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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>{100 a&#241;os} Ricardo Flores Mag&#243;n : &#171; A la recherche de la libert&#233; &#187;</title>
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		<dc:date>2022-12-01T12:19:41Z</dc:date>
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		<dc:creator>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution mexicaine (1910)</dc:subject>
		<dc:subject>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt; (4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque) n&#176;10 - 5 novembre 1910&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-ricardo-flores-magon-regeneracion-1910-" rel="directory"&gt;Ricardo Flores Mag&#243;n - Regeneraci&#243;n 1910&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-revolution-mexicaine-1910-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution mexicaine (1910)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-ricardo-flores-magon-11-+" rel="tag"&gt;Ricardo Flores Mag&#243;n&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton535-75a34.png?1774713335' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt; (4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque) n&#176;10 - 5 novembre 1910&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paroles prononc&#233;es &#224; la session du groupe &#171; Regeneraci&#243;n &#187; le 30 octobre 1910.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'humanit&#233; se trouve en ce moment dans une de ces p&#233;riodes qu'on appelle de transition, c'est-&#224;-dire, le moment historique o&#249; les soci&#233;t&#233;s humaines font des efforts pour transformer le milieu politique et social o&#249; ils ont v&#233;cu, en un autre qui s'adapte mieux &#224; la ligne de pens&#233;e de l'&#233;poque et satisfasse un peu plus les aspirations g&#233;n&#233;rales de la masse humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui que ce soit, ayant la bonne habitude de s'informer de ce qui se passe de par le monde, aura not&#233; qu'il y a depuis une dizaine d'ann&#233;es, une augmentation de l'activit&#233; de divers organes de la vie politique et sociale. On sent une esp&#232;ce de fi&#232;vre, une envie soudaine de respirer, comme si on se rendait compte que manque d'air. C'est un malaise collectif, qui s'aggrave de jour en jour, comme s'accentue de jour en jour la diff&#233;rence entre nos pens&#233;es et les actes que nous sommes oblig&#233;s d'ex&#233;cuter, tant dans le d&#233;tail que dans l'ensemble de nos relations avec nos semblables. On pense d'une fa&#231;on et on agit diff&#233;remment ; aucun rapport n'existe entre la pens&#233;e et l'action. C'est &#224; cette incongruit&#233; de la pens&#233;e et de la r&#233;alit&#233;, &#224; ce manque d'harmonie entre l'id&#233;al et les faits, que l'ail doit cette f&#233;brile excitation, cette envie, ce malaise qui est en partie responsable de ce grand mouvement qui se traduit par l'activit&#233; qu'on observe dans tous les pays civilis&#233;s pour essayer de transformer ce milieu, cette ambiance politique et sociale, soutenue par des institutions caduques qui ne satisfont plus les peuples, en un autre milieu qui s'harmonise mieux avec la tendance moderne d'une plus grande libert&#233; et d'un plus grand bien-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moins observateur des lecteurs de journaux aura remarqu&#233; ce fait. Il existe une tendance g&#233;n&#233;rale &#224; l'innovation, &#224; la r&#233;forme, qui s'ext&#233;riorise par des faits individuels ou collectifs : la destitution d'un roi, la d&#233;claration d'une gr&#232;ve, l'adoption de l'action directe par un syndicat ouvrier, l'explosion d'une bombe au passage d'un tyran, le passage au r&#233;gime constitutionnel pour des peuples r&#233;gis, encore r&#233;cemment, par des monarchies absolues, le r&#233;publicanisme qui menace les monarchies constitutionnelles, le socialisme qui fait entendre sa voix dans les Parlements, l'Ecole Moderne qui ouvre ses portes dans les principales villes du monde et la philosophie anarchiste qui fait des adeptes m&#234;me dans les peuples comme l'Inde et la Chine. Ce sont des faits qui ne peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;s isol&#233;ment, comme s'ils n'avaient aucun rapport avec l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral de l'opinion publique, mais plut&#244;t comme le d&#233;but d'un puissant mouvement universel &#224; la recherche de la libert&#233; et du bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui montre clairement que nous nous trouvons dans une p&#233;riode de transition, c'est le caract&#232;re de la tendance de ce mouvement universel. On ne voit en lui, d'aucune mani&#232;re, le d&#233;sir de conserver les formes de vie politiques et sociales actuelles ; tout au contraire, chaque peuple, selon le degr&#233; de culture qu'il a atteint, selon le degr&#233; d'&#233;ducation o&#249; il se trouve et le caract&#232;re plus ou moins r&#233;volutionnaire de ses syndicats ouvriers, r&#233;agit contre le milieu ambiant &#224; la recherche de la transformation ; et il est bon de noter que la force propulsante, dans la majorit&#233; des cas, pour atteindre la transformation dans le sens progressif du climat social, ne vient plus du haut vers le bas, c'est-&#224;-dire des avants-gardes vers le prol&#233;tariat, comme par le pass&#233;, mais du bas vers le haut, les syndicats ouvriers &#233;tant, en r&#233;alit&#233;, les laboratoires o&#249; se moule et se pr&#233;pare la nouvelle forme qu'adopteront les soci&#233;t&#233;s futures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail universel de transformation ne pouvait &#234;tre ignor&#233; par le peuple mexicain qui, malgr&#233; le retard dans son &#233;volution d&#251; &#224; la contrainte d'un despotisme presque sans &#233;gal dans l'histoire des infortunes humaines, donne des signes de vie depuis quelques ann&#233;es. Car le peuple mexicain ne pouvait se soustraire &#224; ce travail universel, &#224; cette &#233;poque o&#249; tous les peuples de la terre se mettent si facilement en communication. Les journaux, les revues, les livres, les voyageurs, le t&#233;l&#233;graphe, les relations commerciales, tout contribue &#224; ce qu'aucun peuple ne reste isol&#233;, &#224; ce que la moindre &#233;volution prenne un caract&#232;re mondial. Le Mexique prend la part qui lui revient, dispos&#233;, comme tous les peuples de la terre dans ce moment solennel &#224; faire un pas, s'il ne peut pas faire le grand saut &#8212;selon moi il le fera&#8212;pour la grande &#339;uvre qu'est la transformation universelle des soci&#233;t&#233;s humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mexique, comme je viens de le dire, ne pouvait rester isol&#233; dans le grand mouvement ascensionnel des soci&#233;t&#233;s humaines et la preuve en est donn&#233;e par l'agitation que l'on observe dans toutes les branches de la famille mexicaine. Mettant de c&#244;t&#233; les pr&#233;occupations de partis, que je ne crois pas avoir, je vais essayer de d&#233;crire devant vous la v&#233;ritable situation du peuple mexicain et ce que la cause universelle de la dignification humaine peut attendre de la participation de la soci&#233;t&#233; mexicaine dans le mouvement de transformation du milieu ambiant. Non pas par son &#233;ducation, mais &#224; cause des circonstances sp&#233;ciales dans lesquelles se trouve le peuple mexicain, il est probable que ce soit notre race la premi&#232;re au monde &#224; faire un pas r&#233;el dans la voie de la r&#233;forme sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mexique est le pays des immens&#233;ment riches et des immens&#233;ment pauvres. On peut dire qu'au Mexique il n'y a pas de moyen terme entre les deux classes sociales : la haute et la basse, celle qui poss&#232;de et celle qui ne poss&#232;de pas ; il y a tout simplement des pauvres et des riches. Les premiers, les pauvres, sont totalement priv&#233;s de toute commodit&#233;, de tout bien-&#234;tre ; les seconds, les riches, sont pourvus de tout ce qui rend la vie agr&#233;able. Le Mexique est le pays des contrastes. Sur une terre merveilleusement riche, v&#233;g&#232;te un peuple incomparablement pauvre. Autour d'une aristocratie brillante, richement v&#234;tue, la classe ouvri&#232;re prom&#232;ne sa nudit&#233;. Trains luxueux et superbes palais montrent le pouvoir et l'arrogance de la classe riche, tandis que les pauvres s'entassent dans les bidonvilles et les porcheries des banlieues des grandes villes. Et pour que tout soit contraste au Mexique, &#224; c&#244;t&#233; d'une grande instruction acquise par la classe poss&#233;dante, s'&#233;tale la noirceur de la mis&#233;rable ignorance de la classe opprim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces contrastes si notoires, qu'aucun &#233;tranger qui visite le Mexique ne peut s'emp&#234;cher d'observer, alimentent et fortifient deux sentiments : d'une part le m&#233;pris infini de la classe riche et instruite pour la classe ouvri&#232;re, et d'autre part la haine am&#232;re de la classe pauvre pour la classe dominante. Cette diff&#233;rence, si nette entre les deux classes, marque en chacune d'elles des caract&#232;res ethniques distincts, &#224; tel point que l'on peut dire que le peuple mexicain est compos&#233; de deux races diff&#233;rentes, et il arrivera que cette diff&#233;rence soit telle qu'en parlant du Mexique, les livres de g&#233;ographie du futur diront qu'il est peupl&#233; de deux races. On peut &#233;viter cela en provoquant une transformation sociale qui rapprocherait ces deux classes sociales, les m&#233;langerait, et fondrait les diff&#233;rences physiques de chacune d'elles en un seul et m&#234;me type.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque jour les relations entre ces deux classes se tendent davantage, &#224; mesure que le prol&#233;tariat prend conscience de sa mis&#232;re et que la bourgeoisie se rend compte de la tendance, chaque fois plus d&#233;termin&#233;e, qu'a la classe ouvri&#232;re &#224; s'&#233;manciper. Le travailleur ne se contente plus des salaires mesquins habituels. Maintenant il &#233;migre &#224; l'&#233;tranger &#224; la recherche du bien-&#234;tre &#233;conomique, ou envahit les grands centres industriels du Mexique. Le travailleur type que la bourgeoisie mexicaine d&#233;sire, tend &#224; dispara&#238;tre : celui qui travaillait pour un seul patron toute sa vie, le domestique qui, d&#232;s son enfance, entrait dans une maison et y vieillissait, le &#171; p&#233;on &#187; qui ne connaissait m&#234;me pas les limites de la propri&#233;t&#233; o&#249; ils naissait, grandissait, travaillait et mourait. Certains ne s'&#233;loignaient jamais au-del&#224; de l'endroit o&#249; ils pouvaient encore entendre le clocher du village. Ce type de travailleur se fait de plus en plus rare. Les dettes envers la propri&#233;t&#233; ne sont plus sacr&#233;es, comme elles l'&#233;taient par le pass&#233; ; les gr&#232;ves se font de jour en jour plus fr&#233;quentes et en divers endroits du pays naissent les embryons des syndicats ouvriers du futur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit entre le capital et le travail est un fait, un fait confirm&#233; par une s&#233;rie d'actes qui ont un rapport pr&#233;cis entre eux, la m&#234;me cause, la m&#234;me tendance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques ann&#233;es ces premiers mouvements furent ceux de celui qui se r&#233;veille et se trouve sur une pente ; aujourd'hui c'est d&#233;j&#224; le d&#233;sespoir de celui qui se rend compte du danger et lutte de toutes ses forces, pouss&#233; par son instinct de conservation. Je dis instinct, et je ne crois pas me tromper. Il y a une grande diff&#233;rence dans le fond entre deux actes &#224; premi&#232;re vue semblables. L'instinct de conservation pousse l'ouvrier &#224; se d&#233;clarer en gr&#232;ve pour gagner davantage, pour vivre mieux. Lorsqu'il agit ainsi, l'ouvrier, ne se rend pas compte du bien-fond&#233; de sa demande. Il veut seulement pouvoir jouir de quelques-unes des commodit&#233;s qui lui font d&#233;faut, et s'il les obtient, il va jusqu'&#224; remercier le patron, et en le remerciant, il montre qu'il n'a aucune id&#233;e de ses droits. Au contraire, l'ouvrier qui se met en gr&#232;ve dans le but d'obtenir non seulement une augmentation de salaire, mais de soustraire la force morale au pr&#233;tendu droit du capital d'obtenir des b&#233;n&#233;fices aux d&#233;pens du travail, bien qu'il s'agisse &#233;galement d'une gr&#232;ve, l'ouvrier agit dans ce cas-l&#224; consciemment, et la transcendance de son acte sera grande pour la cause de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si ce mouvement spontan&#233;, produit par l'instinct de conservation, est inconscient pour la masse ouvri&#232;re mexicaine, il ne l'est pas en g&#233;n&#233;ral pour une minorit&#233; avanc&#233;e de la classe ouvri&#232;re de notre pays, vrai noyau du grand organisme qui r&#233;soudra le probl&#232;me social dans un futur tr&#232;s proche. Cette minorit&#233; en agissant au moment opportun, aura le pouvoir suffisant pour amener la grande masse des travailleurs &#224; la conqu&#234;te de son &#233;mancipation politique et sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pour la situation &#233;conomique de la classe ouvri&#232;re mexicaine. En ce qui concerne sa situation politique, ses relations avec le pouvoir public, vous &#234;tes tous t&#233;moins de la fa&#231;on dont le gouvernement s'y prend pour soumettre le prol&#233;tariat. Personne ici n'ignore que sur le Mexique p&#232;se le plus honteux des despotismes. Porfirio D&#237;az, le ma&#238;tre de ce despotisme, s'est surtout pr&#233;occup&#233; de maintenir les travailleurs dans l'ignorance de leurs droits, tant politiques que sociaux, car il sait tr&#232;s bien que la meilleure base d'une tyrannie est l'ignorance des masses. Pour maintenir la stabilit&#233; de sa domination, un tyran compte davantage sur l'aveuglement des masses que sur la force des armes. En cons&#233;quence, Porfirio D&#237;az, n'a aucun int&#233;r&#234;t &#224; ce que les masses s'&#233;duquent et prennent conscience de leur dignit&#233;. Le bien-&#234;tre, en soi, est un bienfait pour la moralit&#233; de l'individu ; D&#237;az le comprend ainsi, et pour &#233;viter que le Mexicain ne retrouve sa dignit&#233; par le bien-&#234;tre, il conseille aux patrons de ne point payer des salaires &#233;lev&#233;s aux travailleurs. De cette fa&#231;on, le tyran, ferme toutes les portes &#224; la classe ouvri&#232;re mexicaine, en lui enlevant deux des principaux agents de la force morale l'&#233;ducation et le bien-&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Porfirio D&#237;az s'est toujours montr&#233; d&#233;cid&#233; &#224; ce que le prol&#233;taire mexicain se consid&#232;re, lui-m&#234;me, inf&#233;rieur en mentalit&#233;, moralit&#233; et habilet&#233; technique, et m&#234;me en r&#233;sistance physique, &#224; son fr&#232;re le travailleur europ&#233;en et nord-am&#233;ricain. Les journaux, pay&#233;s par le gouvernement, parmi lesquels &#233;merge l'&lt;i&gt;Impartial&lt;/i&gt;, ont toujours conseill&#233; au travailleur mexicain la soumission, en vertu d'une soi-disant inf&#233;riorit&#233;, en insinuant que, si le travailleur obtenait un meilleur salaire et une diminution de la journ&#233;e de travail, il aurait plus d'argent &#224; gaspiller dans le vice et plus de temps pour prendre de mauvaises habitudes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela, naturellement, a retard&#233; l'&#233;volution du prol&#233;tariat mexicain ; mais il n'a pas souffert uniquement de cela sous le despotisme f&#233;roce de ce bandit de Oaxaca&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;tat du Mexique o&#249; est n&#233; Porfirio D&#237;az.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. La mis&#232;re dans sa totalit&#233; la plus aigu&#235;, la pauvret&#233; la plus abjecte, a &#233;t&#233; le r&#233;sultat imm&#233;diat de cette politique qui a ainsi autant profit&#233; ail despotisme qu'&#224; la classe capitaliste. Politique profitable pour le despotisme, parce qu'en se servant d'elle on a pu mettre sur le dos du pauvre toutes les charges : les contributions sont presque exclusivement pay&#233;es par les pauvres ; les contingents pour l'arm&#233;e se recrutent exclusivement dans la masse des prol&#233;taires ; les services gratuits impos&#233;s par les autorit&#233;s des villages retombent aussi, exclusivement, sur les pauvres. Les autorit&#233;s, tant politiques que municipales, amassent des fortunes en condamnant les ouvriers &#224; payer des amendes sous le moindre pr&#233;texte, et pour parachever l'exploitation, le clerg&#233; marchande le droit d'aller au ciel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne sait combien de temps aurait pu durer cette situation pour le prol&#233;tariat mexicain, si malheureusement les effets de la tyrannie de Porfirio D&#237;az n'avaient atteint les classes dirigeantes elles-m&#234;mes. Celles-ci, pendant les premiers temps de la dictature de Porfirio D&#237;az, furent le meilleur appui du despotisme. Le clerg&#233; et la bourgeoisie, fortement unis &#224; l'autorit&#233;, avaient soumis compl&#232;tement le peuple travailleur ; mais comme la comp&#233;tence sur le terrain des affaires est la loi de l'&#233;poque, une bonne partie de la bourgeoisie a &#233;t&#233; vaincue par une minorit&#233; de celle-ci, compos&#233;e d'hommes intelligents qui ont su profiter de leur influence aupr&#232;s des Pouvoirs Publics, pour tirer d'abondants profits, en monopolisant les meilleures entreprises aux d&#233;pens du reste de la bourgeoisie, ce qui provoqua, naturellement, la division de cette classe. Ceux qui avaient su tirer des profits, la minorit&#233; bourgeoise connue sous le nom de &#171; scientifiques &#187;, rest&#232;rent fid&#232;les &#224; Porfirio D&#237;az, tandis que le reste tourna ses armes contre le gouvernement et forma les partis militants d'opposition &#224; D&#237;az et, sp&#233;cialement, &#224; Ramon Corral, le Vice-pr&#233;sident, sous les d&#233;nominations de Partido Nacionalista Democratico&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Parti Nationaliste d&#233;mocrate.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et Partido Nacional Antireelecionista&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Parti National Anti-r&#233;&#233;lectionniste.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; dont les program-mes conservateurs ne laissent aucun doute sur leur caract&#232;re bourgeois. Quoi qu'il en soit, ces deux partis se m&#234;lent aux forces qui luttent en ce moment contre la tyrannie qui domine le pays. Parmi ces forces, celle du Parti Lib&#233;ral constitue la plus &#233;nergique et c'est elle qui, en dernier ressort, pr&#233;vaudra sur les autres, comme il faut le souhaiter, parce que le Parti Lib&#233;ral est le v&#233;ritable parti des opprim&#233;s, des pauvres, des prol&#233;taires ; l'espoir des esclaves du salaire, des d&#233;sh&#233;rit&#233;s, de ceux qui ont pour patrie une terre qui appartient aussi bien aux scientifiques porfiristes, qu'aux bourgeois des partis d&#233;mocrate et anti-r&#233;electioniste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation du peuple mexicains est tr&#232;s sp&#233;ciale. Contre le Pouvoir public luttent en ce moment les pauvres, repr&#233;sent&#233;s par le Parti Lib&#233;ral, et les bourgeois, repr&#233;sent&#233;s par le PND et le PNA. Cette situation doit forc&#233;ment se r&#233;soudre par un conflit arm&#233;. La bourgeoisie veut des avantages que la minorit&#233; &#171; scientifique &#187; ne lui donnera pas. Le prol&#233;tariat de son c&#244;t&#233;, veut le bien-&#234;tre &#233;conomique et la dignit&#233; sociale par les seuls moyens dont il dispose : prendre possession de la terre et s'organiser syndicalement, ce &#224; quoi s'opposent, tant le gouvernement que les partis bourgeois. Je crois avoir d&#233;velopp&#233; le probl&#232;me le plus clairement possible. Une lutte &#224; mort se pr&#233;pare en ce moment pour la modification du milieu o&#249; le peuple mexicain, le peuple pauvre, se d&#233;bat dans une agonie mill&#233;naire. Si le peuple triomphe, c'est-&#224;-dire, s'il suit les drapeaux du Parti Lib&#233;ral, qui est celui des travailleurs et des classes qui ne poss&#232;dent rien, le Mexique sera la premi&#232;re nation du monde qui fera un grand pas dans le chemin que tous les peuples de la terre voudraient emprunter, puissante aspiration qui agite l'humanit&#233; enti&#232;re, assoiff&#233;e de libert&#233;, anxieuse de justice, affam&#233;e de bien-&#234;tre mat&#233;riel ; aspiration qui se fait chaque fois plus profonde, &#224; mesure qu'on voit avec plus de clart&#233; l'&#233;vident &#233;chec de la r&#233;publique bourgeoise &#224; assurer la libert&#233; et le bonheur des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_445 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;54&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/pdf/e4n10.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 3.7 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH629/e4n10_page_1-904a1.jpg?1774752293' width='500' height='629' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Regeneraci&#243;n (4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque) n&#176;10 - 5 novembre 1910
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#201;tat du Mexique o&#249; est n&#233; Porfirio D&#237;az.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Parti Nationaliste d&#233;mocrate.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Parti National Anti-r&#233;&#233;lectionniste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>{100 a&#241;os} - Ricardo Flores Mag&#243;n : &#171; Les chefs &#187; </title>
		<link>https://partage-noir.fr/100-anos-ricardo-flores-magon-les-chefs</link>
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		<dc:date>2022-11-05T00:08:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:creator>


		<dc:subject>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution mexicaine (1910)</dc:subject>
		<dc:subject>Mexique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il ne faut pas former une masse, inutile de reproduire les pr&#233;jug&#233;s, les pr&#233;occupations, les erreurs et les coutumes qui caract&#233;risent les foules aveugles.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-mexique-66-+" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton464-dc9cc.png?1774739437' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;94, 15 juin 1912&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il ne faut pas former une masse, inutile de reproduire les pr&#233;jug&#233;s, les pr&#233;occupations, les erreurs et les coutumes qui caract&#233;risent les foules aveugles. La masse est fermement convaincue qu'il lui faut un chef ou un guide pour la mener &#224; son destin. Vers la libert&#233; ou vers la tyrannie, peu importe : elle veut &#234;tre guid&#233;e, avec la carotte ou avec le b&#226;ton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette habitude si tenace est source de nombreux maux nuisibles &#224; l'&#233;mancipation de l'&#234;tre humain : elle place sa vie, son honneur, son bien-&#234;tre, son avenir, sa libert&#233; entre les mains de celui qu'elle fait chef. C'est lui qui doit penser pour tous, c'est lui qui est charg&#233; du bien-&#234;tre et de la libert&#233; du peuple en g&#233;n&#233;ral comme de chaque individu en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que des milliers de cerveaux ne pensent pas puisque c'est le chef qui est charg&#233; de le faire. Les masses deviennent donc passives, ne prennent aucune initiative et se tra&#238;nent dans une existence de troupeau. Ce troupeau, les politiques et tous ceux qui aspirent &#224; des postes publics le flattent au moment des &#233;lections pour ensuite mieux le tromper une fois qu'elles sont pass&#233;es. Les ambitieux le trompent &#224; coups de promesses au cours des p&#233;riodes r&#233;volutionnaires pour r&#233;compenser ensuite ses sacrifices &#224; coups de pieds une fois la victoire obtenue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas former une masse. Il faut former un ensemble d'individus pensants, unis pour atteindre des fins communes &#224; tous mais o&#249; chacun, homme ou femme, pense avec sa propre t&#234;te et s'efforce de donner son opinion sur ce qu'il convient de faire pour r&#233;aliser nos aspirations communes, qui ne sont autres que la libert&#233; et le bien-&#234;tre de tous fond&#233;s sur la libert&#233; et le bien-&#234;tre de chacun. Pour parvenir &#224; cela, il est n&#233;cessaire de d&#233;truire ce qui s'y oppose : l'in&#233;galit&#233;. Il faut faire en sorte que la terre, les outils, les machines, les provisions, les maisons et tout ce qui existe, qu'il s'agisse du produit de la nature ou de l'intelligence humaine, passent du peu de mains qui les d&#233;tiennent actuellement aux mains de tous, femmes ou hommes, pour produire en commun, chacun selon ses forces et ses aptitudes, et consommer selon ses besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour y parvenir, nul besoin de chefs. Bien au contraire, ils constituent un obstacle puisque le chef veut dominer, il veut qu'on lui ob&#233;isse, il veut &#234;tre au-dessus de tout le monde. Jamais aucun chef ne pourra voir d'un bon &#339;il la volont&#233; des pauvres d'instaurer un syst&#232;me social bas&#233; sur l'&#233;galit&#233; &#233;conomique, politique et sociale. Un tel syst&#232;me ne garantit pas aux chefs la vie oisive et facile, pleine d'honneur et de gloire, qu'ils souhaitent mener aux d&#233;pends des sacrifices des humbles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi donc, fr&#232;res mexicains, agissez par vous-m&#234;me pour mettre en pratique les principes g&#233;n&#233;reux du manifeste du 23 septembre 1911. Nous ne nous consid&#233;rons pas comme vos chefs, et nous serions attrist&#233;s que vous voyiez en nous des chefs &#224; suivre sans lesquels vous n'arriveriez pas &#224; agir pour la r&#233;volution. Nous sommes sur le point d'aller au bagne, non parce que nous sommes des criminels, mais parce que nous ne nous vendons ni aux riches ni &#224; l'autorit&#233;, parce que nous ne voulons pas devenir vos tyrans en acceptant des postes publics ou des liasses de billets de banque pour nous convertir en bourgeois et exploiter vos bras. Nous ne nous consid&#233;rons pas comme vos chefs mais comme vos fr&#232;res, et nous irons au bagne le c&#339;ur plus l&#233;ger si, en vous comportant comme des travailleurs conscients [sic], vous ne changiez pas d'attitude face au capital et &#224; l'autorit&#233;. Ne soyez pas une masse, mexicains, ne soyez pas la foule qui suit le politique, le bourgeois ou le caudillo militaire. Pensez chacun avec votre t&#234;te et &#339;uvrez selon ce que dicte votre pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne vous d&#233;couragez pas lorsque nous serons s&#233;par&#233;s par les noires portes du bagne, car seules nos paroles amicales vous manqueront, rien de plus. Des compagnons continuent &#224; publier &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n &lt;/i&gt; : offrez-leur votre aide pour poursuivre cette &#339;uvre de propagande qui doit &#234;tre toujours plus vaste et plus radicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne faites pas comme l'ann&#233;e derni&#232;re lorsqu'on nous a arr&#234;t&#233;s et que votre enthousiasme s'est refroidi, que s'est affaiblie votre volont&#233; de participer par tous les moyens possibles &#224; la destruction du syst&#232;me capitaliste et autoritaire, et que seuls quelques uns sont rest&#233;s fermes. Soyez fermes &#224; pr&#233;sent ! Ne restez pas focalis&#233;s sur nos personnes et, avec un brio renouvel&#233;, offrez votre aide mat&#233;rielle et personnelle &#224; la r&#233;volution des pauvres contre les riches et l'autorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que chacun d'entre vous soit son propre chef pour que nul n'ait besoin de vous pousser &#224; continuer la lutte. Ne nommez pas de dirigeants, prenez simplement possession de la terre et de tout ce qui existe, produisez sans ma&#238;tres ni autorit&#233;. La paix arrivera ainsi en &#233;tant le r&#233;sultat naturel du bien-&#234;tre et de la libert&#233; de tous. Si, &#224; l'inverse, troubl&#233;s par la maudite &#233;ducation bourgeoise qui nous fait croire qu'il est impossible de vivre sans chef, vous permettez qu'un nouveau gouvernant vienne une fois encore se poser au-dessus de vos fortes &#233;paules, la guerre continuera parce que les m&#234;mes maux continueront &#224; exister et &#224; vous faire prendre les armes : la mis&#232;re et la tyrannie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lisez notre manifeste du 23 septembre 1911 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mort au capital !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mort &#224; l'autorit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Terre et Libert&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_402 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;39&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/pdf/e4n94.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 3 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1774708391' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Regeneraci&#243;n, n&#176;94, 15 juin 1912
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>{100 a&#241;os} - Ricardo Flores Mag&#243;n : &#171; Impossible &#187; </title>
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		<dc:creator>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:creator>


		<dc:subject>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution mexicaine (1910)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;33, 15 avril 1911.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton466-eb9c0.jpg?1774739437' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;33, 15 avril 1911.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; le cri des impotents, le hurlement des r&#233;actionnaires. Ainsi s'exprime le bourgeois, lorsqu'on lui d&#233;crit la soci&#233;t&#233; future : impossible, impossible, impossible !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clamez que personne n'a le droit de prendre la part de la richesse que produit le travailleur ; dites que la terre est un bien naturel qui doit appartenir &#224; tout &#234;tre humain ; dites que les policiers, les soldats, les chefs et les bureaucrates ne sont rien d'autre que des sangsues, qui vivent sans rien produire d'utile qui puisse contribuer &#224; rendre plus agr&#233;able l'existence ; dites que les milliers d'&#234;tres humains qui pourrissent dans les prisons ne sont rien d'autre que des victimes de la mauvaise organisation sociale, et on vous traitera de blasph&#233;mateurs, de bandits, de criminels et d'autres choses du m&#234;me genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, ce que nous disons est la v&#233;rit&#233; ; nous en sommes convaincus et nous dirigeons nos coups, directement, au c&#339;ur de la vieille soci&#233;t&#233;. Nous ne nous contentons pas de l'attaquer superficiellement : nous allons au fond du probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui para&#238;t impossible, c'est que les travailleurs aient v&#233;cu si longtemps sans se rendre compte qu'ils &#233;taient des esclaves. Ce qui para&#238;t impossible, c'est que les travailleurs n'aient pas encore bris&#233; ce joug.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas leur faute, du moins pas totalement : les coupables sont les politiciens qui endorment les prol&#233;taires avec l'espoir d'un avenir de r&#234;ve, conquis par la seule vertu du vote populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le temps a d&#233;montr&#233; que s'il y a quelque chose de vraiment impossible, c'est de conqu&#233;rir la libert&#233; &#233;conomique au moyen de bulletin de vote. Parcourez la liste des nations dans lesquelles le peuple a droit au vote et enqu&#234;tez sur les conditions &#233;conomiques dans lesquelles vivent leurs habitants. Vous verrez que le vote n'a eu aucune influence sur l'am&#233;lioration des dites conditions. Au contraire, chaque ann&#233;e la mis&#232;re est plus aigu&#235; partout, chaque ann&#233;e le ch&#244;mage augmente, chaque ann&#233;e augmente &#233;galement, dans une proportion effarante, la population p&#233;nitentiaire ; chaque ann&#233;e augmente le nombre de femmes dans les maisons publiques ; chaque ann&#233;e augmente le nombre de suicides ; chaque ann&#233;e, la lutte pour l'existence se fait plus dure et plus tragique. L'humanit&#233; est de plus en plus malheureuse, malgr&#233; le vote, malgr&#233; les gouvernements repr&#233;sentatifs, malgr&#233; la d&#233;mocratie. Donc, il est vraiment impossible que l'humanit&#233; soit heureuse par le seul fait de pouvoir voter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti Lib&#233;ral Mexicain est pleinement convaincu de la fourberie des mesures prises ou des r&#233;formes politiques. Comme notre Parti n'est pas compos&#233; de politiciens, ni de chasseurs d'emplois, mais de prol&#233;taires qui n'ont d'autre ambition que celle d'&#234;tre d&#233;barrass&#233;s de l'esclavage du salaire, maintenant que l'occasion lui est donn&#233;e, il fonce droit au but : l'&#233;mancipation &#233;conomique de la classe ouvri&#232;re par le moyen de l'expropriation de la terre et des machines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il n'avait pas ce but, le Parti Lib&#233;ral Mexicain, serait un parti comme les autres. En avant !&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_404 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;51&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/pdf/e4n33.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 4 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH627/e4n33-1-dfe19.jpg?1774752294' width='500' height='627' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Regeneraci&#243;n, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;33, 15 avril 1911
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ricardo Flores Mag&#243;n : &#171; Les utopistes &#187;</title>
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		<dc:creator>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution mexicaine (1910)</dc:subject>
		<dc:subject>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;R&#233;bellion et l&#233;galit&#233; sont des termes contradictoires. Restent donc, la Loi et l'Ordre pour les conservateurs et les fripons.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://partage-noir.fr/-ricardo-flores-magon-regeneracion-1910-" rel="directory"&gt;Ricardo Flores Mag&#243;n - Regeneraci&#243;n 1910&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-revolution-mexicaine-1910-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution mexicaine (1910)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-ricardo-flores-magon-11-+" rel="tag"&gt;Ricardo Flores Mag&#243;n&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton537-42f4f.jpg?1774707605' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Regeneraci&#243;n (4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque) n&#176;11 - 12 novembre 1910&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;bellion et l&#233;galit&#233; sont des termes contradictoires. Restent donc, la Loi et l'Ordre pour les conservateurs et les fripons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Visionnaires, utopistes !&lt;/q&gt;, voil&#224; ce dont, pour le moins, on nous traite, et c'est toujours le cri des conservateurs de tous les temps contre ceux qui essayent de mettre un pied hors du cercle qui tient le troupeau humain prisonnier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Visionnaires, utopistes !&lt;/q&gt;, nous crient-ils, et lorsqu'ils apprennent que dans nos revendications nous demandons le partage de la terre, pour la donner au peuple, les cris se font plus aies et les insultes plus fortes : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Voleurs, assassins, tra&#238;tres !&lt;/q&gt;, nous disent-ils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, c'est aux visionnaires et aux utopistes de tous les temps que l'humanit&#233; doit les progr&#232;s qu'elle a accomplis. Ce qu'on appelle civilisation, qu'est-ce sinon le r&#233;sultat des efforts des utopistes Les r&#234;veurs, les po&#232;tes, les visionnaires, les utopistes ont toujours &#233;t&#233; m&#233;pris&#233;s par les gens &#171; s&#233;rieux &#187; et pers&#233;cut&#233;s par le &#171; paternalisme &#187; des gouvernements pendus ici, fusill&#233;s l&#224;-bas, br&#251;l&#233;s, tortur&#233;s, emprisonn&#233;s dans tous les pays et de tout temps, ils ont &#233;t&#233;, cependant, les propulseurs de tous les mouvements d'avant-garde, les voyants qui ont montr&#233; aux masses aveugles les chemins lumineux qui conduisent aux cimes glorieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait renoncer &#224; tout progr&#232;s ; il vaudrait mieux renoncer &#224; tout espoir de justice et de grandeur dans l'humanit&#233; si, ne serait-ce que dans l'espace d'un si&#232;cle, la famille humaine ne comprenait parmi ses membres quelques visionnaires, utopistes et r&#234;veurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'elles parcourent, ces personnes &#171; s&#233;rieuses &#187;, la liste des hommes morts qu'elles admirent. Qu'&#233;taient-ils sinon des r&#234;veurs ? Pourquoi les admire-t-on, sinon parce qu'ils &#233;taient des visionnaires ? Qu'est-ce qui les entoure de gloire, si ce n'est leur caract&#232;re d'utopistes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette esp&#232;ce d'&#234;tres humains si m&#233;pris&#233;e a surgi Socrate, m&#233;pris&#233; par les personnes &#171; s&#233;rieuses &#187; et &#171; sens&#233;es &#187; de son &#233;poque et admir&#233; par ceux-l&#224; m&#234;mes qui alors lui avaient ouvert la bouche pour lui faire avaler la cigu&#235;. J&#233;sus-Christ ? S'ils avaient v&#233;cu &#224; son &#233;poque, les messieurs &#171; s&#233;rieux &#187; et &#171; sens&#233;s &#187; d'aujourd'hui, ils l'auraient accus&#233;, jug&#233;, condamn&#233; et m&#234;me clou&#233; sur le bois inf&#226;me, ce grand utopiste devant lequel ils se signent et s'humilient aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas eu de r&#233;volutionnaire, dans le sens social du mot ; il n'y a pas eu de r&#233;formateur qui n'ait pas &#233;t&#233; attaqu&#233; par les classes dirigeantes de son &#233;poque comme utopiste, r&#234;veur ou visionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Utopie, illusion, r&#234;ve...! Que de po&#233;sie, que de progr&#232;s, que de beaut&#233; et, malgr&#233; tout, combien on vous m&#233;prise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au milieu de la trivialit&#233; ambiante, l'utopiste r&#234;ve d'une humanit&#233; plus juste, plus saine, plus belle, plus savante, plus heureuse et tandis qu'il ext&#233;riorise ses r&#234;ves, la jalousie bl&#234;mit, le poignard cherche son dos, le sbire espionne, le ge&#244;lier pr&#233;pare les cl&#233;s et le tyran signe la sentence de mort. De cette fa&#231;on l'humanit&#233; a mutil&#233;, de tous les temps, ses meilleurs membres. En avant ! L'insulte, la prison et les menaces de mort ne peuvent emp&#234;cher l'utopiste de r&#234;ver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_446 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;55&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/pdf/e4n11.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 4.9 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH613/e4n11_page_1-ab7a6.jpg?1774752296' width='500' height='613' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Regeneraci&#243;n (4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque) n&#176;11 - 12 novembre 1910
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1530 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/jpg/294789026_477415421056076_4965101200203426045_n.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH622/294789026_477415421056076_4965101200203426045_n-28a9e.jpg?1774752296' width='500' height='622' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>{100 a&#241;os} - Ricardo Flores Mag&#243;n : &#171; La r&#233;volution &#187;</title>
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		<dc:date>2022-09-10T22:02:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution mexicaine (1910)</dc:subject>
		<dc:subject>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt; (4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque) n&#176;12 - 19 novembre 1910.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-ricardo-flores-magon-11-+" rel="tag"&gt;Ricardo Flores Mag&#243;n&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton539-d6665.jpg?1774713336' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt; (4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque) n&#176;12 - 19 novembre 1910.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le fruit m&#251;r de la r&#233;volte intestine est pr&#234;t &#224; tomber, fruit amer pour tous les orgueilleux dont la situation leur donne honneurs, richesses, distinctions, et qui construisent leurs plaisirs sur la douleur et l'esclavage de l'humanit&#233; : mais fruit doux et savoureux pour tous ceux qui, pour n'importe quel motif, ont senti leur dignit&#233; foul&#233;e par les sabots des b&#234;tes, qui dans une nuit de trente-quatre ans, ont vol&#233;, viol&#233;, tu&#233;, tromp&#233;, trahi, cachant leurs crimes sous le manteau de la loi, esquivant le ch&#226;timent sous l'investiture officielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui a peur de la R&#233;volution ? Ceux qui l'ont provoqu&#233;e ; ceux qui par leur oppression, leur exploitation sur les masses populaires, ont fait que le d&#233;sespoir s'empare des victimes de leurs infamies ceux qui par leurs injustices et leur rapacit&#233; ont r&#233;veill&#233; les consciences, et ont provoqu&#233; l'indignation des gens honn&#234;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volution va &#233;clater d'un moment &#224; l'autre. Nous, qui avons &#233;t&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, attentifs aux &#233;v&#233;nements politiques et sociaux du peuple mexicain, ne pouvons pas nous tromper. Les sympt&#244;mes du formidable cataclysme ne laissent aucun doute : quelque chose est en train de s'&#233;crouler. Enfin, apr&#232;s trente-quatre ans de honte, le peuple mexicain va pouvoir lever la t&#234;te, et enfin, apr&#232;s cette longue nuit, le noir &#233;difice dont la pr&#233;sence nous &#233;touffait, va tomber en ruines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le moment, maintenant, de r&#233;p&#233;ter ce qu'on vous a dit tant de fois : il ne faut pas que ce mouvement, caus&#233; par le d&#233;sespoir, soit la man&#339;uvre aveugle de celui qui fait un effort pour se lib&#233;rer du poids d'un &#233;norme fardeau, mouvement o&#249; l'instinct domine la raison. Nous les libertaires, devons essayer de faire en sorte que ce mouvement prenne l'orientation que montre la science. En n'agissant pas ainsi, la R&#233;volution qui se l&#232;ve, ne servira qu'&#224; substituer un Pr&#233;sident &#224; un autre Pr&#233;sident, ou ce qui revient au m&#234;me, un patron &#224; un autre patron. Nous ne devons pas oublier que ce qui est essentiel, c'est que le peuple ait du pain, une maison et de la terre &#224; cultiver ; nous ne devons pas oublier qu'aucun gouvernement, si honn&#234;te soit-il, ne peut supprimer la mis&#232;re. C'est le peuple lui-m&#234;me, les affam&#233;s, les d&#233;sh&#233;rit&#233;s qui doivent abolir la mis&#232;re, en prenant en premier lieu possession de la terre qui, par droit naturel ne peut &#234;tre la propri&#233;t&#233; de quelques-uns, parce qu'elle est la propri&#233;t&#233; de tous les &#234;tres humains. On ne peut pr&#233;dire jusqu'o&#249; ira l'&#339;uvre revendicatrice de la prochaine r&#233;volution ; mais nous sommes d&#233;cid&#233;s, les r&#233;volutionnaires de bonne foi, &#224; avancer le plus possible sur ce chemin. Si nous empoignons les winchester, d&#233;cid&#233;s, non pas &#224; faire monter sur le tr&#244;ne un nouveau ma&#238;tre, mais &#224; lutter pour les revendications des droits des prol&#233;taires ; si nous amenons sur le champ de bataille le d&#233;sir de conqu&#233;rir la libert&#233; &#233;conomique, qui est la base de toutes les libert&#233;s, et la condition sans laquelle, il ne peut y avoir de vraie libert&#233; ; si nous luttons tous avec ce d&#233;sir, nous canaliserons le prochain mouvement populaire vers un chemin digne de notre &#233;poque. Mais, si pour le d&#233;sir de triompher facilement, si pour vouloir abr&#233;ger la lutte, nous enlevons de nos tendances le radicalisme qui les rend incompatibles avec les tendances des partis bourgeois et conservateurs, alors nous aurons fait &#339;uvre de bandits et d'assassins, parce que le sang vers&#233; n'aura servi qu'&#224; renforcer le pouvoir bourgeois, c'est-&#224;-dire la minorit&#233; qui poss&#232;de la richesse et qui, apr&#232;s le triomphe, encha&#238;nera de nouveau le prol&#233;tariat, profitant de son sang, de son sacrifice, de son martyre pour gagner le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc, prol&#233;taires, il faut donc d&#233;sh&#233;rites, que vous ne vous trompiez pas. Les partis conservateurs et bourgeois vous parlent de libert&#233;, de justice, de loi, de gouvernement honn&#234;te, et vous disent que, lorsque le peuple changera les hommes qui sont aujourd'hui au pouvoir par d'autres, vous aurez la libert&#233;, justice, loi et un gouvernement honn&#234;te. Ne vous laissez pas tromper. Ce dont vous avez besoin est l'assurance du bien-&#234;tre de vos familles et le pain quotidien ; ce bien-&#234;tre, aucun gouvernement ne pourra vous le donner. C'est vous qui devez le conqu&#233;rir, en prenant, bien s&#251;r, possession de la terre, qui est la source primordiale de la richesse, et la terre aucun gouvernement ne vous la donnera, comprenez-le bien ! Parce que la loi prot&#232;ge le &#171; droit &#187; des d&#233;tenteurs de la richesse. Il faut que vous la preniez, en d&#233;pit de la Loi, en d&#233;pit du Gouvernement, en d&#233;pit du pr&#233;tendu droit de propri&#233;t&#233;. Il faudra que vous la preniez au nom de la justice naturelle, au nom du droit de vivre, de d&#233;velopper son corps et son intelligence qu'a tout &#234;tre humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque vous serez en possession de la terre, vous aurez libert&#233; et justice, parce que la libert&#233; et la justice ne peuvent &#234;tre d&#233;cr&#233;t&#233;es : elles sont le r&#233;sultat de l'ind&#233;pendance &#233;conomique, c'est-&#224;-dire, de la facult&#233; que chaque individu a de vivre sans d&#233;pendre d'un ma&#238;tre, c'est-&#224;-dire, de profiter pour soi et pour les siens, int&#233;gralement, des fruits de son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, prenez la terre. La Loi dit qu'il ne faut pas que vous la preniez car c'est une propri&#233;t&#233; priv&#233;e mais la Loi qui dit une telle chose fut &#233;crite par ceux qui vous ont s&#233;duit &#224; l'esclavage, et la preuve qu'elle ne r&#233;pond pas, &#224; un besoin g&#233;n&#233;ral est le fait Qu'elle a besoin de l'appui de la force. Si la Loi &#233;tait le r&#233;sultat du consentement de tous, elle n'aurait pas besoin de l'appui du flic, du ge&#244;lier, du juge, du bourreau, du soldat et du fonctionnaire. La Loi nous fut impos&#233;e, et contre les impositions arbitraires appuy&#233;es par la force que nous devons, les hommes dignes, r&#233;pondre par notre rebellion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, au combat ! La R&#233;volution, irr&#233;m&#233;diable, d&#233;vastatrice, ne va pas tarder &#224; arriver. Si vous voulez &#234;tre vraiment libre, groupez-vous sous les drapeaux libertaires du Parti Lib&#233;ral : mais si vous voulez seulement vous donner l'&#233;trange plaisir de verser le sang et verser le v&#244;tre en &#171; jouant aux soldats &#187;, groupez-vous sous d'autres drapeaux, sous celui des anti-r&#233;&#233;lectionnistes par exemple, qui apr&#232;s que vous ayez &#171; jou&#233; aux soldats &#187;, vous placerons de nouveau sous le joug patronal et gouvernemental ; mais il est vrai que vous auriez eu le grand plaisir de changer le vieux Pr&#233;sident, que vous ne supportiez d&#233;j&#224; plus, par un autre tout frais, tout neuf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camarades, le probl&#232;me est grave. Je sais que vous &#234;tes dispos&#233;s &#224; lutter, mais combattez pour le profit de la classe pauvre. Toutes les r&#233;volutions ont profit&#233;, jusqu'&#224; ce jour, aux classes riches parce que vous n'aviez pas une id&#233;e exacte de vos droits et de vos int&#233;r&#234;ts, qui comme vous le savez, sont compl&#232;tement oppos&#233;s aux droits et aux int&#233;r&#234;ts des classes riches et intellectuelles. L'int&#233;r&#234;t des riches est que les pauvres soient &#233;ternellement pauvres, parce que la pauvret&#233; des masses est la meilleure garantie de leurs richesses. S'il n'y avait pas d'hommes oblig&#233;s de travailler polir d'autres hommes, les riches seraient oblig&#233;s de faire quelque chose d'utile, de produire quelque chose d'utilit&#233; g&#233;n&#233;rale pour pouvoir vivre ; ils n'auraient plus alors d'esclaves &#224; exploiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas possible de pr&#233;dire, je le r&#233;p&#232;te, jusqu'o&#249; arriveront les revendications populaires dans la R&#233;volution qui approche ; mais il faut essayer d'aller le plus loin possible. Ce serait d&#233;j&#224; un grand pas, de faire en sorte que la terre soit la propri&#233;t&#233; de tous ; et s'il n'y avait pas de force ou de conscience suffisante parmi les r&#233;volutionnaires, pour obtenir d'autres avantages, elle serait la base des prochaines revendications qui par la seule force des circonstances, seraient conquises par le prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avant, camarades ! Bient&#244;t vous entendrez les premiers coups de fusil ; bient&#244;t les opprim&#233;s lanceront leur cri de r&#233;volte. Il faut que tout le monde participe au mouvement, en lan&#231;ant avec force et conviction ce cri supr&#234;me : Terre et Libert&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_447 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;55&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/pdf/e4n12.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 4.2 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH635/e4n12_page_1-1b301.jpg?1774936064' width='500' height='635' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Regeneraci&#243;n (4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque) n&#176;12 - 19 novembre 1910
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ricardo Flores Magon : Je ne veux pas &#234;tre esclave !</title>
		<link>https://partage-noir.fr/ricardo-flores-magon-je-ne-veux-pas-etre-esclave</link>
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		<dc:date>2022-08-27T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:creator>


		<dc:subject>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution mexicaine (1910)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;93, 8 juin 1912 - Discours de Ricardo Flores Magon du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juin de 1912&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-partages-noirs-" rel="directory"&gt;Partages &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-ricardo-flores-magon-11-+" rel="tag"&gt;Ricardo Flores Mag&#243;n&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-revolution-mexicaine-1910-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution mexicaine (1910)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton467-fd221.png?1774706613' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;93, 8 juin 1912 - Discours de Ricardo Flores Mag&#243;n du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juin de 1912&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Camarades, Je ne veux pas &#234;tre esclave ! crie le Mexicain, et, prenant le fusil, il offre au monde entier le spectacle grandiose d'une vraie r&#233;volution, d'une transformation sociale qui est en train de secouer les fondations m&#234;mes du noir &#233;difice de l'Autorit&#233; et du Clerg&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sente r&#233;volution n'est pas la r&#233;volte mesquine de l'ambitieux qui a faim de pouvoir, de richesse et de commandement. Celle-ci est la r&#233;volution de ceux d'en bas ; celle-ci est le mouvement de l'homme qui dans les t&#233;n&#232;bres de la mine sentit une id&#233;e jaillir de son cr&#226;ne et cria : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Ce m&#233;tal est &#224; moi !&lt;/q&gt; ; c'est le mouvement du p&#233;on qui, courb&#233; sur le sillon, &#233;puis&#233; par la sueur de son front et les larmes de son infortune, sentit que sa conscience s'illuminait et cria : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Cette terre est &#224; moi, ainsi que les fruits que je lui fais produire ! &lt;/q&gt; ; c'est le mouvement de l'ouvrier qui, contemplant les toiles, les habits, les maisons, se rend compte que tout a &#233;t&#233; fait par ses mains et s'exclame &#233;mu : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Ceci est &#224; moi ! &lt;/q&gt; ; c'est le mouvement des prol&#233;taires, c'est la r&#233;volution sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la r&#233;volution sociale, celle qui ne se fait pas d'en haut vers le bas, mais d'en bas vers en haut ; celle qui doit suivre son cours sans chefs et malgr&#233; les chefs ; c'est la r&#233;volution du d&#233;sh&#233;rit&#233; qui dresse la t&#234;te dans les festins des repus, r&#233;clamant le droit de vivre. Ce n'est pas la r&#233;volte vulgaire qui finit par le d&#233;tr&#244;nement d'un bandit et la mont&#233;e au pouvoir d'un autre bandit, mais une lutte de vie ou de mort entre les deux classes sociales : celle des pauvres et celle des riches, celle des affam&#233;s contre les satisfaits, celles des prol&#233;taires contre les propri&#233;taires, dont la fin sera, ayons foi en cela, la destruction du syst&#232;me capitaliste et autoritaire par la pouss&#233;e formidable des courageux qui feront offrande de leur vie sous le drapeau rouge de Terre et Libert&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh bien, cette lutte sublime, cette guerre sainte, qui a pour but de lib&#233;rer le peuple mexicain du joug capitaliste, a des ennemis puissants qui, &#224; tout prix et par tous les moyens, veulent emp&#234;cher son d&#233;veloppement. La libert&#233; et le bien-&#234;tre &#8212;justes aspirations des esclaves mexicains&#8212; sont choses g&#234;nantes pour les requins et les vautours du Capital et de l'Autorit&#233;. Ce qui est bon pour l'opprim&#233; est mauvais pour l'oppresseur. L'int&#233;r&#234;t de la brebis est diam&#233;tralement oppos&#233; &#224; celui du loup. Le bien-&#234;tre et la libert&#233; du Mexicain, de la classe ouvri&#232;re, signifie la disgr&#226;ce et la mort pour l'exploiteur et le tyran. C'est pour cela que lorsque le Mexicain met vigoureusement la main sur la loi pour d&#233;truire, et arrache des mains des riches la terre et les machines, des cris de terreur s'&#233;l&#232;vent du camp bourgeois et autoritaire, et on demande que soient noy&#233;s dans le sang les g&#233;n&#233;reux efforts d'un peuple qui veut son &#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mexique a &#233;t&#233; la proie de la rapacit&#233; d'aventuriers de tous les pays, qui se sont install&#233;s sur sa belle et riche terre, non pas pour faire le bonheur du prol&#233;tariat mexicain, comme le pr&#233;tend continuellement le Gouvernement, mais pour exercer l'exploitation la plus criminelle qui ait exist&#233; sur la terre. Le Mexicain a vu passer la terre, les for&#234;ts, les mines, tout, de ses mains &#224; celles des &#233;trangers, ceux-ci appuy&#233;s par l'Autorit&#233;, et maintenant que le peuple fait justice de ses propres mains, d&#233;sesp&#233;r&#233; de ne pouvoir la trouver nulle part, maintenant que le peuple a compris que c'est par la force et par lui-m&#234;me qu'il doit retrouver tout ce que les bourgeois du Mexique et de tous les pays lui ont vol&#233; ; maintenant qu'il a trouv&#233; la solution au probl&#232;me de la faim ; maintenant que l'horizon de son avenir s'&#233;claircit et lui promet des jours de bonheur, d'abondance et de libert&#233;, la bourgeoisie internationale et les gouvernements de tous les pays poussent le Gouvernement des &#201;tats-Unis &#224; intervenir dans nos propres affaires, sous le pr&#233;texte de garantir la vie et les int&#233;r&#234;ts des exploiteurs &#233;trangers. Ceci est un crime ! C'est une offense &#224; l'humanit&#233;, &#224; la civilisation, au progr&#232;s ! On veut que quinze millions de Mexicains souffrent de la faim, des humiliations, de la tyrannie, pour qu'une poign&#233;e de voleurs vivent satisfaits et heureux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le Gouvernement des &#201;tats-Unis pr&#234;te main forte &#224; Francisco Madero pour &#233;touffer le mouvement r&#233;volutionnaire, en permettant le passage des troupes f&#233;d&#233;rales par le territoire de ce pays, pour aller battre les forces rebelles, et exercer une pers&#233;cution scandaleuse sur nous, les r&#233;volutionnaires, &#224; qui on applique cette l&#233;gislation barbare qui a pour nom &#171; lois de neutralit&#233; &#187;. Eh bien : rien ni personne ne pourra arr&#234;ter la marche triomphale du mouvement r&#233;volutionnaire. La bourgeoisie veut la paix ? Elle n'a qu'&#224; se convertir en classe ouvri&#232;re ! Ils veulent la paix ceux qui la font autoritairement ? Ils n'ont qu'&#224; enlever leurs redingotes et empoigner, comme des hommes, la pelle et la pioche, la charrue et la b&#234;che !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que tant qu'il y aura in&#233;galit&#233;, tant que quelques-uns travailleront pour que d'autres consomment, tant qu'existeront les mots bourgeoisie et pl&#232;be, il n y aura pas de paix : il y aura guerre sans tr&#234;ve, et notre drapeau, le drapeau rouge de la pl&#232;be, continuera &#224; provoquer la mitraille ennemie, soutenu par les braves qui crient : Vive Tierra y Libertad !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Mexique, les r&#233;volutions politiques sont pass&#233;es &#224; l'histoire. Les chasseurs de postes ne sont plus de ce temps. Les travailleurs conscients ne veulent plus de parasites. Les Gouvernements sont des parasites, c'est pour cela que nous crions : Mort au Gouvernement ! Camarades, saluons notre drapeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas le drapeau d'un seul pays, mais du prol&#233;tariat entier. Il contient toutes les douleurs, tous les supplices, toutes les larmes, ainsi que toutes les col&#232;res, toutes les protestations, toute la rage des opprim&#233;s de la Terre. Et ce drapeau ne renferme pas que des douleurs et des col&#232;res ; il est le symbole de souriants espoirs pour les humbles et de tout un nouveau monde pour les rebelles. Dans les humbles demeures, le travailleur caresse la t&#234;te de ses enfants, r&#234;vant &#233;mu que ces cr&#233;atures vivront une vie meilleure que celle qu'il a v&#233;cue ; ils ne tra&#238;neront plus de cha&#238;nes ; ils n'auront plus besoin de louer leurs bras au bourgeois voleur, ni de respecter les lois de la classe parasitaire, ni les ordres des fripouilles qui se font appeler Autorit&#233;. Ils seront libres sans le patron, sans le cur&#233;, sans l'Autorit&#233;, l'hydre &#224; trois t&#234;tes qui en ce moment, au Mexique, traqu&#233;e, convuls&#233;e par la rage et la terreur, a encore des griffes et des crocs que nous libertaires lui arracherons pour toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; notre t&#226;che fr&#232;res de cha&#238;nes, &#233;craser le monstre par le seul moyen qui nous reste : la violence ! L'expropriation par le fer, par le feu et par la dynamite !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh bien : cette lutte sublime, cette guerre sainte, qui a pour but de lib&#233;rer le peuple mexicain du joug capitaliste, a des ennemis puissants qui, &#224; tout prix et par tous les moyens, veulent emp&#234;cher son d&#233;veloppement. La libert&#233; et le bien-&#234;tre &#8212;justes aspirations des esclaves mexicains&#8212; sont choses g&#234;nantes pour les requins et les vautours du Capital et de l'Autorit&#233;. Ce qui est bon pour l'opprim&#233; est mauvais pour l'oppresseur. L'int&#233;r&#234;t de la brebis est diam&#233;tralement oppos&#233; &#224; celui du loup. Le bien-&#234;tre et la libert&#233; du Mexicain, de la classe ouvri&#232;re, signifie la disgr&#226;ce et la mort pour l'exploiteur et le tyran. C'est pour cela que lorsque le Mexicain met vigoureusement la main sur la loi pour d&#233;truire, et arrache des mains des riches la terre et les machines, des cris de terreur s'&#233;l&#232;vent du camp bourgeois et autoritaire, et on demande que soient noy&#233;s dans le sang les g&#233;n&#233;reux efforts d'un peuple qui veut son &#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mexique a &#233;t&#233; la proie de la rapacit&#233; d'aventuriers de tous les pays, qui se sont install&#233;s sur sa belle et riche terre, non pas pour faire le bonheur du prol&#233;tariat mexicain, comme le pr&#233;tend continuellement le Gouvernement, mais pour exercer l'exploitation la plus criminelle qui ait exist&#233; sur la terre. Le Mexicain a vu passer la terre, les for&#234;ts, les mines, tout, de ses mains &#224; celles des &#233;trangers, ceux-ci appuy&#233;s par l'Autorit&#233;, et maintenant que le peuple fait justice de ses propres mains, d&#233;sesp&#233;r&#233; de ne pouvoir la trouver nulle part, maintenant que le peuple a compris que c'est par la force et par lui-m&#234;me qu'il doit retrouver tout ce que les bourgeois du Mexique et de tous les pays lui ont vol&#233; ; maintenant qu'il a trouv&#233; la solution au probl&#232;me de la faim ; maintenant que l'horizon de son avenir s'&#233;claircit et lui promet des jours de bonheur, d'abondance et de libert&#233;, la bourgeoisie internationale et les gouvernements de tous les pays poussent le Gouvernement des &#201;tats-Unis &#224; intervenir dans nos propres affaires, sous le pr&#233;texte de garantir la vie et les int&#233;r&#234;ts des exploiteurs &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est un crime ! C'est une offense &#224; l'humanit&#233;, &#224; la civilisation, au progr&#232;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On veut que quinze millions de Mexicains souffrent de la faim, des humiliations, de la tyrannie, pour qu'une poign&#233;e de voleurs vivent satisfaits et heureux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hypocrite bourgeoisie des &#201;tats-Unis dit que nous, Mexicains, sommes en train de faire une guerre de sauvages. Ils nous appellent sauvages parce que nous sommes r&#233;solus &#224; ne pas nous laisser exploiter ni par les Mexicains, ni par les &#233;trangers, et parce que nous ne voulons pas de Pr&#233;sidents, ni blanc ni m&#233;tis. Nous voulons &#234;tre libres, et si un monde se met en travers de notre route, nous d&#233;truirons ce monde pour en cr&#233;er un autre. Nous voulons &#234;tre libres et si toutes les puissances &#233;trang&#232;res se jettent sur nous, nous lutterons contre toutes ces puissances comme des tigres, comme des lions. je le r&#233;p&#232;te, c'est une lutte de vie ou de mort. Les deux classes sociales sont face &#224; face : les affam&#233;s d'un c&#244;t&#233;, de l'autre les satisfaits, et la lutte se terminera lorsque l'une des deux classes sera &#233;cras&#233;e par l'autre. D&#233;sh&#233;rit&#233;s, nous sommes les plus nombreux ; nous triompherons !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En avant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos ennemis tremblent ; il faut &#234;tre plus exigeants et plus audacieux ; que personne ne se croise les bras : levez-vous tous ! Camarades !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien ne pourra parvenir &#224; &#233;carter les Mexicains du combat : ni la duperie du politicien qui promet monts et merveilles &#171; apr&#232;s le triomphe &#187;, pour qu'on l'aide &#224; prendre le Pouvoir : ni les menaces des sbires de ce pauvre clown qui s'appelle Francisco Madero, ni l'aide militaire des &#201;tats-Unis. Cette lutte doit &#234;tre men&#233;e jusqu'&#224; son terme : l'&#233;mancipation &#233;conomique, politique et sociale du peuple mexicain, qui se fera lorsqu'auront disparu de cette belle terre le bourgeois et l'Autorit&#233;, et flottera triomphant, le drapeau de Tierra y Libertad. Vive la R&#233;volution Sociale !&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_405 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;49&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/pdf/e4n93.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 3.3 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1774708391' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Regeneraci&#243;n, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;93, 8 juin 1912
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>{100 a&#241;os} - Ricardo Flores Mag&#243;n : &#192; quoi sert l'autorit&#233; ?</title>
		<link>https://partage-noir.fr/100-anos-ricardo-flores-magon-a-quoi-sert-l-autorite</link>
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		<dc:date>2022-08-05T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:creator>


		<dc:subject>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution mexicaine (1910)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176; 195, 11 juillet 1914.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-partages-noirs-" rel="directory"&gt;Partages &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-revolution-mexicaine-1910-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution mexicaine (1910)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton462-48329.jpg?1774739437' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176; 195, 11 juillet 1914.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce jour l&#224;, Juanito et Luisita, les enfants de Rosa, ne purent quitter le lit : la fi&#232;vre les d&#233;vorait. Rosa se tordait les mains de d&#233;sespoir face &#224; la douleur de ces morceaux de sa chair. Voil&#224; trois semaines qu'on l'avait licenci&#233;e de l'usine : il y avait trop de bras sur le march&#233; du travail. Elle raclait en vain le fond des tiroirs et renversait ustensiles et r&#233;cipients : pas un centime dans les uns, rien de valeur dans les autres. Sur la table, il n'y avait m&#234;me pas un morceau de pain ou une tasse de caf&#233; et les enfants, rougis par la fi&#232;vre, agitaient leurs petits bras hors des draps, en qu&#234;te de nourriture. La porte s'ouvrit brusquement et des individus v&#234;tus de noir, avec des liasses de papier sous le bras, p&#233;n&#233;tr&#232;rent dans la pi&#232;ce sans autre c&#233;r&#233;monie. C'&#233;tait le notaire, accompagn&#233; de ses clercs et de ses aides. Ils venaient faire respecter la loi. Rosa n'avait pas pay&#233; au bourgeois le loyer de son taudis, car elle &#233;tait dans la mis&#232;re et les repr&#233;sentants de l'Autorit&#233; allaient la jeter &#224; la rue. Que r&#233;pondrait Rosa si on lui demandait si l'autorit&#233; est bonne pour les pauvres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au milieu de l'agitation et de la confusion de la rue commer&#231;ante, soudainement, un bourgeois agite les bras et crie : &#171; au voleur ! au voleur ! &#187; Une cha&#238;ne sans montre pend &#224; la boutonni&#232;re de son gilet. La foule s'agglutine ; les repr&#233;sentants de l'Autorit&#233;, b&#226;ton &#224; la main, s'ouvrent un passage au milieu de la multitude ; mais o&#249; est le voleur ? Tous ceux qui se trouvent pr&#232;s du bourgeois sont v&#234;tus avec &#233;l&#233;gance. Pedro, apr&#232;s avoir cherch&#233; en vain du travail tout le matin, vient &#224; passer dans les parages. Il s'approche de la foule, cherchant &#224; savoir le pourquoi de toute cette excitation. C'est alors qu'une main vigoureuse l'attrape par le col et qu'une voix hautaine lui crie : &#171; Suis-moi, voleur ! &#187; C'est un policier. Pedro pourrait-il dire que l'Autorit&#233; est bonne pour les pauvres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jos&#233; se sent fatigu&#233;. Il a march&#233; toute la journ&#233;e pour atteindre la ville &#224; la recherche d'un travail. &#201;puis&#233;, il s'assoit sur un banc, dans un parc. D&#232;s que ses membres sont au repos, il s'endort. Une violente secousse le r&#233;veille : c'est un repr&#233;sentant de l'Autorit&#233; qui le rappelle &#224; l'ordre. Il a commis un &#171; d&#233;lit &#187; en s'endormant. Pedro s'excuse du mieux qu'il peut et le fonctionnaire de police lui ordonne de sortir du parc. Jos&#233; marche et marche encore jusqu'&#224; ce que la fatigue le pousse &#224; s'asseoir au bord d'un trottoir, dans une rue &#233;cart&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'endort de nouveau et, pour la deuxi&#232;me fois, en guise de bienvenue, un repr&#233;sentant de l'Autorit&#233; le secoue, lui ordonnant de se lever et de circuler. Jos&#233; explique sa situation au flic : voil&#224; trois mois qu'il ne travaille plus car il y a abondance d'esclaves et il a &#233;t&#233; forc&#233; de se mettre en route pour trouver un bourgeois qui accepte de l'exploiter. Le repr&#233;sentant de l'Autorit&#233; lui r&#233;pond que seuls les paresseux ne trouvent pas de travail. Il lui passe les menottes et le conduit &#224; la prison, o&#249; on le mettra au travail, au service de l'Autorit&#233;. Pendant ce temps, les parents de Jos&#233; et sa famille meurent de fin dans le village qu'il a quitt&#233;. Jos&#233; pourrait-il dire que l'Autorit&#233; est bonne pour les pauvres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tramway a &#233;cras&#233; les jambes de Simon, alors qu'il se rendait &#224; son travail. Simon se met d'accord avec un avocat pour le payer s'il r&#233;ussit &#224; obtenir une indemnisation de la compagnie pour les pr&#233;judices subis. L'indemnisation que Simon aurait d&#251; percevoir est importante, mais les avocats de la compagnie se sont mis d'accord avec celui de Simon et avec les flics qui furent t&#233;moins de l'accident pour d&#233;pouiller la victime et se r&#233;partir l'argent. Simon et sa famille devront vivre de la mendicit&#233; ou de la prostitution sous peine de p&#233;rir. Simon pourrait-il penser que l'Autorit&#233; est bonne pour les pauvres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie &#224; la hacienda est invivable pour Lucas et sa famille. Le patron veut lui voler l'amour de sa compagne ; le fils du patron veut abuser de sa fille ; les contrema&#238;tres redoublent d'insolence ; il gagne un salaire de mis&#232;re. Lucas d&#233;cide de partir avec sa famille, mais il faut le faire en cachette du patron qui, comme chacun sait, est le ma&#238;tre des vies et des haciendas. Ils r&#233;ussissent &#224; partir, mais pour tomber entre les griffes de l'Autorit&#233;, avertie par le patron de la &#171; fugue &#187; des esclaves. Les femmes sont rendues &#224; la hacienda, o&#249; elles seront &#224; la merci des app&#233;tits du patron et de son fils pendant que Lucas est envoy&#233; en prison, comme r&#233;cidiviste, selon les dires du patron. Lucas pourrait-il dire que l'Autorit&#233; est bonne pour les pauvres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chemins se sont effondr&#233;s avec les pluies torrentielles. Pour les bourgeois, il faut absolument que les chemins soient restaur&#233;s le plus vite possible pour que leurs camions, leurs automobiles et leurs marchandises puissent transiter facilement. Alors, l'Autorit&#233; met la main sur tous les m&#226;les de la classe laborieuse de la r&#233;gion et les oblige &#224; travailler &#224; la r&#233;paration de ponts et &#224; la construction de digues, sans aucun salaire, afin que les bourgeois puissent continuer leur commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, les familles des prol&#233;taires sont rong&#233;es par la faim. Comment ces prol&#233;taires pourraient-ils dire que l'Autorit&#233; est bonne pour les pauvres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi nous, les pauvres aurions- nous besoin de l'Autorit&#233; ? Elle nous jette dans des casernes pour que nous d&#233;fendions, fusil en main, les int&#233;r&#234;ts des riches, comme c'est le cas en ce moment &#224; Cananea, o&#249; les soldats gardent les propri&#233;t&#233;s de la compagnie pour emp&#234;cher que les gr&#233;vistes les mettent en pi&#232;ces. Elle nous fait payer des imp&#244;ts pour entretenir pr&#233;sidents, gouverneurs, d&#233;put&#233;s, s&#233;nateurs, flics de toutes sortes, petits employ&#233;s en tous genres, juges, magistrats, soldats, ge&#244;liers, bourreaux, diplomates et toute une bande de parasites qui servent uniquement &#224; nous opprimer au b&#233;n&#233;fice de la classe capitaliste. Nous, les pauvres, n'avons pas besoin de cette vermine. Nous devons secouer l'&#233;paule pour que le syst&#232;me bourgeois roule &#224; terre, et prendre possession de la terre, des maisons, des machines, des moyens de transport et de subsistance et d&#233;clarer que tout est &#224; tous, hommes et femmes selon ce qui est expos&#233; dans le manifeste du 23 septembre 1911.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A bas l'Autorit&#233;, fr&#232;res d&#233;sh&#233;rit&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_398 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;44&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/pdf/e4n195.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1.5 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH638/e4n195-188ae.jpg?1774936065' width='500' height='638' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Regeneraci&#243;n n&#176; 195, 11 juillet 1914.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>{100 a&#241;os} - Ricardo Flores Mag&#243;n : &#171; Bandit ! &#187; </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:creator>


		<dc:subject>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution mexicaine (1910)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneracion&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;67, 9 d&#233;cembre 1911&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-revolution-mexicaine-1910-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution mexicaine (1910)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton463-8b02a.jpg?1774739437' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;67, 9 d&#233;cembre 1911&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; le nom que nous donnent les gens qui repr&#233;sentent l'ordre. Pourquoi ? Parce que nous enseignons &#224; nos fr&#232;res de mis&#232;re que tout ce qui existe doit appartenir &#224; tous et nous les invitons &#224; ce qu'ils en prennent possession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui a fait la terre ?&#8230; Est-ce que ce sont ces messieurs en habits et &#224; gants blancs qui l'ont faite et qui disent qu'elle leur appartient ?&#8230; Non, la terre est un bien naturel, un bien commun &#224; tous les &#234;tres vivants. Qui a fait les maisons, les v&#234;tements, tout ce qui rend notre vie plus confortable ?&#8230; Est-ce que ce sont ces messieurs qui vivent dans des palais ou des h&#244;tels de luxe ?&#8230; Non, tout &#231;a est sorti des mains des pauvres personnes qui s'amoncellent dans des taudis, qui pourrissent au bagne, qui se vendent dans les bordels et qui meurent dans les h&#244;pitaux, bien avant leur temps, ou dans un &#233;chafaudage, peu importe l'endroit&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bandits ! Les bandits sont ceux qui ne veulent pas qu'il y ait de bandits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, messieurs les bourgeois ; les bandits ce sont vous qui, sans aucun droit, se sont appropri&#233;s les produits du travail des hommes et tous les biens naturels que vous n'avez pas encore transform&#233;s. Tout cela sans jamais laisser tomber une goutte de sueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont vous les bandits messieurs les bourgeois qui, ill&#233;galement, parce que la loi est entremetteuse de votre esprit rapace, avez pris la majeure partie du produit du travail des hommes sans qu'il n'y ait de danger de vous retrouver un jour au bagne. Et bien, entre bandit et bandit, moi je pr&#233;f&#232;re celui qui, couteau &#224; la main et l'esprit r&#233;solu, sort d'un coin sombre en criant : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Ton argent ou ta vie ! &lt;/q&gt;. Je pr&#233;f&#232;re, et j'insiste, celui l&#224;, que le bandit qui assis &#224; son bureau, froidement, l'esprit tranquille, sereinement, suce le sang de ses travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour le premier bandit, celui qui attaque audacieusement et courre les risques dans cette aventure, il y a la prison ou le peloton d'ex&#233;cution ; pour l'autre bandit, celui aux gants blancs, il y a le respect, l'honneur, le bonheur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; comment les choses sont pr&#233;sentement dans ce syst&#232;me d'injustice sociale. Pour ces personnes &#171; honn&#234;tes &#187; et qui respectent l'ordre, voler n'est pas un crime si le vol est consid&#233;rable. Les banquiers, les commer&#231;ants ont des combines qui augmentent la faim et la tristesse dans plusieurs centaines de lieux ; mais &#231;a passe comme une op&#233;ration financi&#232;re habillement faite. Un homme qui souffre de faim prend dans un magasin un morceau de pain ; c'est lui qui sera appel&#233; voleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autorit&#233;, encore plus vile que la loi puisqu'elle est son ex&#233;cutrice, soutien tout cela. Mort &#224; l'autorit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_400 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/pdf/e4n67.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 2.2 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH660/e4n67-39843.jpg?1774936065' width='500' height='660' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Regeneraci&#242;n, n&#176; 67, 9 d&#233;cembre 1911
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>{100 a&#241;os} Ricardo Flores Mag&#243;n : &#171; Le fusil &#187;</title>
		<link>https://partage-noir.fr/100-anos-ricardo-flores-magon-le-fusil</link>
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		<dc:date>2022-05-28T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:creator>


		<dc:subject>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:subject>
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		<dc:subject>Mexique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;64, 18 novembre 1911&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-mexique-66-+" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton530-7e2f4.jpg?1774739437' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;64, 18 novembre 1911&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je sers les deux bandes : la bande qui opprime et celle qui lib&#232;re. Je n'ai pas de pr&#233;f&#233;rences. Avec la m&#234;me rage, avec le m&#234;me fracas j'envoie la balle qui arrache la vie au partisan de la libert&#233; ou au soldat de la tyrannie. Des ouvriers m'ont fabriqu&#233;, pour tuer d'autres ouvriers. Je suis le fusil ; l'arme liberticide quand je sers ceux d'en haut, l'arme &#233;mancipatrice quand je sers ceux d'en bas. Sans moi il n'y aurait pas d'homme qui disent : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je suis plus que toi ! &lt;/q&gt; et sans moi il n'y aurait pas d'esclaves qui crient : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;&#192; bas la tyrannie ! &lt;/q&gt;. Le tyran me nomme &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;l'appui des institutions&lt;/q&gt;. L'homme libre me caresse avec tendresse et m'appelle &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;l'instrument de r&#233;demption&lt;/q&gt;. Je suis la m&#234;me chose, mais toutefois je sers autant pour opprimer que pour lib&#233;rer. Je suis en m&#234;me temps assassin et justicier, selon les mains qui me man&#339;uvrent. Moi-m&#234;me je sais reconna&#238;tre quel type de main me tiennent. Ces mains tremblent ? Il n'y a aucun doute : ce sont les mains d'un tyran. C'est une prise ferme ? Je dis sans r&#233;fl&#233;chir : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ce sont les mains d'un libertaire !&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas besoin d'entendre les cris pour savoir &#224; quelle bande j'appartiens. Il suffit d'entendre les dents claquer pour savoir que je suis entre les mains d'un oppresseur. Le Mauvais est peureux ; le Bon est valeureux. Quand le tyran appuie ma crosse sur son torse pour me faire vomir la mort cach&#233;e dans la cartouche, je sens que son c&#339;ur saute violemment. C'est qu'il a conscience de son crime. Il ne sait pas qui il tura. On lui ordonn&#233; : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;feu !&lt;/q&gt; et voil&#224; le tir qui, peut-&#234;tre, traversera le c&#339;ur de son p&#232;re, de son fr&#232;re ou de son enfant, celui que l'honneur a fait crier &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;rebelle toi ! &lt;/q&gt;. Je continuerai d'exister encore tant qu'il y aura sur terre une humanit&#233; stupide qui insiste pour &#234;tre divis&#233;e en deux classe : celle des riches et celles des pauvres, celle de ceux qui jouissent et celle de ceux qui souffrent. Quand le dernier bourgeois aura disparu et que l'ombre de l'autorit&#233; se sera dissip&#233;e, &#224; mon tour je dispara&#238;trai en l&#233;guant mes mat&#233;riaux pour la construction de milliers d'outils et d'instruments qui seront manipul&#233;s avec enthousiasme par des hommes transform&#233;s en fr&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_435 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;54&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://partage-noir.fr/IMG/pdf/e4n64.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 2.4 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH635/e4n64-1-4f18b.jpg?1774782876' width='500' height='635' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Regeneraci&#243;n, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;64, 18 novembre 1911
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
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		<title>{100 a&#241;os} Ricardo Flores Mag&#243;n : &#171; La libert&#233; &#233;conomique &#187; </title>
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		<dc:date>2022-05-04T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:creator>


		<dc:subject>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution mexicaine (1910)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;26, 25 f&#233;vrier 1911.&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton527-dc373.jpg?1774706612' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022, nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Aujourd'hui nous mettons en ligne un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;poque, n&#176;26, 25 f&#233;vrier 1911.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je lutte pour la libert&#233; &#233;conomique des travailleurs. Mon id&#233;al est que l'homme arrive &#224; poss&#233;der tout ce dont il a besoin pour vivre, sans qu'il ait &#224; d&#233;pendre d'un quelconque patron, et je crois, comme tous les lib&#233;raux de bonne foi, qu'est arriv&#233; le moment o&#249; nous, les hommes de bonne volont&#233;, devons faire un pas vers la vraie lib&#233;ration, en arrachant la terre des griffes du riche, Madero inclus, pour la donner &#224; son propri&#233;taire l&#233;gitime : le peuple travailleur. D&#232;s qu'on aura obtenu cela, le peuple sera libre. Mais il ne le sera pas s'il fait de Madero le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, parce que, ni Madero, ni aucun autre gouverneur, n'aura le courage de faire un pas dans ce sens et que s'il le faisait, les riches se soul&#232;veraient et une nouvelle r&#233;volution suivrait la pr&#233;sente. Dans cette r&#233;volution, celle que nous sommes en train de contempler et celle que nous essayons de fomenter, nous devons enlever la terre aux riches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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