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		<title>Une nouvelle de Traven : Dans le brouillard</title>
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		<dc:creator>Traven</dc:creator>


		<dc:subject>B. Traven</dc:subject>
		<dc:subject>Fanzinoth&#232;que</dc:subject>
		<dc:subject>Soleil Noir (fanzine)</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution allemande (1918-1919]</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Etrange destin&#233;e que celle de l'&#233;crivain qui se faisait ap&#173;peler B. Traven. Auteur rebelle, il fut adul&#233; par des millions de lecteurs. Homme secret, il fut recherch&#233; par de nombreux journalistes. Malgr&#233; le masque dont il se couvrit, on peut re&#173;constituer &#224; peu pr&#232;s sa vie aujourd'hui.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-soleil-noir-no2-septembre-1990-" rel="directory"&gt;Soleil Noir n&#176;2 - Septembre 1990&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-b-traven-+" rel="tag"&gt;B. Traven&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-source-la-fanzinotheque-+" rel="tag"&gt;Fanzinoth&#232;que&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-soleil-noir-fanzine-141-+" rel="tag"&gt;Soleil Noir (fanzine)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-revolution-allemande-1918-1919-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution allemande (1918-1919]&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1137-885a7.png?1774707253' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Etrange destin&#233;e que celle de l'&#233;crivain qui se faisait ap&#173;peler B. Traven. Auteur rebelle, il fut adul&#233; par des millions de lecteurs. Homme secret, il fut recherch&#233; par de nombreux journalistes. Malgr&#233; le masque dont il se couvrit, on peut re&#173;constituer &#224; peu pr&#232;s sa vie aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1457 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/soleilnoir1990_19900901_n002-9.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/soleilnoir1990_19900901_n002-9-94af0.jpg?1774707253' width='150' height='150' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Otto Max Felge nait le 23 f&#233;vrier 1882 &#224; Schwiebus, ville allemande actuellement en Pologne. De caract&#232;re distant et rebelle, il accomplit sa r&#233;&#173;volte en se faisant acteur d'avant-garde et &#233;crivain. Il prend le pseudonyme de Ret Marut et lance un Journal anarchiste : &lt;i&gt;Der Ziegelbrenner&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Le Briquetier&lt;/i&gt;). Feige/Marut &#233;crit plusieurs nouvelles d&#232;s 1915 (c'est d'ailleurs l'une d'elles dont nous vous offrons la traduction). En tant qu'anarchiste, Ret Marut s'implique dans l'&#233;ph&#233;m&#232;re R&#233;publique des Conseils de Bavi&#232;re (1919) anim&#233;e par des libertaires allemands. L'arm&#233;e &#233;crase dans le sang cette r&#233;publique r&#233;volutionnaire, et Marut &#233;chappe de peu au massacre en s'enfuyant. Vers 1920-1924, Il m&#232;ne une vie errante faite d'expulsions et d'arrestations en Europe et aux &#201;tats-Unis. Un de ses livres, &lt;i&gt;Le Vaisseau des morts&lt;/i&gt;, &#233;voque son odyss&#233;e. li s'installe au Mexique, sans doute &#224; la fin de l'ann&#233;e 1924. Tout en s'occupant de commerce dans la r&#233;gion de Tampico, il envoie ses &#233;crits &#224; des &#233;diteurs allemands. Il signe du nom de Traven en vivant au Mexique sous celui de Torsvan ! Malgr&#233; cette manie de brouiller les pistes, il int&#233;resse les &#233;diteurs, qui publient son &#339;uvre d&#232;s 1925. Les romans de Traven sont un succ&#232;s dans le monde entier. Un de ses livres est adapt&#233; au cin&#233;ma : &lt;i&gt;Le Tr&#233;sor de la Sierra Madre&lt;/i&gt; (1947).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les livres de Traven c&#233;l&#232;brent la r&#233;volte, non pas en termes militants mais en pr&#233;&#173;sentant la lutte comme une dignit&#233; n&#233;cessaire. Les indiens du Mexique, cat&#233;gorie exploit&#233;e s'il en fut. sont au c&#339;ur de son &#339;uvre. &lt;i&gt;La R&#233;volte des pendus&lt;/i&gt;, son chef-d'&#339;uvre, conte une insurrection de forestiers, &lt;i&gt;La Charette&lt;/i&gt; est le parcours initiatique d'un jeune indien, &lt;i&gt;Rosa Blanca&lt;/i&gt; d&#233;nonce l'emprise des compa&#173;gnies p&#233;troli&#232;res sur le Mexique. Citons encore &lt;i&gt;Indios &lt;/i&gt; et le tr&#232;s beau recueil de nouvelles intitul&#233; &lt;i&gt;Le Visiteur du soir&lt;/i&gt;. Cet &#233;tranger au Mexique a su com&#173;prendre avec finesse la psy&#173;chologie indienne et les pro&#173;bl&#232;mes de leurs communaut&#233;s face au monde blanc. Lorsque Traven meurt, en 1969, ses cen&#173;dres sont dispers&#233;es sur les for&#234;ts sacr&#233;es des indiens du Chapias. En m&#234;me temps, Il s'agit d'une litt&#233;rature uni&#173;verselle qu'on appr&#233;cie hors de tout int&#233;r&#234;t ethnologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, Traven est un auteur culte pour de nombreux lecteurs, mais on vit sur le fonds de traduction des ann&#233;es 50. Il reste toujours une partie de son &#339;uvre qui n'a pas &#233;t&#233; traduite. Ce scandale devait &#234;tre signal&#233; en publiant cet in&#233;dit en fran&#231;ais !&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Y. B.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parfois, quand son esprit &#233;tait disponible, le sergent Karl Veek se rappelait un r&#234;ve qu'il avait fait dans le pass&#233;. Il ne pouvait se souvenir qu'avec difficult&#233; des d&#233;tails de ce songe enchanteur. Il y &#233;tait ing&#233;nieur civil vivant une vie d'oisivet&#233; somptueuse, dans une maison magnifiquement am&#233;nag&#233;e qu'il poss&#233;dait en ville. Il &#233;tait mari&#233; &#224; une &#233;pouse &#224; la fois s&#233;duisante et cultiv&#233;e, il avait une petite fille ravissante. Et il go&#251;tait l'existence d'un homme consciencieux, paisible et totalement satisfait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait un r&#234;ve. Peut-&#234;tre, ce qui le rendait si enchanteur &#233;tait qu'il se trouvait hors de port&#233;e, inaccessible. Car, en r&#233;alit&#233;, Karl Veek avait toujours &#233;t&#233; soldat aussi loin qu'il puisse s'en souvenir, au moins depuis trois ans. Il ne pouvait se rappeler avoir jamais fait autre chose qu'attendre l'ennemi, ici, dans la tranch&#233;e, son fusil &#224; la main. De temps en temps, ob&#233;issant &#224; des ordres n'admettant pas de critiques, il devait fixer sa ba&#239;onnette et livrer l'assaut &#224; une position de l'ennemi, en chassant r&#233;solument toute pens&#233;e de son esprit. Sauf celle-ci : tout homme se dressant sur mon chemin, qui porte un uniforme diff&#233;rent du mien, me tuera si je ne le tue pas le premier. Et, au moindre bruit que j'entendrais - que ce soit le tonnerre ou la cannonade, le crissement des cailloux ou le bruissement des feuilles, le murmure d'une voix &#8212;en toute probabilit&#233;, cela signifiera&#8230; ma mort !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son fusil devant lui, sur le parapet, il t&#226;tonna vers sa poche. Il en tira une photographie et une lettre, trouvant bien &#233;trange que celle-ci poss&#232;de une lointaine ressemblance avec cette femme dont il avait r&#234;v&#233; qu'elle &#233;tait son &#233;pouse. Et les mots contenus dans cette lettre, qui semblaient si impersonnels et sans aucune vie propre, lanc&#232;rent un appel r&#233;sonnant dans tout son &#234;tre pour lui rappeler les l&#232;vres rouges de la belle femme de son r&#234;ve. Mais l'&#233;cho fut si soudain qu'il aurait pu s'agir du son de cloches d'argent magiques carillonnant doucement en bas du terrain o&#249; il se tenait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Sergent Veek ! &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Ici, lieutenant ! &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que les r&#234;ves m'ont jamais apport&#233;, pensait Veek, si ce n'est remplir ma t&#234;te de sottises ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Pr&#233;sentez-vous imm&#233;diatement au commandant, sergent Veek. Le caporal Ehming va prendre votre poste.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Tr&#232;s bien, lieutenant !&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relev&#233; par le caporal, il se dirigea en vitesse, le fusil &#224; l'&#233;paule, pour se pr&#233;senter au commandant dans son abri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Sergent Veek, j'ai l&#224; une mission difficile, une mission qui n&#233;cessite de l'intelligence. Vous &#234;tes le seul homme pour cette t&#226;che, je ne peux me s&#233;parer d'aucun de mes officiers. Vous pouvez donc voir &#224; quel point j'attache de l'importance &#224; cette op&#233;ration. Il n'y a eu aucun tir d'en face depuis maintenant deux jours. Aucun mouvement d'aucune sorte n'a &#233;t&#233; observ&#233;. Trois hypoth&#232;ses se pr&#233;sentent : soit la position a &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;e, soit c'est un pi&#232;ge ou bien encore ils se pr&#233;parent &#224; quelque chose l&#224;-bas. Nous avons besoin de savoir ce qui se passe. Prenez deux soldats pour vous aider. Pas de fusils, seulement les couteaux et les revolvers. Je veux que personne, l&#224;-bas, ne sache que nous avons une patrouille en reconnaissance. Mangez un morceau et allez-y. Faites en sorte d'&#234;tre revenu avant la tomb&#233;e de la nuit. Des questions ?&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Non, commandant ! &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait le d&#233;but de la matin&#233;e, le ciel &#233;tait d&#233;gag&#233;. Mais deux heures apr&#232;s que Veek fut sorti, un &#233;pais et pesant brouillard avait recouvert lentement le terrain. &#192; ce moment, le brouillard s'&#233;tait intensifi&#233; jusqu'&#224; ce qu'il devienne aussi solide qu'un mur blanchi &#224; la chaux. Maintenant Veek ne pouvait plus distinguer ce qu'il y avait &#224; deux pas devant lui. Ordonnant aux deux hommes de rester o&#249; ils &#233;taient, il continua seul, marquant son chemin pour le retour en appuyant sa botte dans le sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; petits pas h&#233;sitants, il commen&#231;a &#224; se frayer un chemin &#224; travers le dense mur blanc qui &#233;tait pr&#234;t &#224; reculer d'un pas &#8212;juste pour le laisser avancer&#8212; et puis se refermait imm&#233;diatement apr&#232;s, aussi ferme derri&#232;re que devant, comme s'il &#233;tait en ciment. Effray&#233; &#224; l'id&#233;e de perdre ses rep&#232;res, il sortit sa boussole et la tint contre une petite carte rudimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut quand il releva la t&#234;te qu'il vit, &#224; moins de deux pas de lui, un officier fran&#231;ais qui, croisant son regard, se figea sur place. Aucun d'eux ne ressentit de la peur, il n'y avait pas non plus de crainte dans leurs yeux, seulement un profond &#233;tonnement. Chacun regardait l'autre comme s'il avait &#233;t&#233; le seul et unique habitant de la plan&#232;te jusqu'&#224; ce qu'il se trouve tout &#224; coup face &#224; face avec le premier homme. Quand ils virent l'uniforme de l'autre, chacun pensa en m&#234;me temps que maintenant ils devaient faire une chose bien pr&#233;cise, une chose plut&#244;t habituelle, une chose banale, une chose qui les dominait presque avec la force d'une obligation &#224; laquelle ils ne pouvaient &#233;chapper, une chose qui leur fermait toute issue. Mais aucun d'eux ne savait ce que c'&#233;tait, ni ce que ce devoir irr&#233;sistible ordonnait d'eux. Il leur semblait qu'une voix int&#233;rieure hurlait : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Agis ! Tu sais ce que tu dois faire !&lt;/q&gt; Mais, durant toutes ces ann&#233;es, jamais l'un d'eux n'avait rencontr&#233;, si proche et si calme, si inattendu et si seul sur cette &#238;le d&#233;serte, un homme &#224; habit diff&#233;rent du sien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun d'eux pouvait ressentir le souffle de l'autre, ils pouvaient m&#234;me voir les lignes les plus d&#233;licates inscrites sur le visage de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, ils restaient debout compl&#232;tement stup&#233;faits et, tout &#224; coup, ils n'arriv&#232;rent plus &#224; comprendre les mani&#232;res de fonctionner du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment, chacun d'eux leva lentement la main &#224; son k&#233;pi et adressa d&#233;lib&#233;r&#233;ment un salut &#8212;l&#233;ger mais reconnaissable&#8212; en direction de l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expression de leurs visages &#233;tait aussi s&#233;v&#232;re que la mort. Mais dans les profondeurs insondables de leurs yeux reposait une simple question que les hommes ne manquent jamais de comprendre. Ils rabaiss&#232;rent leurs mains et firent demi-tour pour s'en aller. Pendant un instant infiniment bref, une seconde d'&#233;ternit&#233; les enveloppa et les d&#233;pouilla de leurs uniformes, et sans y penser, ob&#233;issant &#224; cette volont&#233; puissante, ils s'avanc&#232;rent en m&#234;me temps pour prendre la main de l'autre. Ils se serr&#232;rent la main comme des amis qui doivent se s&#233;parer pour toujours. Tout aussi rapidement, ils rel&#226;ch&#232;rent la main de l'autre, et repartirent par le chemin qui les avait amen&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel autre comportement chacun d'eux aurait-il d&#251; avoir, apr&#232;s qu'il eut reconnu que face &#224; lui se trouvait un homme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, ils furent tous les deux soudainement rendus aveugles et ne virent pas l'ennemi.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ret Marut&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Note &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
La traduction a &#233;t&#233; r&#233;ali&#173;s&#233;e &#224; partir d'une traduction anglaise du texte allemand publi&#233; en 1916 dans l'hebdomadaire &lt;i&gt;M&#228;rz &lt;/i&gt; (Berlin/Munich). Traducteur allemand-anglais : Petar Sllcock ; traducteur anglais-fran&#231;ais : Laurent Recassa.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>[BD] De la r&#233;volution des Conseils de Bavi&#232;re &#224; la mont&#233;e du nazisme [3]</title>
		<link>http://partage-noir.fr/bd-de-la-revolution-des-conseils-de-baviere-a-la-montee-du-192</link>
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		<dc:creator>OLT, Yves B.</dc:creator>


		<dc:subject>Erich M&#252;hsam</dc:subject>
		<dc:subject>Gustav Landauer</dc:subject>
		<dc:subject>B. Traven</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;A Munich, Gustav Landauer, th&#233;oricien d'un socialisme libertaire original ; le futur &#233;crivain Traven et l'anarcho-communiste Erich M&#252;hsam aident les ouvriers &#224; proclamer la R&#233;publique des Conseils de Bavi&#232;re (7 avril 1919).&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-des-conseils-de-baviere-a-la-montee-du-nazisme-" rel="directory"&gt;Des Conseils de Bavi&#232;re &#224; la mont&#233;e du nazisme&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-erich-muhsam-3-+" rel="tag"&gt;Erich M&#252;hsam&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-gustav-landauer-+" rel="tag"&gt;Gustav Landauer&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-b-traven-+" rel="tag"&gt;B. Traven&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton192-1bb82.png?1774693400' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_207 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/exports-web06.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH361/exports-web06-95af6.jpg?1774693400' width='500' height='361' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;font-size:1.2em&#034;&gt; A Munich, Gustav Landauer, th&#233;oricien d'un socialisme libertaire original ; le futur &#233;crivain Traven et l'anarcho-communiste Erich M&#252;hsam aident les ouvriers &#224; proclamer la R&#233;publique des Conseils de Bavi&#232;re (7 avril 1919).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_208 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/exports-web07.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH363/exports-web07-f58bc.jpg?1774693401' width='500' height='363' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;font-size:1.2em&#034;&gt; Pendant quelques jours ils proposent des mesures &#224; caract&#232;re anarchiste (socialisation du logement, &#233;ducation libertaire). Mais le sabotage des communistes met un terme &#224; cette exp&#233;rience originale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Erich M&#252;hsam &amp; Ret Marut (Traven)</title>
		<link>http://partage-noir.fr/erich-muhsam-ret-marut-traven</link>
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		<dc:date>2019-07-31T22:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Erich M&#252;hsam</dc:creator>


		<dc:subject>B. Traven</dc:subject>
		<dc:subject>Erich M&#252;hsam</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Publi&#233; dans &#171; Fanal &#187; en 1927, ce texte est un appel d'Erich M&#252;hsam &#224; son compagnon Ret Marut, alias l'&#233;crivain Traven, alors bourlinguant &#224; travers le monde avant de se fixer au Mexique. Il est a noter que le pass&#233; anarchiste de Traven est syst&#233;matiquement occult&#233; dans les milieux litt&#233;raires, du moins en France.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-erich-muhsam-1878-1934-" rel="directory"&gt;Erich M&#252;hsam (1878-1934)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton133-c8b30.png?1774723643' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; dans &lt;i&gt;Fanal&lt;/i&gt; en 1927, ce texte est un appel d'Erich M&#252;hsam &#224; son compagnon Ret Marut, alias l'&#233;crivain Traven, alors bourlinguant &#224; travers le monde avant de se fixer au Mexique. Il est a noter que le pass&#233; anarchiste de Traven est syst&#233;matiquement occult&#233; dans les milieux litt&#233;raires, du moins en France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;tt&gt;&lt;article66|texte&gt;&lt;/tt&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>O&#249; est le Ziegelbrenner ?</title>
		<link>http://partage-noir.fr/ou-est-le-ziegelbrenner</link>
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		<dc:date>2019-05-26T22:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Partage Noir</dc:creator>


		<dc:subject>B. Traven</dc:subject>
		<dc:subject>Erich M&#252;hsam</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Publi&#233; dans Fanal en 1927, ce texte est un appel d'Erich M&#252;hsam &#224; son compagnon Ret Marut, alias l'&#233;crivain Traven, alors bourlinguant &#224; travers le monde avant de se fixer au Mexique. Il est a noter que le pass&#233; anarchiste de Traven est syst&#233;matiquement occult&#233; dans les milieux litt&#233;raires, du moins en France.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-la-republique-des-conseils-de-baviere-1919-" rel="directory"&gt;La R&#233;publique des conseils de Bavi&#232;re (1919)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-erich-muhsam-3-+" rel="tag"&gt;Erich M&#252;hsam&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton66-8a2fe.png?1774731095' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; dans &lt;i&gt;Fanal&lt;/i&gt; en 1927, ce texte est un appel d'Erich M&#252;hsam &#224; son compagnon Ret Marut, alias l'&#233;crivain Traven, alors bourlinguant &#224; travers le monde avant de se fixer au Mexique. Il est a noter que le pass&#233; anarchiste de Traven est syst&#233;matiquement occult&#233; dans les milieux litt&#233;raires, du moins en France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_33 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L280xH398/280px-fanal-1-07-3b97e.png?1774695567' width='280' height='398' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Un lecteur de &lt;i&gt;Fanal&lt;/i&gt; sait-il o&#249; se trouve le Ziegelbrenner&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Du nom de la revue anarchiste qu'avait lanc&#233;e Traven sous le pseudonyme de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; ? Ret Marut, camarade, ami, compagnon de lutte, homme, signale-toi, bouge-toi, donne signe de vie ; ton c&#339;ur n'est pas devenu celui d'un &#171; bonze &#187;, ton cerveau ne s'est pas scl&#233;ros&#233;, ton bras n'est pas devenu paralys&#233;, ton doigt engourdi. Les Bavarois ne t'ont pas eu en 1919 ; ils te tenaient d&#233;j&#224; au collet quand tu leur as encore &#233;chapp&#233; dans la rue. Autrement, tu te trouverais sans doute aujourd'hui l&#224; o&#249; se trouvent Landauer et tous les autres, de si vivants esprits, l&#224; o&#249; je serais aussi s'ils ne m'avaient d&#233;j&#224; eu quatorze jours auparavant et ne m'avaient tra&#238;n&#233; hors de ce centre o&#249; l'on assassine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A pr&#233;sent ils ne peuvent plus t'embarquer. L'amnistie de l'an pass&#233; doit t'&#234;tre applicable. Un jour viendra o&#249; l'on &#233;tablira devant l'histoire la formation et le d&#233;roulement de la &#171; Commune &#187; bavaroise. Ce qu'il y a eu jusqu'&#224; maintenant relevait d'un jugement partisan et confus, inspir&#233; par la sottise et la haine, de mani&#232;re injuste et pharisienne. Moi aussi je suis trop partie prenante, trop &#233;troitement et personnellement impliqu&#233; dans les &#233;v&#233;nements, trop profond&#233;ment m&#234;l&#233; aux controverses sur les erreurs et les m&#233;rites de cette R&#233;volution pour savoir &#234;tre l'historien avec assez d'objectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu &#233;tais le seul actif dans les &#233;v&#233;nements et capable, en m&#234;me temps, de voir avec le recul ce qui allait mal, ce qu'on voulait de bien, ce qu'on entreprenait de juste et ce que l'on aurait d&#251; entreprendre de plus juste. La succession de Landauer, ses lettres, ses discours, son action sur la fin, il faudra les soumettre dans peu de temps &#224; la critique publique. Tu &#233;tais &#224; ses c&#244;t&#233;s ; le secondant, le stimulant lorsqu'il &#233;tait commissaire du peuple &#224; l'Information et &#224; la Propagande. Nous avons besoin de toi. Qui conna&#238;t le &#171; briquetier &#187; ? Qui, parmi les lecteur de &lt;i&gt;Fanal&lt;/i&gt;, sait o&#249; l'on peut trouver, toucher Ret Marut ? Que celui qui peut le trouver, remette ce num&#233;ro. Beaucoup demandent de ses nouvelles, beaucoup l'attendent. Nous lan&#231;ons un appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erich M&#252;hsam, &lt;i&gt;Fanal&lt;/i&gt;, avril 1927&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Du nom de la revue anarchiste qu'avait lanc&#233;e Traven sous le pseudonyme de Ret Marut : Der Ziegelbrenner (&#171; Le briquetier &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>V - La Seconde R&#233;publique des Conseils (14 avril - 30 avril 1919)</title>
		<link>http://partage-noir.fr/v-la-seconde-republique-des-conseils-14-avril-30-avril-1919</link>
		<guid isPermaLink="true">http://partage-noir.fr/v-la-seconde-republique-des-conseils-14-avril-30-avril-1919</guid>
		<dc:date>2019-05-23T22:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Partage Noir</dc:creator>


		<dc:subject>Erich M&#252;hsam</dc:subject>
		<dc:subject>Gustav Landauer</dc:subject>
		<dc:subject>B. Traven</dc:subject>
		<dc:subject>Ernst Toller</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sous la direction d'un certain Aschenbrenner, les putschistes occupent la gare et attendent l'arm&#233;e d'Hoffmann qui se dirige vers Munich. Mais les ouvriers ne veulent pas renoncer &#224; la r&#233;publique. Spontan&#233;ment la d&#233;fense s'organise alors que les r&#233;volutionnaires ne disposent que de quelques fusils. Pourtant l'&#233;lan est tel qu'ils repoussent partout les soldats. A dix heures les ouvriers ont repris la gare et les principaux b&#226;timents. La derni&#232;re r&#233;sistance vient du lyc&#233;e Luipold o&#249; se sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-ernst-toller-+" rel="tag"&gt;Ernst Toller&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton30-68bf3.png?1774699338' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sous la direction d'un certain Aschenbrenner, les putschistes occupent la gare et attendent l'arm&#233;e d'Hoffmann qui se dirige vers Munich. Mais les ouvriers ne veulent pas renoncer &#224; la r&#233;publique. Spontan&#233;ment la d&#233;fense s'organise alors que les r&#233;volutionnaires ne disposent que de quelques fusils. Pourtant l'&#233;lan est tel qu'ils repoussent partout les soldats. A dix heures les ouvriers ont repris la gare et les principaux b&#226;timents. La derni&#232;re r&#233;sistance vient du lyc&#233;e Luipold o&#249; se sont barricad&#233;s des militaires. Sous la direction de Toller, les ouvriers l'encerclent et obtiennent la reddition des soldats tandis qu'Aschenbrenner s'enfuit sur une locomotive en emmenant ses prisonniers.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les raisons de la victoire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce succ&#232;s est d&#251; &#224; la d&#233;termination des ouvriers munichois. La majorit&#233; d'entre eux n'avaient pas une id&#233;e tr&#232;s nette du projet de soci&#233;t&#233; qu'elle souhaitait et s'en remettait souvent aux militants exp&#233;riment&#233;s mais elle &#233;tait farouchement oppos&#233;e au retour d'Hoffmann. Comme l'&#233;crira Toller : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le peuple savait ce qu'il ne voulait pas mais pas ce qu'il voulait&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;E. Toller : Une jeunesse en Allemagne, Lausanne, Suisse, 1974, p. 110&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut reconna&#238;tre que la r&#233;sistance n'a pas &#233;t&#233; tr&#232;s acharn&#233;e. Les soldats n'&#233;taient pas motiv&#233;s, Toller affirme m&#234;me qu'on leur avait promis 300 Marks pour trahir les conseils. Quant &#224; la tentative de putsch, elle &#233;tait impopulaire, y compris chez les militants de base du S.P.D. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Les sociaux-d&#233;mocrates ne se sont pas risqu&#233;s &#224; organiser des r&#233;unions de leur propre parti tant ils avaient peur d'avoir la t&#234;te bris&#233;e par leurs propres militants&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R. Meyer-L&#233;vin&#233; : op. cit., pp.172-173&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; La r&#233;publique communiste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si les conseils sont &#224; nouveau ma&#238;tres de la ville, il semble difficile de reconstituer l'ancien Conseil central d&#233;capit&#233; par les arrestations. Les communistes tirent profit de cette situation alors qu'ils n'ont jou&#233; aucun r&#244;le directeur pendant les combats. Le K.P.D. parvient &#224; faire &#233;lire par les conseils d'entreprises un nouveau Conseil central enti&#232;rement contr&#244;l&#233; par eux. Le pouvoir r&#233;el est transf&#233;r&#233; &#224; un comit&#233; d'action majoritairement communiste qui &#233;lit deux conseils, l'un ex&#233;cutif, l'autre vou&#233; &#224; un r&#244;le de contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la direction de l'ancien marin de Kiel, Rudolf Egelhofer, les armes sont confisqu&#233;es aux bourgeois afin d'&#233;quiper les ouvriers. Levin&#233; pr&#233;sente les d&#233;cisions du pouvoir communiste : expropriation des banques, des v&#233;hicules, de logements, cr&#233;ation de diverses commissions de gestions et d'un bulletin de liaison. Le parti se trouve bien s&#251;r derri&#232;re chaque d&#233;cision et les conseils perdent toute autonomie. Les mesures efficaces sont &#224; ce prix pour le K.P.D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#226;che principale des nouveaux dirigeants consista surtout &#224; organiser une police - fait plut&#244;t r&#233;v&#233;lateur - sous la direction de Ferdinand Mairg&#252;nther et de Karl Erde (&#171; Retzlaw &#187; ) et une nouvelle arm&#233;e rouge command&#233;e par Rudolf Egelhofer. Comme le rappelle P. Brou&#233;, l'&#233;quipe de L&#233;vin&#233; travaillait en relation avec la direction du KPD [3]. &#171; Retzlaw &#187; rencontre celle-ci, d&#251;ment mandat&#233; par ses camarades munichois le 14 avril et ram&#232;ne avec lui un dirigeant, Paul Fr&#246;lich. Le programme de L&#233;vin&#233; est en fait celui de la Ligue Spartakus. De plus, un ancien chef de la Ligue des soldats rouges de Berlin, Willy Budich, assiste Egelhofer dans l'organisation militaire. Les ouvriers munichois ont abandonn&#233; leur sort entre les mains d'un &#233;tat-major qui condamnait peu de temps auparavant le projet d'une R&#233;publique des conseils !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les communistes en profitent aussi pour r&#233;gler quelques comptes. Landauer est tenu &#224; l'&#233;cart malgr&#233; ses offres de service. Toller manque d'&#234;tre arr&#234;t&#233; car les leaders du K.P.D. le d&#233;testent mais les ouvriers s'y opposent et exigent m&#234;me qu'un poste de responsabilit&#233; lui soit confi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Une victoire militaire des conseils&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toller, qui n'a &#233;t&#233; que sous-officier d'artillerie pendant la guerre se voit confier le commandement militaire de la zone nord de Munich. Il ne tarde pas &#224; d&#233;montrer ses capacit&#233;s. En effet, Hoffmann vient de recruter quelques troupes, non sans difficult&#233;s. Les ouvriers refusent de s'engager, les paysans sont peu nombreux &#224; le faire, quant aux soldats ils ne sont pas s&#251;rs. Les combattants sont pour une grande partie des marginaux attir&#233;s par la forte solde. Cette arm&#233;e de huit mille hommes ne va pas &#234;tre tr&#232;s brillante. A Dachau, le 16 avril, elle rencontre les troupes command&#233;es par Toller. Les ouvriers d'une usine de Dachau se joignent spontan&#233;ment aux r&#233;volutionnaires et contribuent &#224; la victoire. Les blancs sont &#233;cras&#233;s mais Toller s'oppose &#224; toute ex&#233;cution sommaire de prisonniers malgr&#233; les ordres contraires d'Egelhofer. Faute de moyens, l'arm&#233;e des conseils ne peut exploiter son succ&#232;s et se cantonne dans la d&#233;fensive, ce qui lui sera fatal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle R&#233;publique s'enlise dans les difficult&#233;s. Les communistes ne font gu&#232;re mieux que leurs pr&#233;d&#233;cesseurs. Des dissensions apparaissent au &#171; gouvernement &#187;, la famine s&#233;vit &#224; Munich &#224; cause du blocus alimentaire. Aussi le m&#233;contentement grandit parmi les ouvriers. Des voix se font entendre pour critiquer le K.P.D. tandis que Landauer &#233;crit &#224; Levin&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je vois dans votre &#339;uvre, et je regrette de devoir le constater, que dans les domaines &#233;conomique et intellectuel, vous ne vous y entendez pas (...) Je regrette douloureusement que ce ne soit plus qu'en moindre partie mon &#339;uvre, une &#339;uvre de chaleur et d'&#233;lan, de culture et de renaissance, qui est maintenant propag&#233;e&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;E. Toller : op. cit., p. 148&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les ind&#233;pendants men&#233;s par Toller s'opposent aux communistes au sein des assembl&#233;es d'entreprises en leur reprochant leur politique autoritaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Intervention de Berlin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps Hoffmann tire la le&#231;on de ses &#233;checs r&#233;p&#233;t&#233;s. Il finit par accepter l'aide du gouvernement de Berlin. Jusqu'ici, il s'y &#233;tait refus&#233; pour ne pas compromettre l'autonomie de la Bavi&#232;re. C'est un v&#233;ritable diktat que lui impose le responsable socialiste Noske, celui-l&#224; m&#234;me qui a &#233;cras&#233; le soul&#232;vement spartakiste de Berlin en se targuant du surnom de &#171; chien sanglant &#187; (&#171; Bluthund &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le commandement g&#233;n&#233;ral est confi&#233; au g&#233;n&#233;ral Von Oven. Celui-ci ne doit recevoir aucun ordre du gouvernement d'Hoffmann. Noske veut &#233;viter toute n&#233;gociation de derni&#232;re minute avec les r&#233;volutionnaires. La solution pr&#244;n&#233;e par les socialistes de Berlin est donc le bain de sang, clairement pr&#233;m&#233;dit&#233;. Apr&#232;s la prise de Munich, la loi sur la Reichswehr provisoire sera &#233;tendue &#224; la Bavi&#232;re, les arm&#233;es bavaroises perdront toute autonomie et seront int&#233;gr&#233;es dans l'arm&#233;e nationale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; La mobilisation des troupes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Noske rassemble cent mille hommes ; des contingents de Prusse, du Wurtemberg, les restes de l'arm&#233;e d'Hoffmann et surtout des corps francs qui accourent de toute l'Allemagne pour participer &#224; la r&#233;pression. Ces soldats sont excit&#233;s par la propagande. Certains leaders des conseils ont le malheur d'&#234;tre &#233;trangers (on surnomme Levin&#233; et Levien &#171; les Russes &#187;) et d'origine juive comme Levin&#233; ou Landauer, ce qui accro&#238;t la haine des contre-r&#233;volutionnaires. On raconte des atrocit&#233;s imaginaires pour &#234;tre s&#251;r qu'il n'y ait pas de cl&#233;mence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;100%&#034; height=&#034;315&#034; sandbox=&#034;allow-same-origin allow-scripts&#034; src=&#034;https://peertube.mastodon.host/videos/embed/00a86d5f-c298-4105-a6b8-b4f09771df6b&#034; frameborder=&#034;0&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; La r&#233;pression&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au sein des conseils rien ne va plus. La derni&#232;re assembl&#233;e des conseils, le 27 avril, est agit&#233;e. On y critique l'autoritarisme des communistes. Apr&#232;s avoir obtenu leur d&#233;mission, les ouvriers d&#233;signent de nouveaux responsables. Ce nouveau gouvernement n'aura pas le temps, h&#233;las !, de faire ses preuves. La ville de Munich est compl&#232;tement encercl&#233;e &#224; la fin du mois d'avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'au 2 mai les r&#233;volutionnaires opposent une r&#233;sistance acharn&#233;e, maison par maison. Dans le centre de la ville, des bourgeois et des &#233;tudiants, enhardis par la progression des blancs, reprennent les b&#226;timents administratifs aux ouvriers. Gustav Regler, t&#233;moin des combats, affirme que Toller aurait commis une erreur strat&#233;gique en oubliant de prot&#233;ger le marais de Dachau, ce qui aurait permis de couvrir la retraite de ses hommes. Cette h&#233;sitation aurait livr&#233; au massacre des milliers d'ouvriers. Est-ce bien s&#251;r ? Les moyens utilis&#233;s par l'ennemi &#233;taient consid&#233;rables et il n'est pas s&#251;r que les ouvriers munichois auraient abandonn&#233; leurs familles pour s'enfuir &#224; travers une campagne hostile, entour&#233; par une arm&#233;e cent fois sup&#233;rieure...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;pression est atroce. On fusille &#224; tour de bras les prisonniers. Landauer est arr&#234;t&#233; dans la maison d'Eisner et battu &#224; mort par la soldatesque. Une fin atroce pour l'ap&#244;tre pacifique de la R&#233;volution. Egelhofer est liquid&#233; tout aussi sommairement. Quant &#224; Marut/Traven, il &#233;chappe de peu au m&#234;me sort. Un de ses amis raconte : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;(...) on lui a pass&#233; les menottes avec un autre condamn&#233; et on les a pouss&#233;s dans un camion pour les emmener fusiller. La porte arri&#232;re du fourgon n'&#233;tait pas bien ferm&#233;e. Ils ont r&#233;ussi &#224; l'ouvrir et ils ont saut&#233;. L'autre est mort sur le coup. Traven s'est acharn&#233; jusqu'&#224; arracher son poignet de la menotte et a pu s'enfuir...&lt;/q&gt; . Les soldats et les bourgeois arm&#233;s violent et humilient les femmes, tirent sur les prisonniers au bas-ventre pour prolonger leurs souffrances et d&#233;pouillent les cadavres. Le bilan de ces journ&#233;es est de 700 morts, peut-&#234;tre mille, enterr&#233;s dans des fosses communes faute de place. C'est une &#171; bavure &#187; qui met fin au carnage, 21 membres d'une association catholique ayant &#233;t&#233; assassin&#233;s par &#171; erreur &#187;, la soldatesque doit accepter de pr&#233;senter ses prisonniers &#224; la justice au lieu de les assassiner sommairement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Satisfait de la r&#233;pression, Noske envoie le t&#233;l&#233;gramme suivant au commandant de l'arm&#233;e : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je vous exprime mon enti&#232;re reconnaissance ainsi que mes meilleurs remerciements aux troupes pour la conduite pleine de pr&#233;caution et couronn&#233;e de succ&#232;s des op&#233;rations de Munich&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;E. Toller : op. cit., p. 194&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus tard on tentera de justifier ces massacres par l'ex&#233;cution de sept otages, seul fait pouvant &#234;tre imput&#233; aux conseils. Ces otages appartenaient &#224; la soci&#233;t&#233; d'extr&#234;me droite Thul&#233; (dont &#233;taient membres de futurs nazis comme Rudolf Hess ou Rosenberg et l'assassin d'Eisner). Trouv&#233;s porteurs de faux tampons et papiers de la R&#233;publique des conseils, ils avaient &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s, &#224; juste titre, pour espionnage. Exc&#233;d&#233; par les atrocit&#233;s commises par les blancs, le commandant du lyc&#233;e Luipold ordonna de les fusiller malgr&#233; les protestations de l'assembl&#233;e des Conseils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme lors de la Commune de Paris ou en Hongrie, ces morts serviront &#224; justifier des massacres cent fois sup&#233;rieurs. On retrouve aujourd'hui dans presque tous les ouvrages &#233;voquant la R&#233;publique des conseils cette arithm&#233;tique surprenante. Comme disait Albert Camus : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il n'y a pas d'&#233;quivalence dans le monde de la puissance et les ma&#238;tres calculent avec usure le prix de leur propre sang&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A. Camus : L'homme r&#233;volt&#233;, Paris, 1972, p. 141&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ce qui est certain, c'est que les massacres avaient commenc&#233; bien avant l'ex&#233;cution des otages. Ceux-ci ne peuvent donc servir d'explication. Il s'agit plut&#244;t d'une d&#233;cision d&#233;lib&#233;r&#233;e de d&#233;cimer le mouvement r&#233;volutionnaire comme &#224; Berlin en janvier 1919 et comme en Hongrie un peu plus tard, en ao&#251;t 1919 (plus de 5 000 victimes, parfois dans des conditions atroces : viols au fer rouge, mutilations...). En &#233;tudiant cet &#233;pisode sanglant, l'historien allemand S&#233;bastian Haffner a raison d'&#233;carter les explications habituelles de &#171; d&#233;rapage &#187; ou &#171; d'accident &#187; (que l'on utilise aussi pour justifier la r&#233;pression contre la Commune de Paris). Ce fut, par exemple, le lynchage de Landauer, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;non pas dans un moment de rage, mais lors d'une esp&#232;ce de f&#234;te de la victoire et parmi des cris de joie.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;S. Haffner : Allemagne, 1918, Une r&#233;volution trahie, Bruxelles, 2001, p. 177&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les Terreurs blanches attendent toujours leur historien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_32 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;56&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/ba006669.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH430/ba006669-59adc.jpg?1774762486' width='500' height='430' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small style=&#034;float:left;&#034;&gt;Groupe autour de M&#252;hsam &#224; la prison d'Ansbach en 1919.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la justice sommaire commence la justice l&#233;gale. Levin&#233; et un autre r&#233;volutionnaire, Seidel, sont condamn&#233;s &#224; mort et ex&#233;cut&#233;s deux jours plus tard, le 5 juin apr&#232;s une parodie de proc&#232;s. Les autres prisonniers (184 au total) comme M&#252;hsam ou Toller re&#231;oivent de lourdes peines de prison qu'ils purgeront dans la forteresse de Niedersch&#246;nenfeld. La plupart d'entre eux b&#233;n&#233;ficieront de l'amnistie pr&#233;vue pour Hitler en 1924 apr&#232;s son putsch. Quelques ann&#233;es plus tard, Erich M&#252;hsam lancera un appel &#224; son ami Ret Marut pour obtenir des nouvelles de lui. En vain (voir ce texte en annexe). Apr&#232;s s'&#234;tre enfui &#224; travers l'Europe, le r&#233;volutionnaire allemand a commenc&#233; incognito une carri&#232;re d'&#233;crivain au Mexique...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;E. Toller :&lt;i&gt; Une jeunesse en Allemagne&lt;/i&gt;, Lausanne, Suisse, 1974, p. 110&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;R. Meyer-L&#233;vin&#233; : op. cit., pp.172-173&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;E. Toller : op. cit., p. 148&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;E. Toller : op. cit., p. 194&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;A. Camus : &lt;i&gt;L'homme r&#233;volt&#233;&lt;/i&gt;, Paris, 1972, p. 141&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;S. Haffner : &lt;i&gt;Allemagne, 1918, Une r&#233;volution trahi&lt;/i&gt;e, Bruxelles, 2001, p. 177&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>IV - La R&#233;publique libertaire des Conseils (7 avril - 13 avril 1919)</title>
		<link>http://partage-noir.fr/iv-la-republique-libertaire-des-conseils-7-avril-13-avril-1919</link>
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		<dc:date>2019-05-22T22:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Partage Noir</dc:creator>


		<dc:subject>Erich M&#252;hsam</dc:subject>
		<dc:subject>Ernst Toller</dc:subject>
		<dc:subject>B. Traven</dc:subject>
		<dc:subject>Gustav Landauer</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comme l'&#233;crit Rosa Meyer-Levin&#233; : C'est &#224; Toller, le pr&#233;sident des ind&#233;pendants et aux deux anarchistes tr&#232;s populaires M&#252;hsam et Landauer que revenait le v&#233;ritable pouvoir. Encore faut-il nuancer, Meyer-Levin&#233; est une participante aux &#233;v&#233;nements, trop impliqu&#233;e pour &#234;tre objective. Dans le cas des deux anarchistes il s'agissait bien plus d'influence. Les propositions de M&#252;hsam ont &#233;t&#233; longtemps repouss&#233;es avant qu'il ne se montre persuasif, y compris aupr&#232;s de Landauer. Il a fallu une propagande acharn&#233;e et (...)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-la-republique-des-conseils-de-baviere-1919-" rel="directory"&gt;La R&#233;publique des conseils de Bavi&#232;re (1919)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-erich-muhsam-3-+" rel="tag"&gt;Erich M&#252;hsam&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-ernst-toller-+" rel="tag"&gt;Ernst Toller&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-b-traven-+" rel="tag"&gt;B. Traven&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-gustav-landauer-+" rel="tag"&gt;Gustav Landauer&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton29-eee20.png?1774699338' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme l'&#233;crit Rosa Meyer-Levin&#233; : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;C'est &#224; Toller, le pr&#233;sident des ind&#233;pendants et aux deux anarchistes tr&#232;s populaires M&#252;hsam et Landauer que revenait le v&#233;ritable pouvoir&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R. Meyer-L&#233;vin&#233;, op. cit., p. 159&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Encore faut-il nuancer, Meyer-Levin&#233; est une participante aux &#233;v&#233;nements, trop impliqu&#233;e pour &#234;tre objective. Dans le cas des deux anarchistes il s'agissait bien plus d'influence. Les propositions de M&#252;hsam ont &#233;t&#233; longtemps repouss&#233;es avant qu'il ne se montre persuasif, y compris aupr&#232;s de Landauer. Il a fallu une propagande acharn&#233;e et une pr&#233;sence syst&#233;matique lors des &#233;v&#232;nements r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Le programme de la R&#233;publique.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est M&#252;hsam qui a r&#233;dig&#233; le texte de la proclamation sign&#233; ensuite par Toller. Le voici dans ses grandes lignes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;E. M&#252;hsam : Von Eisner bis L&#233;vin&#233;, se reporter &#224; la r&#233;cente traduction (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;La dictature du prol&#233;tariat est une r&#233;alit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous prenons tout de suite contact avec la Russie et la Hongrie ! Il n'y a plus de rapport entre la Bavi&#232;re socialiste et le gouvernement de l'empereur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tribunal r&#233;volutionnaire sanctionnera tout acte r&#233;actionnaire. Les mensonges de la presse vont cesser : la nationalisation des journaux assurera la vraie libert&#233; de la presse pour le peuple r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau gouvernement organisera aussi vite que possible de nouvelles &#233;lections, sur lesquelles se fondera le syst&#232;me des conseils qui laissera au peuple travailleur le pouvoir de d&#233;cision (...) Sur le mod&#232;le de la R&#233;publique des conseils, la soci&#233;t&#233; socialiste s'&#233;tendra et ne conna&#238;tra plus de ch&#244;mage ni de pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En union avec la Russie r&#233;volutionnaire et la Hongrie la nouvelle Bavi&#232;re instaurera l'internationale r&#233;volutionnaire et montrera au monde les chemins de la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prol&#233;taires vivez en paix les uns avec les autres !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons qu'un ennemi commun : la r&#233;action, le capitalisme et l'exploitation. Et c'est contre cet ennemi que tous les partisans de la lutte doivent rester unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au travail ! Chacun &#224; son poste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vive le peuple libre bavarois !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vive la r&#233;publique des conseils !&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Il semble que M&#252;hsam se soit laiss&#233; un peu emporter par l'exemple de la r&#233;volution russe puisque ce texte aurait pu facilement &#234;tre revendiqu&#233; par le K.P.D. : on y trouve m&#234;me la notion de dictature du prol&#233;tariat ! Un autre militant allemand, Rudolf Rocker r&#233;futera plus tard ce genre de confusion dans un article intitul&#233; &#171; Le syst&#232;me des soviets ou la dictature du prol&#233;tariat ? &#187; en &#233;crivant : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;L'id&#233;e des &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Soviets&lt;/q&gt; est une expression d&#233;finie de ce que nous entendons par la r&#233;volution sociale ; elle correspond &#224; la partie constructive tout enti&#232;re du socialisme. L'id&#233;e de la dictature est d'origine purement bourgeoise et n'a rien de commun avec le socialisme&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R. Rocker, in A. Skirda : Les anarchistes russes et les soviets, Paris, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Plus tard, M&#252;hsam prendra conscience de l'ambigu&#239;t&#233; de ce concept et d&#233;clarera que &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;les anarchistes ont raison de se servir le moins possible du terme de &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;dictature du prol&#233;tariat&lt;/q&gt;&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir E. M&#252;hsam : La Soci&#233;t&#233; lib&#233;r&#233;e de l'&#201;tat, op. cit., p.158 (traduction (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Mais sur le moment il le revendique sans ambigu&#239;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Les responsables de la R&#233;publique.&lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_30 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/rebell_hoff-3860.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH224/rebell_hoff-3860-d20c8-747de.jpg?1774695120' width='150' height='224' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small style=&#034;float:center;&#034;&gt;Ernst Toller.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Un conseil des commissaires du peuple qui va devoir g&#233;rer les affaires publiques est &#233;lu. Il a pour pr&#233;sident Ernst Toller. Cet &#233;crivain, bien qu'adh&#233;rent de l'U.S.P.D., est un grand admirateur de Landauer et on peut le situer &#224; cette &#233;poque dans la mouvance libertaire. Gustav Landauer est commissaire &#224; l'Instruction publique et &#224; la Culture. Les t&#233;moignages divergent sur ses attributions puisque M&#252;hsam en parle comme du commissaire &#224; l'information et &#224; la propagande&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Wo ist der Ziegelbrenner ? &#187;, article reproduit en annexe&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Or, nous savons que Landauer a &#233;labor&#233; une r&#233;forme de l'&#233;ducation. Il est possible qu'il cumul&#226;t les postes de responsabilit&#233;s... Aux affaires &#233;trang&#232;res se trouve le docteur Lipp qui s'av&#233;ra compl&#232;tement fou et que Toller contraindra &#224; d&#233;missionner. Ce malheureux incident sera bien s&#251;r exploit&#233; par la propagande contre-r&#233;volutionnaire, Lipp devenant repr&#233;sentatif des conseils ! R&#233;cemment un historien, P. Brou&#233;, reprend bizarrement cet amalgame sans grand int&#233;r&#234;t mais trop souvent &#233;voqu&#233;...&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;P. Brou&#233; : Histoire de l'Internationale communiste, Paris, 1997, p. 102&#034; id=&#034;nh3-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_24 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH190/silvio_gesell__1895_-9e020-e2645.jpg?1774695120' width='150' height='190' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small style=&#034;float:left;&#034;&gt;Silvio Gesell.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;A l'Int&#233;rieur a &#233;t&#233; choisi un certain Soldmann et au Commerce Paulukum, qui est membre du R.A.R. Le responsable des Finances est Silvio Gesell, un partisan d'une monnaie libre, que M&#252;hsam consid&#232;re comme anarchiste (certains le qualifient d'anarcho-capitaliste) et qui appartient au courant allemand des disciples de Proudhon. Dans son livre Pour le socialisme (1911), Gustav Landauer cite le nom de Silvio Gesell parmi les penseurs les plus audacieux aux c&#244;t&#233;s de Kropotkine, Elis&#233;e Reclus ou Proudhon. Ce n'est pas une exag&#233;ration si l'on se r&#233;f&#232;re &#224; l'ouvrage principal de Gesell, &lt;i&gt;L'Ordre &#233;conomique naturel&lt;/i&gt;, o&#249; il d&#233;veloppe des propositions contre la sp&#233;culation qui sont red&#233;couvertes aujourd'hui par certains &#233;conomistes &#224; l'heure de l'altermondialisation...&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_31 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH188/marut-a5a1a-32eea.jpg?1774695120' width='150' height='188' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small style=&#034;float:left;&#034;&gt;Ret Marut.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Nous n'&#233;num&#233;rerons pas tous les commissaires du peuple. Signalons quand m&#234;me parmi les obscurs qui participent &#224; cette r&#233;publique, un anarchiste, Ret Marut dont le nom ne dira peut &#234;tre rien. Sous ce pseudonyme se cachait le c&#233;l&#232;bre &#233;crivain Traven, l'auteur du &lt;i&gt;Tr&#233;sor de la Sierra Madre&lt;/i&gt;. Il travaille &#224; cette &#233;poque avec Landauer et s'occupe du comit&#233; de propagande et surtout de la presse.En janvier 1919, dans son journal &lt;i&gt;Der Ziegelbrenner&lt;/i&gt;, il proposait des mesures, qui sont toujours d'actualit&#233; en faveur d'une presse libre : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Aucun journal, aucune revue offrant des articles (...) qui traitent de politique, d'&#233;conomie, ou de politique commerciale, n'aura le droit de publier des r&#233;clames (...) Un journal ou une revue qui ne peut subsister sans revenus publicitaires n'a aucun droit &#224; l'existence.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ret Marut/Traven : Dans l'&#201;tat le plus libre du monde, Paris, 1994, p.32&#034; id=&#034;nh3-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Marut/Traven est charg&#233; aussi de la lutte anticl&#233;ricale, un combat difficile dans la tr&#232;s catholique Bavi&#232;re. Les autres membres du conseil appartiennent &#224; la Ligue des Paysans de Gandorfer, surtout soucieuse de mod&#233;rer cette r&#233;volution (en &#233;pargnant la paysannerie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieusement, le principal instigateur de la R&#233;publique des Conseils, Erich M&#252;hsam n'accepte qu'un poste secondaire, celui des relations avec l'Europe orientale. D&#232;s le 7 avril, il entre en contact - par radiogrammes - avec Moscou et Budapest et communique &#224; L&#233;nine les premi&#232;res d&#233;cisions r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; L'opposition des communistes.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'explique sur ce semi-retrait dans ses m&#233;moires : &lt;i&gt;Von Eisner bis Levin&#233;&lt;/i&gt;. Il aurait agit ainsi &#224; cause du boycott du K.P.D., les communistes jugeant que la R&#233;publique &#233;tait inopportune. Devant ce refus d'une d&#233;marche unitaire, M&#252;hsam aurait m&#234;me demand&#233; au communiste Axelrod s'il n'&#233;tait pas trop tard pour revenir en arri&#232;re. C'est du moins la version que donne M&#252;hsam &#224; posteriori. Il faut dire que ses m&#233;moires, &lt;i&gt;Von Eisner bis Levin&#233;&lt;/i&gt;, &#233;taient destin&#233;es &#224; L&#233;nine et donc suspects d'autocritique passag&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opposition du K.P.D. peut para&#238;tre &#233;trange puisque les communistes &#233;taient &#224; la tra&#238;ne derri&#232;re les anarchistes, approuvant leurs initiatives. Mais entre-temps, la direction du Parti a envoy&#233; de Berlin un responsable &#171; orthodoxe &#187;, Eugen Levin&#233;. Ce militant d'origine russe a particip&#233; auparavant en Ukraine &#224; l'agence de presse Rosta, anc&#234;tre de l'agence Tass. A Berlin, il fait partie des Spartakistes qui s'emparent du si&#232;ge du quotidien social-d&#233;mocrate &lt;i&gt;Vorw&#228;rts&lt;/i&gt; en d&#233;cembre 1918 avant d'en &#234;tre d&#233;log&#233; par l'arm&#233;e (11 janvier 1919). Rescap&#233; des combats berlinois, il arrive en Bavi&#232;re et reprend en main le groupe munichois, en supplantant les anciens responsables. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Son autorit&#233; discr&#232;te et pos&#233;e fit que Max Levien put s'&#233;carter sans ranc&#339;ur ni jalousie, avec le m&#234;me naturel qu'il aurait sans doute offert sa place &#224; une vieille dame&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R. Meyer-L&#233;vin&#233; : op. cit. , p. 147&#034; id=&#034;nh3-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Levin&#233; tente aussi de calmer les militants de base. Sa femme rapporte certains propos tenus par des membres du K.P.D. &#224; l'&#233;gard des anarchistes : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Ce qu'ils font le parti ne le fait pas, disaient-ils. L'essentiel c'est d'&#234;tre r&#233;volutionnaire.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R. Meyer-L&#233;vin&#233;, op. cit. p. 144&#034; id=&#034;nh3-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Au contraire Levin&#233; d&#233;clare &#224; propos de M&#252;hsam : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Personnellement M&#252;hsam est un ami mais politiquement c'est mon adversaire&lt;/q&gt;. Et il le prouve en calomniant l'anarchiste, qui est m&#234;me molest&#233; en se pr&#233;sentant &#224; un meeting de L&#233;vin&#233;. Etrange conception de l'amiti&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut toute l'autorit&#233; de Levin&#233; et de Levien, gagn&#233; &#224; ses th&#232;ses pour emp&#234;cher la majorit&#233; des communistes de rejoindre malgr&#233; tout la nouvelle r&#233;publique et L&#233;vin&#233; doit m&#234;me exclure du Parti l'un des r&#233;calcitrants, Wilhelm Reichart qui a accept&#233; le poste des Affaires militaires (c'est-&#224;-dire l'organisation d'une garde rouge) &#224; la demande de M&#252;hsam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Officiellement Levin&#233; refuse de participer &#224; la R&#233;publique parce qu'elle lui semble pr&#233;matur&#233;e. Elle a &#233;t&#233; proclam&#233;e selon lui autour d'un &#171; tapis vert &#187; ou d'une table &#171; de caf&#233; &#187; et s'apparente &#224; une &#171; mascarade &#187; . Il faut dit-il une plus grande pr&#233;paration en donnant une impulsion aux conseils d'usines mais ces arguments n'expliquent pas le refus du K.P.D. En fait, Levin&#233; veut sans doute y jouer un r&#244;le dirigeant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Nous ne pouvons participer qu'&#224; une r&#233;publique qui serait proclam&#233;e par les conseils eux-m&#234;mes. Et seulement si la majorit&#233; des repr&#233;sentants de ces conseils est constitu&#233;e par des communistes. Car nous ne pouvons participer qu'&#224; un gouvernement qui appliquerait une politique communiste, et seuls des communistes peuvent faire cette politique&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R. Meyer-L&#233;vin&#233;, op. cit., p. 154&#034; id=&#034;nh3-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#252;hsam attend en vain un soutien unanime des conseils qui ne peut se faire &#224; cause du K.P.D. Cette situation se confirme le 11 avril lors d'une grande assembl&#233;e des conseils d'usines. Les dirigeants communistes, L&#233;vin&#233; en t&#234;te r&#233;affirment leur opposition tandis qu'un flottement r&#232;gne parmi certains de leurs militants.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Difficult&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'opposition du parti communiste affaiblit consid&#233;rablement la nouvelle R&#233;publique. Si les ouvriers arpentent les rues en habits du dimanche, dans une atmosph&#232;re de f&#234;te (que l'on retrouve pendant la Commune ou, plus tard &#224; Barcelone en 1936) tandis que les bourgeois se terrent, la r&#233;volution ne s'&#233;tend pas plus loin que les faubourgs de Munich. Les corps francs, ces groupes paramilitaires d'extr&#234;me droite, tiennent le nord de la Bavi&#232;re. Les ouvriers de Nuremberg essayeront en vain d'imiter leurs camarades de Munich au cours de sanglantes batailles de rues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis Bamberg o&#249; il s'est r&#233;fugi&#233;, Hoffmann cherche &#224; recruter des troupes pour renverser la R&#233;publique des conseils. Celle-ci ne peut gu&#232;re compter que sur la r&#233;gion de Munich. Toutes les tentatives r&#233;volutionnaires dans le Nord de la Bavi&#232;re comme &#224; Nuremberg ou &#224; Wurtzburg ont &#233;chou&#233; dans le sang. M&#234;me les campagnes sont hostiles &#224; la r&#233;volution. Les maigres effectifs des conseils paysans ne peuvent rien contre la propagande du r&#233;actionnaire Eisenberger. Munich subit un boycott du ravitaillement en denr&#233;es alimentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je savais que c'&#233;tait pr&#233;cis&#233;ment hors de la ville, avec l'aide des plus arri&#233;r&#233;s et des plus nantis des moyens propri&#233;taires que l'on avait con&#231;u le beau projet de r&#233;aliser la r&#233;volution agraire. Juste en terre bavaroise ! Alors que dans tous les pays &#224; l'est de l'Elbe les latifundia restaient aussi intacts que dans l'Italie du Sud pour permettre aux &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;gouvernants&lt;/q&gt; sociaux-d&#233;mocrates de s'y faire inviter &#224; la chasse par les junkers (grands propri&#233;taires, NDLA), on esp&#233;rait amener par de beaux discours les koulaks bavarois &#224; renoncer avec enthousiasme &#224; leurs biens fonciers&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A. Turel : &#171; De Spartacus &#224; la Commune de Munich &#187;, in T&#233;moins, n&#176;18-19, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce t&#233;moin, Adrien Turel, constate avec raison que le caract&#232;re de la propri&#233;t&#233; fonci&#232;re jouait en d&#233;faveur des r&#233;volutionnaires bavarois. Si l'on ajoute &#224; cela la traditionnelle opposition entre la ville et la campagne, les chances de gagner les paysans &#224; la cause &#233;taient r&#233;duites. Envoy&#233; comme commissaire dans les campagnes, Turel est assez mal accueilli par les villageois : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je me trouvai donc en t&#234;te-&#224; -t&#234;te, moi et tout mon talent, avec ces gars dont chacun avait chez soi son fusil de chasse et qui, les uns comme les autres, attendaient en toute confiance l'arriv&#233;e des gardes blancs&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;op. cit., p. 26&#034; id=&#034;nh3-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s son d&#233;part, Turel apprendra que des paysans le cherchaient pour lui r&#233;gler son compte !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un projet anarchiste ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ces difficult&#233;s, les commissaires promulguent de nombreux d&#233;crets. E. Volkmann en cite quelques-uns uns :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Landauer r&#233;forme le r&#233;gime de l'instruction et de l'&#233;ducation. Il d&#233;clare : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Chacun travaillera selon ce qui lui semblera bon ; tout assujettissement est supprim&#233;, l'esprit juridique n'a plus cours.&lt;/q&gt; Les instituteurs et les fonctionnaires en charge seront destitu&#233;s au plus t&#244;t, les examens et les titres universitaires seront r&#233;duits au strict minimum. Tout citoyen de dix huit ans r&#233;volus a le droit de fr&#233;quenter les universit&#233;s. L'enseignement de l'Histoire, cette ennemie de la civilisation, est interdit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un commissaire du peuple pr&#233;pos&#233; au r&#233;gime de l'habitation ordonne la r&#233;quisition de tous les logements sur le territoire de Bavi&#232;re. Chaque famille n'aura droit dor&#233;navant qu'&#224; un seul living-room, &#224; c&#244;t&#233; de la cuisine et des chambres &#224; coucher. D'autres dispositions ont trait &#224; la socialisation int&#233;grale, avec renouvellement int&#233;gral du syst&#232;me des finances et des devises&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;E. O. Volkmann : La R&#233;volution allemande, Paris, 1933, p. 187&#034; id=&#034;nh3-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; Les raisons de l'&#233;chec.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces mesures ne seront jamais appliqu&#233;es, par manque de temps et aussi parce que les institutions mises en place par les r&#233;volutionnaires sont inefficaces. Le projet d'une arm&#233;e populaire ne peut voir le jour, faute de moyens. Les riches refusent de remettre leurs armes. Levin&#233; &#233;crit assez justement dans &lt;i&gt;Die Rote Fahne&lt;/i&gt;, le journal des communistes :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;En Bavi&#232;re, pas un seul prol&#233;taire n'a re&#231;u d'arme. Pas un seul bourgeois ne s'est vu retirer les siennes. Alors que le prol&#233;tariat cherche &#224; comprendre et se presse aux r&#233;unions, il ne doit plus se trouver dans la rue au del&#224; de huit heures du soir... (&#224; cause du couvre-feu, NDLA).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le colonel Epp (chef des corps francs, NDLA) rassemble d&#233;j&#224; ses volontaires. De partout, la bourgeoisie envoie ses &#233;tudiants et autres fistons pour l'aider&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R. Meyer-L&#233;vin&#233;, op. cit., p. 160&#034; id=&#034;nh3-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le parti pris de Levin&#233;, il est vrai que la R&#233;publique &#233;tait fortement menac&#233;e. A l'int&#233;rieur m&#234;me de Munich, le nouveau r&#233;gime, g&#233;n&#233;reux mais peu agressif, est min&#233; par le sabotage et sa faiblesse l'emp&#234;che de prendre des mesures efficaces. Mais le danger imm&#233;diat vient surtout des divisions politiques. Les communistes organisent de nombreux meetings et proposent de constituer de nouveaux conseils (des &#171; conseils de travail &#187; ) qui seraient bien s&#251;r sous leur influence. Une r&#233;union se tient le 9 avril &#224; la brasserie Mathoeser. Levin&#233; incite les participants &#224; renverser la R&#233;publique des conseils et &#224; donner le pouvoir au K.P.D. Il va obtenir gain de cause lorsque Toller demande la parole et convainc l'assistance de renoncer &#224; ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le comportement de Levin&#233; provoque des conflits au sein du parti. Lorsqu'il demande &#224; ses sympathisants de quitter le R.A.R., certains militants d&#233;missionnent du K.P.D. ou agissent contre les consignes de la direction mais celle-ci obtient gain de cause puisque le R.A.R. finit par &#233;clater.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; La fin de la premi&#232;re R&#233;publique.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Entre temps, Hoffmann rassemble huit mille hommes qui passent &#224; l'action le 13 avril. Ce jour l&#224; , une partie de la garnison de Munich officiellement ralli&#233;e aux Conseils s'empare de la ville par surprise. Dans la nuit, Erich M&#252;hsam et douze commissaires du peuple sont arr&#234;t&#233;s et emmen&#233;s jusqu'&#224; la forteresse d'Ansbach o&#249; ils resteront d&#233;tenus. Des affiches placard&#233;es dans les rues proclament l'&#233;tat de si&#232;ge et la destitution du conseil central. Ainsi s'ach&#232;ve la premi&#232;re R&#233;publique des conseils. Apr&#232;s quelques jours, les po&#232;tes et les &#233;crivains qui la dirigeaient sont brutalement &#233;vinc&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment cette R&#233;publique a-t-elle pu s'effondrer aussi vite ? Nous avons &#233;voqu&#233; l'attitude du K.P.D. mais l'opposition des communistes n'est pas la seule raison de l'&#233;chec de la R&#233;publique. L'inexp&#233;rience de ses d&#233;l&#233;gu&#233;s, le manque de coordination et de moyens ont pu jouer. De plus des militants comme Landauer pr&#233;f&#233;raient les envol&#233;es lyriques aux probl&#232;mes terre &#224; terre. Ici nous citerons encore une fois Adrien Turel parce que ce t&#233;moin rel&#232;ve syst&#233;matiquement les d&#233;fauts de la R&#233;publique au cours de son s&#233;jour en Bavi&#232;re. Ses remarques sont significatives :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;A Munich, en mars 1919, je ne m'int&#233;ressai en aucune fa&#231;on &#224; la d&#233;plorable rh&#233;torique des r&#233;unions aux cours desquelles Gustav Landauer et ses pareils perdaient un temps pr&#233;cieux &#224; pontifier &#224; propos des probl&#232;mes de l'&#233;ducation du peuple ou bien philosophaient sur les dispositions des bons bourgeois et des philistins &#224; se muer en cosmopacifistes&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A. Turel, op. cit., p. 24&#034; id=&#034;nh3-15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Turel fait probablement allusion au discours de Landauer intitul&#233; &#171; Les philistins &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Discours reproduit dans T. Dorst : Die M&#252;nchner Raterepublik, Ed. Suhrkamp, 1966&#034; id=&#034;nh3-16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, particuli&#232;rement fumeux et herm&#233;tique, d&#233;faut que l'on retrouve souvent dans l'&#339;uvre de ce militant. Mais cela ne doit pas faire oublier que Landauer &#233;tait tr&#232;s appr&#233;ci&#233; en public et savait captiver les foules&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La transcription d'un de ses discours comporte les r&#233;actions du public. G. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Mais peut-&#234;tre aurait-il mieux valu les inciter &#224; l'action... Un manque de r&#233;alisme chez certains r&#233;volutionnaires semble &#233;vident. Cependant n'accablons pas trop les repr&#233;sentants des conseils. Il est un peu facile de parler de lenteur dans les d&#233;cisions alors que la R&#233;publique a dur&#233; une semaine !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le comportement &#233;quivoque de militants du S.P.D. est &#224; signaler. L'un d'eux, Ernst Schneppenhorst excite les soldats contre la R&#233;publique puis s'enfuit rejoindre les contre-r&#233;volutionnaires, en dirigeant la repression dans le nord de la Bavi&#232;re. Des historiens avancent la th&#232;se d'une provocation de la part de cet individu qui poussa &#224; la proclamation de la R&#233;publique des conseils afin de cr&#233;&#233;r un antagonisme irr&#233;versible. Son engagement dans la R&#233;publique des conseils &#233;tait controvers&#233; d&#232;s le d&#233;but comme le montre M&#252;hsam qui pol&#233;miqua avec lui apr&#232;s avoir d&#233;couvert l'existence de tracts distribu&#233;s &#224; Nuremberg appellant la troupe &#224; marcher sur Munich. Ces tracts &#233;taient sign&#233;s de Schneppenhorst qui r&#233;ussit pourtant &#224; se disculper&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;E. M&#252;hsam : Von Eisner bis L&#233;vin&#233;, traduction fran&#231;aise, op. cit., p. 57&#034; id=&#034;nh3-18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Lionel Richard, il y a surtout un opportunisme du S.P.D. qui soutient d'abord la R&#233;publique des conseils puis change de camp d&#232;s les premi&#232;res difficult&#233;s&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lionel Richard, op. cit., pp. 206-207&#034; id=&#034;nh3-19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. En tout cas, cela n'explique pas pourquoi la fuite de Schneppenhorst pr&#233;c&#232;de de peu le coup de force, ni la coordination entre Hoffmann et les putschstes que les sections du S.P.D. devaient conna&#238;tre ! Cependant il ne faut pas faire d'amalgame, certains ouvriers sociaux-d&#233;mocrates sont r&#233;ellement furieux de la trahison du 13 avril et participent aux troubles qui suivent l'annonce du putsch. En effet, malgr&#233; la promesse fallacieuse du maintien des conseils, les masses organisent la riposte contre les putschistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;R. Meyer-L&#233;vin&#233;, op. cit., p. 159&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;E. M&#252;hsam : &lt;i&gt;Von Eisner bis L&#233;vin&#233;&lt;/i&gt;, se reporter &#224; la r&#233;cente traduction fran&#231;aise, op. cit. p.75&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;R. Rocker, in A. Skirda : &lt;i&gt;Les anarchistes russes et les soviets&lt;/i&gt;, Paris, 1973, p. 173&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir &lt;i&gt;E. M&#252;hsam : La Soci&#233;t&#233; lib&#233;r&#233;e de l'&#201;tat&lt;/i&gt;, op. cit., p.158 (traduction diff&#233;rente)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; Wo ist der Ziegelbrenner ? &#187;, article reproduit en annexe&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;P. Brou&#233; : &lt;i&gt;Histoire de l'Internationale communiste&lt;/i&gt;, Paris, 1997, p. 102&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ret Marut/Traven : &lt;i&gt;Dans l'&#201;tat le plus libre du monde&lt;/i&gt;, Paris, 1994, p.32&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;R. Meyer-L&#233;vin&#233; : op. cit. , p. 147&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;R. Meyer-L&#233;vin&#233;, op. cit. p. 144&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;R. Meyer-L&#233;vin&#233;, op. cit., p. 154&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;A. Turel : &#171; De Spartacus &#224; la Commune de Munich &#187;, in &lt;i&gt;T&#233;moins&lt;/i&gt;, n&#176;18-19, automne-hiver&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;op. cit., p. 26&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;E. O. Volkmann : La R&#233;volution allemande, Paris, 1933, p. 187&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;R. Meyer-L&#233;vin&#233;, op. cit., p. 160&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;A. Turel, op. cit., p. 24&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Discours reproduit dans T. Dorst : &lt;i&gt;Die M&#252;nchner Raterepublik&lt;/i&gt;, Ed. Suhrkamp, 1966&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La transcription d'un de ses discours comporte les r&#233;actions du public. G. Landauer : &#171; Rede &#252;ber die Sicherung der Revolution&#228;r &#187;, in &lt;i&gt;Erkenntnis und Befreiung&lt;/i&gt;, All., Ed. Suhrkamp, 1976&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;E. M&#252;hsam : &lt;i&gt;Von Eisner bis L&#233;vin&#233;&lt;/i&gt;, traduction fran&#231;aise, op. cit., p. 57&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lionel Richard, op. cit., pp. 206-207&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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