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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>La Colonne de fer</title>
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		<dc:date>2022-04-15T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nestor Romero</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution espagnole (1936-1939)</dc:subject>
		<dc:subject>Archives Autonomies</dc:subject>
		<dc:subject>CNT</dc:subject>
		<dc:subject>Buenaventura Durruti</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne</dc:subject>
		<dc:subject>Agora - Mensuel libertaire</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La R&#233;volution espagnole ; on a beaucoup parl&#233; de la Colonne Durruti, de ses activit&#233;s, de ses responsables... mais, apr&#232;s une vaste campagne de d&#233;nigrement, une chappe de plomb semble s'&#234;tre abattue sur la Colonne de fer : la plus intransigeante des colonnes, s'il en fut ; la plus hostile &#224; l'entr&#233;e des camarades ministres au gouvernement ; la plus r&#233;fractaire &#224; la militarisation des milices. Il y aurait beaucoup a &#233;crire sur ses actions, comme par exemple son retour du front a valence, le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; octobre 1936, pour s'emparer d'armes et munitions qui leurs faisaient cruellement d&#233;faut, en d&#233;sarmant les corps de police de la ville... Il faudrait aussi aborder le projet de &#171; hold-up &#187; de la banque d'Espagne afin de ne pas r&#233;p&#233;ter l'erreur commise par la Commune de Paris... Nous avons demande au camarade Nestor Romero, qui a r&#233;alis&#233; une &#233;tude approfondie du sujet, de brosser, dans le cadre restreint de cette rubrique, un portrait rapide de la Colonne de fer. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Agora&lt;/i&gt; n&#176;3 - automne 1980)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/-agora-no13-hiver-1982-" rel="directory"&gt;Agora n&#176;3 &#8211; Automne 1980&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-revolution-espagnole-1936-1939-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution espagnole (1936-1939)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://partage-noir.fr/+-agora-mensuel-libertaire-+" rel="tag"&gt;Agora - Mensuel libertaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1071-2f165.png?1774708579' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La R&#233;volution espagnole ; on a beaucoup parl&#233; de la Colonne Durruti, de ses activit&#233;s, de ses responsables... mais, apr&#232;s une vaste campagne de d&#233;nigrement, une chappe de plomb semble s'&#234;tre abattue sur la Colonne de fer : la plus intransigeante des colonnes, s'il en fut ; la plus hostile &#224; l'entr&#233;e des camarades ministres au gouvernement ; la plus r&#233;fractaire &#224; la militarisation des milices. Il y aurait beaucoup a &#233;crire sur ses actions, comme par exemple son retour du front a valence, le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; octobre 1936, pour s'emparer d'armes et munitions qui leurs faisaient cruellement d&#233;faut, en d&#233;sarmant les corps de police de la ville... Il faudrait aussi aborder le projet de &#171; hold-up &#187; de la banque d'Espagne afin de ne pas r&#233;p&#233;ter l'erreur commise par la Commune de Paris... Nous avons demande au camarade Nestor Romero, qui a r&#233;alis&#233; une &#233;tude approfondie du sujet, de brosser, dans le cadre restreint de cette rubrique, un portrait rapide de la Colonne de fer. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Agora&lt;/i&gt; n&#176;3 - automne 1980)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Nous allons former une Colonne ! Il faut former une colonne tout de suite&lt;/q&gt;, entend-on sans cesse dans ce monast&#232;re de la &#171; Calile Orihuela &#187; &#224; Valence, en ce d&#233;but ao&#251;t 1936. Ce ne sont pas, bien entendu, des moines qui &#233;changent de tels propos, mais des centaines de jeunes militants qui ont transform&#233; l'&#233;tablissement en &#171; Caserne &#187; provisoire. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Oui, il faut former une colonne, une Colonne de fer !&lt;/q&gt; lance quelqu'un dans la foule... C'est cela &#171; Una columna de Hierro &#187;... Et le mot fit fortune nous raconte un ancien milicien...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet la &#171; Colonne de fer &#187; allait, tr&#232;s vite, devenir c&#233;l&#232;bre, la plus c&#233;l&#232;bre des colonnes libertaires, vraisemblablement, apr&#232;s celle de Durruti. Mais &#224; l'inverse de celle-ci, son prestige ne provenait pas du charisme d'un leader universellement connu. Tout au contraire, c'est de son action collective que naquit sa popularit&#233;, car, si certains de ses principaux animateurs avaient une certaine notori&#233;t&#233; dans la r&#233;gion du Levant, aucun ne disposait d'une stature comparable &#224; celle des grandes figures nationales du Mouvement libertaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pourquoi et comment cette c&#233;l&#233;brit&#233; ? Pourquoi cette haine, ce d&#233;nigrement syst&#233;matique des uns, &#224; l'ext&#233;rieur comme &#224; l'int&#233;rieur du Mouvement libertaire, et cette admiration des autres ? Pourquoi, en un mot, cette passion dans les jugements port&#233;s sur l'action de la Colonne de fer ? Il n'est pas inutile, pour tenter de r&#233;pondre &#224; ces questions, de survoler rapidement l'histoire de ces miliciens qui plus que d'autres furent qualifi&#233;s d'&#171; Incontrolados &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1216 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH207/affiche-1936-bauset-colonne-de-fer-pour-l-anarchie-5109b-c1096.jpg?1774750366' width='150' height='207' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;On le sait, &#224; Valence, le 19 juillet 1936, les &#233;v&#232;nements ne prirent pas la m&#234;me tournure qu'&#224; Barcelone ou &#224; Madrid. Il fallut attendre les premi&#232;res heures du dimanche 2 ao&#251;t pour que tombent les casernes occup&#233;es par les militaires soulev&#233;s. Jusque-l&#224;, la plus grande confusion avait r&#233;gn&#233; dans les sph&#232;res du pouvoir comme dans les instances dirigeantes des organisations politiques et syndicales : fallait-il ou non croire au loyalisme de ces militaires qui malgr&#233; une proclamation publique de loyalisme refusaient d'ouvrir les portes des casernes ? Les militants des diverses organisations, quant &#224; eux, ne rest&#232;rent pas inactifs pendant ces 15 jours d'ind&#233;cision officielle. Ainsi, des groupes se form&#232;rent qui d&#233;cid&#232;rent de monter vers T&#233;ruel, &#224; la rencontre des troupes fascistes, pour tenter de stopper leur avance. Une petite colonne, par exemple, form&#233;e de jeunes militants de Puerto de Sagunto et de Gardes Civils fid&#232;les &#224; la R&#233;publique prit la route de T&#233;ruel. Arriv&#233;e &#224; La Puebla de Valverde, &#224; une vingtaine de kilom&#232;tres de T&#233;ruel, la colonne fit une halte de repos et l&#224;, brusquement, les gardes se mirent &#224; tirer sur les militants. Une v&#233;ritable tuerie, plusieurs dizaines de morts, des bless&#233;s tentant de fuir, et quelques rescap&#233;s qui purent retourner &#224; Valence, rendre compte de la trahison des gardes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend, alors, pourquoi les quelques centaines de miliciens qui form&#232;rent &#224; Valence la Colonne de fer prirent la route de T&#233;ruel. Le premier engagement s&#233;rieux se produisit &#224; Sarion, sur le Maestrazgo, le 13 ao&#251;t, et les fascistes furent mis en fuite. Enfin la Colonne atteignit La Puebla o&#249; s'&#233;tablit son Comit&#233;. Car, entre La Puebla et T&#233;ruel se trouve Puerto de Escandon, en col, autour duquel l'ennemi a pris position. Apr&#232;s une premi&#232;re tentative pour forcer le passage, le front s'&#233;tablira l&#224;, dans ces terres arides, &#224; quelque 15km de l'objectif. Rien, jusqu'ici, on le voit, qui singularise dans son activit&#233; militaire, la Colonne de fer des autres unit&#233;s libertaires du front d'Aragon. Cependant, les militants de Valence avaient ouvert les portes de San Miguel de los Reyes, ce sinistre p&#233;nitencier, et lib&#233;r&#233; les prisonniers politiques et de droit commun. Nombre de ces derniers choisirent de s'int&#233;grer &#224; la Colonne et de partir au front. Mais l&#224; encore rien d'exceptionnel car, partout, en ce d&#233;but de R&#233;volution les anarchistes ouvrirent les prisons. Simplement, et bien qu'il soit difficile de le v&#233;rifier, les droits communs &#233;taient peut-&#234;tre plus nombreux dans la Colonne de fer mais surtout, le Comit&#233; de la Colonne revendiqua et justifia la prise en charge de ces prisonniers &#224; un moment qui pouvait sembler mal choisi aux responsables nationaux de la CNT, au moment justement o&#249; tout &#233;tait fait pour convaincre les miliciens de la n&#233;cessit&#233; de la militarisation des colonnes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il est vrai que nous avions dans notre Colonne les camarades prisonniers de San Miguel de los Reyes. Mais il fallait bien voir qu'ils devaient &#234;tre lib&#233;r&#233;s et que quelqu'un affronte la responsabilit&#233; de les conduire au front. Nous qui avons toujours accus&#233; la soci&#233;t&#233; de toutes ses faiblesses, nous les consid&#233;rions comme des fr&#232;res et avec nous, ils partirent risquer leur vie, et avec nous ils lutt&#232;rent pour la libert&#233;. (...)&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1217 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH228/lineadefuego-garcialorca-9c79f-646ba.jpg?1774750366' width='150' height='228' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;Ainsi s'exprimait le Comit&#233; de la Colonne de Fer dans le journal de Valence &lt;i&gt;Nosotros&lt;/i&gt; le 19 f&#233;vrier 1937, alors que de tous c&#244;t&#233;s, &#224; l'int&#233;rieur comme &#224; l'ext&#233;rieur de l'Organisation, il n'&#233;tait question que de discipline et de militarisation. Et pour ne pas &#234;tre en reste &lt;i&gt;Linea de Fuego&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Linea de Fuego est tir&#233; sur 4 pages &#224; La Puebla de Valverde par des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, le journal de la Colonne publiait le 26 novembre 1936 un long article au titre r&#233;v&#233;lateur dans sa concision : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;La disciplina, base del fascismo&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la vraie question qui dressa la Colonne contre les responsables du Mouvement libertaire fut celle de la militarisation. Bien s&#251;r, la Colonne de fer forma des groupes d'intervention qui pratiqu&#232;rent des incursions &#224; l'arri&#232;re, qui pr&#233;tendaient faire la r&#233;volution partout, tout de suite. Par exemple &#224; Valence :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;La Colonne de fer est descendue plusieurs fois &#224; Valence. Elle descendait y appliquer une justice sommaire (Bajaba a administrar justicia escueta) (...) et la Colonne de fer mit fin &#224; toutes ces anomalies en un acte de souveraine volont&#233; dont la moindre vertu ne fut pas d'exasp&#233;rer tous les ronds-de-cuir planqu&#233;s et de recevoir l'approbation de toutes les consciences libres. Une fois lev&#233;s les obstacles &#224; l'arri&#232;re-garde, les hommes de la colonne retourn&#232;rent &#224; leurs parapets.&lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt; Linea de Fuego&lt;/i&gt;, 24 octobre 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r il y eut les Collectivisations forc&#233;es, et ce ne fut certainement pas une mince erreur&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Epineux probl&#232;me que celui-ci. Exemple : Quand telle Colonne, la Colonne de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Bien s&#251;r, des r&#232;glements de comptes sanglants se produisirent dans la r&#233;gion auxquels particip&#232;rent les groupes de la Colonne, mais l&#224; encore rien qui fut absolument diff&#233;rent de ce qui se passait ailleurs, sinon une certaine v&#233;h&#233;mence dans la revendication et la justification des actions effectu&#233;es :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;C'est parce que cette soci&#233;t&#233; que nous pr&#233;conisons et vers l'&#233;dification de laquelle nous marchons ne peut &#234;tre con&#231;ue, &#233;difi&#233;e et perfectionn&#233;e que par les parias qui pendant des si&#232;cles ont subi le fl&#233;au de l'exploitation et de l'esclavage, par la faim, la mis&#232;re et le m&#233;pris, que ce furent d'authentiques prol&#233;taires, les centurions de la Colonne de fer qui vinrent &#224; Castellon. Ils vinrent y accomplir une &#339;uvre &#233;minemment r&#233;volutionnaire de prophylaxie sociale afin que le terrain ainsi assaini puisse recevoir les premiers jalons sur lesquels doit prendre appui le nouvel &#201;tat que la R&#233;volution, avec toute sa vigueur et sa r&#233;alit&#233;, a instaur&#233; pour racheter, non seulement l'Espagne, mais l'humanit&#233; enti&#232;re. &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;La Colonne de fer et le groupe &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Los Inseparables&lt;/q&gt; ont r&#233;alis&#233; &#224; Castellon une &#339;uvre de justice et d'orientation. Abolir les injustices et orienter les consciences ou br&#251;ler en des brasiers purificateurs les proc&#232;s-verbaux, constats, instructions judiciaires et dossiers criminels &#233;tablis contre les pauvres d'esprit, les faibles, les humbles. (...)&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Extrait d'un long article paru dans &lt;i&gt;Fragua Social&lt;/i&gt;, le 10 octobre 1936).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, si l'on en juge par les articles parus dans &lt;i&gt;Linea de Fuego&lt;/i&gt;, le journal de la Colonne, au lendemain de l'entr&#233;e de la CNT au Gouvernement de Largo Caballero le 4 novembre 1936, l'indignation &#233;tait &#224; son comble, et les miliciens du Puerto de Escandon ne m&#226;ch&#232;rent pas leurs mots &#224; l'adresse des responsables nationaux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le t&#233;l&#233;graphe nous transmet la nouvelle, que nous ins&#233;rons par ailleurs, de l'entr&#233;e de la CNT au Gouvernement.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;C'est dire que l'on accepte ce que l'on a toujours d&#233;nonc&#233; mettant en pi&#232;ces, ainsi, les fondements de nos id&#233;es.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Dor&#233;navant, on ne parlera plus de libert&#233; mais de soumission &#224; &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Notre Gouvernement&lt;/q&gt;, seul organe comp&#233;tent pour diriger la guerre et la vie &#233;conomique.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Quatre minist&#232;res sont attribu&#233;s &#224; l'Organisation Conf&#233;d&#233;rale qui ne r&#233;pondent en rien aux arguments en faveur de la cr&#233;ation du Conseil National de D&#233;fense.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Consejo Nacional de Defensa : alors que la pression se fait de plus en plus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Quatre minist&#232;res secondaires occup&#233;s par quatre individus qui ne se sont jamais int&#233;ress&#233;s aux probl&#232;mes qui maintenant leur seront pos&#233;s. Nous verrons ainsi, un adh&#233;rent du Syndicat des Manufactures et Textiles, tr&#232;s averti des choses de la guerre, au minist&#232;re de la Justice. Un orateur (oratrice) et &#233;crivain, sp&#233;cialiste de th&#232;mes sentimentaux et sociaux &#224; la Sant&#233; publique, et un propagandiste professionnel au Commerce. &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;En fait, il n'existe pas de D&#233;partements&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Conseil devait &#234;tre constitu&#233; de D&#233;partements et non de minist&#232;res. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; mais des minist&#232;res, il n'y a pas d'hommes experts en la mati&#232;re, capables d'initiatives personnelles, mais des politiciens incomp&#233;tents, ineptes. &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;L'histoire continue, l'&#201;tat demeure et tout cela au nom d'une Organisation qui se dit libertaire. Jusqu'&#224; quand camarades ?&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Texte mis en &#233;vidence dans un encadr&#233; en 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; page de &lt;i&gt;Linea de Fuego&lt;/i&gt; du 4 novembre 1936).&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1215 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH223/affiche-bauset-fai-nosotros-le-quotidien-anarchiste-8690e-fcaf6.jpg?1774750366' width='150' height='223' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Ainsi d&#233;buta ce nouveau combat des miliciens de la Colonne de fer, au sein de leur propre organisation, contre la militarisation qui concr&#233;tisait sur le terrain la politique de participation des anarchistes &#224; l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce combat marque son apog&#233;e le 5 f&#233;vrier 1937 par la convocation d'un Pl&#233;num national des Colonnes Conf&#233;d&#233;rales et anarchistes &#224; Valence. C'est, bien s&#251;r, la Colonne de fer qui convoque, en toute indiscipline d'ailleurs, sans m&#234;me tenir compte de l'existence des diff&#233;rents Comit&#233;s nationaux du Mouvement libertaire. (Ceux-ci seront invit&#233;s apr&#232;s le d&#233;but de la r&#233;union et adopteront l'attitude d'observateurs. Ils devront supporter les critiques virulentes, aussi bien de certains partisans que des adversaires de la militarisation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s des d&#233;bats pratiquement ininterrompus et passionn&#233;s d'un bout &#224; l'autre le Pl&#233;num se prononcera le 7 f&#233;vrier &#224; 6h du matin... pour la militarisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Colonne de fer est vaincue, d&#233;finitivement. Elle deviendra en mars 1937 la 83&#176; Brigade Mixte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il possible, maintenant, d'avancer des &#233;l&#233;ments de r&#233;ponses aux questions pr&#233;liminaires ? Il semble bien que l'on puisse affirmer que ce qui fit la r&#233;putation parfois d&#233;testable de la Colonne de fer fut, au fond, son opposition dans les faits et par les actes &#224; la politique suivie par les instances dirigeantes du Mouvement libertaire. Et de fait, tout le probl&#232;me pos&#233; par la Colonne ne peut se formuler que par d'autres questions maintes fois pos&#233;es mais toujours sans r&#233;ponses : pourquoi la participation de la CNT au Gouvernement ? Pourquoi le Mouvement libertaire n'envisagea-t-il jamais s&#233;rieusement l'instauration d'une guerre de gu&#233;rillas ? Deux questions dont on pressent qu'elles sont intimement li&#233;es et dont, semble-t-il les r&#233;ponses sont &#224; chercher dans l'id&#233;ologie m&#234;me, au sens large du terme, de l'Anarchosyndicalisme espagnol de la premi&#232;re moiti&#233; de ce si&#232;cle. Mais, ce travail reste &#224; faire. Il faudra bien s'y mettre un jour..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;h1 style=&#034;margin-bottom:-10px;&#034;&gt;Autonomie contre militarisation &lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1218 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH212/affiche-1937-bauset-colonne-de-fer-des-armes-comme-cadeaux-7ee45-ded46.jpg?1774750366' width='150' height='212' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Intervention d'un d&#233;l&#233;gu&#233; de la Colonne de fer au Pl&#233;num R&#233;gional de Valence (approuv&#233;e par la colonne et reproduite par son organe &lt;i&gt;Linea de Fuego&lt;/i&gt;, le 17 novembre 1936, Front de T&#233;ruel) : &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;La Colonne de fer doit exposer sa structure, son organisation interne. A ce sujet, la discussion doit porter sur divers points. D'abord sur celui de la militarisation. Car il y a un d&#233;cret du gouvernement qui pr&#233;voit la militarisation de toutes les colonnes, et il y a des camarades qui croient que la militarisation arrange tout.&lt;/q&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Nous, nous disons qu'elle n'arrangera rien.&lt;/q&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Face aux caporaux, sergents et officiers sortis des acad&#233;mies, totalement ignorants, parfois, des probl&#232;mes de la guerre, nous pr&#233;sentons notre organisation, nous n'acceptons pas la structure militaire. La Colonne de fer et toutes les colonnes de la CNT et de la FAI, et m&#234;me d'autres qui ne sont pas conf&#233;d&#233;rales, n'ont pas accept&#233; la discipline militaire&lt;/q&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Commandement unique ou coordination ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Dans une motion pr&#233;sent&#233;e et approuv&#233;e dans une r&#233;union &#224; Valence par la CNT, la FAI, la Colonne de fer, etc., et dans laquelle est consid&#233;r&#233;e n&#233;cessaire la cr&#233;ation d'un organisme qui serve de liaison entre les forces qui luttent &#224; T&#233;ruel et sur divers fronts, on demande la constitution des Comit&#233;s de guerre et de Comit&#233;s de colonne, en vue de former par voie de d&#233;l&#233;gation le Comit&#233; d'op&#233;rations, compos&#233; de deux d&#233;l&#233;gu&#233;s civils et un technicien g&#233;n&#233;ral militaire comme assesseur, pour chaque colonne, et par le d&#233;l&#233;gu&#233; de guerre du Comit&#233; ex&#233;cutif populaire : qui doit servir de liaison entre les colonnes de T&#233;ruel et celles des autres fronts. &lt;/q&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;C'est-&#224;-dire que nous, qui sommes contre ce qu'on appelle le commandement unique, nous propageons par l'exemple et la pratique la coordination de toutes les forces qui luttent. Nous ne pouvons accepter qu'un &#233;tat-major, qu'un ministre, qui ne connaissent pratiquement pas la situation du terrain, qui ne sont jamais all&#233;s sur le champ de bataille, qui ignorent tout de la mentalit&#233; des hommes qu'ils commandent (quand cette ignorance ne s'&#233;tend pas, au surplus &#224; la technique militaire) nous dirigent d'un bureau et nous donnent des ordres, la plupart du temps insens&#233;s. Et comme nous avons d&#251; presque toujours nous soumettre aux ordres du commandement militaire, des d&#233;l&#233;gations de guerre et de l'&#233;tat-major, nous devons protester et demander la destitution dudit &#233;tat-major de Valence. Aussi longtemps que nous lui avons ob&#233;i, la d&#233;sorientation &#233;tait si grande que nous ne savions rien de la situation des autres fronts, ni de l'activit&#233; des autres colonnes : nous subissions des bombardements sans pouvoir savoir d'o&#249; ils venaient. C'est pourquoi nous proposons la cr&#233;ation d'un Comit&#233; d'op&#233;rations, compos&#233; de repr&#233;sentants de chaque centrale d'organisation ; nous voulons, nous, des repr&#233;sentants qui connaissent bien le terrain et savent o&#249; aller. &lt;/q&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;La constitution de Comit&#233;s de guerre est accept&#233;e par toutes les milices conf&#233;d&#233;rales. Nous partons de l'individu et formons des groupes de dix, qui s'arrangent entre eux pour les petites op&#233;rations. La r&#233;union de dix groupes forme une centurie, qui nomme un d&#233;l&#233;gu&#233; pour la repr&#233;senter. Trente centuries forment une colonne, qui est dirig&#233;e par le Comit&#233; de guerre, dans lequel les d&#233;l&#233;gu&#233;s de centuries ont voix au chapitre. &lt;/q&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Un autre point, c'est celui de la coordination de tous les fronts. Celle-ci sera r&#233;alis&#233;e par les comit&#233;s constitu&#233;s par deux d&#233;l&#233;gu&#233;s civils, un d&#233;l&#233;gu&#233; militaire comme assesseur, outre la d&#233;l&#233;gation du Comit&#233; ex&#233;cutif populaire. Ainsi, bien que chaque colonne conserve sa libert&#233; d'action, nous arrivons &#224; la coordination des forces, qui n'est pas la m&#234;me chose que l'unit&#233; de commandement. &lt;/q&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Les marxistes et les r&#233;publicains ne voulaient pas de cela, parce qu'ils disaient que les colonnes n'ont pas &#224; discuter et que tous doivent respecter ce qu'ordonne l'&#233;tat-major. Ainsi, mieux valait un &#233;chec avec l'&#233;tat-major que cinquante victoires avec cinquante comit&#233;s&lt;/q&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Hi&#233;rarchie militaire ou f&#233;d&#233;ralisme ? &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Quant &#224; la militarisation, nous voulons bien admettre que les militaires, qui se sont adonn&#233;s toute leur vie &#224; l'&#233;tude des tactiques guerri&#232;res, sont plus avertis que nous, et que leurs conseils valent souvent mieux que les n&#244;tres. Par cons&#233;quent, nous acceptons leurs conseils, leur collaboration. Dans notre colonne, par exemple, l'&#233;l&#233;ment militaire, dans lequel nous avons confiance, travaille de concert avec nous et, ensemble, nous coordonnons nos efforts ; mais si l'on nous militarise, la seule chose qui arrivera, ce sera de bouleverser cette norme. Il y a bien la colonne Eixa-Uribes, maintenant Palacios-Uribe, qui est militaris&#233;e, mais cette militarisation a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e par elle-m&#234;me. Nous, nous n'avons pas besoin de galons, et par cons&#233;quent, nous ne pouvons lui donner raison. Le r&#233;sultat de cela est qu'on est pass&#233; d'une structure f&#233;d&#233;raliste &#224; une discipline de caserne, ce que pr&#233;cis&#233;ment nous ne voulons pas. &lt;/q&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;On parle &#233;galement de milices uniques. Nous pensons que le groupement par affinit&#233;s devra pr&#233;valoir demain comme aujourd'hui. Que les individus se groupent suivant leurs id&#233;es et leur temp&#233;rament. Que ceux qui pensent de telle ou telle fa&#231;on unissent leurs efforts pour r&#233;aliser leurs buts communs. Si l'on forme les colonnes d'une mani&#232;re h&#233;t&#233;rog&#232;ne, on n'arrivera &#224; aucun r&#233;sultat pratique. &lt;/q&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;C'est-&#224;-dire que nous ne renon&#231;ons nullement &#224; l'ind&#233;pendance des colonnes et ne voulons nous assujettir &#224; aucun commandement gouvernemental. Nous luttons d'abord pour abattre le fascisme, ensuite pour notre id&#233;al, qui est l'anarchie. Notre action ne doit pas tendre &#224; renforcer l'&#201;tat, mais &#224; le d&#233;truire progressivement, &#224; rendre inutile le gouvernement.&lt;/q&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;(Tir&#233; de &lt;i&gt;La Catalogne libre&lt;/i&gt;, d'Andr&#233; et Dori Proudhommeaux, Editions du &#171; Combat Syndicaliste &#187;, Paris, 1970).&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;tt&gt;&lt;widget_sitereference106|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://archivesautonomies.org/spip.php?article4644" class="spip_out"&gt;Tous les num&#233;ros d'&lt;i&gt;Agora&lt;/i&gt; (1980-1986) - Sur le site Fragments d'Histoire de la gauche radicale.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Linea de Fuego&lt;/i&gt; est tir&#233; sur 4 pages &#224; La Puebla de Valverde par des militants du Syndicat de &#171; Artes Graficas &#187; de Valence. C'est un quotidien imprim&#233;, d'information, bien s&#251;r, mais o&#249; la plus grande place est faite &#224; tout ce qui touche au domaine culturel. Ainsi sont publi&#233;s des po&#232;mes, des nouvelles, des critiques litt&#233;raires et bien s&#251;r des articles sur la politique, la sociologie, la philosophie, l'&#233;conomie etc. Quelques permanents signent quotidiennement leur rubrique mais de nombreux militants s'expriment dans le journal sur les probl&#232;mes de leur vie quotidienne, sur le fonctionnement de la Colonne ou sur les grands probl&#232;mes nationaux. Par l'interm&#233;diaire de &lt;i&gt;Linea de Fuego&lt;/i&gt; sont discut&#233;s les probl&#232;mes particuliers de la Colonne et sont convoqu&#233;es les AG. Et puis parfois sont annonc&#233;es les &#233;pousailles en &#171; Union libre &#187; d'un tel ou d'une telle devant le secr&#233;taire du Comit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Epineux probl&#232;me que celui-ci. Exemple : Quand telle Colonne, la Colonne de fer disons, entre &#224; Sarion ou &#224; La Puebla et proclame le Communisme libertaire et la &#171; Prise au tas &#187; y a-t-il coercition ou non ? Quel est le r&#244;le de l'Assembl&#233;e du village dans tout cela ? Que repr&#233;sente cette Assembl&#233;e alors que souvent les jeunes sont au front dans l'un des deux camps ? etc. Voir sur ce sujet : Mintz : &lt;i&gt;L'Autogestion dans l'Espagne r&#233;volutionnaire&lt;/i&gt;, page 51 &#171; Collectivisation forc&#233;e ou spontan&#233;e &#187; (B&#233;libaste, 1970). Egalement et entre autres : &lt;i&gt;Historia oral de la Guerra Civil espanola&lt;/i&gt; de Ronald Fraser, Tome II, pages 62 et suivantes. &lt;br class='autobr' /&gt;
A noter que Frank Mintz &#224; mis en ligne gratuitement la version Maspero de cet ouvrage &#224; cette adresse : &lt;a href=&#034;http://www.fondation-besnard.org/spip.php?article3658&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;http://www.fondation-besnard.org/spip.php?article3658&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Consejo Nacional de Defensa : alors que la pression se fait de plus en plus grande pour l'unification du commandement et la participation de la CNT au Gouvernement, celle-ci lance l'id&#233;e de Conseil National de D&#233;fense. On peut se poser la question de savoir dans quelle mesure ce slogan n'&#233;tait pas destin&#233; &#224; pr&#233;parer les esprits &#224; la prochaine collaboration.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le Conseil devait &#234;tre constitu&#233; de D&#233;partements et non de minist&#232;res. Vertus du vocabulaire !?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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