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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Rudolph Rocker : &#171; L'Eglise et son r&#244;le politique en Espagne &#187;</title>
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		<dc:date>2023-07-18T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Rudolph Rocker</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution espagnole (1936-1939)</dc:subject>
		<dc:subject>Rudolf Rocker</dc:subject>
		<dc:subject>Archives Autonomies</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ce texte de Rudolph Rocker est paru dans &lt;i&gt;L'Espagne nouvelle&lt;/i&gt; - Nouvelle s&#233;rie - n&#176;2 du 26 avril 1937.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton986-2c628.jpg?1774693439' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce texte de Rudolph Rocker est paru dans &lt;i&gt;L'Espagne nouvelle&lt;/i&gt; - nouvelle s&#233;rie - n&#176;2 du 26 avril 1937.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est n&#233;cessaire de conna&#238;tre le r&#244;le de l'Eglise dans l'histoire espagnole pour comprendre les &#233;v&#233;nements actuels. En Espagne, l'Eglise n'a jamais &#233;t&#233; une institution religieuse pure et simple, mais bien une formidable puissance &#233;conomique et politique qui, pendant des si&#232;cles, a impos&#233; sa domination a tout la vie sociale du pays. C'est une longue et sanglante histoire au cours de laquelle l'Eglise s'est continuellement manifest&#233;e comme l'ennemi mortel de tout progr&#232;s humain et la centrale de toutes les r&#233;actions.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La fin d'une civilisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pendant les guerres interminables contre les Maures, qui se prolong&#232;rent pr&#232;s de huit cents ans, l'Eglise fut la force d&#233;terminante et le principal instrument de l'absolutisme espagnol. Durant des si&#232;cles, l'Espagne avait &#233;t&#233; la nation la plus avanc&#233;e de l'Europe, le refuge des sciences, des arts, de l'industrie et de l'agriculture. Mais, &#224; mesure que les Maures, h&#233;ritiers de la civilisation grecque et orientale, &#233;taient chass&#233;s du pays par les barons f&#233;odaux de Navarre et de Vieille Castille, celui-ci tombait sous le joug de l'Eglise et de la Monarchie &#171; tr&#232;s-chr&#233;tienne &#187; et cette grande civilisation &#233;tait d&#233;truite par le fer et par le feu. Les droits et libert&#233;s des communes et cit&#233;s espagnoles, respect&#233;es par les Califes, furent abolies par les rois et les &#233;v&#234;ques, apr&#232;s que des milliers et des milliers d'hommes eussent &#233;t&#233; &#233;gorg&#233;s au cours de leur r&#233;sistance contre cette nouvelle et effroyable servitude. Le sol se transforma en d&#233;sert, les merveilleuses industries sombr&#232;rent dans la d&#233;cadence. La vie spirituelle fut &#233;touff&#233;e. Lors du r&#232;gne du despote sinistre que fut Philippe II, l'Espagne avait perdu pr&#232;s de la moiti&#233; de sa population.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les crimes et les profits de l'Inquisition&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce fut l'Eglise et les repr&#233;sentants du despotisme royal qui invent&#232;rent ce terrible tribunal de l'Inquisition, principal instrument d'oppression et d'extermination des peuples ib&#233;riques. Suivant une estimation tr&#232;s mod&#233;r&#233;e, due &#224; l'abb&#233; de Montgaillard et portant sur trois si&#232;cles seulement (de 1481 &#224; 1781), le nombre des personnes br&#251;l&#233;es vives en Espagne, fut de 330 000. Les biens des victimes &#233;taient aussit&#244;t confisqu&#233;s par l'&#201;tat, qui renfor&#231;ait d'autant son despotisme et son alliance avec l'Eglise catholique.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_966 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/an_auto-da-fe_of_the_spanish_inquisition_and_the_execution_o_wellcome_v0041892.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH388/an_auto-da-fe_of_the_spanish_inquisition_and_the_execution_o_wellcome_v0041892-64d89.jpg?1774779742' width='500' height='388' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Pendant toutes ces ann&#233;es d'esclavage et de d&#233;gradation, l'Eglise mit un soin jaloux &#224; isoler le pays de toute influence culturelle ext&#233;rieure. Sur la liste des livres interdits, publi&#233;e par l'Inquisition en 1790, nous trouvons les noms de plus de 7 600 &#233;crivains, parmi lesquels les ouvrages classiques d'Horace, Ovide, Cic&#233;ron, Plutarque, Dante, P&#233;trarque, Boccace, et bien d'autres. A la m&#234;me &#233;poque, l'Espagne &#233;tait aux mains d'une arm&#233;e de 134 000 pr&#234;tres, 46 000 moines et 32 000 nonnes. La propri&#233;t&#233; fonci&#232;re de l'Eglise, le revenu annuel total de cette institution lui rapportait un revenu annuel de 500 millions de r&#233;aux. En plus de cela, l'Eglise poss&#233;dait en immeubles, b&#233;tail, troupeaux, etc. des biens &#233;valu&#233;s &#224; 82 millions. Ensemble, avec toutes les autres sources d'exploitation propres &#224; l'Eglise, le revenu annuel total de cette institution repr&#233;sentait 1 milliard 600 millions de r&#233;aux. Mais le peuple vivait pour 72 t&#234;tes d'habitants (&lt;i&gt;sic&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Eglise contre la Constitution&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution fran&#231;aise introduisit dans la p&#233;ninsule les premi&#232;res id&#233;es du lib&#233;ralisme, et celles-ci ne tard&#232;rent pas &#224; s'emparer des intelligences. Depuis lors, la lutte contre l'Eglise et la Monarchie n'a jamais connu de tr&#234;ve. En 1812, la Constitution de Cadix fut proclam&#233;e. Elle abolissait l'Inquisition et paralysait le pouvoir de l'Eglise. Elle n'&#233;tait pas due &#224; la contrainte des autorit&#233;s fran&#231;aises, mais, bien au contraire, au r&#233;veil populaire suscit&#233; par l'invasion et &#224; l'esprit d'ind&#233;pendance d&#233;velopp&#233; au cours de la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la d&#233;faite de Napol&#233;on, En Espagne, Fernand VII reprit possession de Madrid. Il reconnut la Constitution du peuple et jura solennellement de gouverner conform&#233;ment &#224; la volont&#233; nationale et aux nouvelles lois du pays. Pendant quelques mois, l'Espagne connut les joies de la libert&#233; politique, succ&#233;dant &#224; des si&#232;cles de despotisme cl&#233;rical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Fernand, que Louis-Philippe (qui s'y connaissait) appelait &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;la plus parfaite canaille que le monde ait jamais vue&lt;/q&gt;, conspira avec l'Eglise pour le renversement de la Constitution, qu'il stigmatisa comme &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;une invention du diable et un crime contre le droit divin de la Monarchie et de l'Eglise&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle p&#233;riode de r&#233;action s'abattit sur l'Espagne. La Constitution fut abolie, l'Inquisition r&#233;tablie et 50 000 &#171; h&#233;r&#233;tiques &#187; furent enterr&#233;s vivants dans les ge&#244;les et les chambres de torture de l'&#233;pouvantable tribunal.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Riego, le Lib&#233;rateur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1820, Rafael del Riego se leva contre la tyrannie sanglante de Fernand VII et marcha sur Madrid avec ses soldats. Les provinces de Catalogne et de Galice suivirent son exemple, et tous les &#233;l&#233;ments lib&#233;raux acclam&#232;rent Riego comme lib&#233;rateur du pays. Fernand VII, r&#233;alisant le danger, changea imm&#233;diatement de politique et se pr&#233;tendit constitutionnaliste, accusant ses conseillers et les rendant responsables de tout. La Constitution de Cadix fut restaur&#233;e, l'Inquisition abolie une fois de plus, et les J&#233;suites chass&#233;s du pays. Les prisons s'ouvrirent et rel&#226;ch&#232;rent toutes les victimes innocentes de la pers&#233;cution politique. Fernand VII pronon&#231;a son fameux discours aux Cort&#232;s maudissant les ennemis de la Constitution et assurant les d&#233;put&#233;s qu'il n'avait pas d'autre v&#339;u que d'&#234;tre &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;le premier serviteur de son peuple bien-aim&#233;&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut le d&#233;but d'une nouvelle &#232;re de vie dans le pays. Les Cort&#232;s promulgu&#232;rent des &#171; lois d'&#233;ducation &#187; et des &#233;coles s'&#233;difi&#232;rent par toute l'Espagne. Mais pendant que les lib&#233;raux s'absorbaient dans leur travail constructif pour la r&#233;g&#233;n&#233;ration du pays, Fernand VII et l'Eglise firent appel &#224; la &#171; Sainte-Alliance &#187; pour venir &#224; son aide, de l'&#233;tranger, contre leurs ennemis du parti lib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le retour des &#171; cha&#238;nes &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1823, deux &#233;v&#234;ques et 127 pr&#233;lats fond&#232;rent l'inf&#226;me soci&#233;t&#233; secr&#232;te qui est connue dans l'histoire de l'Espagne sous le nom de &#171; L'Ange exterminateur &#187; (&lt;i&gt;El Angel Exterminator&lt;/i&gt;). Cette monstrueuse confr&#233;rie soudoyait une v&#233;ritable arm&#233;e d'assassins, dans le but de faire dispara&#238;tre toutes les figures en vue du lib&#233;ralisme espagnol. De 1823 &#224; 1825, plus de 4 000 personnes furent assassin&#233;es par les agents de cette bande de meurtriers cl&#233;ricaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me ann&#233;e, le Duc d'Angoul&#234;me, avec 60 000 soldats fran&#231;ais, fit son entr&#233;e en Espagne pour aider Fernand VII &#224; en finit avec les constitutionnalistes espagnols. Apr&#232;s l'&#233;crasement de ces derniers, avec l'aide de cette arm&#233;e &#233;trang&#232;re, l'Espagne retomba dans les fers pour de longues ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun pays au monde n'a connu une p&#233;riode de r&#233;action aussi horrible. Les lib&#233;raux furent tu&#233;s en masse. Plus de 50 000 d'entre eux disparurent dans les prisons de l'Inquisition. Riego, le lib&#233;rateur du pays, fut ex&#233;cut&#233; de fa&#231;on ignominieuse. Il fut cousu dans un sac et transport&#233; au gibet sur un &#226;ne, pendant que la populace, sur l'incitation des pr&#234;tres, l'insultait dans son id&#233;al et sa foi au cri de &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Vivan las cadenas !&lt;/q&gt; (Vivent les cha&#238;nes !). Toutes les &#233;coles fond&#233;es par les lib&#233;raux furent d&#233;truites, et l'Inquisition ordonna de br&#251;ler tous les livres &#224; l'exception de ceux portant la marque de la Soci&#233;t&#233; de J&#233;sus. Jusqu'en 1826 se prolong&#232;rent les &#171; auto-da-f&#233; &#187;, dont la derni&#232;re victime &#224; Valence fut le ma&#238;tre d'&#233;cole Ripoli. Il fut pendu et son cadavre br&#251;l&#233; sur la place du march&#233; pour avoir exprim&#233; son incr&#233;dulit&#233; &#224; l'&#233;gard des dogmes de l'Eglise.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Eglise et l'Ecole populaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Entre les mains de l'Eglise, l'enseignement populaire espagnol &#233;tait r&#233;duit &#224; la r&#233;citation du cat&#233;chisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute tentative de combattre l'ignorance au moyen d'une &#233;ducation v&#233;ritable fut d&#233;nonc&#233;e par l'Eglise comme un &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;crime contre les lois de Dieu&lt;/q&gt;. En 1851, Antonio Cervera fonde une &#233;cole &#224; Madrid dans le but de fournir aux ouvriers de cette ville la possibilit&#233; d'acqu&#233;rir une instruction &#233;l&#233;mentaire. Il rencontre un succ&#232;s imm&#233;diat et, bient&#244;t, ses cours du soir sont suivis par cinq cents &#233;coliers ardents et diligents. Mais la noble tentative de Cervera &#233;veille la susceptibilit&#233; cl&#233;ricale. Une d&#233;l&#233;gation d'espagnol-lib&#233;raux tenta en vain d'obtenir du ministre Bravo Murillo la grace de l'&#233;cole. Murillo r&#233;pondit par cette phrase cynique : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Nous n'avons pas besoin en Espagne d'ouvriers qui sachent lire et &#233;crire. Ce qu'il nous faut, c'est des b&#234;tes de somme.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est inutile d'ajouter que l'&#233;cole de Cervera fut supprim&#233;e, et beaucoup d'autres avec elle. De la destruction des &#233;coles lib&#233;rales en 1824, &#224; l'inf&#226;me ex&#233;cution de Francisco Ferrer, fondateur de l'Ecole moderne &#224; Barcelone, l'Ecole resta continuellement fid&#232;le &#224; la m&#234;me politique d'obscurantisme &#224; 100 pour cent, dans le but de pr&#233;venir tout d&#233;veloppement du la&#239;cisme et de l'anticl&#233;ricalisme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi les Eglises ont br&#251;l&#233; en Espagne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans les luttes sans nombre que le peuple espagnol a livr&#233; contre ses oppresseurs, depuis la R&#233;volution fran&#231;aise jusqu'&#224; nos jours, l'Eglise a constamment fait cause commune avec les ennemis de la nation, de m&#234;me qu'elle s'est aujourd'hui rang&#233;e parmi les bourreaux et envahisseurs fascistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est mentir de propos d&#233;lib&#233;r&#233;, que de pr&#233;tendre que les r&#233;cents incendies d'&#233;glises et de monast&#232;res sont le produit des &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;doctrines import&#233;es du Marxisme et du Bolch&#233;visme&lt;/q&gt;, comme veulent le faire croire les d&#233;cerveleurs fascistes. Le fait est que la majorit&#233; du mouvement ouvrier moderne en Espagne n'a jamais subi l'influence des id&#233;es marxistes et moins encore celles de L&#233;nine et de Staline. Les &#233;glises ont br&#251;l&#233; en Espagne, chaque fois que le peuple s'est soulev&#233;, bien longtemps ayant la naissance de Marx, et la p&#233;n&#233;tration en Espagne des id&#233;es fondamentales du socialisme. Chaque mouvement progressif a trouv&#233; dans l'Eglise son plus terrible et mortel ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun r&#233;volutionnaire espagnol, depuis les pionniers du lib&#233;ralisme et de la d&#233;mocratie de jadis, jusqu'aux ouvriers anarchistes de la CNT et de la FAI actuelles, n'a jamais song&#233; &#224; s'en prendre aux gens pour leurs croyances reli&#173;gieuses. Dans la terre classique de l'Inquisition, la terre de Torquemada, Escobar et Loyola, o&#249; la plus l&#233;g&#232;re h&#233;r&#233;sie en mati&#232;re de dogme &#233;tait punie de torture et de mort, ils ont suffisamment appris que les id&#233;es religieuses ne pouvaient &#234;tre alt&#233;r&#233;es par la contrainte ni par la vio&#173;lence. Mais tout en reconnaissant la libert&#233; d'opinion personnelle des individus, ils ont &#233;t&#233; plac&#233;s, d&#232;s le premier jour dans la n&#233;cessit&#233; de combattre l'Eglise, qui a toujours &#233;t&#233; et qui reste encore de nos jours la forteresse politique de la r&#233;action, et l'ennemie acharn&#233;e de toute forme de progr&#232;s social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://archivesautonomies.org/spip.php?article4537" class="spip_out"&gt;Voir en ligne : Retrouvez sur le site de &#171; Fragments d'Histoire de la gauche radicale &#187; les sommaires de &lt;i&gt;L'Espagne nouvelle&lt;/i&gt; (1937-1939) &lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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