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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>La vie agit&#233;e de Bakounine </title>
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		<dc:date>2022-02-03T23:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Adolphe Rett&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>Michel-Alexandrovitch Bakounine</dc:subject>
		<dc:subject>Archives Autonomies</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En 1896 paraissait chez l'&#233;diteur Perrin, la Correspondance de Michel Bakounine. Cet ouvrage, pr&#233;fac&#233; et annot&#233; par Michel Dragomanov fit l'objet d'un r&#233;sum&#233; dans un num&#233;ro de &lt;i&gt;La Plume&lt;/i&gt;, revue litt&#233;raire, artistique et sociale &#8212;Num&#233;ro 172 du 15 juin 1896&#8212; sous la signature d'Adolphe Rett&#233;. Nous reproduisons ici l'ensemble de cet article dont on remarque le style alerte et dont le texte nous para&#238;t r&#233;sumer parfaitement la vie de ce r&#233;volutionnaire m&#233;connu.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-gavroche-no95-septembre-octobre-1997-" rel="directory"&gt;Gavroche n&#176;95 - Septembre-Octobre 1997&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-michel-alexandrovitch-bakounine-+" rel="tag"&gt;Michel-Alexandrovitch Bakounine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1009-31f3e.jpg?1774704273' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 1896 paraissait chez l'&#233;diteur Perrin, &lt;i&gt;la Correspondance de Michel Bakounine&lt;/i&gt;. Cet ouvrage, pr&#233;fac&#233; et annot&#233; par Michel Dragomanov fit l'objet d'un r&#233;sum&#233; dans un num&#233;ro de &lt;i&gt;La Plume&lt;/i&gt;, revue litt&#233;raire, artistique et sociale &#8212;Num&#233;ro 172 du 15 juin 1896&#8212; sous la signature d'Adolphe Rett&#233;. Nous reproduisons ici l'ensemble de cet article dont on remarque le style alerte et dont le texte nous para&#238;t r&#233;sumer parfaitement la vie de ce r&#233;volutionnaire m&#233;connu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1017 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;34&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH260/sans_titre-5-2-a5ce6.jpg?1774725998' width='200' height='260' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Bakounine. Autoportrait de 1838.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Michel Alexandrovitch Bakounine na&#238;t en 1814 d'une famille noble et tr&#232;s riche. A l'&#226;ge de vingt ans, apr&#232;s de fortes &#233;tudes, il entre &#224; l'&#233;cole d'artillerie de P&#233;tersbourg. Il en sort au bout d'un an et est envoy&#233; comme officier dans un r&#233;giment casern&#233; en province. D&#233;go&#251;t&#233; tout de suite de l'existence imb&#233;cile que m&#232;nent les soudards &#224; galons, il d&#233;missionne (1835) et vient r&#233;sider &#224; Moscou. L&#224;, il s'adonne passionn&#233;ment &#224; l'&#233;tude des philosophies et s'enthousiasme pour Hegel. Il est &#224; cette &#233;poque conservateur &#224; outrance ; il accepte le despotisme de Nicolas I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt;, il le vante m&#234;me dans un article publi&#233; par &lt;i&gt;l'Observateur &lt;/i&gt; de Moscou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout de suite il prend un grand ascendant sur ses amis Ogareff, Bi&#233;linski, Katkoff et m&#234;me Herzen. Mais ses id&#233;es absolutistes, bien qu'il les charme par sa parole brillante, les soul&#232;vent bient&#244;t. De l&#224;, des brouilles, et des raccommodements continuels. Mais frapp&#233; des arguments qu'on lui oppose, instruit par de nouvelles &#233;tudes, Bakounine ne tarde pas &#224; &#233;voluer : Il se tient &#224; l'&#233;cart, il m&#233;dite, il compare. Enfin il se d&#233;termine dans le sens r&#233;volutionnaire et, imm&#233;diatement, il va plus loin que quiconque. Or comme il &#233;touffe &#224; Moscou car la Russie, alors comme maintenant, est une cave o&#249; la pens&#233;e s'&#233;tiole, en 1840 il part pour Berlin o&#249; il suit des cours d'histoire et de philosophie. Ses id&#233;es se pr&#233;cisent. Il publie une brochure contre &lt;i&gt;Schelling et la r&#233;v&#233;lation&lt;/i&gt; (1842) et des articles r&#233;dig&#233;s dans un sens anti-chr&#233;tien et anti-autoritaire qui marquent sa nouvelle conception de la vie sociale. On y trouve cette phrase significative : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;L'atmosph&#232;re de la destruction est aussi celle de la vivification&lt;/q&gt;. Ces publications furent remarqu&#233;es. En 1843, il se rend &#224; Zurich o&#249; il se m&#234;le aux socialistes. Ses discours et l'influence qu'il prend le font traiter de &#171; venin &#187; dans un rapport policier adress&#233; au gouvernement f&#233;d&#233;ral. Tracass&#233; par celui-ci, il se r&#233;fugie &#224; Paris o&#249; il &#233;crit dans &lt;i&gt;La R&#233;forme&lt;/i&gt;. Herzen dit d'un de ses articles : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;C'est le langage d'un homme libre. Il nous appara&#238;t &#233;trange. Nous n'avons pas l'habitude de ces choses-l&#224;. Nous sommes habitu&#233;s aux all&#233;gories et nous nous &#233;tonnons en entendant un Russe parler librement comme quiconque, enferm&#233; dans un souterrain, s'&#233;tonnerait de voir la lumi&#232;re.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1018 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH260/sans_titre-5-3-e531c.jpg?1774725998' width='200' height='260' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Bakounine (1843).&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Bakounine retourne en Suisse et s'occupe de grouper les r&#233;fugi&#233;s slaves. La police le signale &#224; l'ambassade russe comme inqui&#233;tant. Il re&#231;oit l'ordre de rentrer en Russie. En effet, comme on le sait, les sujets russes appartenant &#224; la noblesse n'ont le droit de r&#233;sider &#224; l'&#233;tranger que s'ils y sont autoris&#233;s par leur gouvernement. Ils doivent rentrer &#224; la premi&#232;re injonction. Doux pays ! Bakounine refuse. Nicolas I&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; le destitue de son grade dans le &lt;i&gt;Tchin &lt;/i&gt; et lui enl&#232;ve ses droits civiques et ses titres de noblesse. En 1847, il retourne de nouveau &#224; Paris o&#249; il fait la connaissance de George Sand, de Chopin, de Lamennais et o&#249; il se lie avec Proudhon. A cette &#233;poque il est panslaviste mais d'un panslavisme sp&#233;cial tendant &#224; unir tous les Slaves pour le renversement des &#201;tats qui se les partagent et pour l'organisation d'un syst&#232;me f&#233;d&#233;ral bas&#233; sur la propri&#233;t&#233; collective et l'&#233;galit&#233; politique. Le 19 novembre de cette ann&#233;e, il prononce un discours au banquet polonais donn&#233; &#224; l'occasion du 17&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; anniversaire de l'insurrection polonaise. Dans ce discours il affirme que la r&#233;conciliation entre Polonais et Russes peut s'op&#233;rer sur le terrain d'une action r&#233;volutionnaire commune contre l'autocrate &#8212;ce qui lui vaut une expulsion imm&#233;diate. On voit qu'alors comme aujourd'hui, le gouvernement fran&#231;ais se mettait volontiers &#224; plat ventre devant le Grand Porte-Knout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bakounine se r&#233;fugie &#224; Bruxelles. Mais bient&#244;t la R&#233;volution de f&#233;vrier lui permet de rentrer en France. Son activit&#233; se d&#233;veloppe. Elargissant ses id&#233;es jusqu'alors tourn&#233;es exclusivement vers les Slaves, il aboutit &#224; sa conception d&#233;finitive : la R&#233;volution sociale europ&#233;enne par l'initiative des groupements ouvriers en dehors de la politique. Il va de club en club pr&#233;conisant la destruction des &#201;tats et le communisme. Flocon, Caussidi&#232;re et de Flotte lui font donner une mission secr&#232;te en Allemagne. Il est charg&#233; d'y propager la r&#233;volution. Il va d'abord &#224; Leipzig o&#249; il rencontre son ami Arnold Ruge. Cet excellent Ruge, fort pr&#233;occup&#233; de fac&#233;ties parlementaires rapporte avec scandale la phrase que Bakounine lui adressa en l'abordant : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Viens mon vieux ! Laisse-les nommer leurs candidats comme ils voudront. Il ne ressortira rien de ces exercices oratoires. Est-ce que tu pr&#234;tes une importance quelconque &#224; ces r&#233;unions ?&lt;/q&gt; Et Ruge ajoute piteusement : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je me laissai entra&#238;ner. Et comme je l'avais pressenti, le Vaterlandsverein abandonna ma candidature.&lt;/q&gt; Ceci est caract&#233;ristique et se reproduira souvent. Entra&#238;n&#233;s par l'&#233;nergie et la logique de Bakounine, beaucoup le suivent d'abord. Puis d&#232;s qu'il y a n&#233;cessit&#233; d'entrer dans l'action d&#233;sint&#233;ress&#233;e, ils reculent et se plaignent am&#232;rement d'avoir manqu&#233; le coche qui devait les conduire au pouvoir. Eternelle l&#226;chet&#233; des esprits ind&#233;cis ! Peu &#233;difi&#233; par les querelles parlementaires de Leipzig, Bakounine se rend &#224; Breslau d&#233;sireux de d&#233;terminer les Allemands et les Slaves &#224; une r&#233;volte commune. Il y apprend qu'un congr&#232;s doit s'ouvrir &#224; Prague le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juin 1848, congr&#232;s o&#249; se r&#233;unissent des d&#233;l&#233;gu&#233;s de diff&#233;rentes nations slaves. Il se rend &#224; Prague et propose l'alliance de tous pour la R&#233;volution sociale. Mais comme ici encore les pr&#233;occupations politiques l'emportent, il n'est gu&#232;re &#233;cout&#233; que de la jeunesse. D&#232;s qu'il a persuad&#233; les jeunes gens, le 12 juin il tente un mouvement contre le despotisme autrichien. Prague est assi&#233;g&#233;e, bombard&#233;e par les troupes de Windischgratz. Bakounine combat au premier rang des insurg&#233;s. Le soul&#232;vement r&#233;duit, il parvient &#224; s'&#233;chapper et se r&#233;fugie en Allemagne. Signal&#233; &#224; toutes les polices, il se cache tant&#244;t &#224; Berlin, tant&#244;t &#224; Dessau puis &#224; Leipzig. Il lance une brochure, &lt;i&gt;Appel aux Slaves&lt;/i&gt;, dans laquelle il recommande l'union des Slaves, des Allemands et des Magyars contre les gouvernements qui les divisent. Cependant l'esprit r&#233;volutionnaire agite l'Allemagne. En mai 1849, Dresde se soul&#232;ve. Bakounine a fort contribu&#233; &#224; provoquer ce mouvement. Il y prend une part active et combat avec un tel courage que Herren &#233;crit : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Bakounine se charge de diriger la d&#233;fense de Dresde. L&#224; il se couvrit de gloire et ses ennemis eux-m&#234;mes ne purent le contester.&lt;/q&gt; En effet l'homme &#233;tait tel : non seulement il incitait &#224; la r&#233;volte, mais encore une fois qu'elle avait &#233;clat&#233;, il donnait l'exemple &#8212;assez diff&#233;rent en cela des politiciens rus&#233;s qui poussent les peuples &#224; s'&#233;manciper et se cachent durant l'action que leurs discours d&#233;termin&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 mai, l'arm&#233;e prussienne entre dans Dresde. Les insurg&#233;s se dispersent. Bakounine est pris &#224; Chemnitz, enferm&#233; dans la forteresse de Koenigstein, jug&#233; par un conseil de guerre et condamn&#233; &#224; mort. L'officier prussien qui le garde est fort frapp&#233; de sa sereine gaiet&#233; et il rapporte avec un &#233;bahissement na&#239;f cette phrase de son prisonnier : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Notre insurrection n'est un crime pour vous que parce que nous n'avons pas r&#233;ussi.&lt;/q&gt; Le roi de Prusse commue sa peine en celle de la d&#233;tention perp&#233;tuelle. Mais alors l'Autriche le r&#233;clame pour l'insurrection de Prague. Ces chacals veulent un morceau de son corps. Bakounine est conduit encha&#238;n&#233; &#224; Prague. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le gouvernement autrichien esp&#233;rait apprendre par ce condamn&#233; &#224; perp&#233;tuit&#233; les secrets du mouvement slave&lt;/q&gt; dit le pr&#233;facier. Bakounine refuse de r&#233;pondre aux interrogatoires. Pendant pr&#232;s d'une ann&#233;e on le garde au secret. Puis comme le bruit se r&#233;pand que ceux qu'on appelle ses complices m&#233;ditent de le d&#233;livrer, on le transporte &#224; Olm&#252;tz o&#249; il est enferm&#233; pendant six mois dans un cachot sans air et sans lumi&#232;re, encha&#238;n&#233; et riv&#233; au mur par un cercle de fer. Cependant on finit par le juger. Pour la deuxi&#232;me fois il est condamn&#233; &#224; mort. Mais alors la Russie le r&#233;clame &#224; son tour. Il est extrad&#233;. Et de 1851 &#224; 1857, on le d&#233;tient tant&#244;t dans la forteresse de Petersbourg, tant&#244;t dans celle de Schl&#252;sselburg. Tourgu&#233;neff interc&#232;de pour lui aupr&#232;s du Tzar et demande &#224; lui faire passer des livres. Cette... faveur lui est refus&#233;e. Nicolas cependant se pr&#233;occupe de l'attitude de Bakounine. Il lui envoie le comte Orloff charg&#233; de cette commission : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Dis-lui de m'&#233;crire comme le ferait le fils spirituel qui aurait &#224; se confesser &#224; son p&#232;re spirituel.&lt;/q&gt; Voyez-vous ce chef de Tartares qui joue au pape et qui veut qu'un homme libre lui fasse son examen de conscience ! Bakounine r&#233;pond par une lettre o&#249; il expose tranquillement ses id&#233;es et ses actes et qu'il termine ainsi : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Vous ne devez pas ignorer que le p&#233;nitent n'est pas oblig&#233; de confesser les p&#233;ch&#233;s d'autrui. Apr&#232;s le naufrage que je viens de faire, je n'ai de sauf que l'honneur et la conscience de n'avoir jamais trahi personne qui se soit fi&#233; &#224; moi. C'est pourquoi je ne vous donnerai pas de noms.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la lecture de cette lettre, Nicolas s'&#233;crit : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;C'est un brave gar&#231;on plein d'esprit ; mais c'est un homme dangereux. Il faut le garder sous les verrous.&lt;/q&gt; Plus tard il s'informe si le prisonnier ne demande aucune gr&#226;ce. Bakounine souffre du scorbut ; il a perdu toutes ses dents. Il r&#233;pond qu'il n'a besoin de rien. Alors Nicolas : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Quel bon officier d'artillerie il aurait fait ! Qu'on le d&#233;porte en Sib&#233;rie.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les biens de Bakounine sont confisqu&#233;s et il est d&#233;port&#233; &#224; Irkoutsk dans la Sib&#233;rie orientale. En 1861, il parvient &#224; s'&#233;vader. Il descend le fleuve Amour sur un radeau. A l'embouchure, il trouve un navire anglais et parvient &#224; gagner l'Am&#233;rique qu'il traverse de San-Francisco et New-York. Enfin il arrive &#224; Londres, o&#249; il retrouve Herzen et Ogareff, le 27 d&#233;cembre 1861.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Londres, il prend la direction du journal r&#233;volutionnaire &lt;i&gt;La Cloche&lt;/i&gt;. Mais ce r&#244;le de pol&#233;miste ne convenait gu&#232;re a son activit&#233;. En 1862, pendant l'insurrection polonaise, il se transporte en Su&#232;de avec une poign&#233;e d'amis dans l'intention de gagner les provinces baltes et d'&#233;tendre le mouvement &#224; la Russie en lui donnant une signification sociale. Le manque d'argent, le mauvais vouloir des uns, la trahison des autres le font &#233;chouer. En 1863, il traverse Londres de nouveau, puis il se rend &#224; Florence. L&#224; il fait la connaissance de Karl Marx. Ces deux hommes qui repr&#233;sentaient l'un le socialisme autoritaire, l'autre le communisme libertaire ne pouvaient pas s'entendre. N&#233;anmoins, de Locarno o&#249; il s'installe alors, Bakounine prend part &#224; la fondation de l'Internationale. En 1868, au congr&#232;s de Gen&#232;ve, il expose sa doctrine et y am&#232;ne trente membres sur les cent dix pr&#233;sents, entre autres : Elie et Elys&#233;e Reclus, Fanelli, Joukowski etc. Une scission se produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de cette &#233;poque Bakounine est en butte aux mauvais proc&#233;d&#233;s, aux tra&#238;trises et aux calomnies du parti marxiste. On le traite de fou, de d&#233;sorganisateur et surtout de mouchard &#8212;syst&#232;me de d&#233;nigrement en honneur, encore aujourd'hui chez les politiciens collectivistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1869, par suite des man&#339;uvres de Marx et de ses acolytes, Bakounine est exclu de l'Internationale. Il provoque la r&#233;union d'un congr&#232;s anti-autoritaire &#224; Saint-Imier dans le Jura suisse et y pose les bases d'un essai pratique d'anarchie-communiste. La F&#233;d&#233;ration jurassienne en r&#233;sulte ; embryon des groupements futurs. Le syst&#232;me qu'il y exposa est rest&#233; celui de l'Anarchie : groupements d'individualit&#233;s sympathiques les unes aux autres, f&#233;d&#233;ration des groupements entre eux pour la reprise du bien commun en dehors de toute politique, en laissant de c&#244;t&#233; la conqu&#234;te des pouvoirs publics et autres fadaises. C'est &#224; ce syst&#232;me que se rallieront t&#244;t ou tard les syndicats ouvriers lorsqu'ils se d&#233;barrasseront de l'illusion politique et des ambitieux qui les exploitent pour s'orienter vers la Gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Il y a, actuellement, d'excellents sympt&#244;mes dans ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1871, Bakounine, fid&#232;le &#224; son habitude d'accourir partout o&#249; l'on attaque l'autorit&#233;, prend part &#224; l'insurrection communiste de Lyon ; il dirige une tentative sur l'H&#244;tel de Ville. Le mouvement comprim&#233;, il passe en Espagne. A Barcelone, il s&#232;me ses id&#233;es et r&#233;unit un assez grand nombre de partisans. Enfin, il revient en Suisse et tente, sans succ&#232;s, de reconstituer l'Internationale dans le sens anarchiste. Enfin, &#233;puis&#233; par tant de fatigues, par la mis&#232;re et les d&#233;ceptions, il meurt &#224; Berne d'une maladie de c&#339;ur, le 6 juillet 1876.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui mort, son &#339;uvre porte ses fruits. Ses id&#233;es se r&#233;pandent &#8212;l'Anarchie grandit, belle de tout l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bakounine, c'est : l'homme d'action. Tr&#232;s vite il s'aper&#231;ut du n&#233;ant des revendications d'ordre politique et de la perte d'&#233;nergie qui r&#233;sultait des controverses sur des nuances d'opinion. Par la parole, l'&#233;crit et l'exemple, il ne cessa de recommander la lutte effective, la prise corps &#224; corps constante, individuelle ou collective, avec le r&#233;gime capitaliste. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Nous devons faire sans cesse des tentatives r&#233;volutionnaires, disait-il &#224; Mokri&#233;vitch, dussions-nous &#234;tre battus et mis en d&#233;route une, deux, dix fois, vingt fois m&#234;me. Mais si &#224; la vingt-et-uni&#232;me fois le peuple vient nous appuyer, en prenant part &#224; notre r&#233;volution, nous serons pay&#233;s de tous les sacrifices que nous aurons support&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout acte significatif atteignant l'autorit&#233;, il l'approuvait. Il &#233;crivait &#224; Herzen qui s'&#233;levait contre le coup de pistolet tir&#233; par B&#233;r&#233;zowsky sur Alexandre II : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;B&#233;r&#233;zowsky est un vengeur, un des justiciers les plus l&#233;gitimes de tous les crimes, de toutes les tortures, de toutes les humiliations que subissent les Polonais. Est-ce que tu ne le comprends pas ? Mais si de pareilles explosions d'indignation ne se produisaient pas dans le monde, on d&#233;sesp&#233;rerait de la race humaine.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1019 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH269/sans_titre-6-be746.jpg?1774725998' width='200' height='269' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs toute la correspondance le montre en d&#233;saccord presque continu avec Herzen et Ogareff. Ceux-ci veulent se restreindre &#224; l'&#233;mancipation des Russes, en n'usant que de moyens l&#233;gaux. Bakounine, d'&#226;me cosmopolite, de temp&#233;rament actif leur appara&#238;t selon les termes d'une de leurs lettres, impossible. Bakounine leur r&#233;pond : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je resterai seul avec moi-m&#234;me ; c'est ce qu'il y a de plus important pour moi. Je veux rester cet homme impossible tant que tous ceux qui sont actuellement possibles ne changeront pas.&lt;/q&gt; Et comme on lui reprochait aussi d'aimer les d&#233;class&#233;s, il r&#233;pondait : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il y a en Italie, ce qui manque aux autres pays : une jeunesse ardente, &#233;nergique, tout &#224; fait d&#233;class&#233;e, sans carri&#232;re, sans issue et qui, malgr&#233; son origine bourgeoise n'est ni moralement ni intellectuellement &#233;puis&#233;e comme la jeunesse bourgeoise des autres pays. Aujourd'hui elle se jette &#224; t&#234;te perdue dans le socialisme r&#233;volutionnaire. Depuis, les choses ont chang&#233; : il y a dans tous les pays nombre de ces d&#233;class&#233;s bourgeois. Ils vont &#224; l'avant-garde de la r&#233;volte. Et cela est bon car tant que la jeunesse se croira d'une classe ou d'une caste, elle sera incapable non seulement d'&#233;nergie effective mais encore de pens&#233;e virile.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans cesse pr&#233;occup&#233; du rythme g&#233;n&#233;ral de l'humanit&#233;, la voulant sans patrie, sans foi ni loi, belle et libre, Bakounine eut pu s'&#233;crier comme le martyr Polino Pallas : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Pour moi, la terre sainte, c'est l'univers entier !&lt;/q&gt; Mais ses amis, parlementaires sans emploi pour la plupart, ne pouvaient pas comprendre cet &#233;largissement du concept r&#233;volutionnaire. De l&#224; des querelles, des jalousies, des r&#233;criminations, des m&#233;disances qui attristaient Bakounine. C'est, du reste, ce qui a toujours lieu lorsqu'un individu, apr&#232;s avoir march&#233; d'accord avec ses compagnons de d&#233;but, s'affirme brusquement int&#233;gral selon lui-m&#234;me et donne des id&#233;es, qui n'&#233;taient consid&#233;r&#233;es par eux que comme des sujets de controverse, leur signification pratique. Les hommes admettent difficilement que celui qu'ils ont connu pareil &#224; eux se distingue et marche, d'apr&#232;s sa seule conscience, dans son propre chemin. Stendhal a not&#233; ce sentiment : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;tant que vous ne demandez &#224; votre ami que le second rang apr&#232;s lui, il vous l'accorde et vous estime. A force de m&#233;rite et d'actions parlantes, voulez-vous aller plus loin ? Un beau jour vous trouvez un ennemi.&lt;/q&gt; Presque toute cette correspondance nous renseigne, dans ce sens sur les divergences de plus en plus graves entre Bakounine et ses amis. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Bakounine voit trop grand ! Bakounine se compromet et nous compromet ! Bakounine ne peut pas se tenir tranquille !&lt;/q&gt; Telles sont les j&#233;r&#233;miades qu'on peut lire, en propres termes ou entre les lignes des lettres re&#231;ues pour lui. En vain le bon g&#233;ant tentait avec douceur de faire marcher ces Effar&#233;s au m&#234;me pas que lui, il restait en arri&#232;re tout essouffl&#233;s et lui jetaient des pierres aux jambes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Mon Dieu, pourquoi donc n'as-tu pas continu&#233; de commenter Hegel au lieu de te perdre dans les aventures !&lt;/q&gt; lui disait l'un d'eux. Et Bakounine de rire. En effet, voyez-vous cet homme g&#234;nant qui se permet de combattre, d'aller en prison ou en Sib&#233;rie et de se faire condamner &#224; mort au lieu de prosp&#233;rer, riche et gras, occup&#233; de m&#233;taphysique, sous l'&#233;gide paternelle du Tsar !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tension perp&#233;tuelle de Bakounine dans le sens de l'action, la correspondance &#233;norme &#8212;non publi&#233;e dans ce volume&#8212; au moyen de laquelle il d&#233;veloppait ses id&#233;es &#224; ses partisans l'ont toujours emp&#234;ch&#233; de parfaire les livres qu'il entreprit. Cela est regrettable jusqu'&#224; un certain point car l'&#226;pre dialecticien de &lt;i&gt;Dieu et l'&#201;tat&lt;/i&gt; et des &lt;i&gt;Lettres contre le Patriotisme&lt;/i&gt; s'est prouv&#233; en mesure de donner une &#339;uvre philosophique de premier ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais lui n'entendait qu'&#224; une chose : agir. Et quand l'action le sollicitait, toutes les &#233;critures &#233;taient mises de c&#244;t&#233;. Il avait d'ailleurs raison d'user autant de la parole puisque de l'aveu de tous, m&#234;me ses... amis humili&#233;s, il &#233;tait impossible de r&#233;sister &#224; son ascendant direct. Il avait la force de persuasion et cela lui valut, parmi tant de tracasseries, quelques d&#233;vou&#233;s absolument passionn&#233;s pour sa d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai sous les yeux un beau portrait de Bakounine. Les yeux, droits et incisifs disent la volont&#233;. L'&#233;nergie tr&#244;ne sur son front renfl&#233;. La bouche sensuelle et fine semble pr&#234;te &#224; s'ouvrir pour &#233;mettre des paroles persuasives. L'impression est de force : on dirait une t&#234;te de lion. Il &#233;tait de tr&#232;s grande taille ; il mangeait beaucoup, marchait beaucoup et go&#251;tait fort les relations sexuelles. Il fut aim&#233; souvent et profond&#233;ment. En somme, un &#234;tre de sant&#233; fait pour la lutte...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel fut cet homme en abomination &#224; nos pygm&#233;es de gouvernance. Tandis que ceux-ci incitent les bons citoyens &#224; l&#233;cher les pattes de la jeune hy&#232;ne qui remplace, depuis peu, l'Alexandre III emport&#233; par la pourriture end&#233;mique des races royales, j'ai cru bon d'esquisser le profil d'un des plus hauts r&#233;volt&#233;s que produisit l'Empire knouto-kalmouk :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le vieux monstre Russie aux regards ronds et troubles&lt;/q&gt; comme disait Victor Hugo. Puisque la mode est &#224; l'alliance Franco-Russe, je l'adopte &#8212;et, parmi les Russes, je choisis Bakounine.&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;float:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Adolphe Rett&#233; &lt;/strong&gt; &lt;i&gt;Juin 1896 &lt;/i&gt; &lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1016 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L142xH142/sans_titre-4-5-8a84d.jpg?1774725998' width='142' height='142' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rett&#233; (Adolphe) &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233; en 1863 &#224; Paris ; mort &#224; Beaune (C&#244;te-d'or) le 8 d&#233;cembre 1930. Po&#232;te et litt&#233;rateur ; un des premiers champions du symbolisme et du vers libre. Ecrivain id&#233;aliste, exalt&#233; et combatif. D&#233;fenseur de la cause anarchiste, il se convertit au catholicisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Adolphe Rett&#233; figure sur la liste des collaborateurs des &lt;i&gt;Temps nouveaux&lt;/i&gt; de J. Grave, donn&#233;e dans le n&#176;1, du 4 mai 1895, et collabora au &lt;i&gt;Journal du Peuple&lt;/i&gt;, quotidien fond&#233; par S&#233;bastien Faure pendant l'affaire Dreyfus (n&#176;1, 6 f&#233;vrier 1899 ; n&#176;299, 3 d&#233;cembre). Il publia en 1894 &lt;i&gt;R&#233;flexions sur l'Anarchie&lt;/i&gt;, et, en 1896 &lt;i&gt;Promenades subversives&lt;/i&gt;. En 1907, Rett&#233; se convertit au catholicisme et, d&#232;s lors, prit le contre-pied de tout ce qu'il avait affirm&#233;. Cette m&#234;me ann&#233;e, il publia &lt;i&gt;Du diable &#224; Dieu&lt;/i&gt;, r&#233;cit d'une conversion. D'apr&#232;s le &lt;i&gt;Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier fran&#231;ais&lt;/i&gt; Tome 15 p. 34.&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;tt&gt;&lt;widget_sitereference73|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://archivesautonomies.org/spip.php?article299" class="spip_out"&gt;Cet article d'Adolphe Rett&#233; est extrait du &lt;i&gt;Gavroche&lt;/i&gt; n&#176;95 - septembre-octobre 1997. Tous les num&#233;ros de cette revue (1981-2011) sont sur le site Fragments d'Histoire de la gauche radicale.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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