<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="http://partage-noir.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>PARTAGE NOIR</title>
	<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
	<description></description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="http://partage-noir.fr/spip.php?id_auteur=73&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>PARTAGE NOIR</title>
		<url>http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L144xH144/siteon0_copie-9a1a7.jpg?1774693359</url>
		<link>https://www.partage-noir.fr/</link>
		<height>144</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Ricardo Flores Mag&#243;n est mort</title>
		<link>http://partage-noir.fr/ricardo-flores-magon-est-mort</link>
		<guid isPermaLink="true">http://partage-noir.fr/ricardo-flores-magon-est-mort</guid>
		<dc:date>2022-01-17T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>W.C. Owen</dc:creator>


		<dc:subject>Librado Rivera</dc:subject>
		<dc:subject>Enrique Flores Mag&#243;n</dc:subject>
		<dc:subject>Ricardo Flores Mag&#243;n</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution mexicaine (1910)</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comme nos camarades de F&#233;d&#233;ration Anarchiste Mexicaine, au cours de l'ann&#233;e 2022 nous allons comm&#233;morer le centenaire de la mort de Ricardo Flores Mag&#243;n. Nous commen&#231;ons par cet article de W.C. Owen extrait de &#171; Ricardo Flores Mag&#243;n &#187;, revue &lt;a href=&#034;http://anarlivres.free.fr/pages/documents/Itineraire_Magon2.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e &#187; n&#176; 9-10&lt;/a&gt; (1992) [PDF].&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://partage-noir.fr/-itineraire-une-vie-une-pensee-no9-10-ricardo-flores-magon-" rel="directory"&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e n&#176;9/10 : &#171; Ricardo Flores Mag&#243;n &#187;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-librado-rivera-+" rel="tag"&gt;Librado Rivera&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-enrique-flores-magon-+" rel="tag"&gt;Enrique Flores Mag&#243;n&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-ricardo-flores-magon-11-+" rel="tag"&gt;Ricardo Flores Mag&#243;n&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-revolution-mexicaine-1910-+" rel="tag"&gt;R&#233;volution mexicaine (1910)&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton997-5cac5.png?1774736471' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cet article de W.C. Owen est extrait de &#171; Ricardo Flores Mag&#243;n &#187;, revue &lt;a href=&#034;http://anarlivres.free.fr/pages/documents/Itineraire_Magon2.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e &#187; n&#176; 9-10&lt;/a&gt; (1992) [PDF].&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&#034;font-size:1.2em&#034;&gt;W.C. Owen dresse pour &lt;i&gt;Freedom &lt;/i&gt; un rapide portrait de l'homme qui fut l'un des initiateurs de la R&#233;volution mexicaine. Forte personnalit&#233;, exigeant beaucoup de lui et des autres, il resta fid&#232;le &#224; ses convictions, refusant honneurs et sin&#233;cures. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ricardo Flores Mag&#243;n est mort. D'habitude, la nouvelle d'une mort m'affecte peu, mais dans ce cas, je ressens un sentiment diff&#233;rent. Ce n'est pas parce qu'apr&#232;s de longues ann&#233;es d'emprisonnement et d'exil, cet indomptable d&#233;fenseur de la libert&#233; est mort en prison. Un sentiment plus grand que celui de la piti&#233; ou de deuil personnel m'envahit. Pour des raisons que je ne peux analyser, cette mort m'appara&#238;t comme le r&#233;sum&#233; d'une &#233;poque et &#233;veille des pens&#233;es et des sentiments que j'ai peine &#224; exprimer. J'ai l'impression qu'une force qui &#233;tait essentielle a cess&#233; d'op&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me semble que tous ceux qui ont eu des relations &#233;troites avec Ricardo Flores Mag&#243;n auront le m&#234;me sentiment que moi. Quelque chose l'avait marqu&#233; d'une empreinte particuli&#232;re. Quelles que soient les conditions o&#249; il se trouvait, il demeurait toujours quelqu'un, une force &#224; prendre en compte, une personnalit&#233; qui ne pouvait pas &#234;tre ignor&#233;e. M&#234;me les officiels de la cour et du p&#233;nitencier, dont l'instinct naturel &#233;tait de le consid&#233;rer comme un hors-la-loi, lorsque je discutai de ce point avec eux, reconnurent &#234;tre parfaitement conscients de ce fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est, je le pense, parce que l'homme &#233;tait si manifestement sinc&#232;re ; si d&#233;termin&#233; dans sa conviction que, quoi qu'on puisse vouloir garder sous silence, il devait parler ; si profond dans sa d&#233;termination &#224; jouer son r&#244;le dans ce grand combat pour la fin de l'esclavage des hommes qu'il devait individuellement, quel qu'en soit le prix, se battre jusqu'&#224; son dernier souffle. Tout ce qui oppressait, il le ha&#239;ssait, que ce soit un gouvernement ou un monopole foncier, la superstition religieuse ou la haute finance. Mexicain, il savait comment cela avait an&#233;anti son peuple ; anarchiste, il comprenait que ceci &#233;tait le sort des d&#233;sh&#233;rit&#233;s, de tous ceux qui se sont laiss&#233;s r&#233;duire &#224; l'impuissance &#224; travers le monde. Des vagues d'indignation vertueuse agitent la plupart d'entre nous p&#233;riodiquement, mais Mag&#243;n, lui, m'apparaissait comme un volcan jamais endormi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Contre le tyran &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si je m'en souviens bien, c'&#233;tait &#224; San Luis Potos&#237; il y a environ trente ans, que Ricardo Mag&#243;n, alors jeune journaliste, fit un bond dans la notori&#233;t&#233;. De fa&#231;on caract&#233;ristique, il arriva dans un bond. Le Parti de la libre pens&#233;e &#233;tait r&#233;uni en convention et, en accord avec ses traditions, concentrait ses d&#233;bats sur les d&#233;nonciations de l'Eglise catholique romaine. Ricardo, tel qu'on me l'a rapport&#233;, jeta litt&#233;ralement la panique dans la convention avec un discours dans lequel il attaquait Porfirio D&#237;az, dictateur omnipotent du Mexique, comme l'homme qui vendait le Mexique &#224; Wall Street et &#233;tait, par cons&#233;quent, la v&#233;ritable source de tous les maux du pays.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_977 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH310/librado_rivera-c2a92.jpg?1774726982' width='200' height='310' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Librado Rivera.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, la d&#233;nonciation de l'Eglise &#233;tait &#224; l'&#233;poque &#224; la fois populaire et sans danger, alors qu'attaquer D&#237;az &#233;tait un acte sans pr&#233;c&#233;dent et plein de danger. Cela rapporta &#224; Ricardo l'amiti&#233; &#233;ternelle de Librado Rivera qui, plus tard, devait partager son sort et maintenant lui survit au p&#233;nitencier de Leavenworth ; mais cela lui valut, ainsi qu'&#224; son fr&#232;re Enrique et &#224; Rivera, de devenir la cible d&#233;sign&#233;e de la col&#232;re du dictateur. Malgr&#233; cela, le trio fomenta et activa avec une grande &#233;nergie une agitation bas&#233;e sur leurs id&#233;es jusqu'&#224; ce que, apr&#232;s plusieurs emprisonnements, il leur devint impossible de rester au Mexique et &#233;migr&#232;rent aux &#201;tats-Unis. Ils avaient lanc&#233; la balle. Avec une grande audace, ils avaient donn&#233; le d&#233;part du mouvement &#233;conomique qui allait finalement conduire Porfirio D&#237;az en exil. De la fa&#231;on dont je vois les chose, l'initiateur des initiateurs est toujours l'homme vrai mais, pour lui, la route qu'il ouvre conduit toujours &#224; la croix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ricardo Mag&#243;n, j'en suis tout &#224; fait s&#251;r, pr&#233;sagea clairement cela et, au cours des conversations, il l'acceptait sto&#239;quement comme le prix &#224; payer. Il &#233;tait souvent beaucoup trop influenc&#233; par ses penchants ou ses inimiti&#233;s personnels et il ne trouvait que tr&#232;s rarement des qualit&#233;s &#224; ses adversaires. Mais pour ce qui &#233;tait des probl&#232;mes fondamentaux, je l'ai toujours trouv&#233; juste parce qu'il ne n&#233;gligeait pas les faits importants. A maintes reprises, je consid&#233;rais ses condamnations comme des plus injustes, mais habituellement les hommes qu'il avait si violemment critiqu&#233;s se r&#233;v&#233;laient &#234;tre des politiciens opportunistes, comme il les avait d&#233;nonc&#233;s auparavant. Il &#233;tait des plus agressifs, des plus positifs et cela lui valait des ennemis aussi bien que des amis.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_978 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;40&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH277/johnkennethturner-aaf07.jpg?1774726982' width='200' height='277' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;John Kenneth Turner et sa femme Ethel.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Je commen&#231;ai &#224; m'int&#233;resser personnellement aux Mag&#243;n gr&#226;ce &#224; la lecture de l'ouvrage de John Kenneth Turner &lt;i&gt;Barbarous Mexico&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Mexique barbare&lt;/i&gt;), mais c'est leur haine passionn&#233;e d'un syst&#232;me social qui semble capable de ne penser qu'en dollars qui me rapprocha d'eux. Depuis bien des ann&#233;es, ma conviction la plus profonde &#233;tait que le mythe du veau d'or est le plus ignoble de tous les mythes et le plus grand obstacle au progr&#232;s que notre race, en raison des conqu&#234;tes intellectuelles des si&#232;cles pass&#233;s, doit absolument franchir. J'ai rencontr&#233; bien des hommes et des femmes qui partageaient ce point de vue, mais aucun aussi convaincu que l'&#233;taient les Mag&#243;n. Je pense que Ricardo &#233;tait compl&#232;tement persuad&#233; que le pire de tous les destins pour le Mexique aurait &#233;t&#233; de tomber sans d&#233;fense sous le joug de Wall Street. La grande &#233;vidence qu'il percevait &#233;tait que l'humanit&#233; enti&#232;re &#233;tait encha&#238;n&#233;e au char du pouvoir de l'argent triomphant brutalement, et qu'elle devait se lib&#233;rer seule ou p&#233;rir. Je partageais moi-m&#234;me le point de vue. Mon &#233;tude de la R&#233;volution mexicaine, le constat que je fis de la fa&#231;on dont la ploutocratie avait soutir&#233; au Mexique tout ce qui &#233;tait bon &#224; prendre, transform&#232;rent une id&#233;e vague et th&#233;orique en conviction profonde.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une forte personnalit&#233; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ricardo Mag&#243;n fut l'un des &#233;crivains les plus forts que le mouvement r&#233;volutionnaire ait produit. Except&#233; les moments o&#249; il se laissa emporter dans des pol&#233;miques d&#233;plorables, il ne s'&#233;parpilla pas dans les d&#233;tails mineurs. Il s'attaqua invariablement aux probl&#232;mes majeurs, et ceci avec une fermet&#233; extraordinaire. A travers toute son &#339;uvre on ressent l'attrait pour les plus grandes et, par cons&#233;quent, pour les plus fortes &#233;motions ; pour l'h&#233;ro&#239;sme. Il exigeait beaucoup des hommes. Je doute qu'il avait eu connaissance des &#233;crits de Nietzsche, mais il &#233;tait &#224; mes yeux un autre Nietzsche, mais un Nietzsche d&#233;mocratique. Bien que, chez ce type de personnages, il y ait toujours un fort courant aristocratique. Ils insistent sur le meilleur : sur la r&#233;alisation de leur id&#233;al dans son entier ; et pour cette r&#233;alisation, nul sacrifice n'est trop grand &#224; leurs yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas le d&#233;sir d'&#233;crire une biographie ou un pan&#233;gyrique, mais je me contenterai de partager quelques souvenirs personnels qui vous &#233;claireront peut-&#234;tre sur l'homme en question. Je me souviens qu'il avait &#233;t&#233; averti de poursuites judiciaires imminentes et qu'il avait refus&#233; de se retirer en lieu s&#251;r pour ne pas &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;d&#233;sorganiser le mouvement&lt;/q&gt;... Lorsque, apr&#232;s un d&#233;lai de plusieurs semaines, on obtint sa libert&#233; sous caution, il se rendit directement au local de &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n &lt;/i&gt; et, en l'espace d'une heure, il s'&#233;tait de nouveau attel&#233; &#224; la t&#226;che de correspondance &#224; laquelle il consacrait probablement huit heures pleines chaque jour. Je n'ai jamais rencontr&#233; de propagandiste si industrieux, &#224; l'exception peut-&#234;tre de son fr&#232;re Enrique. Il vivait mis&#233;rablement et, autant que je puisse l'affirmer, n'avait pas de vices personnels. Il n'avait de toute fa&#231;on pas de temps &#224; y consacrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de ma premi&#232;re visite &#224; &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, je remarquai un gros colis et j'appris qu'il contenait uniquement des exemplaires de &lt;i&gt;la Conqu&#234;te du Pain &lt;/i&gt; de Kropotkine qui seraient envoy&#233;s par bateau au Mexique. Pendant des ann&#233;es, ces hommes poursuivirent avec une infinie t&#233;nacit&#233; et aux d&#233;pens de leurs maigres ressources personnelles, ce travail de titan. Leur grande id&#233;e &#233;tait le d&#233;veloppement de personnalit&#233;s r&#233;volutionnaires. Ils avaient une admiration sans bornes pour Kropotkine ; admiration, &#224; mon id&#233;e, non critiquable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque je succ&#233;dais &#224; John Kenneth Turner&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Erreur d'Owen car il s'agit en fait de sa femme, Ethel Duffy Turner, et non (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; en qualit&#233; de r&#233;dacteur des pages anglaises de &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, le tirage &#233;tait de 17 000 exemplaires&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Diego Abad de Santill&#225;n indique le chiffre de 27 000 exemplaires dans sa (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et le journal aurait d&#251; faire des b&#233;n&#233;fices. Chaque &#171; cent &#187; gagn&#233; &#233;tait d&#233;pens&#233; &#224; diffuser la propagande. Nous avions entre 600 &#224; 700 journaux sur notre liste d'&#233;change libre et nous avions obtenu des entrefilets tr&#232;s complets &#224; travers le monde latino-am&#233;ricain. Notre but le plus important &#233;tait d'unifier l'opinion latino-am&#233;ricaine au Mexique, en Am&#233;rique centrale et en Am&#233;rique latine contre l'invasion de la ploutocratie, et de cr&#233;er un sentiment suffisamment fort aux &#201;tats-Unis pour emp&#234;cher une intervention perp&#233;tuellement brandie. Je crois que Ricardo consid&#233;rait cette derni&#232;re t&#226;che comme le devoir particulier de &lt;i&gt;Regeneraci&#243;n&lt;/i&gt;, et c'est pour cette raison qu'il s'opposa au transfert du journal au Mexique, un pas que je fus &#224; un moment pr&#234;t &#224; franchir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son livre, &lt;i&gt;The Real Mexico&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;le vrai Mexique&lt;/i&gt;), Hamilton Fyfe, actuellement &#233;diteur du &lt;i&gt;Daily Herald&lt;/i&gt; mais &#224; l'&#233;poque reporter correspondant itin&#233;rant d'importance notoire, traite de la chute inattendue de Porfirio D&#237;az, reconnu par les &#201;tats-Unis comme un pouvoir de premier ordre soutenu par une grande arm&#233;e. Monsieur Fyfe remarque que D&#237;az n&#233;gligea un facteur important, je cite, un certain gentleman appel&#233; Ricardo Flores Mag&#243;n. J'ai toujours pens&#233; que cette remarque &#233;tait juste et j'ai consid&#233;r&#233; les Mag&#243;n comme les hommes qui ont v&#233;ritablement mis en mouvement les forces qui ont finalement conduit D&#237;az en exil. Je consid&#232;re cela comme une grande r&#233;ussite et comme un &#233;v&#233;nement qui fait date. D&#237;az &#233;tait l'homme qui, comme l'a dit William Archer, a vendu son pays pour une bouch&#233;e de pain, et avec l'insouciance d'un enfant qui fait des bulles. Son renversement fut le premier revers essuy&#233; par la ploutocratie du Nord dans sa marche triomphante vers le Sud.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_979 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH254/rfm-0f14d.jpg?1774726982' width='200' height='254' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Enrique Flores Mag&#243;n.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Quand Madero succ&#233;da &#224; D&#237;az en tant que pr&#233;sident, il nomma un des fr&#232;res Mag&#243;n, Jes&#250;s, alors important avocat, secr&#233;taire d'&#201;tat. Je sais que Jes&#250;s fit des efforts r&#233;p&#233;t&#233;s pour convaincre Ricardo et Enrique de revenir au Mexique, en les assurant d'une s&#233;curit&#233; parfaite et d'un avancement prompt. Ces hommes &#233;taient tr&#232;s pauvres. Ils avaient &#233;t&#233; victimes de poursuites r&#233;p&#233;t&#233;es et d'emprisonnements pour troubles de la paix ploutocratique. Mais ils refus&#232;rent l'offre de leur fr&#232;re avec persistance. Cela me sembla toujours d&#233;cisif. Cela peut para&#238;tre difficile, et peut-&#234;tre impossible, de comprendre les rouages de la pens&#233;e mexicaine et les attitudes d'hommes qui ont en eux autant de vieux sang indien. Mais cela, au fond, je ne peux en douter, ces hommes &#8212; Ricardo et Enrique Mag&#243;n, Librado Rivera qui est toujours &#224; la prison de Leavenworth &#8212; &#233;taient fanatiquement loyaux envers leurs convictions anarchistes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il dort paisiblement&lt;/q&gt;&lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_980 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;49&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L200xH310/sepelio_flores_magon_1922-e8752.jpg?1774726982' width='200' height='310' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Le cercueil &#224; la prison de Leavenworth en 1922.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Et bien, Ricardo Flores Mag&#243;n est mort, et assur&#233;ment, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;apr&#232;s la fi&#232;vre agit&#233;e de la vie, il dort paisiblement&lt;/q&gt;. Ni compliment ni bl&#226;me ne peuvent l'affecter maintenant. Il est mort au p&#233;nitencier de Leavenworth, &#201;tats-Unis, apr&#232;s avoir accompli cinq des vingt et un ans de la sentence f&#233;roce qui lui avait &#233;t&#233; impos&#233;e pour avoir &#233;crit des articles contre le recrutement militaire. Il souffrait depuis des ann&#233;es de diab&#232;te et, derni&#232;rement, il &#233;tait menac&#233; de perdre compl&#232;tement la vue. Il aurait pu obtenir sa mise en libert&#233; en confessant son repentir &#8212;une confession impossible pour une telle nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant des mois, les travailleurs organis&#233;s du Mexique se sont agit&#233;s pour obtenir la lib&#233;ration de Ricardo et, &#224; l'annonce de sa mort, le Parlement de Mexico City commanda &#224; son tribunal de porter le deuil. Le gouvernement demanda le rapatriement de son corps afin de lui offrir des fun&#233;railles dignes de celui dont la vie fut une lutte sans fin pour l'&#233;mancipation que les masses mexicaines, en commun avec les masses du monde entier, ont toujours &#224; gagner. Mais ses camarades ont respect&#233; ses v&#339;ux et ont refus&#233; les fun&#233;railles officielles. Il sera enterr&#233; &#224; Los Angeles, Californie&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le corps de Ricardo Flores Mag&#243;n sera finalement ramen&#233; &#224; Mexico et enterr&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous esp&#233;rons qu'inspir&#233;s par l'exemple de ce combattant indomptable, les habitants des &#201;tats-Unis se soul&#232;veront pour r&#233;clamer la lib&#233;ration des nombreux prisonniers politiques, martyrs de la conscience, qui pourrissent &#224; l'heure actuelle dans les prisons de ce pays. Un tel accomplissement serait le plus appropri&#233; des monuments &#233;lev&#233;s &#224; la m&#233;moire et &#224; la vie de Ricardo Flores Mag&#243;n&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;William C. Owen Trad. de l'anglais : L. da S..-R. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="http://anarlivres.free.fr/pages/documents/Itineraire_Magon2.pdf" class="spip_out"&gt; Ricardo Flores Mag&#243;n - revue &#171; Itin&#233;raire &#187; n&#176; 9-10 [PDF]&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Erreur d'Owen car il s'agit en fait de sa femme, Ethel Duffy Turner, et non de John Kenneth Turner (N.d.R.).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Diego Abad de Santill&#225;n indique le chiffre de 27 000 exemplaires dans sa biographie de Mag&#243;n en 1925 (N.d.R.).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Le corps de Ricardo Flores Mag&#243;n sera finalement ramen&#233; &#224; Mexico et enterr&#233; au Cimeti&#232;re fran&#231;ais. En 1944, il est exhum&#233; et repose depuis &#224; la Rotonde des hommes illustres ! (N.d.R.).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
