<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://partage-noir.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>PARTAGE NOIR</title>
	<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="http://partage-noir.fr/spip.php?id_rubrique=377&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>PARTAGE NOIR</title>
		<url>http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0_copie-9a1a7.jpg?1774693359</url>
		<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
		<height>144</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>VIII. Amilcare Cipriani (1843-1918) - Retour en France </title>
		<link>http://partage-noir.fr/viii-amilcare-cipriani-1843-1918-retour-en-france</link>
		<guid isPermaLink="true">http://partage-noir.fr/viii-amilcare-cipriani-1843-1918-retour-en-france</guid>
		<dc:date>2020-05-20T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Amilcare Cipriani (1843-1918)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'odyss&#233;e de Cipriani n'&#233;tait pourtant pas termin&#233;e. On le vit s'embarquer, une fois de plus, pour la Gr&#232;ce, o&#249; il organisa une l&#233;gion &#224; la t&#234;te de laquelle il marcha sur la Mac&#233;doine. Bless&#233; &#224; Larissa, il eut les jambes fracass&#233;es. Apr&#232;s de longs mois de souffrances, il revint en France.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no69-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;69 du 15 mai 1909 - Amilcare Cipriani &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-amilcare-cipriani-1843-1918-69-+" rel="tag"&gt;Amilcare Cipriani (1843-1918)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton488-db4cd.jpg?1774699781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'odyss&#233;e de Cipriani n'&#233;tait pourtant pas termin&#233;e. On le vit s'embarquer, une fois de plus, pour la Gr&#232;ce, o&#249; il organisa une l&#233;gion &#224; la t&#234;te de laquelle il marcha sur la Mac&#233;doine. Bless&#233; &#224; Larissa, il eut les jambes fracass&#233;es. Apr&#232;s de longs mois de souffrances, il revint en France. L'Italie lui &#233;tait compl&#232;tement interdite.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_414 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;240&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/association_internationale_antimilitariste_des_travailleurs._conscrits.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH795/association_internationale_antimilitariste_des_travailleurs._conscrits-59505.jpg?1774783256' width='500' height='795' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small style=&#034;float:left;&#034;&gt; Appel aux conscrits &#224; la d&#233;sob&#233;issance, &#224; la d&#233;sertion et &#224; l'insurrection. Cet appel est sign&#233;, pour la branche parisienne, entre autres par Laurent Tailhade, Urbain Gohier, Gustave Herv&#233;, Miguel Almereyda, Louis Perceau, Han Ryner, etc.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Depuis, Cipriani, entour&#233; de la v&#233;n&#233;ration de tous les esprits libres, vit modestement &#224; Paris. Il s'est peu m&#234;l&#233; &#224; la vie politique de ces derni&#232;res ann&#233;es. Cependant, au moment o&#249; parut la fameuse affiche rouge, il &#233;tait parmi les signataires. Le jury, prenant en consid&#233;ration les services rendus par cet homme &#224; la cause de la libert&#233; et se souvenant qu'il avait jadis combattu pour la France, crut devoir l'acquitter. Nulle injure ne pouvait &#234;tre plus sensible au c&#339;ur du vieux r&#233;volutionnaire. Il se leva, furieux et indign&#233;, protestant contre cet acquittement qu'il n'avait nullement r&#233;clam&#233;. Quelques jours apr&#232;s, la m&#234;me affiche reparaissait sur les murs de Paris, avec sa seule signature. Le gouvernement n'osa relever cet audacieux d&#233;fi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut le dernier acte politique de Cipriani, aujourd'hui &#226;g&#233; de 65 ans. Il est actuellement r&#233;dacteur &#224; l'&lt;i&gt;Humanit&#233;&lt;/i&gt;, et vit modestement de son salaire de journaliste, dans une petite chambre de l'avenue de Clichy. L'&#226;ge n'a diminu&#233; ni ses espoirs ni ses enthousiasmes. Il demeure parmi nous comme un exemple vivant de courage, de d&#233;sint&#233;ressement, de foi r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est l'homme. Nous avons relat&#233; trop rapidement les incidents multiples qui illustr&#232;rent sa carri&#232;re. Mais il aurait fallu un volume compact pour narrer le menu de la vie de ce r&#233;volutionnaire imp&#233;nitent. D'un bout &#224; l'autre de son existence, ce ne sont que complots, batailles, sacrifices, douleurs. C'est un drame tr&#232;s long, en plusieurs actes. M&#234;me dans sa vie priv&#233;e, le dramatisme intervient. Derni&#232;rement, Cipriani retrouvait sa fille dont il &#233;tait s&#233;par&#233; depuis le berceau, maintenant mari&#233;e et m&#232;re. Derni&#232;rement encore, averti qu'il venait d'h&#233;riter d'une somme assez rondelette, le vieil insurg&#233; t&#233;moignait &#226;prement de son m&#233;pris de l'argent et refusait de toucher la somme qui lui &#233;tait offerte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il resta de lui le souvenir. Il a peu &#233;crit, en effet. Ce n'est pas un th&#233;oricien. Ce n'est pas un pamphl&#233;taire. Il faut le voir comme homme d'action. Il s'imposera &#224; l'admiration de ceux qui viennent comme un des meilleurs combattants de l'id&#233;e. Il prendra place, dans la galerie de nos martyrs, &#224; c&#244;t&#233; des Barb&#232;s, des Blanqui, des Vaillant. On pourra &#233;plucher sa vie, rechercher ses tares. On ne trouvera rien. Cipriani est tout entier dans ce mot : Sacrifice. D&#232;s son jeune &#226;ge il a consacr&#233; sa vie &#224; l'id&#233;e et pas un instant, il n'a fl&#233;chi. Tenez pour certain que si demain, un mouvement soul&#232;ve les foules, vous verrez ce vieillard au premier rang, pr&#234;t comme toujours &#224; donner son sang ou sa libert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est un r&#233;confort que de contempler un instant un homme de cette envergure. Que sont aupr&#232;s de son long martyre, nos pauvres ann&#233;es de prison, nos mis&#233;rables batailles de la plume. Cipriani peut maintenant s'en aller dormir du dernier sommeil, il est assur&#233; que sa m&#233;moire demeurera imp&#233;rissable. La R&#233;volution, si lente &#224; venir, r&#233;clamera de nouvelles victimes et de nouveaux sacrifices, mais parmi les glorieux combattants qu'elle pr&#233;pare, Amilcare Cipriani. le vieux r&#233;volt&#233;, le h&#233;ros d'Italie, de Gr&#232;ce et de la Commune, le for&#231;at de Cal&#233;donie et de Porto-Longone, le noble martyr de l'id&#233;e qui triomphera demain, brillera parmi les premiers, sur la liste des pr&#233;curseurs hardis et des d&#233;vou&#233;s magnifiques&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cipriani meurt le 2 mai 1918 &#224; Paris.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cipriani meurt le 2 mai 1918 &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>VII. Amilcare Cipriani (1843-1918)</title>
		<link>http://partage-noir.fr/vii-amilcare-cipriani-1843-1918</link>
		<guid isPermaLink="true">http://partage-noir.fr/vii-amilcare-cipriani-1843-1918</guid>
		<dc:date>2020-05-19T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Amilcare Cipriani (1843-1918)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Nous avons cit&#233; longuement. Mais nous n'aurions pu, mieux que Cipriani lui-m&#234;me, rendre toute l'atrocit&#233; des tortures qu'on lui infligea et de l'existence qu'il dut mener. Les Italiens, cependant, &#233;taient convaincus de l'innocence de cet homme.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no69-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;69 du 15 mai 1909 - Amilcare Cipriani &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-amilcare-cipriani-1843-1918-69-+" rel="tag"&gt;Amilcare Cipriani (1843-1918)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton487-6611b.png?1774699781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_416 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH304/dfffdcipriani_eletto-1bf58.png?1774739695' width='200' height='304' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Nous avons cit&#233; longuement. Mais nous n'aurions pu, mieux que Cipriani lui-m&#234;me, rendre toute l'atrocit&#233; des tortures qu'on lui infligea et de l'existence qu'il dut mener. Les Italiens, cependant, &#233;taient convaincus de l'innocence de cet homme. Ils engag&#232;rent une lutte de tous les jours contre le gouvernement. Ils s'efforc&#232;rent par tous les moyens de lui arracher sa victime. Neuf fois Cipriani fut &#233;lu d&#233;put&#233; dans les provinces de Forli et de Ravenne. Cinquante-sept circonscriptions le port&#232;rent comme candidat. La monarchie dut c&#233;der. Les preuves de l'innocence de Cipriani furent &#233;tablies. On le lib&#233;ra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout n'&#233;tait pas dit, cependant. A peine libre, Cipriani fut de nouveau poursuivi. On l'accusa d'avoir d&#233;sert&#233;, vingt-neuf ans auparavant. Une nouvelle condamnation n'aurait pas manqu&#233; de l'atteindre. Mais Cipriani en avait assez des ge&#244;les italiennes. Il passa la fronti&#232;re et vint se r&#233;fugier &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Paris, il continua la bataille pour la cause r&#233;volutionnaire. Il fonde d'abord l'&lt;i&gt;Union des peuples latins&lt;/i&gt; et dirige un hebdomadaire : &lt;i&gt;Guerre &#224; la Guerre&lt;/i&gt;. En m&#234;me temps, il pr&#233;pare le Comit&#233; de la paix de 1889, &#224; Milan. En 1890, il organise un Congr&#232;s &#224; Capo-Lago, en Suisse, et pr&#233;conise l'insurrection en Italie. Puis il entreprend une tourn&#233;e de propagande en Suisse et en Italie. A Rome, en mai 1890, le ministre Nicotera essaie de le faire assassiner. Bless&#233;, Cipriani est arr&#234;t&#233; et condamn&#233; &#224; 3 ans de prison. Il revient en France, prend part &#224; diff&#233;rents congr&#232;s, notamment &#224; celui de Zurich o&#249; il proteste contre les men&#233;es r&#233;actionnaires des socialistes allemands. Quatre ans apr&#232;s, au moment des bombes anarchistes, la France r&#233;publicaine veut &#224; son tour l'expulser. Heureusement, la presse enti&#232;re protesta. Cipriani avait alors cinquante ans. On rappela qu'il avait combattu en 1870-71 dans les rangs de l'arm&#233;e fran&#231;aise. Le gouvernement recula. Cipriani put rester &#224; Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>VI. Amilcare Cipriani (1843-1918) - Au bagne de Porto-Longone</title>
		<link>http://partage-noir.fr/vi-amilcare-cipriani-1843-1918</link>
		<guid isPermaLink="true">http://partage-noir.fr/vi-amilcare-cipriani-1843-1918</guid>
		<dc:date>2020-05-18T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Amilcare Cipriani (1843-1918)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Mais ces p&#233;r&#233;grinations &#233;taient loin d'&#234;tre termin&#233;es. A peine de retour &#224; Paris, Cipriani se vit arr&#234;ter, condamner &#224; un mois de prison et expulser. Il se r&#233;fugia &#224; Gen&#232;ve o&#249; la police le surveilla &#233;troitement. Il passa ensuite en Italie et se rendit &#224; Rome. Le 31 janvier, il &#233;tait encore arr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no69-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;69 du 15 mai 1909 - Amilcare Cipriani &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-amilcare-cipriani-1843-1918-69-+" rel="tag"&gt;Amilcare Cipriani (1843-1918)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton486-690ed.jpg?1774699781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais ces p&#233;r&#233;grinations &#233;taient loin d'&#234;tre termin&#233;es. A peine de retour &#224; Paris, Cipriani se vit arr&#234;ter, condamner &#224; un mois de prison et expulser. Il se r&#233;fugia &#224; Gen&#232;ve o&#249; la police le surveilla &#233;troitement. Il passa ensuite en Italie et se rendit &#224; Rome. Le 31 janvier, il &#233;tait encore arr&#234;t&#233;. Cette fois, on l'inculpa de conspiration contre la s&#251;ret&#233; de l'&#201;tat. Comme on ne trouvait pas de motifs assez graves, on l'accusa d'avoir assassin&#233; deux brigands, lors de l'attentat dont il fut victime &#224; Alexandrie. Accusation monstrueuse. Cipriani fut, pour ce fait, condamn&#233; &#224; vingt-cinq ans de travaux forc&#233;s. On l'enferma au bagne de Porto-Longone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut le minist&#232;re lib&#233;ral Zanardelli qui lui fit octroyer ces vingt-cinq ans. L'existence de Cipriani, dans ce bagne de Porto-Longone, fut atroce. Il a lui-m&#234;me racont&#233;, il y a quelques mois, les tortures inimaginables auxquelles il fut soumis. Notez que la peine de mort est supprim&#233;e en Italie. Cela n'emp&#234;che nullement les condamn&#233;s de mourir &#224; petit feu, d'une mort plus ignoble encore que celle donn&#233;e par le bourreau. C'est ce que Zanardelli expliquait parfaitement &#224; la Chambre italienne : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Nous abolissons la peine de mort, &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;disait-il&lt;/span&gt;, mais nous avons trouv&#233; des peines qui la feront d&#233;sirer.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais laissons la parole &#224; Cipriani :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Zanardelli avait dit vrai. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une agonie o&#249; l'&#234;tre le plus fort, le mieux b&#226;ti, devient fou ou meurt au bout de deux ou trois ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'homme enterr&#233; vivant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme nourriture, on lui donne juste de quoi ne pas mourir de faim. Le gouvernement verse 12 centimes par condamn&#233; pour sa nourriture ; mais il en reste pas mal en route de ces centimes avant qu'ils n'arrivent &#224; sa gamelle. L'hiver, des haricots ou des pois chiches cuits &#224; l'eau avec un peu d'huile. On sert au condamn&#233; cette p&#226;t&#233;e fade une fois toutes les vingt-quatre heures, avec un petit pain noir mal cuit, pour 600 grammes pas plus. L'&#233;t&#233;, on remplace les haricots et les pois chiches par du riz et de la viande noire, rago&#251;t immangeable o&#249; persiste une intol&#233;rable odeur de lard fondu. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le condamn&#233; ne peut ni lire, ni &#233;crire, ni recevoir des nouvelles du dehors, pas m&#234;me de sa famille, jamais de visite, pas m&#234;me celle du m&#233;decin, s'il tombe malade, jamais de communications avec qui que ce soit. Les gardiens eux-m&#234;mes sont muets. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils ne r&#233;pondent jamais &#224; vos questions que par des signes de t&#234;te et au bout de quelques mois on a peur de sa propre parole, tellement la grosse voix surann&#233;e nous est devenue &#233;trang&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si le condamn&#233; se r&#233;volte, non seulement la peine qu'il a subie ne compte plus, mais les ge&#244;liers peuvent faire de lui ce que bon leur semble. Le jour, une lueur blafarde se glisse avec peine &#224; travers les &#233;normes barreaux d'une petite lucarne, la nuit une lampe au plafond veille perp&#233;tuellement comme un cierge sur un cercueil. Car les gardiens ont l'ordre de ne pas nous perdre de vue. Ils sont six qui se relayent sans cesse &#224; votre port&#233;e et vous couchent en joue, &#224; travers un judas, comme avec l'&#339;il noir d'un revolver ou d'un fusil. C'est sinistre plus que tout, la sensation de cet &#339;il, qui est l&#224;, qu'on ne voit pas, mais que l'on sent, toujours pr&#233;sent, comme celui qui guettait Ca&#239;n dans les &lt;i&gt;Ch&#226;timents&lt;/i&gt;, &#224; travers la toile de la tente, comme derri&#232;re la muraille d'airain, et jusque dans les t&#233;n&#232;bres de la tombe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque je fus envoy&#233; au bagne, ce r&#233;gime n'existait pas encore. Mais cela n'emp&#234;cha pas mes bourreaux, non seulement de me l'appliquer, mais encore de le compliquer d'une lourde cha&#238;ne. Je suis rest&#233; huit ans et demi dans ce tombeau. Oui, on m'avait riv&#233; &#224; la cha&#238;ne du gal&#233;rien, comme le prescrivait l'ancien code, en me r&#233;servant les tortures de l'in-pace invent&#233;es par le nouveau. &lt;br class='autobr' /&gt;
Strictement encha&#238;n&#233; contre le mur de ce tombeau, je ne pouvais ni m'asseoir ni me coucher. J'&#233;tais oblig&#233; de me tenir debout toute la journ&#233;e ayant &#224; peine la facult&#233; de bouger les pieds. Le soir on m'apportait un lit fait de quatre planches pliantes. On me couchait sur ce lit, on m'enroulait ma cha&#238;ne autour de mes jambes et ainsi ficel&#233;, clou&#233; d&#233;j&#224; par ces quatre planches par les chevilles, on m'y garrottait encore par la. ceinture. Je restais ainsi douze heures &#224; d&#233;sirer le jour. Le jour, quand je me retrouvais debout, le long de mon mur, je d&#233;sirais la nuit... Une fois, pourtant, j'avais r&#233;ussi &#224; me tenir sur mes jambes dans un des coins de ma cellule et je demeurais accroupi, les yeux ferm&#233;s. Je n'en sentais pas moins l'&#339;il sinistre qui m'&#233;piait au judas. Ah ! ce ne fut pas long ! Le ge&#244;lier ouvrit la porte, saisit un seau d'eau et le vida tout entier dans ma cellule. Comme le sol penchait du c&#244;t&#233; o&#249; j'&#233;tais encha&#238;n&#233;, il me fallut passer le reste du jour les deux pieds dans l'eau. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment vous dire les terribles angoisses physiques et morales par o&#249; je suis pass&#233; ! J'avais conscience que mon cerveau, mon intelligence, ma volont&#233;, ma force, ma sant&#233; sombraient de jour en jour, plus profond&#233;ment et allaient mourir. Oui j'allais vers la mort certaine et bien-t&#244;t je ne pourrais plus r&#233;agir. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres accumulent dans le c&#339;ur des haines terribles et surhumaines, leur cerveau s'&#233;chauffe, s'irrite, se d&#233;traque peu &#224; peu ; inconsciemment, ils commencent &#224; parler seuls, &#224; gesticuler ; c'est la folie qui s'annonce... D'autres plus calmes, moins sensibles, r&#233;sistent un peu plus longtemps, puis ils s'affolent, cherchent le sommeil, finissent par devenir insensibles, inertes, puis tout &#224; fait idiots. Leurs jambes s'enflent, leurs doigts se gonflent, ils ont une montagne sur la poitrine et c'est la mort. Le plus grand nombre succombent et meurent ainsi mis&#233;rablement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Moi, pour sauver le cerveau, pour ne devenir ni idiot, ni fou, et pour sauver mon corps, pour ne pas mourir, j'ai lutt&#233; comme un hercule contre toutes les forces de la folie et de la mort. Je me suis livr&#233; &#224; une telle gymnastique intellectuelle que lorsque j'y r&#233;fl&#233;chis il me semble impossible d'avoir &#233;t&#233; capable, pendant si longtemps, d'un tel tour de force. J'ai con&#231;u et ex&#233;cut&#233;, de m&#233;moire, de formidables travaux litt&#233;raires. Je composais des pages enti&#232;res que je r&#233;citais par c&#339;ur, que je corrigeais et que je recommen&#231;ais encore. J'avais compl&#232;tement perdu la notion du temps... Une fois j'ai demand&#233; au ge&#244;lier qui m'apportait mon r&#233;pugnant repas : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;En quelle ann&#233;e sommes-nous ?&lt;/q&gt; Il h&#233;sita une seconde, puis s&#232;chement il me r&#233;pondit simplement : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;1886&lt;/q&gt;. Il y avait seulement cinq ans que j'&#233;tais enterr&#233; ! Il me restait encore vingt ans &#224; faire ! Vingt ans ! J'&#233;tais d&#233;courag&#233;. Jamais je ne pourrais vivre encore vingt ans cette terrible vie&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'&#201;clair, 23 d&#233;cembre 1908.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt; L'&#201;clair&lt;/i&gt;, 23 d&#233;cembre 1908.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>V. Amilcare Cipriani (1843-1918) - Dix ann&#233;es en Cal&#233;donie</title>
		<link>http://partage-noir.fr/v-amilcare-cipriani-1843-1918</link>
		<guid isPermaLink="true">http://partage-noir.fr/v-amilcare-cipriani-1843-1918</guid>
		<dc:date>2020-05-17T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Amilcare Cipriani (1843-1918)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;A partir de ce moment, s'ouvre, pour Cipriani, l'&#232;re des pers&#233;cutions. Son long martyre commence. D&#233;sormais, ce ne seront plus que condamnations, emprisonnements, supplices.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no69-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;69 du 15 mai 1909 - Amilcare Cipriani &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-amilcare-cipriani-1843-1918-69-+" rel="tag"&gt;Amilcare Cipriani (1843-1918)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton485-845a1.jpg?1774699781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A partir de ce moment, s'ouvre, pour Cipriani, l'&#232;re des pers&#233;cutions. Son long martyre commence. D&#233;sormais, ce ne seront plus que condamnations, emprisonnements, supplices. A Versailles, la cour martiale le condamne &#224; mort. Il allait &#234;tre ex&#233;cut&#233;, lorsque l'ordre de suspendre l'ex&#233;cution arriva. Cipriani fut conduit &#224; Belle-Isle, dans la vieille forteresse qui abrita, en 51, Barb&#232;s, Blanqui et Pierre Dupont. Il y s&#233;journa quelques mois &#224; peine. Transf&#233;r&#233; &#224; Cherbourg, il fut ramen&#233;, le 19 janvier 1872, &#224; Versailles pour passer devant le 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; conseil de guerre, et se vit, une deuxi&#232;me fois, condamn&#233; &#224; mort. Mais cette fois, encore, la chance le servit. Sa peine fut commu&#233;e en celle de d&#233;tention dans une enceinte fortifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cipriani fut alors conduit &#224; La Rochelle. On l'embarqua sur &lt;i&gt;la Dana&#233;&lt;/i&gt;. Bient&#244;t le commandant, qui poursuivait les r&#233;volutionnaires d'une haine f&#233;roce, le fit placer &#224; fond de cale, avec, pour seule ration, du pain et de l'eau. Cela pendant soixante-dix jours. Cipriani arriva en Cal&#233;donie ext&#233;nu&#233;. Il y s&#233;journa dix ann&#233;es, non sans accidents. A la suite d'une lettre jug&#233;e injurieuse, on le condamna, l&#224;-bas, &#224; deux ans de travaux forc&#233;s et 3 000 francs d'amende. L'amnistie, en 1880, vint heureusement le lib&#233;rer, avec ses compagnons de cha&#238;ne. Il rentra &#224; Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>IV. Amilcare Cipriani (1843-1918) - Au premier rang parmi les Communards</title>
		<link>http://partage-noir.fr/iv-amilcare-cipriani-1843-1918-au-premier-rang-parmi-les</link>
		<guid isPermaLink="true">http://partage-noir.fr/iv-amilcare-cipriani-1843-1918-au-premier-rang-parmi-les</guid>
		<dc:date>2020-05-16T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Amilcare Cipriani (1843-1918)</dc:subject>
		<dc:subject>La Commune de Paris (1871)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Apr&#232;s sa participation &#224; l'insurrection de Cr&#232;te, c'est la s&#233;rie de ses prouesses qui continue. En 1868, Cipriani est &#224; Londres ; il conspire ; il est en relations suivies avec Mazzini. Son existence, toute de labeur, est alors p&#233;nible. Il attend les &#233;v&#233;nements. Il esp&#232;re un mouvement qui se produira quelque part et r&#233;clamera son concours.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no69-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;69 du 15 mai 1909 - Amilcare Cipriani &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-amilcare-cipriani-1843-1918-69-+" rel="tag"&gt;Amilcare Cipriani (1843-1918)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-la-commune-de-paris-+" rel="tag"&gt;La Commune de Paris (1871)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton484-237bc.jpg?1774699781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s sa participation &#224; l'insurrection de Cr&#232;te, c'est la s&#233;rie de ses prouesses qui continue. En 1868, Cipriani est &#224; Londres ; il conspire ; il est en relations suivies avec Mazzini. Son existence, toute de labeur, est alors p&#233;nible. Il attend les &#233;v&#233;nements. Il esp&#232;re un mouvement qui se produira quelque part et r&#233;clamera son concours.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_420 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH329/gustave-flourens-2-3490f.jpg?1774783256' width='200' height='329' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Il n'attend pas longtemps. La guerre franco-allemande &#233;clate. Toujours du c&#244;t&#233; o&#249; il croit sentir la libert&#233;, Cipriani d&#233;barque en France et combat, parmi les soldats fran&#231;ais, en qualit&#233; de lieutenant-colonel du 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; r&#233;giment de marche. A Montretout, notamment, il se signale par une exceptionnelle bravoure. Si bien que le gouvernement fran&#231;ais lui offrit la croix. Mais le r&#233;volutionnaire imp&#233;nitent refusa et continua de se battre. Les &#233;v&#233;nements se pr&#233;cipit&#232;rent. La guerre bient&#244;t toucha &#224; sa fin, l'Empire &#224; sa chute. Cipriani avait retrouv&#233; Flourens &#224; Paris et le suivait fid&#232;lement, comme une ombre. Flourens jet&#233; &#224; Mazas, il marcha, &#224; la t&#234;te de son bataillon, sur la prison et le d&#233;livra (21 janvier). Le lendemain, il prenait part &#224; l'affaire de l'H&#244;tel-de-Ville. Le 28 janvier, il &#233;tait de ceux qui s'oppos&#232;rent violemment &#224; la reddition de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 mars, Cipriani est naturellement au premier rang parmi les Communards. Il est nomm&#233; colonel d'&#233;tat-major &#224; la 20&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; l&#233;gion et dirige, &#224; la place, le service de l'&#233;tat-major. En m&#234;me temps, il remplit les fonctions de secr&#233;taire aupr&#232;s de Flourens. Le 28 mars, la r&#233;action essaie de prendre l'offensive ; il l'&#233;crase, place Vend&#244;me. Le 3 avril, Flourens fait une sortie et marche contre Versailles. Cipriani l'accompagne. Bless&#233; &#224; Chatou, il est arr&#234;t&#233; en m&#234;me temps que Flourens. On sait que ce dernier, reconnu par les Versaillais, fut ignominieusement assassin&#233; d'un coup de sabre par un soudard, le capitaine Desmarets. Cipriani, lui, fut arr&#234;t&#233; et conduit &#224; Versailles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>III. Amilcare Cipriani (1843-1918) - P&#233;riode &#233;gyptienne </title>
		<link>http://partage-noir.fr/iii-amilcare-cipriani-1843-1918-periode-egyptienne</link>
		<guid isPermaLink="true">http://partage-noir.fr/iii-amilcare-cipriani-1843-1918-periode-egyptienne</guid>
		<dc:date>2020-05-15T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Amilcare Cipriani (1843-1918)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il arriva &#224; Ath&#232;nes au moment pr&#233;cis de l'insurrection contre Othon. Pendant une semaine, il lutta contre les partisans de la royaut&#233;. Il fut de ceux qui prirent d'assaut le palais royal. Il ne tarda pas &#224; &#234;tre expuls&#233;. Il partit alors pour l'&#201;gypte comme membre d'une exp&#233;dition scientifique, &#224; la recherche des sources du Nil.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no69-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;69 du 15 mai 1909 - Amilcare Cipriani &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-amilcare-cipriani-1843-1918-69-+" rel="tag"&gt;Amilcare Cipriani (1843-1918)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton483-c5d0a.jpg?1774699781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il arriva &#224; Ath&#232;nes au moment pr&#233;cis de l'insurrection contre Othon. Pendant une semaine, il lutta contre les partisans de la royaut&#233;. Il fut de ceux qui prirent d'assaut le palais royal. Il ne tarda pas &#224; &#234;tre expuls&#233;. Il partit alors pour l'&#201;gypte comme membre d'une exp&#233;dition scientifique, &#224; la recherche des sources du Nil. Cela, en l'ann&#233;e 1863. L'exp&#233;dition termin&#233;e, Cipriani se rendit &#224; l'isthme de Suez, puis passa &#224; Alexandrie o&#249; il se plongea de nouveau dans la politique et les conspirations. Ce fut &#224; Alexandrie qu'il organisa une soci&#233;t&#233; secr&#232;te pour arracher cette ville &#224; la domination &#233;gyptienne. Il voulait faire d'Alexandrie une colonie italienne. Ses efforts furent vains. Il revint en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_413 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH248/gustave_flourens-4-cf048.jpg?1774708011' width='200' height='248' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small style=&#034;float:left;&#034;&gt;Gustave Flourens.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En 1865, apr&#232;s s'&#234;tre signal&#233; par son courage d&#233;sint&#233;ress&#233; durant la terrible &#233;pid&#233;mie de chol&#233;ra qui s&#233;vit &#224; cette &#233;poque, il se jeta dans de nouvelles aventures. La guerre venait d'&#233;clater entre l'Autriche et l'Italie. Cipriani constitua un bataillon de volontaires. Il se battit &#224; Monte-Fuello, &#224; Ludrone, &#224; Condino, &#224; Monte-Dorso dei Monti, &#224; Castello, &#224; Bezzecca. La guerre termin&#233;e, le gouvernement italien songea &#224; le r&#233;compenser. Il voulut le faire arr&#234;ter comme d&#233;serteur. Cipriani put s'&#233;vader.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'embarqua alors pour la Cr&#232;te. L&#224;, il fit la connaissance du chevaleresque Gustave Flourens, un des futurs martyrs de la Commune, qui eut une grande influence sur lui. Cipriani se battit encore &#224; Kanea, &#224; Gaidoros, &#224; Santa-Rotneli, &#224; Sphakia. Apr&#232;s quoi, il retourna &#224; Alexandrie o&#249; une nouvelle aventure lui &#233;tait r&#233;serv&#233;e. Il fut, en effet, victime d'un attentat dans lequel il fut bless&#233; gri&#232;vement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>II. Amilcare Cipriani (1843-1918) - Sous les ordres de Garibaldi</title>
		<link>http://partage-noir.fr/ii-amilcare-cipriani-1843-1918-sous-les-ordres-de-garibaldi</link>
		<guid isPermaLink="true">http://partage-noir.fr/ii-amilcare-cipriani-1843-1918-sous-les-ordres-de-garibaldi</guid>
		<dc:date>2020-05-14T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Amilcare Cipriani (1843-1918)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Amilcare Cipriani est n&#233; le 18 octobre 1844 &#224; Rimini, &#224; un moment o&#249; l'Italie, agit&#233;e par les partis disputeurs, ne connaissait pas encore l'unit&#233; et r&#234;vait de libert&#233;. Sa jeunesse s'&#233;coula parmi ces d&#233;sirs.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no69-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;69 du 15 mai 1909 - Amilcare Cipriani &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-amilcare-cipriani-1843-1918-69-+" rel="tag"&gt;Amilcare Cipriani (1843-1918)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton482-2192e.jpg?1774699781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Amilcare Cipriani est n&#233; le 18 octobre 1844 &#224; Rimini, &#224; un moment o&#249; l'Italie, agit&#233;e par les partis disputeurs, ne connaissait pas encore l'unit&#233; et r&#234;vait de libert&#233;. Sa jeunesse s'&#233;coula parmi ces d&#233;sirs. D&#232;s l'&#226;ge de quinze ans, guid&#233; par ce besoin ardent, qui l'a soutenu toute sa vie, de combattre et d'agir, Cipriani s'engageait comme volontaire, dans le r&#233;giment d'infanterie, au Pi&#233;mont. Il se battait &#224; Palestro. Il se battait &#224; Solf&#233;rino. En 1860 (il avait alors seize ans), il apprenait que Garibaldi pr&#233;parait sa fameuse exp&#233;dition des Mille. Cipriani se trouvait alors en garnison &#224; Mortara. Il n'eut pas d'h&#233;sitation. Avec plusieurs de ses camarades, il d&#233;serta et rejoignit le h&#233;ros de Sicile.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_419 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH285/yyamilcare-cipriani-b8a0b.jpg?1774701140' width='200' height='285' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small style=&#034;float:left;&#034;&gt;Amilcare Cipriani &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Sous les ordres de Garibaldi, Cipriani prit part aux combats de Milazzo, passa sur le continent, fut de la bataille de Maddaloni o&#249; il gagna le grade de sous-lieutenant. Bient&#244;t, Victor-Emmanuel entrait &#224; Milan ; Garibaldi plaida la cause des d&#233;serteurs italiens. Cipriani fut r&#233;int&#233;gr&#233; dans son r&#233;giment et s'en alla dans les Abruzzes combattre les brigands qui terrorisaient ces contr&#233;es ; il se battit &#224; Tot&#233;a, &#224; Aquila, &#224; Civitella del Tronto. Mais cette existence de mercenaire ne lui convenait qu'&#224; moiti&#233;. Il avait au c&#339;ur d'autres d&#233;sirs et dans le cerveau d'autres r&#234;ves. Bient&#244;t il d&#233;sertait pour la deuxi&#232;me fois et rejoignait Garibaldi &#224; Bosco della Figuzze.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Battu &#224; Aspromonte, Cipriani fut fait prisonnier. Il r&#233;ussit &#224; s'&#233;chapper, passa le d&#233;troit de Messine et se joignit &#224; la colonne Tracelli. Peu apr&#232;s, l'ignoble commandant de Vilata s'emparait de sept de ses camarades et les faisait fusiller. Cipriani parvint encore &#224; s'&#233;chapper avec son fr&#232;re et quatre de ses compagnons. Il s'embarqua pour la Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>I. Amilcare Cipriani (1843-1918) - Faubourg-Montmartre</title>
		<link>http://partage-noir.fr/i-amilcare-cipriani-1843-1918-faubourg-montmartre</link>
		<guid isPermaLink="true">http://partage-noir.fr/i-amilcare-cipriani-1843-1918-faubourg-montmartre</guid>
		<dc:date>2020-05-13T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Victor M&#233;ric - Flax</dc:creator>


		<dc:subject>Amilcare Cipriani (1843-1918)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cipriani ! Nous voil&#224; loin de nos abominables politiciens, tripoteurs et menteurs, ren&#233;gats et coquins sans scrupules. Qui de nous ne l'a pas rencontr&#233; ce vieux r&#233;volutionnaire romantique, dans cette rue du Faubourg-Montmartre qu'il a suivie, pendant des ann&#233;es, tous les matins, pour se rendre aux bureaux de la &lt;i&gt;Petite R&#233;publique&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://partage-noir.fr/-les-hommes-du-jour-no69-" rel="directory"&gt;Les Hommes du Jour n&#176;69 du 15 mai 1909 - Amilcare Cipriani &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-amilcare-cipriani-1843-1918-69-+" rel="tag"&gt;Amilcare Cipriani (1843-1918)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton481-e5882.jpg?1774699781' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cipriani ! Nous voil&#224; loin de nos abominables politiciens, tripoteurs et menteurs, ren&#233;gats et coquins sans scrupules. Qui de nous ne l'a pas rencontr&#233; ce vieux r&#233;volutionnaire romantique, dans cette rue du Faubourg-Montmartre qu'il a suivie, pendant des ann&#233;es, tous les matins, pour se rendre aux bureaux de la &lt;i&gt;Petite R&#233;publique&lt;/i&gt; ? Le pas tra&#238;nant, la t&#234;te haute, des yeux tr&#232;s doux et regardant loin devant lui, une barbe ample et grise encadrant sa physionomie d'ap&#244;tre, Cipriani fait songer &#224; un survivant des &#233;poques abolies, ces &#233;poques de luttes f&#233;roces, de barricades, d'exploits, de d&#233;vouements r&#233;volutionnaires. C'est le dernier h&#233;ros de cette p&#233;riode. Dans le monde d'aujourd'hui o&#249; l'Argent r&#232;gne en ma&#238;tre incontest&#233;, o&#249; les convoitises, les haines, les int&#233;r&#234;ts, les d&#233;sirs ignobles, les besoins mesquins ont supprim&#233; peu &#224; peu tout id&#233;alisme, il appara&#238;t comme &#233;gar&#233;. Certainement Cipriani ne comprend pas son &#233;poque. Il est comme une ombre au milieu de vivants qui s'agitent et s'&#233;puisent en gestes de folie. Il incarne le remords parmi les hontes et les l&#226;chet&#233;s pr&#233;sentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa vie est faite enti&#232;rement de sacrifices et de souffrances. Sans halte, sans repos, il a donn&#233; tout ce qu'il pouvait donner de lui-m&#234;me &#224; sa Cause, &#224; l'Id&#233;e dont il s'&#233;tait constitu&#233; le servant modeste ; il a donn&#233; de son sang, largement ; il a donn&#233; sa libert&#233; ; il a donn&#233; sa fortune. Si bien qu'il se retrouve aujourd'hui vieilli, mais toujours debout ; charg&#233; d'ans, mais toujours plein d'espoir et anim&#233; de la m&#234;me foi, soutenu par le m&#234;me courage. La soci&#233;t&#233; o&#249; il vit, il ne veut pas la voir ; les hommes parmi lesquels il se meut, il ne veut pas les conna&#238;tre. Il porte, dans son cerveau, toujours aussi vivace, toujours aussi net et aussi jeune, son r&#234;ve hautain de fraternit&#233; et de libert&#233; humaines, ce r&#234;ve qui l'a conduit sur les champs de bataille de Sicile, d'Italie et de Gr&#232;ce, ce r&#234;ve auquel il a fait don de son existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Symbole du d&#233;vouement, personnification du sacrifice, ce h&#233;ros fruste et droit, dont les anciens auraient fait un demi-dieu et dont ils auraient plac&#233; le buste &#224; c&#244;t&#233; de ceux d'Harmodios et des Aristogiton, n'a nullement besoin d'un long pr&#233;ambule pour &#234;tre pr&#233;sent&#233; au public. Toute litt&#233;rature doit &#234;tre bannie ici. Il suffit de raconter. Les faits parlent avec une &#233;loquence difficile &#224; atteindre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
