<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://partage-noir.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>PARTAGE NOIR</title>
	<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="http://partage-noir.fr/spip.php?id_rubrique=291&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>PARTAGE NOIR</title>
		<url>http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0_copie-9a1a7.jpg?1774693359</url>
		<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
		<height>144</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Sur les traces de l'anarchisme au Qu&#233;bec - 6. Les ann&#233;es 50</title>
		<link>http://partage-noir.fr/sur-les-traces-de-l-anarchisme-au-quebec-6-les-annees-50</link>
		<guid isPermaLink="true">http://partage-noir.fr/sur-les-traces-de-l-anarchisme-au-quebec-6-les-annees-50</guid>
		<dc:date>2023-11-14T23:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Nestor </dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour la gauche nord-am&#233;ricaine, les ann&#233;es 50 sont associ&#233;es &#224; une longue travers&#233;e du d&#233;sert. Au Qu&#233;bec comme ailleurs, la fi&#232;vre anti-communiste et la chasse aux sorci&#232;res reprennent de plus belle. Le r&#233;gime Duplessis exerce toujours sa domination sur la soci&#233;t&#233;. Mais d&#232;s la fin des ann&#233;es 40, une partie du mouvement ouvrier se r&#233;volte contre les multinationales qui les exploitent. En 1949, les mineurs d'Asbestos et de Black Lake m&#232;nent une lutte tr&#232;s dure contre leurs employeurs. Cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://partage-noir.fr/-ruptures-no6-printemps-2006-" rel="directory"&gt;Ruptures n&#176;6 - Printemps 2006&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-quebec-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/sans_titre-8-3_copie-666c2.jpg?1774707900' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour la gauche nord-am&#233;ricaine, les ann&#233;es 50 sont associ&#233;es &#224; une longue travers&#233;e du d&#233;sert. Au Qu&#233;bec comme ailleurs, la fi&#232;vre anti-communiste et la chasse aux sorci&#232;res reprennent de plus belle. Le r&#233;gime Duplessis exerce toujours sa domination sur la soci&#233;t&#233;. Mais d&#232;s la fin des ann&#233;es 40, une partie du mouvement ouvrier se r&#233;volte contre les multinationales qui les exploitent. En 1949, les mineurs d'Asbestos et de Black Lake m&#232;nent une lutte tr&#232;s dure contre leurs employeurs. Cette gr&#232;ve attire l'attention du groupe fran&#231;ais &#171; Socialisme ou Barbarie &#187;. Les membres de &#171; Socialisme ou Barbarie &#187; sont &#224; l'origine assez proches des th&#232;ses de la gauche communiste. Ils sont en contact avec un &#171; groupe trotskiste &#187; au Qu&#233;bec, anim&#233; probablement par le syndicaliste Jean-Marie B&#233;dard. Toutefois, &#171; Socialisme ou Barbarie &#187; &#233;voluera au cours des ann&#233;es 50 vers une perspective anti-autoritaire assez proches des th&#232;ses communistes libertaires. Tout en soulignant que les revendications des travailleurs de l'amiante ne sont pas &#171; r&#233;volutionnaires &#187;, l'auteur de l'article ne manque de souligner le fait que ce sont des syndicats catholiques qui sont &#224; l'origine du conflit. Ce processus de radicalisation, qui ne fait que commencer, ira en s'accentuant au fil des ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Deux membres de &#171; Socialisme ou Barbarie &#187;, Roland Eloi et Pierre Lanneret, &#233;migrent au Qu&#233;bec au d&#233;but des ann&#233;es 50. &#192; en croire des acteurs de la gauche libertaire montr&#233;alaise, Eloi et Lanneret ne semblent pas avoir eu de contacts directs avec les autres individus et groupes anti-autoritaires pr&#233;sents &#224; la m&#234;me &#233;poque. Plus que jamais, l'isolement semble &#234;tre devenu la r&#232;gle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les chemins de l'exil &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la guerre est termin&#233;e depuis plusieurs ann&#233;es, des r&#233;fugi&#233;s continuent d'affluer d'Europe dans le port d'Halifax. Les hostilit&#233;s ont d&#233;racin&#233; des milliers de personnes qui n'ont nulle part o&#249; aller. Une organisation internationale d'aide aux r&#233;fugi&#233;s cr&#233;&#233;e par les Nations-Unies (l'IRO &#8211; &#171; International Refugee Organization &#187;) leur offre le voyage en Am&#233;rique o&#249; l'on cherche de la main d'&#339;uvre bon march&#233;. C'est dans ce contexte qu'arrive au Qu&#233;bec un groupe de militants anarcho-syndicalistes originaires d'Espagne. Membres de la &#171; Confederacion Nacional del Trabajo &#187; (CNT), ces derniers viennent pour la plupart du sud de la France, o&#249; ils ont connu les camps de concentration apr&#232;s la d&#233;faite aux mains des fascistes. Tant bien que mal, les anarcho-syndicalistes y ont reconstitu&#233; des branches de leur organisation. Ces militants r&#233;volutionnaires feront de m&#234;me &#224; leur arriv&#233;e ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est par train qu'on les am&#232;ne de Halifax jusqu'&#224; Qu&#233;bec, o&#249; les immigrants sont tri&#233;s, puis orient&#233;s vers des employeurs potentiels. Si certains choisissent de s'installer &#224; Qu&#233;bec (tels les trois fr&#232;res Bastida et leurs parents), la majorit&#233; se dirige &#224; Montr&#233;al. C'est le cas d'Enrique Castillo et d'Elvire Hernandez. Avec leurs deux enfants, &#226;g&#233;s de 16 et 12 ans, ils s'&#233;tablissent dans la M&#233;tropole en 1953 apr&#232;s avoir pass&#233; un an &#224; Jonqui&#232;re o&#249; Castillo s'est d'abord trouv&#233; du travail au Canadien National dans l'entretien des wagons. &#192; Montr&#233;al, Castillo participe activement &#224; la F&#233;d&#233;ration locale de la CNT qui regroupe une quarantaine de membres. Comme il a occup&#233; la fonction de secr&#233;taire d'une section de m&#233;tallos affili&#233;e &#224; la CNT pendant les ann&#233;es 30 &#224; Barcelone, puis dans un groupe &#224; Montauban (France), ses compagnons lui demandent de prendre le m&#234;me mandat ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les activit&#233;s de la &#171; F&#233;d&#233;ration locale &#187; pendant les ann&#233;es 50 prendront plusieurs formes. Le premier objectif du groupe est de maintenir vivante la flamme de la r&#233;volution libertaire et de garder un lien avec les activit&#233;s de la CNT en exil bas&#233;e &#224; Toulouse. Une demi-douzaine de militants s'occupent de la section locale de &#171; Solidarit&#233; internationale antifasciste &#187; (SIA). On retrouve parmi eux Francisco Rebordosa et Alfredo Monros. D'apr&#232;s les souvenirs du fils d'Enrique Castillo et d'Elvire Hernandez, Nardo Castillo, Rebordosa &#233;tait &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;le prototype du militant anarchiste, transport&#233; par ses id&#233;es&lt;/q&gt;. Pendant de nombreuses ann&#233;es, on pouvait le voir &#224; des &#233;v&#233;nements publics avec sa table de litt&#233;rature. Selon Castillo, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Rebordosa &#233;tait rest&#233; traumatis&#233; par la guerre civile, tout particuli&#232;rement le souvenir de ses camarades morts au front. Inlassablement, il r&#233;p&#233;tait : il n'y a pas de cause qui valent la mort d'un &#234;tre humain &#187;. Pour sa part, Alfredo Monros est alors consid&#233;r&#233; comme &#171; l'artiste &#187; du groupe montr&#233;alais. Ses dessins servent r&#233;guli&#232;rement &#224; illustrer les tracts et brochures publi&#233;s par les membres de la CNT. Un recueil de ses &#339;uvres sera d'ailleurs publi&#233; par la F&#233;d&#233;ration locale. On y retrouve la douleur de la mort, la d&#233;tresse de tout laisser derri&#232;re soi, la lutte infatigable contre la barbarie fasciste.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4390 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;44&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/png/sans_titre-1-17.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH279/sans_titre-1-17-0b037.png?1774707900' width='500' height='279' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Alfred Monr&#243;s dans son atelier &#224; Montr&#233;al.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le c&#339;ur du travail accompli par les membres de la CNT &#224; Montr&#233;al sera de structurer au Qu&#233;bec l'opposition &#224; Franco. C'est ainsi qu'en 1955 est cr&#233;&#233;e la Liga Democratica Espagnola, qui regroupe des militants de diff&#233;rentes tendances politiques antifranquistes. L'organisation compte environ 80 membres, dont une majorit&#233; d'anarchistes. La &#171; Ligue &#187; publie &#224; partir de 1959 un journal mensuel, &lt;i&gt;Umbral&lt;/i&gt;, qui est &#233;dit&#233; au domicile d'Enrique Castillo. Ses membres fr&#233;quentent assid&#251;ment le Centre espagnol sur la rue Peel, un local ouvert par un militant de l'UGT&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Union General de Trabajadores, un syndicat d'inspiration socialiste.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, Adolpho Iglesias : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;cet homme &#233;tonnant, &#224; la bonhommie naturelle, &#233;tait un d&#233;mocrate dans l'&#226;me. Il aidait les gens qui sautaient des navires marchands pour fuir leur pays. Ces r&#233;fugi&#233;s aboutissaient au Centre espagnol, qui servait souvent de point de chute&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entrevue r&#233;alis&#233;e par l'auteur avec Nardo Castillo.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Plusieurs actions sont organis&#233;es au fil des ans contre les man&#339;uvres du consul espagnol &#224; Montr&#233;al afin de r&#233;habiliter le r&#233;gime. C'est ainsi que les membres de la &#171; Ligue &#187; d&#233;barquent &#224; l'Universit&#233; de Montr&#233;al pour y d&#233;noncer une soir&#233;e de th&#233;&#226;tre organis&#233; par les &#171; factieux &#187;. Comble d'ironie, on y pr&#233;sente une &#339;uvre de Federico Garcia Lorca, un dramaturge espagnol assassin&#233; par les troupes de Franco en 1936... Les anarchistes produisent un tract r&#233;tablissant les faits historiques qu'ils remettent aux spectateurs pr&#233;sents. L'action se termine par l'intervention de la police.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un choc culturel et politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s leur arriv&#233;e au Qu&#233;bec, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;les militants anarchistes sont frapp&#233;s par l'omnipr&#233;sence de l'&#201;glise, elle qui avait &#233;t&#233; l'ennemie num&#233;ro 1 en Espagne&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Celles et ceux qui ont des enfants doivent les envoyer &#224; l'&#233;cole catholique, m&#234;me s'ils sont ath&#233;es. Apr&#232;s avoir connu les affres de la guerre et des camps en France, plusieurs sont soulag&#233;s de voir une certaine r&#233;gularisation de leur statut. Si les papiers ne posent plus probl&#232;me, la survie reste toujours une pr&#233;occupation centrale. Comme la majorit&#233; des immigrants, les anarchistes espagnols d&#233;barquent avec &#224; peine quelques dizaines de dollars en poche. Certains vont travailler sur la construction, dans l'industrie lourde, dans les manufactures. D'autres vont devenir b&#251;cherons, serveurs ou boulangers. Des m&#233;tiers difficiles o&#249; les militants anarcho-syndicalistes se frottent pour la premi&#232;re fois au syndicalisme nord-am&#233;ricain. Et c'est le choc ! &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Ils venaient d'une &#233;cole o&#249; l'on d&#233;fendait le syndicalisme les armes &#224; la main&lt;/q&gt;, pr&#233;cise Nardo Castillo. Ici, &#224; cause de la formule du &#171; closed shop &#187;, on leur impose une affiliation syndicale qu'ils n'ont pas choisi. Le mouvement ouvrier pratique alors un syndicalisme &#171; d'accommodement &#187; avec les patrons, &#224; mille lieux de ce que les libertaires ont connu en Europe. Plusieurs lutteront avec acharnement contre le dirigisme de la bureaucratie syndicale.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4388 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;48&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/certificat_d_identitei_et_de_voyage_d_ana_delso_et_sa_fille_vida_ei_mise_par_l_etat_francipais.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH207/certificat_d_identitei_et_de_voyage_d_ana_delso_et_sa_fille_vida_ei_mise_par_l_etat_francipais-4d212-8381c.jpg?1774707442' width='150' height='207' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Certificat d'identit&#233; et de voyage d'Ana Delso&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;C'est notamment le cas d'Ana Delso. Ana a quinze ans lorsque &#233;clate la r&#233;volution en 1936. &#192; Madrid, elle rejoint un regroupement de femmes libertaires, les &#171; Mujeres Libres &#187; qui fait un travail de terrain dans les quartiers populaires tout en menant une lutte contre l'oppression patriarcale : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;elles ont dit : la cause des femmes, c'est tout de suite ou jamais. Nous avons pris la place qui nous revenait de droit. Moi, j'avais 16 ans et j'&#233;tais secr&#233;taire de la F&#233;d&#233;ration des femmes libres. Je savais &#224; peine &#233;crire et je r&#233;digeais d&#233;j&#224; des articles sur les femmes libres, les femmes libertaires. Je donnais en exemple les grandes r&#233;volutionnaires russes, comme Emma Goldman&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sroka, Ghila Benesty, &#171; Conversation avec Ana Delso &#187; in La Parole M&#233;t&#232;que, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Apr&#232;s la d&#233;faite du camp r&#233;volutionnaire, elle quitte l'Espagne pour la France o&#249; elle passe pr&#232;s de douze ans dans la clandestinit&#233; et la pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;e &#224; Montr&#233;al en 1951, elle se trouve du boulot dans l'industrie du v&#234;tement o&#249; elle travaille pendant 26 ans. Avant d'arriver &#224; Montr&#233;al, elle ne conna&#238;t rien du Qu&#233;bec : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;j'ignorais jusqu'&#224; l'existence d'un pays ou d'une ville de ce nom. Ma famille et moi sommes venues ici parce que nous parlions fran&#231;ais (...) nous n'avions rien, la situation des immigr&#233;s &#233;tait difficile. Nous avons donc fait comme les marins, nous sommes partis au gr&#233; du vent. (...) Je venais ici pour survivre et gagner ma vie. Je n'y suis venue avec aucun espoir r&#233;volutionnaire. Je voulais vivre en attendant que le fascisme espagnol s'effondre&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le syndicalisme qu'elle trouve ici est aux antipodes de celui qu'elle a connu en Espagne. Ana est horrifi&#233;e par ce qu'elle d&#233;couvre. La corruption des dirigeants, les d&#233;tournements de fonds, la connivence avec les patrons et le r&#233;gime Duplessis font partie int&#233;grante du syst&#232;me : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;j'ai eu des bagarres terribles avec le syndicat dont j'&#233;tais membre, l'Union internationale des ouvriers du v&#234;tement pour dames (UIOVD). (...) Je les d&#233;rangeais tellement que je me suis retrouv&#233;e sur la liste noire&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La fin d'une &#233;poque&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si Anna Delso poursuit au Qu&#233;bec un engagement social et politique (notamment au sein du mouvement f&#233;ministe, puis du mouvement anarchiste pendant les ann&#233;es 70 et 80), la plupart des membres de la F&#233;d&#233;ration locale de la CNT resteront en retrait des d&#233;bats qui traversent la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. Les libertaires espagnols se retrouvent face &#224; un contexte social qui se situe &#224; des ann&#233;es lumi&#232;res de la r&#233;volution qu'ils/elles ont v&#233;cu. Qui plus est, la mouvance anarchiste peine &#224; s'y d&#233;velopper.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4389 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH220/claude-gauvreau_copie-28aa3-9ae97.jpg?1774707442' width='150' height='220' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Claude Gauvreau &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Ce qui reste du groupe automatiste continue n&#233;anmoins sur la voie trac&#233;e par le Refus global&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au sujet des liens entre le groupe automatiste et l'anarchisme, voir le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Peu &#224; peu, Paul-&#201;mile Borduas tourne le dos &#224; l'engagement public. C'est le po&#232;te et dramaturge Claude Gauvreau qui prend l'initiative de rassembler ceux et celles d&#233;sirant poursuivre la lutte. Au d&#233;but des ann&#233;es 50, plusieurs actions d'&#233;clat sont organis&#233;es par ces &#171; rebelles &#187;, lesquelles visent directement le conservatisme des institutions artistiques et sa fermeture &#224; l'art vivant. Leur &#171; campagne d'assainissement contre l'arrivisme bourgeois &#187; est particuli&#232;rement virulente. Malgr&#233; quelques succ&#232;s, le groupe va s'&#233;tioler au cours des ann&#233;es qui suivent. En 1952, une signataire du Refus Global, l'actrice Muriel Guilbault, se suicide. L'ann&#233;e suivante, Borduas et Ferron quittent le Qu&#233;bec. Reste Claude Gauvreau qui, plus que jamais, continue d'&#233;crire et de maintenir avec flamboyance un esprit libertaire hors limite. Autour de lui se greffent bient&#244;t plusieurs jeunes auteurs, comme la po&#232;tesse Janou Saint-Denis. D'apr&#232;s elle, l'influence de Gauvreau et de ses amis sur le projet anarchiste au Qu&#233;bec &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;s'est concr&#233;tis&#233; dans une culture de vie, de politique et de production artistique dont les traces &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;[seront]&lt;/span&gt; visibles dans l'ensemble du mouvement de contestation des deux d&#233;cennies &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;[suivantes]&lt;/span&gt;&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Anonyme, Le pouvoir de vibrer &#224; l'innatendu (sic) in La Nuit, 26 janvier 1981.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les anarchistes espagnols ont-ils crois&#233; les peintres et po&#232;tes issus de la mouvance automatiste au cours des ann&#233;es 50 ? Si tel fut le cas, ce ne peut &#234;tre qu'&#224; l'&#201;chouerie. Ce caf&#233; est alors fr&#233;quent&#233; par les membres de la F&#233;d&#233;ration locale de la CNT de m&#234;me que par le milieu contre-culturel montr&#233;alais, comme du reste quelques autres &#233;tablissements du centre-ville, dont &#171; la Hutte suisse &#187;. L'anarchiste Alex Primeau est du nombre des habitu&#233;s. Il fait partie d'un petit cercle de libertaires francophones qui s'activent tant bien que mal &#224; Montr&#233;al. Malgr&#233; le l'&#233;pais brouillard id&#233;ologique qui enveloppe la soci&#233;t&#233; canadienne-fran&#231;aise, quelques-uns continuent de propager leurs id&#233;es. L'un d'eux, Joseph Larivi&#232;re, est anim&#233; d'une passion incroyable pour d&#233;noncer le cl&#233;ricalisme. Il est en lien avec un groupe new-yorkais qui publie la revue &lt;i&gt;Freethinker &lt;/i&gt; de m&#234;me qu'avec &#201;mile Armand, l'&#233;diteur du bulletin anarchiste &lt;i&gt;l'En Dehors&lt;/i&gt; auquel Larivi&#232;re s'abonne en 1954. Nardo Castillo, qui a milit&#233; &#224; ses c&#244;t&#233;s, en garde un bon souvenir : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il s'installait avec une table de revues et de publications qu'il faisait venir de France et les distribuait pour deux fois rien. Tout son salaire y passait : sa cave &#233;tait pleine de propagande, un vrai caphar-na&#252;m ! C'&#233;tait un homme discret, d'une conduite exemplaire, dont la principale satisfaction &#233;tait de pouvoir semer la merde&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Castillo rencontre &#233;galement Paul Faure, le libraire anarchiste et correspondant d'&#201;mile Armand. Faure lui vend une copie de &lt;i&gt;l'Encyclop&#233;die anarchiste&lt;/i&gt;. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;J'&#233;tais alors tr&#232;s jeune, &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;se rappelle Nardo.&lt;/span&gt; Je me souviens encore de son regard, qui fixait les choses ou les gens, soit pour les radiographier ou les comprendre intens&#233;ment. Il faut voir Faure comme un exemple : il a conserv&#233; un discours et une attitude en accord avec ses convictions jusqu'&#224; la fin de ses jours&lt;/q&gt;. M&#234;me &#224; un &#226;ge avanc&#233;, Faure continue de diffuser quelques publications anarchistes de langue fran&#231;aise. Toutefois, son moral est au plus bas. Dans une lettre adress&#233;e &#224; Emile Armand, il se confie : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ici, apr&#232;s plus de trente ans de propagande, je reconnais que le r&#233;sultat n'est point seulement n&#233;gatif, mais qu'il y a r&#233;gression dans l'entendement et le raisonnement des gens. Aujourd'hui, c'est le n&#233;ant, la mort des id&#233;es&lt;/q&gt;. On perd sa trace en 1956. La disparition de Paul Faure marque la fin d'une &#233;poque pour le milieu libertaire francophone.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un autre groupe arrive &#224; Montr&#233;al&lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_4384 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;124&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/sans_titre-8-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH371/sans_titre-8-3-345b8.jpg?1774707900' width='500' height='371' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Eva Schwartz avec d'autres libertaires qu&#233;b&#233;cois, dont le photographe anarcho-syndicaliste Alex Primeau (premier &#224; gauche)&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Si Alex Primeau suit pendant quelques ann&#233;es la trajectoire des automatistes, il tisse &#233;galement des liens d'amiti&#233; avec un groupe d'anarchistes d'origine juive arriv&#233; d'Europe &#224; la m&#234;me p&#233;riode que les militants de la CNT. Rescap&#233;s des camps d'extermination nazis, ces militants sont originaires des pays d'Europe de l'Est. Certaines, comme Eva Schwartz, ont combattu en Russie pour d&#233;fendre le pouvoir des soviets contre les &#171; rouges &#187; et les &#171; blancs &#187;. D'autres, tel M. Freud, se sont impliqu&#233;s dans les mouvements pacifistes radicaux. Malheureusement, nous savons tr&#232;s peu de choses de leurs activit&#233;s pendant les ann&#233;es 50. Ils ne sont pas les seuls militants anti-autoritaires &#224; d&#233;barquer &#224; Montr&#233;al. Des centaines d'ex-membres du Bund (un groupe socialiste juif anti-sioniste) se joignent ainsi &#224; l'Arbeiter Ring entre 1949 et 1951&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rubinstein, M (1957), A Review of the Past 25 years, Arbeiter Ring, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. L'afflux de ces r&#233;fugi&#233;s permet de donner un second souffle &#224; l'organisation ouvri&#232;re juive pendant pr&#232;s d'une d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;En conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 50 marquent un tournant dans l'histoire des id&#233;es anarchistes au Qu&#233;bec. La g&#233;n&#233;ration de militants d'avant-guerre tire sa r&#233;v&#233;rence. Celle qui est apparue apr&#232;s 1945 autour du groupe automatiste peine &#224; s'organiser politiquement. Sa remise en cause de la soci&#233;t&#233; ne passe pas par une implication au sein du mouvement ouvrier ou populaire. Pendant que certains acc&#232;dent &#224; une carri&#232;re internationale, d'autres s'enfoncent dans &#171; l'underground &#187;. Les anarchistes espagnols resteront &#224; l'&#233;cart des tribulations de ce milieu. Mais contrairement aux libertaires juifs arriv&#233;s au d&#233;but du si&#232;cle, ils n'auront pas d'impact significatif sur le mouvement ouvrier, sans doute &#224; cause de leur nombre beaucoup plus restreint. Il faudra attendre pr&#232;s de 10 ans avant que ne r&#233;apparaisse de nouvelles publications d'inspiration libertaires au Qu&#233;bec, port&#233;e par une nouvelle vague d&#233;ferlante, celle de 1968.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Union General de Trabajadores, un syndicat d'inspiration socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Entrevue r&#233;alis&#233;e par l'auteur avec Nardo Castillo.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sroka, Ghila Benesty, &#171; Conversation avec Ana Delso &#187; in &lt;i&gt;La Parole M&#233;t&#232;que&lt;/i&gt;, num&#233;ro 12 (Hiver 1990), p. 6-7. Pour en savoir plus sur cette p&#233;riode de sa vie, consultez l'autobiographie d'Ana Delso &lt;i&gt;Cent hommes et moi : estampes d'une r&#233;volution&lt;/i&gt;, publi&#233;e aux &#201;ditions de la Pleine Lune.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ibid&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Au sujet des liens entre le groupe automatiste et l'anarchisme, voir le cinqui&#232;me num&#233;ro de &lt;i&gt;Ruptures &lt;/i&gt; (printemps 2005).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Anonyme, Le pouvoir de vibrer &#224; l'innatendu (sic) in La Nuit, 26 janvier 1981.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Rubinstein, M (1957),&lt;i&gt; A Review of the Past 25 years, Arbeiter Ring&lt;/i&gt;, Montr&#233;al, p. 7. &#192; propos du Bund et de l'Arbeiter Ring &#224; Montr&#233;al, voir le deuxi&#232;me, troisi&#232;me et quatri&#232;me num&#233;ro de &lt;i&gt;Ruptures&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="http://partage-noir.fr/IMG/pdf/ruptures_6.pdf" length="1712468" type="application/pdf" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
