;. &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Elis&#233;e Reclus, &#171; Pr&#233;face &#187;, dans L&#233;on Metchnikoff, La Civilisation et les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'intertitre est de la r&#233;daction (NdR). &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La vie et l'&#339;uvre de Metchnikoff ont &#233;t&#233; trait&#233;s &#224; fond pour la premi&#232;re fois dans Peter Jud, &lt;i&gt;L&#233;on Metchnikoff &lt;/i&gt; (Lev ll'ic Mecnikov)&lt;i&gt;, 1838-1888. Ein rus-sischer Geograph in der Schweiz (L.M. Un g&#233;ographe russe en Suisse)&lt;/i&gt;, Zurich, Oriole-Verlag, 1995 (NdR).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le 30 mai d'apr&#232;s le calendrier gr&#233;gorien ; d'apr&#232;s le calendrier julien utilis&#233; alors en Russie le 18 mai 1838.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Elis&#233;e Reclus, &#171; Pr&#233;face &#187;, dans L&#233;on Metchnikoff, &lt;i&gt;La Civilisation et les grands fleuves historiques&lt;/i&gt;, Paris, Hachette, 1889, pp. V-XII.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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