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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Pierre Martin, militant anarchiste de la fin du si&#232;cle dernier </title>
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		<dc:date>2025-08-05T23:08:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Carole Reynaud-Paligot </dc:creator>


		<dc:subject>Archives Autonomies</dc:subject>
		<dc:subject>Pierre Martin</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Pierre Martin, que l'on surnomme tr&#232;s t&#244;t le &#171; bossu &#187;, est n&#233; &#224; Vienne, petite ville de l'Is&#232;re situ&#233;e &#224; une trentaine de kilom&#232;tres de Lyon, en 1856. De condition tr&#232;s modeste, sa m&#232;re est servante dans une ferme, il devient tisseur, tr&#232;s jeune, comme la majorit&#233; de ses compagnons viennois.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-gavroche-no66-novembre-decembre-1992-" rel="directory"&gt;Gavroche n&#176;66 - Novembre-D&#233;cembre 1992&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-source-fragments-d-histoire-de-la-gauche-radicale-+" rel="tag"&gt;Archives Autonomies&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-pierre-martin-+" rel="tag"&gt;Pierre Martin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1020-17899.jpg?1774709686' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pierre Martin, que l'on surnomme tr&#232;s t&#244;t le &#171; bossu &#187;, est n&#233; &#224; Vienne, petite ville de l'Is&#232;re situ&#233;e &#224; une trentaine de kilom&#232;tres de Lyon, en 1856. De condition tr&#232;s modeste, sa m&#232;re est servante dans une ferme, il devient tisseur, tr&#232;s jeune, comme la majorit&#233; de ses compagnons viennois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'existe en effet que peu d'alternatives pour les enfants de famille modeste : les usines de tissage les happent d&#232;s leur plus jeune &#226;ge. D&#232;s six ou sept ans, ils deviennent appondeurs, c'est-&#224;-dire de v&#233;ritables ouvriers, ne b&#233;n&#233;ficiant aucunement d'un quelconque statut d'apprenti. La m&#233;canisation introduite &#224; Vienne tout au long du 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle permet d'avoir recours &#224; une main d'&#339;uvre sans grande force musculaire, ainsi femmes et enfants sont recrut&#233;s massivement par les fabricants. L'emploi de la main d'&#339;uvre enfantine repose sur un double int&#233;r&#234;t : celui du fabricant qui leur verse un salaire inf&#233;rieur de moiti&#233; &#224; celui des adultes, et celui des familles pour qui le salaire des enfants est un compl&#233;ment indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la loi du 19 mai 1874 qui r&#233;glemente le travail des enfants &#226;g&#233;s de moins de 12 ans &#224; huit heures par jour, leurs journ&#233;es varient le plus souvent entre dix et douze heures. Les jeunes viennois participent &#224; la fabrication de draps dits de la Renaissance, sp&#233;cialit&#233; de Vienne. Ces draps sont fabriqu&#233;s &#224; partir de vieux chiffons que l'on trie, rince, effiloche puis une fois le fil r&#233;cup&#233;r&#233;, on confectionne le tissu : filature, tissage, appr&#234;tage. Ce principe produit un tissu bon march&#233; mais n&#233;cessite une nombreuse main d'&#339;uvre et implique de tr&#232;s mauvaises conditions de travail : les trieurs de chiffons remuent des microbes &#224; pleins poumons, leur nettoyage n&#233;cessite l'emploi de produits toxiques...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s jeune, Pierre Martin se r&#233;volte et d&#233;cide de lutter contre la condition mis&#233;rable des ouvriers de cette fin du 19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle ; &#224; l'&#226;ge de 14 ans, il entreprend sa premi&#232;re gr&#232;ve, et quelques ann&#233;es plus tard, il participe aux c&#244;t&#233;s de trois mille travailleurs viennois &#224; la longue gr&#232;ve de 1879. Pendant cinq mois les ouvriers ch&#244;ment pour protester contre de nouveaux tarifs qui, &#233;tablis d&#233;sormais selon &lt;br class='autobr' /&gt;
le nombre de &#171; duites &#187; (coup de navette) et non plus au poids, marquent une baisse. Cette longue gr&#232;ve d&#233;montre la t&#233;nacit&#233; et la coh&#233;sion des tisseurs, mais son &#233;chec devant un patronat des plus intransigeants, annihile en grande partie l'&#233;nergie des ouvriers et d&#233;sorganise le mouvement ouvrier qui s'&#233;tait lentement constitu&#233; au cours des ann&#233;es 1870.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les d&#233;buts du militant &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pierre Martin devient tr&#232;s vite un personnage central dans le milieu anarchiste par son dynamisme, sa personnalit&#233;, l'enthousiasme de ses convictions, et par ses talents d'orateur. Tous les hommes qui le c&#244;toieront, rendront hommage &#224; sa g&#233;n&#233;rosit&#233; et &#224; son d&#233;vouement sans borne. Malgr&#233; l'absence de scolarisation, il n'en est pas moins un v&#233;ritable &#233;rudit et fr&#233;quente assid&#251;ment la biblioth&#232;que de Vienne. Le directeur de la Maison centrale de Clairvaux, o&#249; il s&#233;journera quelques ann&#233;es plus tard, donne de lui un portrait flatteur : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Tr&#232;s intelligent, d'une instruction sup&#233;rieure &#224; celle que poss&#232;dent d'ordinaire les ouvriers des grandes villes. Nature tr&#232;s sensible, g&#233;n&#233;reuse, d&#233;vou&#233;, d'une grande &#233;nergie morale, semble profond&#233;ment convaincu de ses id&#233;es&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Archives nationales, BB 24 875.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra toute l'&#233;nergie de Pierre Martin pour que le mouvement ouvrier renaisse &#224; Vienne. P. Martin et ses compagnons vont en effet, dans les ann&#233;es suivantes, par une propagande efficace, non seulement ranimer le mouvement ouvrier mais surtout rallier les militants les plus actifs &#224; l'anarchisme. Ils fondent un groupe, les Indign&#233;s, que la police &#224; t&#244;t fait de surnommer &#171; La bande &#224; Martin &#187;. Au d&#233;part, ils se r&#233;unissent dans un caf&#233;, puis en 1882, dans un local pr&#234;t&#233; par un ami. Des conf&#233;rences &#171; publiques et contradictoires &#187; sont organis&#233;es par les militants anarchistes, qui n'h&#233;sitent pas &#224; faire venir des conf&#233;renciers d'autres villes. Elles ont lieu au th&#233;&#226;tre municipal, pr&#234;t&#233; par le maire, un radical tol&#233;rant. Ils participent activement aux journaux anarchistes lyonnais et les contacts sont fr&#233;quents avec Lyon, la ville voisine. Ils ne restent pas &#224; l'&#233;cart du mouvement national : en octobre 1880, Pierre Martin participe au Congr&#232;s de Vevey aux c&#244;t&#233;s de Kropotkine et d'&#201;lis&#233;e Reclus, l'ann&#233;e suivante, il est pr&#233;sent &#224; celui de Londres, aux c&#244;t&#233;s de Louise Michel...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attentat de la place Belle-court &#224; Lyon, qui a comme cons&#233;quence l'arrestation de Pierre Martin et de quelques-uns de ses compagnons va mettre momentan&#233;ment un terme &#224; leurs activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le proc&#232;s de Lyon &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'effervescence qui gagne la r&#233;gion lyonnaise : l'affaire de Montceau en ao&#251;t 1882, les attentats &#224; la bombe &#224; Lyon en octobre... inqui&#232;tent vivement les autorit&#233;s publiques. Nul doute, pour le gouvernement, ces &#233;v&#233;nements sont le signe que &#171; l'Internationale antiautoritaire &#187; est en train de se reconstituer et que cette fois-ci les anarchistes sont d&#233;cid&#233;s &#224; employer la violence en vue d'une insurrection. D&#232;s le mois d'octobre, une s&#233;rie de perquisitions est effectu&#233;e &#224; Lyon, gagnant tr&#232;s vite Vienne en raison des liaisons constantes entre les deux localit&#233;s. Mi-octobre, Martin est arr&#234;t&#233;, bient&#244;t suivi par quatre autres de ses compagnons viennois, le cinqui&#232;me prenant la fuite. Ces arrestations aboutissent au grand proc&#232;s dit des soixante-six, qui d&#233;bute le 8 janvier devant le Tribunal correctionnel de Lyon, avec Kropotkine en vedette. Le proc&#232;s se d&#233;roule pendant une dizaine de jours, les mesures de s&#233;curit&#233; sont draconiennes et le d&#233;ploiement des forces est imposant. Pierre Martin assure lui-m&#234;me sa d&#233;fense, montrant ainsi ses talents d'orateur ; il r&#233;cuse vivement l'accusation d'affiliation &#224; l'Internationale, dans son groupe, dit-il, il n'y a que des &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;hommes libres ne se soumettant &#224; aucun chef, ayant le sentiment de r&#233;volte et d'insubordination&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lyon r&#233;publicain, 17 janvier 1883.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;On ne saurait trop attirer l'attention du tribunal sur ce fait : c'est que le parti anarchiste n'a aucun des caract&#232;res qui distinguent l'Internationale. Il aurait fallu d&#233;montrer, fixer, pr&#233;ciser, que ce parti &#233;tait une vaste association ayant des soldats et des chefs, une discipline et des statuts, le r&#233;sultat d'ordres venus d'autorit&#233;s sociales quelconques ? On dira non avec moi (...) De tout cela il faut conclure que ce qu'on demande ici, c'est la condamnation d'id&#233;es, de tendances, d'opinions qui ne plaisent pas au gouvernement (...) Si vous me condamnez comme anarchiste, vous ne vous trompez pas, si vous me condamnez pour affiliation &#224; l'Internationale, vous vous trompez absolument&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le R&#233;volt&#233;, 20/01-3/02/1883.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1060 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/proces_66_juge.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH207/proces_66_juge-c4bbb.jpg?1774749060' width='500' height='207' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Encore tr&#232;s jeune et peu connu, Pierre Martin acquiert lors de ce proc&#232;s une certaine notori&#233;t&#233;. &lt;i&gt;Le Progr&#232;s de Lyon&lt;/i&gt; dresse ainsi son portrait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;C'est un jeune homme que la nature n'a pas tr&#232;s bien dot&#233; au point de vue de la structure : il est bossu. Mais dans sa t&#234;te il y a du Kropotkine, les traits sont un peu ceux du c&#233;l&#232;bre agitateur&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;17 janvier 1883.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il d&#233;clare qu'avant d'&#234;tre anarchiste, il &#233;tait r&#233;publicain, mais devant la trahison de la R&#233;publique bourgeoise, il a rejoint le mouvement anarchiste, car, dit-il, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;il ne faut pas avoir de c&#339;ur pour supporter la soci&#233;t&#233; actuelle !&lt;/q&gt;. Il explique par la suite que l'anarchie est un parti humain pr&#233;conisant le bien-&#234;tre et la libert&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Nos id&#233;es sont-elles d'ailleurs tellement subversives qu'on ne puisse les discuter ? Nous voulons la libert&#233; pour tous, l'&#233;galit&#233; pour tous. Ah ! Si au lieu de pr&#234;cher l'&#233;galit&#233; nous avions pr&#234;ch&#233; le servilisme, si nous avions dit au travailleur : ob&#233;is, courbe l'&#233;chine, ne te plains jamais, nous ne serions pas assis sur ces bancs !&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le R&#233;volt&#233;, 20/01-3/02/1883&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jur&#233;s restent insensibles aux arguments et &#224; l'&#233;loquence des orateurs : le verdict tombe, des plus s&#233;v&#232;res : P. Martin est condamn&#233; &#224; quatre ans de prison, cent francs d'amende, dix ans de surveillance et cinq ans de privations de droits civiques... Il est transf&#233;r&#233; &#224; la prison de Clairvaux, avec les autres condamn&#233;s, dont bien s&#251;r Kropotkine. Le s&#233;jour &#224; Clairvaux est un v&#233;ritable calvaire pour la sant&#233; fragile du jeune anarchiste. Il fait plusieurs s&#233;jours &#224; l'h&#244;pital et le directeur de la prison le d&#233;clare &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;tr&#232;s menac&#233; dans sa vie par le climat de Clairvaux&lt;/q&gt; et &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;afflig&#233; de germes de phtisie&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Archives Nationales, BB 24 875 lettre du directeur de Clairvaux.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les longs emprisonnements dans des conditions difficiles ont, semble-t-il, profond&#233;ment atteint sa sant&#233; d&#233;licate, sans n&#233;anmoins entamer son courage et son endurance. Emprisonn&#233; une nouvelle fois quelques ann&#233;es plus tard, il &#233;crira &#224; son ami Jean Grave :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;En effet, n'ayant pas de sant&#233; pour deux sous, j'ai une endurance de crapaud : &#233;cras&#233;, ab&#238;m&#233; au physique, je bouge quand m&#234;me, je remue toujours un peu. Je dois cela aux id&#233;es anarchistes qui, en procurant au moral un salutaire courage, donne &#224; mon corps faible, une r&#233;sistance assez forte&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lettre de Jean Grave du 16 juillet 1892 de la prison d'Embrun, Institut (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourtant pour lui l'occasion de faire plus ample connaissance avec Kropotkine, avec qui il est autoris&#233; &#224; faire des promenades et qui est incarc&#233;r&#233; dans une cellule voisine. Une solide amiti&#233; s'&#233;tablira ainsi entre les deux hommes.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1061 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;76&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH334/1597680481-06d3a.jpg?1774749060' width='200' height='334' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Le drame de Decazeville. Journal &lt;i&gt;L'illustration&lt;/i&gt; en date du 6 f&#233;vrier 1886. &lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Il quitte l'enfer de Clairvaux, b&#233;n&#233;ficiant d'une remise de peine, en janvier 1886 et il est aussit&#244;t de retour &#224; Vienne. Les &#233;v&#233;nements de Decazeville vont lui donner l'occasion de reprendre pleinement son activit&#233; militante. Le 26 janvier se d&#233;clenche une gr&#232;ve &#224; la soci&#233;t&#233; de houill&#232;res et fonderies de l'Aveyron &#224; Decazeville. Dans l'apr&#232;s-midi, un groupe de gr&#233;viste se rend au bureau du sous-directeur Watrin, particuli&#232;rement d&#233;test&#233; par la population ouvri&#232;re. Ayant refus&#233; d'accepter les revendications ouvri&#232;res, Watrin est assailli par la foule et, dans un exc&#232;s de fureur, les &#233;meutiers le pr&#233;cipitent par la fen&#234;tre. La d&#233;fenestration de Watrin restera c&#233;l&#232;bre dans les annales comme un acte authentiquement r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant les mois qui suivent, Pierre Martin se mobilise pour aider les gr&#233;vistes, sillonnant les routes afin de r&#233;colter les fonds de secours, organisant des r&#233;unions publiques ou encore s&#233;journant &#224; Decazeville pour distribuer des secours aux ouvriers... Alors que le mouvement lyonnais d&#233;cline, toute l'activit&#233; se concentre sur Vienne. P. Martin est en liaison avec &#201;lys&#233;e Reclus et correspond avec Kropotkine. L'imprimerie de la F&#233;d&#233;ration Jurassienne leur fournit tous les tracts et brochures n&#233;cessaires &#224; la propagande. La diffusion de &lt;i&gt;La R&#233;volte&lt;/i&gt; augmente sensiblement. Les autorit&#233;s locales s'inqui&#232;tent et le milieu, infiltr&#233; par un indicateur, est soumis &#224; une &#233;troite surveillance. Mais c'est la pr&#233;paration de la journ&#233;e du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai 1890 qui va v&#233;ritablement donner l'occasion &#224; Pierre Martin et ses compagnons de d&#233;ployer tout leur dynamisme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La folle journ&#233;e du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai 1890 &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est aux &#201;tats-Unis, lors du IV&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Congr&#232;s de la F&#233;d&#233;ration Am&#233;ricaine du travail, qu'est lanc&#233;e pour la premi&#232;re fois l'id&#233;e de faire du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai une journ&#233;e revendicative pour obtenir la journ&#233;e de huit heures. Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai 1886, de puissantes manifestations &#233;clatent dans le pays. A Chicago, le mouvement conna&#238;t des suites funestes : lors d'un meeting de protestations contre les violences &#224; l'encontre des gr&#233;vistes, le 3 mai, une bombe &#233;clate, attribu&#233;e &#224; un anarchiste allemand. C'est le pr&#233;texte d'une r&#233;pression sanglante : un proc&#232;s des plus arbitraires a lieu condamnant huit dirigeants ouvriers de Chicago &#224; la pendaison. Cet &#233;v&#233;nement frappa l'esprit des militants ouvriers du monde entier et contribua &#224; faire du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai une date symbolique. Le 20 juillet 1889 le Congr&#232;s socialiste international de Paris, &#224; dominance guesdiste, d&#233;cide d'organiser &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;une grande manifestation internationale &#224; date fixe&lt;/q&gt; afin d'obtenir la journ&#233;e de huit heures de travail et la date du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai 1890 est adopt&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re r&#233;action des anarchistes est de bouder la manifestation, car leurs conceptions de la gr&#232;ve diff&#232;rent de celles des socialistes. En effet, la gr&#232;ve ne doit, selon eux, pas &#234;tre revendicative, mais doit &#234;tre une gr&#232;ve &#233;meute, consid&#233;r&#233;e comme le premier acte de la r&#233;volution. La gr&#232;ve doit &#234;tre &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;la guerre des poings ferm&#233;s, ferm&#233;s sur le manche d'un couteau ou la crosse d'un pistolet&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le R&#233;volt&#233;, 30 avril-6 mai 1887.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les anarchistes se rallient malgr&#233; tout &#224; la manifestation, tout en &#233;tant fermement d&#233;cid&#233;s &#224; lui donner un caract&#232;re insurrectionnel. Tortelier s'en fait l'ap&#244;tre dans diverses r&#233;unions pr&#233;c&#233;dant le mois de mai. Mais les mesures pr&#233;ventives de r&#233;pression prises par Freycinet (Pr&#233;sident du Conseil) et Constans (ministre de l'Int&#233;rieur) afin de briser l'offensive prol&#233;tarienne, emp&#234;chent les anarchistes parisiens de passer aux actes : l'imprimerie de &lt;i&gt;La R&#233;volte&lt;/i&gt; est perquisitionn&#233;e, et les principaux militants arr&#234;t&#233;s. Les anarchistes lyonnais, st&#233;phanois et roannais subissent le m&#234;me sort. C'est Vienne, &#233;chappant &#224; ces arrestations pr&#233;ventives, qui va conna&#238;tre sous l'&#233;gide de P. Martin et de ses amis une v&#233;ritable gr&#232;ve &#233;meute comme l'avait r&#234;v&#233;e les anarchistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s f&#233;vrier, Tortelier vient faire une conf&#233;rence sur la gr&#232;ve aux ouvriers viennois. En avril les choses s'acc&#233;l&#232;rent : le 13, une r&#233;union publique anim&#233;e par P. Martin rassemble 1 200 personnes : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il faut que le premier mai 1890, tous les ouvriers se l&#232;vent comme un seul homme et ne se rendent pas au travail&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Archives d&#233;partementales de l'Is&#232;re (ADI) 75 M 2.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le 27, les anarchistes r&#233;it&#232;rent leur appel &#224; la gr&#232;ve, qui est entendu puisque le ch&#244;mage est vot&#233; pour la journ&#233;e. La venue de Louise Michel et de Thennevin ne fait que renforcer la d&#233;termination des ouvriers : trois mille personnes se pressent pour &#233;couter les deux orateurs. P. Martin et ses compagnons peuvent &#234;tre satisfaits. leurs efforts sont r&#233;compens&#233;s : la population ouvri&#232;re a r&#233;pondu &#224; l'appel, le premier mai pourra &#234;tre la grande journ&#233;e tant attendue...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A 9 heures, hommes, femmes et enfants sont pr&#232;s de deux mille au rendez-vous, dans la salle du th&#233;&#226;tre. Les rapporteurs de diverses corporations se succ&#232;dent &#224; la tribune, r&#233;citant un flot continu de r&#233;clamations et, tr&#232;s vite, l'ambiance s'&#233;chauffe. P. Martin est pr&#233;sent, et prend la parole pour inciter la foule &#224; aller d&#233;baucher les autres. C'est alors que surgit le maire, qui lui fait signe pour prendre la parole. P. Martin agite la sonnette et demande &#224; la foule d'&#233;couter le maire. Mais celle-ci ne veut rien entendre, aujourd'hui le peuple est roi ! Et devant l'insistance de l'&#233;lu, elle le bouscule puis l'&#233;jecte de la salle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La foule se d&#233;verse alors dans la rue ; drapeaux rouges et drapeaux noirs en t&#234;te, chantant &#224; pleine voix &lt;i&gt;la Carmagnole&lt;/i&gt;, le cort&#232;ge se scinde en plusieurs groupes qui parcourent les rues de la ville, sous une pluie battante. Tr&#232;s vite, elle se heurte aux forces de l'ordre, des barricades se forment. Un mot d'ordre se propage : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Chez Brocard, chez Brocard !&lt;/q&gt;. La foule s'&#233;lance, d&#233;cid&#233;e &#224; se venger de ce patron honni. Lors du proc&#232;s, P. Martin raconte :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;On arriva enfin chez Brocard. L&#224;, il y eut comme un frisson qui courut dans cette foule de prol&#233;taires. Hommes, femmes et enfants s'arr&#234;tent et un cri formidable partit de toutes les poitrines : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;&lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Brocard le mis&#233;rable, Brocard, l'affameur !&lt;/span&gt;&lt;/q&gt;(...) On enfon&#231;a les portes, on s'engouffra dans le magasin, on y saisit une coupe de draps, de 43 m&#232;tres, on la jeta au peuple, on la tra&#238;na dans la boue, on la coupa, on la d&#233;chira, on se l'arracha. Il semblait qu'on coupait, qu'on s'arrachait, qu'on d&#233;chirait du Brocard.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Proc&#232;s des anarchistes de l'Is&#232;re devant la Cour d'Assises de l'Is&#232;re, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le lendemain des &#233;v&#233;nements, les gr&#232;ves commencent spontan&#233;ment, tandis que les meneurs anarchistes sont arr&#234;t&#233;s. Elles se poursuivent pendant quelques jours, plus longtemps parmi les femmes, mais la reprise du travail &#224; lieu assez t&#244;t, quelques maigres concessions en poche. Vienne retrouve son calme, et c'est d&#233;sormais vers Grenoble que vont se tourner les regards, o&#249; P. Martin et ses compagnons se retrouvent incarc&#233;r&#233;s. Les autorit&#233;s publiques jugeront que l'importance des &#233;v&#233;nements justifie un proc&#232;s en Cour d'Assises et non en simple correctionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le proc&#232;s s'ouvre le 8 ao&#251;t 1890 devant la Cour d'Assises de l'Is&#232;re. Les accus&#233;s sont au nombre de 21, mais, trois ayant pris la fuite, dix hommes (tous anarchistes) et huit femmes comparaissent. Pour leur d&#233;fense, les militants insistent sur le caract&#232;re spontan&#233; de la manifestation qui r&#233;sulte directement de la mis&#232;re des ouvriers. Pierre Martin s'&#233;tend longuement sur la situation de la population ouvri&#232;re. Alors que les femmes qui ont particip&#233; au pillage sont acquitt&#233;es, les anarchistes sont lourdement condamn&#233;s : Martin &#233;cope de cinq ans de prison et dix ans d'interdiction de s&#233;jour. Il se pourvoit en Cassation et il est &#224; nouveau jug&#233; devant la Cour d'Assises de Gap, qui ram&#232;ne sa peine &#224; trois ans de prison. Il &#233;crit &#224; Jean Grave :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Tout a march&#233; aux mieux des int&#233;r&#234;ts de la propagande. La salle d'audience &#233;tait trop petite pour contenir tout le monde. Pour la premi&#232;re fois que la parole anarchiste se fait entendre dans ces montagnes, l'impression est &#233;norme (...) j'ai pu parler pendant pr&#232;s de deux heures et je peux te narrer combien ce peuple est int&#233;ressant comme auditoire. Son c&#339;ur vibrait &#224; l'expos&#233; de nos id&#233;es, l'&#233;motion &#233;tait arriv&#233;e &#224; un tel point que le Pr&#233;sident craignait lui-m&#234;me une manifestation par trop sensible &#224; l'&#233;gard de l'accus&#233;.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lettre &#224; J. Grave, 20 d&#233;cembre 1890, Institut Fran&#231;ais d'histoire sociale.&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1062 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH207/tortelier_j-3c5fc.jpg?1774749060' width='150' height='207' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Joseph Jean-Marie Tortelier.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;Tortelier est consid&#233;r&#233; comme l'un des pr&#233;curseurs de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale r&#233;volutionnaire. En 1882 il est d&#233;l&#233;gu&#233; au congr&#232;s de Saint-&#201;tienne o&#249; il vote contre Guesde. En 1884, il devient anarchiste et fait partie des groupes de Paris. Dans les ann&#233;es qui suivent il parcourt la France pour pr&#234;cher la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. A propos de la manifestation du premier mai il d&#233;clare le 17 avril 1890 : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Ce n'est pas une manifestation pacifiste que nous voulons. Il faut que ce grand mouvement porte profit. Il faut qu'il en sorte l'id&#233;e d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale pour aboutir &#224; la journ&#233;e des huit heures en attendant mieux. N'allons pas voir les d&#233;put&#233;s, c'est inutile, ils ne feront rien pour nous.&lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Dommanget, &lt;i&gt;Histoire du premier mai&lt;/i&gt;, op. cit., p.123)&lt;/p&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Du &#171; nomadisme &#187; au Libertaire &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il est lib&#233;r&#233; le 3 ao&#251;t 1893, mais &#224; peine sorti de prison, en arrivant &#224; Grenoble, il est remis sous les verrous car la ville est en pleine p&#233;riode &#233;lectorale ! Rel&#226;ch&#233;, il gagne Romans o&#249; il d&#233;cide de s'installer avec sa femme. Sa sant&#233; n'est gu&#232;re brillante : lors de son s&#233;jour en prison, il a souffert d'une r&#233;miniscence de l'ancienne pneumonie de Clairvaux. Il exerce tour &#224; tour les professions de tailleur et de fondeur. Il participe de temps &#224; autre &#224; un groupe anarchiste de la Dr&#244;me mais demeure moins actif qu'&#224; Vienne. Il semble surtout chercher un peu de tranquillit&#233;. Les autorit&#233;s publiques ne lui en laisse gu&#232;re le loisir. Le 19 f&#233;vrier 1894, son domicile est perquisitionn&#233; et on l'inculpe pour avoir particip&#233; &#224; une entente &#233;tablie dans le but de pr&#233;parer ou de commettre des crimes contre les personnes et les propri&#233;t&#233;s, sans autre preuve que la d&#233;couverte de brochures anarchistes &#224; son domicile. P. Martin s'indigne de son emprisonnement, et affirme que depuis sa lib&#233;ration il n'a particip&#233; &#224; aucune r&#233;union publique ou priv&#233;e : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;On nous arr&#234;te uniquement parce qu'on nous sait anarchistes et que nous avons la coupable audace de ne pas renier nos convictions honn&#234;tes et sinc&#232;res&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lettre &#224; sa femme, 6 mars 1894, Archives d&#233;partementales de la Dr&#244;me. 21 U 209.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Il b&#233;n&#233;ficie finalement d'un non-lieu le 10 mai 1894.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d'&#233;chapper aux pers&#233;cutions de la police, la seule solution s'av&#232;re &#234;tre la mobilit&#233;. Le couple Martin quitte alors Romans pour Saint-Vallier o&#249; P. Martin devient photographe ambulant. En 1902, on le retrouve &#224; Sarras en Ard&#232;che, vivant dans une roulotte. Il devient difficile ensuite de suivre sa trace en raison de son &#171; nomadisme &#187;. En 1906, il est arr&#234;t&#233; pour avoir sign&#233; un tract antimilitariste. L'ann&#233;e suivante, il fait &#224; nouveau partie des signataires d'un tract contre l'arm&#233;e &#233;labor&#233;e par la Bourse du travail de Lyon. Sa vie de nomade le retient &#233;loign&#233; de toute propagande active, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;jusqu'au jour o&#249;, &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;raconte S&#233;bastien Faure&lt;/span&gt;, se sentant vieillir, il voulut visiter la capitale qu'il n'avait jamais vue. Il vint donc &#224; Paris et son voyage qui ne devait &#234;tre que d'une dur&#233;e de quelques jours. finit par amener sur l'insistance de ses camarades parisiens, son installation au &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Libertaire&lt;/span&gt;&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CQFD,12 ao&#251;t 1916.&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il devient administrateur du journal et fournit ses derniers efforts de militant. Bien que sa sant&#233; soit gravement atteinte, il participe &#224; toutes les r&#233;unions, tous les meetings organis&#233;s par la F&#233;d&#233;ration communiste anarchiste et se d&#233;clare partisan de l'action dans les syndicats. Fervent ap&#244;tre de la paix, il figure au Carnet B&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Liste &#233;tablie par le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur dans laquelle &#233;tait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Cependant, lors du d&#233;clenchement de la premi&#232;re guerre mondiale, la division s'installe dans les rangs anarchistes entre les partisans de l'Union sacr&#233;e et ceux qui refusent le conflit. Dans &lt;i&gt;La Bataille syndicaliste&lt;/i&gt;, en mars 1916, para&#238;t le c&#233;l&#232;bre &#171; Manifeste des seize &#187;. Sign&#233; en fait par 15 anarchistes dont Kropotkine, J. Grave, Malato, ce manifeste pr&#244;ne un ralliement &#224; la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce ralliement ne fait pas l'unanimit&#233; au sein du mouvement anarchiste. Tr&#232;s t&#244;t, Louis Lecoin, S&#233;bastien Faure, Pierre Martin s'insurgent contre ce ralliement et font para&#238;tre clandestinement des tracts en faveur de la paix. S&#233;bastien Faure est le premier &#224; tenter une action en d&#233;cembre 1914 : il tire un tract intitul&#233; &#171; Vers la paix &#187;, puis un nouveau en juin 1915 &#171; La tr&#232;ve des peuples &#187;. A leur tour Lecoin et Ruff de la Maison Centrale de Caen, o&#249; ils purgent une peine de 5 ans de prison pour sabotage de la mobilisation, r&#233;digent en ao&#251;t 1915 un appel &#224; l'action internationale en faveur de la paix. Pierre Martin se joint &#224; eux et participe &#224; l'impression et &#224; la diffusion de l'appel. Toute une s&#233;rie de tracts et de brochures circulent malgr&#233; la censure. Il se retrouve aux c&#244;t&#233;s de S&#233;bastien Faure dans le journal &lt;i&gt;Ce qu'il faut dire&lt;/i&gt; qui para&#238;t le 2 avril 1916, afin de prendre position contre la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Martin s'est engag&#233;, sans h&#233;sitation ni r&#233;serve du c&#244;t&#233; des pacifistes, profond&#233;ment att&#233;r&#233; et boulevers&#233; par les sentiments bellicistes de quelques anarchistes notoires. Ainsi condamne-t-il de fa&#231;on cat&#233;gorique la d&#233;claration des Seize. C'est dans ce contexte que, malade et alit&#233;, il d&#233;c&#232;de au si&#232;ge du &lt;i&gt;Libertaire&lt;/i&gt;, o&#249; il r&#233;sidait. 15 rue d'Orsel dans le XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Il est incin&#233;r&#233; au cimeti&#232;re du P&#232;re Lachaise le 9 ao&#251;t 1916.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1063 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;44&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/martin-pierre-lit-de-mort.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH349/martin-pierre-lit-de-mort-59d05.jpg?1774749060' width='500' height='349' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Pierre Martin sur son lit de mort en 1916.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;tt&gt;&lt;widget_sitereference88|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://archivesautonomies.org/spip.php?article4644" class="spip_out"&gt;Cet article de Carole Reynaud-Paligot est extrait du num&#233;ro d'&lt;i&gt;Agora&lt;/i&gt; n&#176;66 - Novembre-D&#233;cembre 1992. Tous les num&#233;ros d'Agora (1980-1986) - Sur le site Fragments d'Histoire de la gauche radicale.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Archives nationales, BB 24 875.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Lyon r&#233;publicain&lt;/i&gt;, 17 janvier 1883.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le R&#233;volt&#233;&lt;/i&gt;, 20/01-3/02/1883.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;17 janvier 1883.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le R&#233;volt&#233;&lt;/i&gt;, 20/01-3/02/1883&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Archives Nationales, BB 24 875 lettre du directeur de Clairvaux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lettre de Jean Grave du 16 juillet 1892 de la prison d'Embrun, Institut fran&#231;ais d'histoire sociale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le R&#233;volt&#233;&lt;/i&gt;, 30 avril-6 mai 1887.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Archives d&#233;partementales de l'Is&#232;re (ADI) 75 M 2.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Proc&#232;s des anarchistes de l'Is&#232;re devant la Cour d'Assises de l'Is&#232;re, Saint-&#201;tienne, 1890, 64p., p.7.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lettre &#224; J. Grave, 20 d&#233;cembre 1890, Institut Fran&#231;ais d'histoire sociale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lettre &#224; sa femme, 6 mars 1894, Archives d&#233;partementales de la Dr&#244;me. 21 U 209.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;,12 ao&#251;t 1916.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Liste &#233;tablie par le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur dans laquelle &#233;tait r&#233;pertori&#233;s les militants r&#233;volutionnaires et antimilitaristes susceptibles d'&#234;tre arr&#234;t&#233;s en cas de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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