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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Karl Marx ou la perversion du socialisme - 24. La doctrine... introuvable </title>
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		<dc:creator>Alexandre Marc</dc:creator>


		<dc:subject>Volont&#233; Anarchiste</dc:subject>

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&lt;p&gt;Jamais, peut-&#234;tre, cette affirmation de L&#233;nine n'a &#233;t&#233; aussi vraie que de nos jours : pour briser le cercle vicieux dans lequel se coulent, ins&#233;parables, le conformisme, la r&#233;forme et la r&#233;volte, il faut une doctrine r&#233;volutionnaire : r&#233;fractaire aux fluctuations de la mode, mais ouverte &#224; tous les probl&#232;mes de notre temps ; vivifiante et novatrice, mais respectueuse de ce qui, dans nos traditions, ne s'est pas encore transform&#233; en bois mort ; explosive et constructrice &#224; la fois ; bref une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/aaa-38269.jpg?1774712148' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jamais, peut-&#234;tre, cette affirmation de L&#233;nine n'a &#233;t&#233; aussi vraie que de nos jours : pour briser le cercle vicieux dans lequel se coulent, ins&#233;parables, le conformisme, la r&#233;forme et la r&#233;volte, il faut une doctrine r&#233;volutionnaire : r&#233;fractaire aux fluctuations de la mode, mais ouverte &#224; tous les probl&#232;mes de notre temps ; vivifiante et novatrice, mais respectueuse de ce qui, dans nos traditions, ne s'est pas encore transform&#233; en bois mort ; explosive et constructrice &#224; la fois ; bref une doctrine d&#233;ploy&#233;e &#224; la dimension, d'une part, de la crise de civilisation qui, en cette fin du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, tend vers son paroxysme, et d'autre part, &#224; l'&#233;chelle de l'homme libre et responsable, de l'homme debout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il me soit permis &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt; d'articuler un aveu : rien ne me surprend, ni ne m'attriste autant que de lire, d'entendre, de voir une multitude de personnes, voire de &#171; personnalit&#233;s &#187;, r&#233;put&#233;es &#233;minentes, distingu&#233;es, intelligentes, qui, ne cessent d'agiter dans les t&#233;n&#232;bres de la confusion contemporaine, tel Diog&#232;ne, leur lanterne &#224; la flamme vacillante, en qu&#234;te, non pas de l'homme mais de&lt;i&gt; la &lt;/i&gt; doctrine. Depuis quelque temps, ils n'h&#233;sitent point &#224; multiplier leurs dol&#233;ances : les survivants du stalinisme, les nostalgiques de 1968, les nostalgiques de l'euro-communisme, &#224; la Carillo, les frustr&#233;s de l'union de la gauche ou ceux du compromis historique, les z&#233;lateurs du grand-Mao qui perp&#233;tuent son enterrement, les ex-admirateurs du pr&#233;tendu mod&#232;le su&#233;dois et m&#234;me, ma foi, certains conservateurs, de gauche ou de droite, &#233;c&#339;ur&#233;s par l'inefficacit&#233; flagrante des politiques gouvernementales, par les d&#233;clarations d'intention du lib&#233;ralisme avanc&#233;, par la logomachie centriste, par le r&#233;formisme pour carabiniers d'Offenbach, ou bien encore, ce qui revient au m&#234;me, par le mirage d'une n&#233;o-social-d&#233;mocratie &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne et plan&#233;taire, sans oublier les repr&#233;sentants les plus autoris&#233;s (par qui ?) du mandarinat intellectuel, tout ce beau monde s'agite &#224; la recherche d'id&#233;es nouvelles, d'une doctrine neuve, d'un ordre nouveau. Comment leur faire comprendre, &#224; tous ces incorrigibles bavards, dont la l&#233;g&#232;ret&#233; proprement criminelle me fait enrager et dont l'intelligence, p&#233;trifi&#233;e, ne parvient point, m&#234;me lorsqu'elle pr&#244;ne la contestation, &#224; se lib&#233;rer des habitudes d'un pass&#233; &#224; jamais r&#233;volu, comment leur faire comprendre, dis-je, &#224; tous ces &lt;i&gt;bafouilleurs ti&#232;des&lt;/i&gt; qu'une telle doctrine existe. Et que, &#224; ma connaissance, il n'en existe du reste qu'une. Quels que soient encore ses d&#233;fauts et ses limites, ses incertitudes et ses manques &#8212; il y en aura toujours, &#8212; elle est la seule &#224; relever le d&#233;fi de l'histoire. Occult&#233;e par l'improbable &#171; succ&#232;s &#187; du marxisme &#8212; qui a &#233;t&#233; sa perte, &#8212; elle ne demande qu'&#224; sortir des limbes o&#249; elle a &#233;t&#233; arbitrairement, traitreusement confin&#233;e. Au risque de tomber au niveau des &#171; terribles simplificateurs &#187;, je me hasarde &#224; dire que tout ce qu'il y a de &lt;i&gt;bon &lt;/i&gt; dans Marx se retrouve dans cette doctrine, et pour cause, nous le savons maintenant. Doctrine r&#233;volutionnaire, an-archiste, authentiquement socialiste, hardiment r&#233;volutionnaire ; et, en m&#234;me temps, capable de neutraliser tout ce qu'il y a, dans Marx, de fondamentalement &lt;i&gt;mauvais&lt;/i&gt;. Elle est le seul antidote efficace contre le venin que le marxisme n'a pas g&#233;n&#233;r&#233;, mais qu'il a contribu&#233;, paradoxalement, &#224; inoculer, &#224; diffuser, &#224; potentialiser, au travers des organes, d&#233;j&#224; malades, de la soci&#233;t&#233; atteinte par le capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette doctrine salvatrice que visait&lt;i&gt; a contrario&lt;/i&gt; &#8212; &#224; la fois apr&#232;s coup et par avance &#8212; le m&#234;me Vladimir Ilitch, cette fois-ci beaucoup moins bien inspir&#233; parce que fid&#232;le &#224; ses ma&#238;tres, en proclamant sans ambages qu'&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;un grand &#201;tat centralis&#233; constitue un &#233;norme progr&#232;s historique conduisant du morcellement moyen&#226;geux &#224; la future unit&#233; socialiste du monde...&lt;/q&gt; ; et en pr&#233;cisant, pour que personne ne s'y trompe, que &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;les marxistes ne pr&#233;conisent &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;en aucun cas&lt;/span&gt; (c'est moi qui souligne, &#8212; A.M.) ni le principe f&#233;d&#233;ratif ni la d&#233;centra&#173;lisation&lt;/q&gt;. A dire vrai, on s'en doutait un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore faut-il que cette doctrine f&#233;d&#233;raliste, repouss&#233;e par L&#233;nine parce que lib&#233;ratrice, se mat&#233;rialise et s'incarne : les id&#233;es ne sauvent pas, disait &#224; peu pr&#232;s Georges Bernanos, ce sont les hommes, por&#173;teurs d'id&#233;es, f&#233;cond&#233;s par elles, qui peuvent seuls, s'il n'est d&#233;j&#224; trop tard, sauver ce qui m&#233;rite de l'&#234;tre, cr&#233;er ce qui m&#233;rite de na&#238;tre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Karl Marx ou la perversion du socialisme - 23. &#171; La R&#233;volution n&#233;cessaire &#187; (R. Aron et A. Dandieu)</title>
		<link>http://partage-noir.fr/karl-marx-ou-la-perversion-du-socialisme-23-la-revolution</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Marc</dc:creator>


		<dc:subject>Volont&#233; Anarchiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A l'&#233;gard d'une entreprise de cette envergure, les conserva&#173;teurs, les r&#233;actionnaires, les r&#233;formistes et les r&#233;volt&#233;s, pour parler vulgairement, ne font pas le poids. Pour ainsi dire cong&#233;nitalement, intrins&#232;quement, ils sont condamn&#233;s &#224; l'impuissance et &#224; l'&#233;chec. Ils ne sont pas de taille &#224; r&#233;sister au monstre dont l'ombre obscurcit d&#233;j&#224; l'horizon de notre &#224;-venir. Du reste, le veulent-ils vraiment, ne sont-ils pas secr&#232;tement fascin&#233;s par la puissance de la b&#234;te, ne se r&#233;signent-ils pas, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/q-a5ef9.jpg?1774744368' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A l'&#233;gard d'une entreprise de cette envergure, les conserva&#173;teurs, les r&#233;actionnaires, les r&#233;formistes et les r&#233;volt&#233;s, pour parler vulgairement, &lt;i&gt;ne font pas le poids&lt;/i&gt;. Pour ainsi dire cong&#233;nitalement, intrins&#232;quement, ils sont condamn&#233;s &#224; l'impuissance et &#224; l'&#233;chec. Ils ne sont pas de taille &#224; r&#233;sister au monstre dont l'ombre obscurcit d&#233;j&#224; l'horizon de notre &#224;-venir. Du reste, le veulent-ils vraiment, ne sont-ils pas secr&#232;tement fascin&#233;s par la puissance de la b&#234;te, ne se r&#233;signent-ils pas, d&#233;j&#224;, &#224; en devenir complices &#8212; et puis victimes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qui donc est encore capable de se dresser contre ce monstre mena&#231;ant ? A cette question d&#233;cisive, je n'h&#233;siterai point &#224; r&#233;pondre : le socialisme. Un socialisme rendu &#224; la puret&#233; et &#224; l'intransigeance de son intention originelle ;&lt;i&gt; un socialisme imbu de justice, anti&#233;tatique, libertaire, f&#233;d&#233;raliste, r&#233;volutionnaire. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Y a-t-il un avenir pour le socialisme ? &#187;, question &#224; laquelle j'ai d&#233;j&#224; essay&#233; de r&#233;pondre &#224; plusieurs reprises, notamment au d&#233;but des ann&#233;es 60 (&lt;i&gt;L'Europe dans le monde&lt;/i&gt;). Aujourd'hui, il faut avoir le courage de r&#233;pliquer clairement, sans ambages, sans respect humain : oui, il y a encore un avenir pour le socialisme, et qui co&#239;ncide avec l'avenir m&#234;me de l'humanit&#233; &#8212; mais &#224; une condition : de ma&#238;triser le Monstre, de le terrasser, de le r&#233;duire d&#233;finitivement &#224; l'impuissance. Le socialisme ne restera un espoir et une chance, un projet et une id&#233;e-force que s'il en finit &#224; jamais avec la tentation marxiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sumons-nous. Ce n'est point par hasard, par d&#233;viation, par infid&#233;lit&#233; aux origines, que le marxisme est devenu le principal danger, le danger mortel auquel l'humanit&#233;, auquel l'homme libre et responsable est d&#233;sormais confront&#233;. Non, si le marxisme est en passe de parachever l'&#339;uvre du capitalisme dit priv&#233;, en l'&#233;levant au niveau de la plus grande perfection possible, c'est pour des raisons profondes, substantielles, intrins&#232;ques,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; parce que le marxisme est une &lt;i&gt;id&#233;ologie&lt;/i&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; parce que c'est une id&#233;ologie &lt;i&gt;id&#233;aliste &lt;/i&gt; et &#8212; malgr&#233; certaines attitudes anarchisantes de Marx &#8212; &lt;i&gt;totalitaire&lt;/i&gt;, autrement dit essentiellement &lt;i&gt;inhumaine &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans un &#233;change de correspondance avec l'auteur, dans lequel nous (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce qu'une id&#233;ologie ? J'utilise ce terme d'une mani&#232;re pr&#233;cise, comme synonyme de la projection, dans la perspective historique, d'un syst&#232;me id&#233;el potentiellement clos. Mais le marxisme est aussi une id&#233;ologie dans l'une des acceptations marxistes du terme, en tant que tentative de camouflage des int&#233;r&#234;ts et des pulsions qui n'osent pas dire leur nom. En vertu de quoi, l'on peut consid&#233;rer que les qualificatifs d'id&#233;aliste ou de totalitaire, dans le cas du marxisme, constituent des quasi-tautologies. Toute id&#233;ologie, de par sa composante schizophr&#233;nique, tend &#224; perdre le contact avec la r&#233;alit&#233; ; mais, en l'occurrence, cette fuite devant le r&#233;el est d'autant plus grave que le marxisme, en pr&#233;tendant avoir remis &#171; sur ses pieds &#187; l'id&#233;alisme de Hegel, en proclamant &#224; tous vents une m&#233;taphysique de la mati&#232;re, a r&#233;ussi &#224; tromper non seulement ses partisans, mais aussi ses adversaires qui affectent un hautain m&#233;pris pour son &#171; mat&#233;rialisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au qualificatif de totalitaire, il ne constitue pas non plus un privil&#232;ge exclusif du marxisme, la cl&#244;ture qui caract&#233;rise toute id&#233;ologie, inclinant sans nul doute vers l'affirmation d'un monde ferm&#233;, et donc se suffisant en quelque sorte &#224; lui-m&#234;me. Mais &#224; cet &#233;gard aussi, parmi les id&#233;ologies concurrentes, le marxisme s'est montr&#233; particuli&#232;rement efficace. M&#234;me un &lt;i&gt;Don Juan des id&#233;es&lt;/i&gt;, comme Maurice Duverger, dont le c&#339;ur n'a battu, pendant des ann&#233;es, que pour l'union de la gauche, a fini par discerner dans le marxisme non point une nouvelle Science (avec une majuscule), mais une sorte de contre-Eglise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Consid&#233;rer le marxisme comme une science est une attitude non scientifique, qui rel&#232;ve du mythe ou de l'id&#233;ologie. Cette attitude rev&#234;t une importance fondamentale. Elle constitue l'un des fondements du monolithisme. (...) &lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Quand une id&#233;ologie est &#233;rig&#233;e en science, c'est-&#224;-dire en v&#233;rit&#233;, alors que sa nature n'en permet pas la v&#233;rification exp&#233;rimentale qui fonde la science, elle prend n&#233;cessairement le caract&#232;re d'un corps de principes religieux dont l'organisation devient &#224; la fois le gardien vigilant et l'interpr&#232;te infaillible.&lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;On pouvait montrer que le raisonnement marxiste suit une d&#233;marche de type dogmatique. Il &#233;tablit le bien-fond&#233; des propositions par un jeu de r&#233;f&#233;rences et de citations emprunt&#233;es aux p&#232;res de l'Eglise (Marx, Engels, L&#233;nine), comme le faisait la scholastique m&#233;di&#233;vale. On introduit quelques progr&#232;s par l'appel &#224; de nouveaux th&#233;ologiens, progressivement &#233;lev&#233;s sur les autels (Gramsci). Les sectes dissidentes ont leurs propres auteurs sacr&#233;s (Trotsky, Mao). Il est frappant que les progr&#232;s d'un syst&#232;me dit scientifique ne viennent point de nouvelles donn&#233;es de l'exp&#233;rience, mais d'une nouvelle lecture de textes th&#233;oriques : comme celle qu'Althusser a propos&#233;e pour Marx, par exemple.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une contre-Eglise ne saurait engendrer &#8212; Proudhon ne s'y est pas laiss&#233; prendre &#8212; qu'une nouvelle inquisition, mille fois plus redoutable que la premi&#232;re. On serait donc dispos&#233; &#224; f&#233;liciter hautement, de sa d&#233;couverte, le brillant journaliste pr&#233;cit&#233; si cette d&#233;couverte n'avait pas &#233;t&#233; d&#233;j&#224; faite par l'un d'entre nous, et ce depuis huit ou neuf lustres&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La pertinente citation de Maurice Duverger est emprunt&#233;e &#224; un article publi&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, entre cette id&#233;ologie totalitaire qu'est le marxisme et l'avenir socialiste &#8212; le seul possible, je le r&#233;p&#232;te &#8212; l'affrontement est in&#233;vitable. Notre plan&#232;te n'est pas assez vaste pour que les deux puissent coexister durablement. Quant &#224; l'espoir, encore r&#233;pandu, de r&#233;former le marxisme &#171; de l'int&#233;rieur &#187;, de lui donner un &lt;i&gt;visage humain&lt;/i&gt;, d'en conserver, comme on dit, les bons c&#244;t&#233;s (tout en &#233;liminant les exag&#233;rations et les abus), c'est une entreprise illusoire. Comme le r&#233;formisme lib&#233;ral ou n&#233;o-lib&#233;ral dont il est moins &#233;loign&#233; qu'on le pense g&#233;n&#233;ralement, le r&#233;formisme marxiste tourne dans un cercle vicieux dont il ne sortira jamais. On ne &#171; r&#233;forme &#187; pas un cercle vicieux, on le brise. C'est pourquoi, aujourd'hui, le redressement du v&#233;ritable socialisme passe, qu'on le veuille ou non, par la liquidation de la terrible h&#233;r&#233;sie marxiste. Qu'il s'agisse du reste du capitalisme &#171; priv&#233; &#187; de l'Ouest ou du capitalisme d'&#201;tat de l'Est, le probl&#232;me est substantiellement le m&#234;me, ainsi que sa solution possible : dans un cas comme dans l'autre, seule, une &lt;i&gt;action r&#233;volutionnaire&lt;/i&gt; a quelque chance de dissiper le mensonge, de d&#233;tourner le p&#233;ril, de conjurer l'inexorable. Toutefois, un homme qui s'y connaissait &#8212; et qui, sur ce point au moins, voit clair &#8212; a pris le soin de rappeler qu'il n'est pas d'action r&#233;volutionnaire sans doctrine r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans un &#233;change de correspondance avec l'auteur, dans lequel nous l'interrogions sur cette allusion, il nous r&#233;pond que s'il se refuse &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;fermement de consid&#233;rer (...) Marx (...) digne de passer pour l'un des grands proph&#232;tes de l'an-archie (...) (il ressent) chez l'auteur des &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Manuscrits de 44&lt;/q&gt;, des vell&#233;it&#233;s anarchisantes&lt;/q&gt;. Pour notre part, nous maintenons que la vie personnelle de Karl Marx se rapprochait de celle d'un bourgeois, que son attitude (d&#232;s les ann&#233;es 40 et jusqu'&#224; sa mort) a toujours &#233;t&#233; celle d'une crapule politicienne (pl&#233;onasme ?) et que son &#339;uvre respire la th&#233;orie de la dictature. Lorsque Proudhon le rencontrera en 44-45 pr&#233;cis&#233;ment, cela lui sautera aux yeux... Enfin, combien de fois faudra-t-il rappeler que l'anarchisme est un projet global de soci&#233;t&#233; et qu'il ne suffit pas de critiquer l'&#201;tat (ce que fait, en effet, Marx dans les &lt;i&gt;Manuscrits &lt;/i&gt; mais ce que font &#233;galement certains membres du R.P.R. actuellement), pour pouvoir ne serait-ce que se rapprocher des positions anarchistes. (N.E.).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La pertinente citation de Maurice Duverger est emprunt&#233;e &#224; un article publi&#233; dans &lt;i&gt;Le Monde &lt;/i&gt; (28-29 mai 1978) ; quant &#224; l'allusion finale, elle vise un texte beaucoup plus pertinent encore, et malheureusement oubli&#233;, &lt;i&gt;Mais o&#249; sont les r&#233;volutionnaires ? &lt;/i&gt; d&#251; &#224; la plume ac&#233;r&#233;e de Bernard Voyenne dont l'interrogation, pourtant primordiale, est rest&#233;e toujours sans r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Karl Marx ou la perversion du socialisme - 22. Socialisme libertaire ou &#171; socialisme &#187; totalitaire</title>
		<link>http://partage-noir.fr/karl-marx-ou-la-perversion-du-socialisme-22-socialisme</link>
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		<dc:date>2024-04-20T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Marc</dc:creator>


		<dc:subject>Volont&#233; Anarchiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;De nos jours, on s'interroge volontiers pour savoir si nos &#171; com&#173;munistes &#187; ont &#233;volu&#233;, s'ils sont sinc&#232;res, si l'on peut donc se fier &#224; eux. Questions mineures, sans r&#233;el int&#233;r&#234;t, relevant d'un jeu de soci&#233;t&#233; plut&#244;t que d'un examen objectif et s&#233;rieux de la situation. Quelles que soient les dispositions intimes et les intentions avou&#233;es ou cach&#233;es des &#171; communistes &#187; &#8212; qu'il s'agisse du reste d'eux, ou m&#234;me des &#171; socialistes &#187;, ou encore, &#233;ventuellement, d'autres partis, de gauche ou de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/karl-m-01_dddddddd-f4860.jpg?1774744368' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De nos jours, on s'interroge volontiers pour savoir si nos &#171; com&#173;munistes &#187; ont &#233;volu&#233;, s'ils sont &lt;i&gt;sinc&#232;res&lt;/i&gt;, si l'on peut donc se fier &#224; eux. Questions mineures, sans r&#233;el int&#233;r&#234;t, relevant d'un jeu de soci&#233;t&#233; plut&#244;t que d'un examen objectif et s&#233;rieux de la situation. Quelles que soient les dispositions intimes et les intentions avou&#233;es ou cach&#233;es des &#171; communistes &#187; &#8212; qu'il s'agisse du reste d'eux, ou m&#234;me des &#171; socialistes &#187;, ou encore, &#233;ventuellement, d'autres partis, de gauche ou de droite, &#8212; ce qui est s&#233;rieux en revanche, ce qui est objectif, ce qui compte, c'est la logique intrins&#232;que du Syst&#232;me dont on proc&#232;de et des cons&#233;quences qui, tr&#232;s syst&#233;matiquement, en d&#233;coulent. Or, cette logique reste subordonn&#233;e &#224; l'imp&#233;ratif dont presque personne n'ose d&#233;noncer le caract&#232;re &#171; r&#233;actionnaire &#187;, de transfert progressif, com&#173;menc&#233; depuis longtemps mais non encore achev&#233;, de toute propri&#233;t&#233; comme de tous pouvoirs, entre les griffes de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne s'agit-il pas, comme Vladimir Ilitch devait le proclamer plus tard, dans une formule hautement significative, de faire &lt;i&gt;triompher &lt;/i&gt; &lt;i&gt;l'Ordre de l'&#201;tat&lt;/i&gt; sur le m&#233;prisable&lt;i&gt; esprit anarchique de la petite pro&#173;pri&#233;t&#233; ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Triomphe &#187; probl&#233;matique, en v&#233;rit&#233; : un tel &lt;i&gt;transfert&lt;/i&gt;, un tel transbordement des pouvoirs, &#233;conomiques, sociaux, politiques, cul&#173;turels, vers un lieu unique, transfert &lt;i&gt;contre-nature&lt;/i&gt;, ne peut s'accom&#173;plir, m&#234;me partiellement, et quels que soient les bons (ou les mauvais) sentiments des &#171; responsables &#187;, sans provoquer d'une part, une r&#233;action de d&#233;fense des cellules non paralys&#233;es encore de l'organisme social, et d'autre part, une aggravation, lente ou brutale, de la situation &#233;co&#173;nomique. Ce qui oblige le&lt;i&gt; capitaliste collectif&lt;/i&gt;, quel qu'il soit, &#224; ripos&#173;ter ; et il ne peut, ne sait, ne veut riposter que d'une seule mani&#232;re : en continuant de descendre la pente des contraintes, des nationali&#173;sations, massifications, prol&#233;tarisations, &#224; coup de fonctions de plus en plus nombreuses remplies par des &#171; employ&#233;s salari&#233;s &#187;, au prix d'une centralisation de tout et de tous entre les mains de l'&#201;tat, qui, baptis&#233; fasciste ou prol&#233;tarien, capitaliste (collectif) ou m&#234;me (pourquoi pas ?) &#171; socialiste &#187;, n'en sera pas moins ce monstre froid dont l'apo&#173;th&#233;ose, pr&#233;c&#233;dant l'apocalyptique cr&#233;puscule des dieux, s'appelle &#201;tat totalitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant que les hommes qui se r&#233;clament du socialisme osent ainsi trahir, de la mani&#232;re la plus cynique et la plus &#233;hont&#233;e, leur vocation historique ; tant qu'ils pr&#233;tendent combattre le &#171; capitalisme &#187;, tout en se livrant, et en nous livrant, corps et &#226;mes, &#224; la volont&#233; de puissance illimit&#233;e du capitaliste collectif ; tant que celui-ci continue patiemment de r&#233;unir, entre ses griffes d'acier, les pouvoirs conjugu&#233;s de l'&#171; Argent-Roi &#187; et de l'&#171; &#201;tat-Moloch &#187;, le devoir des &lt;i&gt;socia&#173;listes&lt;/i&gt; &#8212; des v&#233;ritables socialistes, s'entend, de ceux que l'on est bien oblig&#233; de qualifier de &lt;i&gt;libertaires &lt;/i&gt; pour les distinguer des faux fr&#232;res, des d&#233;serteurs, des tra&#238;tres, &#8212; le devoir des socialistes est clair : il leur appartient de faire front contre ceux qui pr&#233;tendent repr&#233;senter notre cause commune, mais dont il faut avoir le courage de reconna&#238;tre qu'ils sont en train de parfaire une soci&#233;t&#233; &lt;i&gt;pharaonique &lt;/i&gt; qui risque de devenir, compte tenu des moyens technologiques dont elle disposera, la plus effrayante de toute l'histoire, pourtant longue et douloureuse, de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avons-nous encore le droit de faire front &lt;i&gt;au nom du socia&#173;lisme ?&lt;/i&gt; Dans le mouvement qui se r&#233;clame de ce vocable, ne repr&#233;&#173;sentons-nous pas l'exception qui confirme la r&#232;gle, une petite minorit&#233; sans r&#233;elle influence, un ph&#233;nom&#232;ne marginal que l'on pourrait n&#233;gliger sans dommage ? Apr&#232;s avoir men&#233; &#224; bien une entreprise consid&#233;rable : l'histoire g&#233;n&#233;rale du socialisme&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. l'importante Histoire g&#233;n&#233;rale du Socialisme, en 4 volumes, publi&#233;e sous (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, Jacques Droz lui-m&#234;me n'est-il pas forc&#233; de laisser appara&#238;tre un triste bilan d'&#233;checs et de trahisons, de fanatisme dogmatique et de bureauphr&#233;nie g&#233;n&#233;ralis&#233;e ? Mais en revanche, d&#232;s qu'il manifeste sa volont&#233; de rester &lt;i&gt;malgr&#233; tout&lt;/i&gt; fid&#232;le &#224; un &#171; id&#233;al &#187; profan&#233;, prostitu&#233; mais qui avait soulev&#233; et qui continue de soulever tant d'espoirs, n'est-ce pas &#224; l'&#233;lan, inspir&#233; par des pr&#233;oc&#173;cupations, proches des n&#244;tres, du socialisme dit autogestionnaire que Jacques Droz est contraint de se r&#233;f&#233;rer pour conjurer la menace totalitaire qui, sous l'&#233;tiquette socialiste, envahit peu &#224; peu l'horizon de notre destin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est parce qu'il a su discerner, il y a plus d'un si&#232;cle, cette horrible menace que Pierre-Joseph Proudhon n'a point h&#233;sit&#233; &#224; livrer combat contre ceux qui commen&#231;aient, consciemment ou non, d'em&#173;poisonner la source, triple et une, du socialisme, de l'an-archie posi&#173;tive et du f&#233;d&#233;ralisme r&#233;volutionnaire. La violence du jugement formul&#233; par anticipation : &lt;i&gt;Marx est le t&#233;nia du socialisme&lt;/i&gt;, ne peut se jus&#173;tifier que par la pr&#233;science du r&#244;le d&#233;cisif que seul un cerveau &#171; sur&#173;-organis&#233; &#187; comme celui de Marx, pouvait jouer dans cette t&#233;n&#233;breuse entreprise de captation d'h&#233;ritage, de d&#233;tournement de fonds, de man&#339;uvres frauduleuses et d'escroquerie finale &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. l'importante &lt;i&gt;Histoire g&#233;n&#233;rale du Socialisme&lt;/i&gt;, en 4 volumes, publi&#233;e sous la direction comp&#233;tente de Jacques Droz, Paris, P.U.F., 1973-78.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Karl Marx ou la perversion du socialisme - 21. La propri&#233;t&#233; achev&#233;e : le &#171; capitalisme collectif &#187;</title>
		<link>http://partage-noir.fr/karl-marx-ou-la-perversion-du-socialisme-21-la-propriete-achevee</link>
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		<dc:date>2024-04-19T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Marc</dc:creator>


		<dc:subject>Volont&#233; Anarchiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Consid&#233;rant les faiblesses et les lacunes de la dialectique marxienne, j'&#233;crivais, il y a plusieurs d&#233;cennies d&#233;j&#224; : &lt;br class='autobr' /&gt;
En m&#233;connaissant le sens total de l'&#234;tre, (...) en subissant jusqu'au bout l'envo&#251;tement de l'id&#233;alisme h&#233;g&#233;lien, l'auteur du Capital s'est condamn&#233; (...) &#224; ne jamais aboutir dans sa qu&#234;te (...) de l'homme r&#233;el, du concret vivant. L&#224; se trouve (...) le n&#339;ud du drame contemporain : Karl Marx (...) qui se posait en r&#233;volutionnaire intransigeant, qui devait inspirer (...) l'un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-volonte-anarchiste-302-+" rel="tag"&gt;Volont&#233; Anarchiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/p-874be.jpg?1774744368' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Consid&#233;rant les faiblesses et les lacunes de la dialectique marxienne, j'&#233;crivais, il y a plusieurs d&#233;cennies d&#233;j&#224; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;En m&#233;connaissant le sens total de l'&#234;tre, (...) en subissant jusqu'au bout l'envo&#251;tement de l'id&#233;alisme h&#233;g&#233;lien, l'auteur du &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Capital&lt;/span&gt; s'est condamn&#233; (...) &#224; ne jamais aboutir dans sa qu&#234;te (...) de l'homme r&#233;el, du concret vivant. &lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;L&#224; se trouve (...) le n&#339;ud du drame contemporain : Karl Marx (...) qui se posait en r&#233;volutionnaire intransigeant, qui devait inspirer (...) l'un des plus grands bouleversements de tous les temps, Karl Marx &#233;tait contraint (...) &#224; rester (...) &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;en de&#231;&#224; de la R&#233;volution&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Civilisation en sursis, op. cit., p. 83.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on devait concentrer l'attention sur l'attitude de Marx &#224; l'&#233;gard de la propri&#233;t&#233; &#8212; attitude durablement influenc&#233;e par les propos d&#233;lirants de Jean-Jacques, &#8212; il faudrait remplacer en de&#231;&#224; par &lt;i&gt;contre !&lt;/i&gt; Pour le coup, le&lt;i&gt; n&#339;ud du drame contemporain&lt;/i&gt; se resserre, le drame devient trag&#233;die, car l'unique espoir d'&#233;chapper &#224; l'&#233;tranglement, &#224; l'&#233;touffement, &#224; l'effondrement ultime : le socialisme, se renie lui-m&#234;me, se transforme &#171; dialectiquement &#187; en son contraire et finit par susciter les pires tyrannies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Processus qui n'a rien de contingent, je l'ai d&#233;j&#224; dit, qui ne saurait &#234;tre expliqu&#233; par les circonstances contraires ou par l'infid&#233;lit&#233; des disciples, des ex&#233;cutants ou des agents subalternes. Le destin de l'humanit&#233; &#233;tant en jeu, l'on ne doit tol&#233;rer, en cette mati&#232;re, aucune ambigu&#239;t&#233;, aucun subterfuge, aucune &#233;chappatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En laissant de c&#244;t&#233; toutes pr&#233;cautions et m&#234;me toutes nuances, parlons haut et clair : &lt;i&gt;aussit&#244;t que l'on entre dans la voie des &#171; natio&#173;nalisations &#187;, des (pr&#233;tendues) collectivisations, bref, des &#233;tatisations de toutes esp&#232;ces, on&lt;/i&gt; tourne le dos au socialisme. Et l'on s'en &#233;loigne &#224; jamais. Je dis bien : &#224; jamais &#8212; et non seulement, comme on voudrait parfois nous le faire croire, pendant la fameuse &lt;i&gt;p&#233;riode de transition&lt;/i&gt; qui ne sert, en v&#233;rit&#233;, qu'&#224; faire prendre des vessies pour des lanternes, qu'&#224; transformer les lendemains qui chantent en un morne pr&#233;sent accabl&#233; de silence, rythm&#233; par des tortures quotidiennes, par des terreurs sans espoir et des humiliations sans fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'est-il pas navrant d'observer combien rares sont les hommes qui, de nos jours encore, osent reconna&#238;tre le caract&#232;re &#233;minem&#173;ment &lt;i&gt;r&#233;actionnaire&lt;/i&gt;, au pire sens du terme, des nationalisations pass&#233;es, pr&#233;sentes, ou futures ? En France, notamment, la moindre r&#233;serve formul&#233;e &#224; leur &#233;gard d&#233;porte imm&#233;diatement &#171; vers la droite &#187; son auteur t&#233;m&#233;raire. M&#234;me ceux qui, eux, appartiennent incontesta&#173;blement &#224; la droite la plus conservatrice pr&#233;f&#232;rent ne s'opposer qu'avec mollesse aux nationalisations &#171; vraiment utiles &#187; : &lt;i&gt;le g&#233;n&#233;ral de Gaulle lui-m&#234;me, Messieurs, n'a-t-il pas fray&#233; le chemin et montr&#233; l'exemple ?&lt;/i&gt; Ce faisant, soit dit par parenth&#232;se, il manifestait, une fois de plus, la coh&#233;rence logique de son attitude, son nationalisme, inspir&#233; par une philosophie &#233;tatique, visant par nature le renforcement imp&#233;ratif, non pas tant de la France mais de l'&#201;tat-nation qui la d&#233;finit, la d&#233;ter&#173;mine, la g&#232;re et la gouverne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles de Gaulle &#233;tant lav&#233;, tout au moins sur ce point, de tout soup&#231;on d'illogisme, que faut-il penser d'hommes aussi intelligents que Raymond Aron et Pierre Mend&#232;s France qui, dans un d&#233;bat journa&#173;listique (&lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt;, 30 janvier 1978), ne parviennent m&#234;me point, sur le chapitre des nationalisations, &#224; s'opposer, &#224; s'affronter franchement. Tout critique, tout sceptique qu'il soit, Raymond Aron affecte d'ad&#173;mettre que l'&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;on peut nationaliser certaines entreprises&lt;/q&gt; et qu'il ne faut donc pas &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;faire de la nationalisation l'enfer ou le paradis&lt;/q&gt;. Pierre Mend&#232;s France &#8212; apr&#232;s avoir tout de m&#234;me eu le courage intellectuel de faire observer que les nationalisations ne sont qu'&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;un moyen &#224; mettre au service d'une politique &#233;conomique &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;(laquelle ?)&lt;/span&gt;&lt;/q&gt; &#8212; ne trouve rien de plus profond, de plus original &#224; formuler que l'aveu suivant : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je trouverais plus int&#233;ressant de nationaliser la sid&#233;&#173;rurgie que la maison Cartier...&lt;/q&gt;. Sous l'angle du socialisme r&#233;vo&#173;lutionnaire, la formule inverse e&#251;t &#233;t&#233;, &#224; la rigueur, plus acceptable. Il est vrai que Raymond Aron, en &#171; centriste &#187; imp&#233;nitent, en mod&#233;r&#233; incorrigible et sagace qu'il est devenu, se fiche &#233;perdument du socia&#173;lisme. Mais P.M.F. ? C'est &#224; son intention, &#224; l'intention aussi de tous ceux qui pr&#233;tendent s'inspirer de l'&#171; id&#233;al socialiste &#187;, qu'il convient de r&#233;p&#233;ter que la voie des nationalisations, non seulement ne s'oriente point vers le socialisme, mais encore qu'elle en rend la r&#233;alisation de plus en plus difficile, voire improbable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il importe de dissiper, ici, un malentendu qui risquerait de faire grandement plaisir aux conservateurs de tout poil : cette condam&#173;nation cat&#233;gorique d'une h&#233;r&#233;sie aberrante ne signifie nullement que le socialisme, perdant soudain sa qualification de r&#233;volutionnaire, adopterait, &#224; l'&#233;gard du probl&#232;me de la propri&#233;t&#233;, une attitude de bon ton et de bon aloi, propre &#224; la bonne soci&#233;t&#233;, un air de l&#226;che connivence et de louche complicit&#233;. C'est le contraire qui est vrai : conform&#233;ment &#224; une d&#233;finition qui figurait dans le dictionnaire de l'Acad&#233;mie fran&#231;aise, la bonne soci&#233;t&#233; fait mine de croire que &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;le capitalisme est le r&#233;gime de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e&lt;/q&gt;, alors que nous ne cessons de le d&#233;noncer, de le stigmatiser &#8212; cette fois-ci en accord avec Marx &#8212; comme la plus formidable entreprise d'&lt;i&gt;expropriation&lt;/i&gt; de toute l'histoire de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disons-le donc, de la mani&#232;re la plus nette : &lt;i&gt;le socialisme&lt;/i&gt;, &#224; c&#244;t&#233; d'autres transformations profondes des structures soci&#233;tales, &lt;i&gt;implique n&#233;cessairement une transformation radicale des structures de la propri&#233;t&#233;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette transformation, souhaitable, utile, voulue, n&#233;cessaire, doit s'accomplir dans un sens rigoureusement oppos&#233; &#224; celui amorc&#233;&#8212; malgr&#233; quelques h&#233;sitations, reculs tardifs et scrupules inefficaces par Marx, Engels, L&#233;nine, Staline et consort.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Civilisation en sursis&lt;/i&gt;, op. cit., p. 83.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Karl Marx ou la perversion du socialisme - 20. Le pi&#232;ge de la propri&#233;t&#233;</title>
		<link>http://partage-noir.fr/karl-marx-ou-la-perversion-du-socialisme-20-le-piege-de-la</link>
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		<dc:date>2024-04-18T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Marc</dc:creator>


		<dc:subject>Volont&#233; Anarchiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour utiliser un terme employ&#233; par Marx en parlant de Proudhon &#8212; qu'il se vantait d'avoir &#171; infect&#233; &#187; d'h&#233;g&#233;lianisme, &#8212; on peut dire que l'irr&#233;m&#233;diable poison de l'id&#233;alisme absolu n'est pas le seul &#224; infecter l'organisme marxien. Derri&#232;re Hegel, Rubel nous le rappelait, se tient Rousseau. Il est vrai que, dans des lettres peu cit&#233;es, adress&#233;es &#224; son comp&#232;re Engels, Marx para&#238;t curieusement approuver Proudhon, apr&#232;s publication de l'Id&#233;e g&#233;n&#233;rale de la R&#233;volution au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, notamment (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-27-karl-marx-ou-la-perversion-du-socialisme-alexandre-marc-" rel="directory"&gt;27 - Karl Marx ou la perversion du socialisme - Alexandre Marc&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-volonte-anarchiste-302-+" rel="tag"&gt;Volont&#233; Anarchiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/vb-ab330.jpg?1774744368' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour utiliser un terme employ&#233; par Marx en parlant de Proudhon &#8212; qu'il se vantait d'avoir &#171; infect&#233; &#187; d'h&#233;g&#233;lianisme, &#8212; on peut dire que l'irr&#233;m&#233;diable poison de l'id&#233;alisme absolu n'est pas le seul &#224; &lt;i&gt;infecter &lt;/i&gt; l'organisme marxien. Derri&#232;re Hegel, Rubel nous le rappelait, se tient Rousseau. Il est vrai que, dans des lettres peu cit&#233;es, adress&#233;es &#224; son comp&#232;re Engels, Marx para&#238;t curieusement approuver Proudhon, apr&#232;s publication de l'&lt;i&gt;Id&#233;e g&#233;n&#233;rale de la R&#233;volution au XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle&lt;/i&gt;, notamment parce que, pr&#233;cise-t-il, ce &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;livre (...) contient des attaques tr&#232;s bien &#233;crites contre Rousseau, Robespierre, la Montagne, etc.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Notamment p. 125 et suiv., Id&#233;e g&#233;n&#233;rale de la r&#233;volution, Editions du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Il est vrai aussi que, dans certains textes, Marx para&#238;t vouloir opposer &#224; la propri&#233;t&#233; &#171; priv&#233;e &#187;, de caract&#232;re abstrait, exprim&#233;, mesur&#233; par l'argent, une &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;propri&#233;t&#233; humaine, personnelle&lt;/q&gt; ou encore &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;une propri&#233;t&#233; v&#233;ritablement humaine&lt;/q&gt;, une &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;propri&#233;t&#233; vraiment humaine et sociale &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. notamment dans &#338;uvres, t. II, pp. 17 et suiv., 69, etc.&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/q&gt;. Il est vrai encore que dans le Livre III (cinqui&#232;me section) du &lt;i&gt;Capital&lt;/i&gt;, il est question des deux &#233;tapes de la &#171; n&#233;gation &#187; de la propri&#233;t&#233; : la premi&#232;re conduisant &#224; l'&lt;i&gt;expropriation du grand nombre &lt;/i&gt; au profit du plus &lt;i&gt;petit nombre&lt;/i&gt; ; la seconde aboutissant au r&#233;tablissement, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;non de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e du travailleur&lt;/q&gt;, mais de sa &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;propri&#233;t&#233; individuelle&lt;/q&gt;, phrase dont les termes eussent m&#233;rit&#233; d'&#234;tre pr&#233;cis&#233;s. D'autant plus que la suite du texte para&#238;t vouloir fonder cette propri&#233;t&#233; individuelle &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;sur les acqu&#234;ts de l'&#232;re capita&#173;liste&lt;/q&gt; &#8212; ce qui, apr&#232;s tout, ne serait pas si mal &#8212; mais aussi, et peut-&#234;tre &lt;i&gt;surtout&lt;/i&gt;, &#8212; ce qui risque d'&#234;tre beaucoup moins bien &#8212; sur la &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;possession commune de tous les moyens de production, y compris le sol...&lt;/q&gt; Et l'in&#233;vitable Engels, toujours moins habile prestidigitateur que son g&#233;nial ami, de pr&#233;ciser lourdement dans l'&lt;i&gt;Anti-D&#252;hring&lt;/i&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;L'&#201;tat des capitalistes (...) fait passer (les) forces productives dans sa propri&#233;t&#233;, (...) il devient r&#233;ellement capitaliste collectif... Le syst&#232;me capitaliste est (...) port&#233; &#224; son paroxysme.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'agit-il donc de le d&#233;noncer, de le stigmatiser, de le combattre ? Vous n'y &#234;tes pas. Vous manquez d'esprit &#171; dialectique &#187;. &#201;coutez bien :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; ... Parvenu &#224; ce comble, le syst&#232;me capitaliste &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;se transforme&lt;/span&gt;. La propri&#233;t&#233; &#233;tatique sur les forces productives n'est pas la solution (...), mais contient en elle le moyen de r&#233;soudre le probl&#232;me... En acc&#233;l&#233;&#173;rant la transformation des grands moyens de production &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;socialis&#233;s&lt;/span&gt; (?) en propri&#233;t&#233; d'&#201;tat&lt;/q&gt;, l'honorable capitaliste collectif trace la voie qui conduit tout droit &#224; la solution recherch&#233;e : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;le prol&#233;tariat s'empare du pouvoir...&lt;/q&gt; Et que fait-il alors ? Je vous le donne en mille : il n'a de cesse que de se substituer au capitaliste collectif &#8212; mais pour quoi faire ? Eh bien, si vous n'&#234;tes pas un bon dialecticien (h&#233;g&#233;lien), vous risquez fort d'&#234;tre surpris par la r&#233;ponse : &lt;i&gt;pour transformer les moyens de production en propri&#233;t&#233; d'&#201;tat&lt;/i&gt;. Vous vous hasarderez peut-&#234;tre &#224; faire observer, timidement, que cette &#171; transformation &#187;-l&#224; semble avoir &#233;t&#233; d&#233;j&#224; accomplie pr&#233;c&#233;demment. Une fois de plus, vous n'y &#234;tes pas du tout. Pour dire les choses nettement : la bonne bourgeoisie qui compose, vraisemblablement, le fameux capi&#173;taliste collectif, se r&#233;v&#232;le &lt;i&gt;une classe superflue, ses fonctions sociales &#233;tant reprises par des employ&#233;s salari&#233;s&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 1793 et suiv. ; les soulignements sont de moi.&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Employ&#233;s par qui, je vous prie ? Cette fois-ci, la r&#233;ponse devait &#234;tre formul&#233;e plus tard, par Vladimir Ilitch : par une seule et unique &lt;i&gt;Entreprise&lt;/i&gt;, exclusive de toutes autres, par l'&lt;i&gt;Entreprise&lt;/i&gt; qui co&#239;ncide avec l'&lt;i&gt;&#201;tat&lt;/i&gt;. Du reste, il e&#251;t pu se contenter de reprendre, tout simplement, le c&#233;l&#232;bre passage du &lt;i&gt;Manifeste communiste&lt;/i&gt; : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;le prol&#233;tariat se servira de sa supr&#233;matie politique (?) pour (...) centraliser tous les instruments de production dans les mains de l'&#201;tat...&lt;/q&gt; L&#233;nine connaissait sa bible ; ce sont les pr&#233;tendus marxistes ind&#233;pendants, lib&#233;raux, libertaires, ou que sais-je encore ? qui font mine de l'oublier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. Notamment p. 125 et suiv., &lt;i&gt;Id&#233;e g&#233;n&#233;rale de la r&#233;volution&lt;/i&gt;, Editions du groupe Fresnes-Antony F.A.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. notamment dans &lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt;, t. II, pp. 17 et suiv., 69, etc.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ibid.&lt;/i&gt;, p. 1793 et suiv. ; les soulignements sont de moi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Karl Marx ou la perversion du socialisme - 19. La &#171; dialectique de la mort * &#187; (Robert Aron) </title>
		<link>http://partage-noir.fr/karl-marx-ou-la-perversion-du-socialisme-19-la-dialectique-de-la</link>
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		<dc:date>2024-04-17T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Marc</dc:creator>


		<dc:subject>Volont&#233; Anarchiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le moment vient o&#249; il n'est gu&#232;re facile d'&#233;luder la question d&#233;cisive : qui donc est responsable de la dramatique mutation par laquelle l'anti-Syst&#232;me lib&#233;rateur a &#233;t&#233; alt&#233;r&#233;, d&#233;form&#233;, d&#233;natur&#233;, au point de d&#233;g&#233;n&#233;rer en sa propre n&#233;gation, en son contraire ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'heure n'&#233;tant plus aux nuances, aux congratulations, aux ronds de jambe, aux clins d'&#339;il complices, aux politesses universitaires, aux extases intellectuelles, il importe de laisser de c&#244;t&#233; tout m&#233;nagement et de justifier in fine, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-27-karl-marx-ou-la-perversion-du-socialisme-alexandre-marc-" rel="directory"&gt;27 - Karl Marx ou la perversion du socialisme - Alexandre Marc&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-volonte-anarchiste-302-+" rel="tag"&gt;Volont&#233; Anarchiste&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/karl-m-01_copiewwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww-d3fc3.jpg?1774712148' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le moment vient o&#249; il n'est gu&#232;re facile d'&#233;luder la question d&#233;cisive : &lt;i&gt;qui &lt;/i&gt; donc est responsable de la dramatique mutation par laquelle l'anti-Syst&#232;me lib&#233;rateur a &#233;t&#233; alt&#233;r&#233;, d&#233;form&#233;, d&#233;natur&#233;, au point de d&#233;g&#233;n&#233;rer en sa propre n&#233;gation, en son contraire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'heure n'&#233;tant plus aux nuances, aux congratulations, aux ronds de jambe, aux clins d'&#339;il complices, aux politesses universitaires, aux extases intellectuelles, il importe de laisser de c&#244;t&#233; tout m&#233;nagement et de justifier &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt;, pos&#233;ment, bri&#232;vement, r&#233;solument, la terrible sentence de Proudhon, dict&#233;e par la col&#232;re, certes, mais aussi par une g&#233;niale pr&#233;monition :&lt;i&gt; Marx est le t&#233;nia du socialisme &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Carnet, de P-J. Proudhon, 23 sep. 1847, Ed. Marcel Rivi&#232;re.&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, c'est bien de Karl Marx &lt;i&gt;lui-m&#234;me&lt;/i&gt; dont il s'agit, et non seulement de ses descendants, de ses &#233;pigones, de ses disciples, plus ou moins fid&#232;les. Il est grand temps de cesser d'accabler ceux-ci pour essayer de prot&#233;ger leur inspirateur et maitre, un peu comme &#224; l'&#233;poque de Staline (ou de Mussolini, ou de Hitler, ou d'autres &#171; p&#232;res du peuple &#187;), l'on d&#233;plorait &lt;i&gt;in petto&lt;/i&gt; les &#171; exc&#232;s &#187; des ex&#233;cutants subalternes, tout en soupirant, &#171; ah, si lui, si le Chef, savait &#231;a... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et que l'on se garde bien de vouloir nier le caract&#232;re &lt;i&gt;essentiel &lt;/i&gt; de cette paralysie, en formulant des hypoth&#232;ses l&#233;nifiantes, comme celle avanc&#233;e par Gunnar Myrdal&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans un livre publi&#233; au moment o&#249; ce texte &#233;tait d&#233;j&#224; termin&#233;, de sorte que (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; ... si Marx vivait aujourd'hui (...), il serait, bien s&#251;r (!), moins d&#233;pendant vis-&#224;-vis d'Hegel...&lt;/q&gt;. Hypoth&#232;se irrecevable, car, fondamentalement, au niveau de la m&#233;thodologie et de la conceptualisation intrins&#232;ques, Marx ne serait plus Marx, mais un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, lorsque Rubel, heureux de puiser, dans &lt;i&gt;L'Id&#233;ologie allemande&lt;/i&gt;, une formule qu'il d&#233;finit comme &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;plus proche de l'anarchisme de Bakounine que de celui de Proudhon&lt;/q&gt;, et dont il pr&#233;tend qu'elle &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;n'est pas le fruit d'un moment d'irr&#233;flexion passionnelle &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Maximilien Rubel, Marx critique du marxisme, op. cit., p. 55.&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/q&gt;, croit y puiser un argument en faveur de sa th&#232;se de &lt;i&gt;Marx libertaire, &lt;/i&gt; il oublie ou il ignore que les formules les plus pertinentes, une fois entra&#238;n&#233;es dans l'implacable engrenage de l'int&#233;gration dialectique, sont r&#233;duites &#224; l'impuissance, syst&#233;matiquement disloqu&#233;es, broy&#233;es, pour &#234;tre finalement retourn&#233;es contre leur inspiration premi&#232;re. Motoris&#233;e, blind&#233;e, puissamment arm&#233;e, cette logique &lt;i&gt;de fer&lt;/i&gt; ne saurait tol&#233;rer aucun manquement au dressage syst&#233;matique, &#224; la discipline de caserne, philosophique et soci&#233;tale. C'est pourquoi, n'en d&#233;plaise &#224; Pierre Souyri et &#224; tous ceux, ils sont l&#233;gion, qui partagent encore ses illusions, il n'y a jamais eu, en rigueur de terme, et il n'y aura jamais de &#171; marxisme r&#233;volutionnaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a, certes, des hommes qui se croient ou se veulent marxistes et qui sont aussi r&#233;volutionnaires qu'il est possible de l'&#234;tre, mais cela est une autre histoire. Dans la mesure o&#249; le marxisme reste ins&#233;parable, en diachronie comme en synchronie, de l'h&#233;g&#233;lianisme, il ne peut &#234;tre, fonci&#232;rement, intrins&#232;quement, que contre-r&#233;volutionnaire. Et il le prouve, &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te. De la dialectique de l'encha&#238;nement, une pente abrupte, impossible &#224; remonter, conduit tout droit &#224; l'encha&#238;nement des &#234;tres humains, des corps et des esprits, du pr&#233;sent et de l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on a saisi le caract&#232;re proprement infernal de cet encha&#238;nement, comment ne pas s'indigner quand des intellectuels distingu&#233;s affectent d'en disserter d'une mani&#232;re &#171; objective &#187;, d'un air d&#233;tach&#233;, d'une voix sereine comme s'il s'agissait d'un simple th&#232;me d'&#233;rudition universitaire, d'un sujet rassurant pour le&#231;on d'agr&#233;gation &#8212; et non d'une&lt;i&gt; maladie pour la mort ?&lt;/i&gt; Ce disant, je pense notamment &#224; un article, consacr&#233; &#224; un ouvrage collectif &lt;i&gt;sur la dialectique&lt;/i&gt;, publi&#233; par un groupe de marxistes imp&#233;nitents (aux Editions sociales). Ceux-ci ne font pas autre chose que ce qu'ils sont cens&#233;s de faire. Mais leur commentateur, &#171; chr&#233;tien de gauche &#187; (si je ne m'abuse) qui ne partage pas leur foi, leur consacre quatre demi-colonnes sans articuler la moindre r&#233;serve, la moindre critique ; sauf &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt;, sous la forme hypocrite de &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;questions que l'on aimerait poser&lt;/q&gt; ou m&#234;me (quel courage) &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;d'objections que l'on pourrait faire&lt;/q&gt; (admirez ce conditionnel), pour ajouter aussit&#244;t au bas du dernier alin&#233;a de la quatri&#232;me demi-colonne : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ce qui n'est gu&#232;re possible en quelques lignes &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit de Jean Lacroix. H&#233;las ! Je n'ai jamais eu de chance avec ce (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inconscience ou l&#226;chet&#233; ? Aveuglement syst&#233;matique ou conformisme mandarinal ? Que faut-il donc encore pour ouvrir les yeux de ceux qui s'obstinent, contre toute &#233;vidence, &#224; ne pas voir, qui, pour des raisons parfois basses mais parfois sympathiques, se raccrochent d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#224; des bouts de phrases de l'idole chancelante, qui veulent croire que les divisions cuirass&#233;es, lanc&#233;es &#224; travers le monde par Hegel, entra&#238;n&#233;es par Marx et conduites par ses g&#233;n&#233;raux, apportent, non point l'asservissement mais un (faible) espoir de lib&#233;ration posthume ? En s'effor&#231;ant, par exemple, de faire du proph&#232;te barbu un pr&#233;curseur de l'&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;autogestion g&#233;n&#233;ralis&#233;e&lt;/q&gt;, Olivier Corpet, membre du comit&#233; de r&#233;daction de la revue &lt;i&gt;Autogestion et socialisme&lt;/i&gt;, n'a aucune chance objective de r&#233;habiliter l'auteur du &lt;i&gt;Capital&lt;/i&gt;, mais toutes les chances d'entra&#238;ner dans sa chute, d&#233;sormais in&#233;luctable, et le socialisme et l'autogestion. Certes, &#224; l'appui de sa th&#232;se Corpet exhume quelques citations bien connues, toujours les m&#234;mes, dont il est redevable &#224; Maximilien Rubel : mais les plus belles phrases du monde ne peuvent rien, rigoureusement rien, contre le terrible pouvoir, contre la tyrannie sans limites de l'imp&#233;rialisme dialectique&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Le Nouvel Observateur, n&#176; 669, 5-11 septembre 1977.&#034; id=&#034;nh5-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah, que n'a-t-on pas &#233;cout&#233;, entendu, compris le grand marxiste, Karl Korsch, qui, il y a un demi-si&#232;cle, d&#233;couvrait, &#233;pouvant&#233;, derri&#232;re l'id&#233;ologie partisane surgie de l'Est, le &lt;i&gt;jacobinisme &lt;/i&gt; irr&#233;ductible de son &#171; ma&#238;tre penseur &#187;, et qui finissait par &#234;tre litt&#233;ralement accul&#233;, vers la fin des ann&#233;es 50, &#224; cet aveu accablant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; Aujourd'hui, ce serait sacrifier &#224; des utopies r&#233;actionnaires que de vouloir &#233;tablir l'enseignement marxiste dans sa fonction de th&#233;orie de la r&#233;volution sociale. &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecoutera-t-on, entendra-t-on, comprendra-t-on mieux, aujourd'hui, ce socialiste de gauche d'outre-Manche, r&#233;dacteur en chef du &lt;i&gt;New Statesman&lt;/i&gt;, &#233;crivain et journaliste &#171; engag&#233; &#187;, Paul Johnson, qui d&#233;missionne du Parti travailliste &#8212; si d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &lt;i&gt;mod&#233;r&#233;&lt;/i&gt;, pourtant, mais n&#233;anmoins porteur des m&#234;mes miasmes &#8212; et qui n'h&#233;site point &#224; crier son angoisse ? Marx pr&#233;tendait avoir fond&#233; une nouvelle &#171; science &#187; ; mais Paul Johnson s'aper&#231;oit, non moins &#233;pouvant&#233;, que son enseignement, qui &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ferme le d&#233;bat, plut&#244;t que de l'ouvrir&lt;/q&gt;, non seulement &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;n'est point scientifique, mais tend &#224; constituer (dans la ligne m&#234;me de Hegel, &#8212; A.M.) une antiscience&lt;/q&gt;. Et de d&#233;couvrir, avec une &#233;pouvante encore accrue, qu'une telle antiscience, assaisonn&#233;e de brutalit&#233;, devient &lt;i&gt;fascisme &lt;/i&gt; : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;fascisme de gauche (?), fascisme marxiste, peut-&#234;tre, mais fascisme quand m&#234;me&lt;/q&gt;. Comment caract&#233;riser autrement un syst&#232;me o&#249; la m&#233;canique &#171; dialectique &#187; l'emporte sur la cr&#233;ativit&#233; de l'esprit, o&#249; l'on s'applique &#224; &#171; collectiviser &#187; &#8212; mais, en r&#233;alit&#233;, &#224; &lt;i&gt;gouvernementaliser &lt;/i&gt; &#8212; la conscience : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Dans un tel syst&#232;me (...), il n'existe pas de fronti&#232;re s&#251;re, ind&#233;passable, sur le chemin qui pourrait d&#233;boucher sur Auschwitz ou sur le Goulag.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette identification du &#171; communisme &#187; et du fascisme &#8212; dont celui-ci p&#226;tit plus encore que celui-l&#224;, car de toutes les formes du fascisme celui de l'Est, bien que sp&#233;cifique, est sans doute le plus accompli &#8212; choque encore certains esprits qui ont pourtant connu l'horreur du paradis marxiste et qui en portent parfois les stigmates dans leur chair. C'est ainsi que le po&#232;te et chanteur est-allemand, d&#233;chu de sa nationalit&#233;, Wolf Biermann, en r&#233;ponse aux auteurs d'un manifeste attribu&#233; &#224; l'opposition communiste de la R.D.A., conteste cette identification scandaleuse, tout en esquissant l'un des bilans les plus sinistres des &#171; r&#233;alisations socialistes &#187; d'un r&#233;gime qu'il qualifie lui-m&#234;me de parasitaire, de f&#233;odal, d'oppressif et de concentration&#173;naire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le stalinisme et le fascisme, &#233;crivez-vous, sont des fr&#232;res jumeaux. Honecker et compagnie ne seraient que des &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;nazis peints en rouge&lt;/span&gt;... Identification dont votre am&#232;re d&#233;ception, pourtant justifi&#233;e, n'att&#233;nue point la confusion terminologique (...), et qui constitue, en outre, une aubaine pour d'anciens nazis parce qu'elle tend &#224; estomper la gravit&#233; de leurs crimes&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut &#234;tre supris par cette mani&#232;re d'aborder &#8212; ou de sabor&#173;der &#8212; le probl&#232;me, mais on risque d'&#234;tre beaucoup plus surpris encore en &#233;coutant la suite :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;... Oui, cent soixante mille communistes ont &#233;t&#233; &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;liquid&#233;s&lt;/span&gt; par Hitler et deux millions par Staline. Les hommes de main d'Hitler ont assassin&#233; cinq des onze membres du bureau de Thaelmann, Staline se chargeant des six autres ... Tout cela est vrai. Aux six millions de victimes juives du nazisme correspondent au bas mot vingt millions d'innocents citoyens sovi&#233;tiques massacr&#233;s par Staline, sans m&#234;me comp&#173;ter les victimes des affrontements militaires...&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une conclusion, irr&#233;futable, implacable, para&#238;t s'imposer ; elle semble toute proche, elle est presque l&#224;, on la pressent au d&#233;tour de la phrase &#8212; mais c'est une conclusion contraire qui surgit ino&#173;pin&#233;ment :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; ... Eh bien, non ! Le fascisme n'est qu'une dictature bourgeoise, d&#233;fendant contre le pauvre le mode de production capitaliste. Le stalinisme, au contraire, a &#233;t&#233;, est encore une r&#233;volution socialiste infect&#233;e par la syphilis bureaucratique&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, Auschwitz refl&#232;terait le mode de production capitaliste, contraire aux int&#233;r&#234;ts du pauvre, tandis que le Goulag, lui, bien que maladie honteuse et d&#233;viation regrettable, ne serait, sur le corps social transfigur&#233; par la r&#233;volution, que l'affreuse v&#233;role, &#224; soigner d&#232;s que possible. Mais pourquoi cette discrimination ? Parce que l'&#201;tat fasciste, si dire se peut, n'est encore totalitaire... qu'&#224; moiti&#233;. Il ne va pas jusqu'au bout de sa logique ; il a beau continuer, sur un rythme acc&#233;l&#233;r&#233;, le processus d'expropriation inexorable amorc&#233; par le capi&#173;talisme &#171; priv&#233; &#187;, il n'en est pas moins suspect de freiner le mou&#173;vement, voire de s'arr&#234;ter en chemin. On dirait qu'il n'ose pas tout &#233;tatiser, pas encore... Il reste prisonnier du pass&#233;, il est donc de droite. Le fascisme rouge, lui, est de gauche, il est pour le pauvre, et c'est pourquoi il n'h&#233;site point &#224; exproprier tout le monde au profit exclusif de l'&#201;tat. Faut-il admettre que c'est parce qu'il symbo&#173;lise ce &#171; radicalisme &#187; l&#224; que le Goulag devient le symbole du socia&#173;lisme, statut privil&#233;gi&#233; auquel Auschwitz ne saurait pr&#233;tendre ? C'est l'&#233;tatisation totale des moyens de production qui fait la diff&#233;rence : le socialisme n'est-il pas devenu synonyme de l'expropriation des expropriateurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra bien revenir plus loin sur la fascination exerc&#233;e, par la mythologie de &lt;i&gt;La Propri&#233;t&#233;&lt;/i&gt;, sur toute une famille d'esprits, mill&#233;&#173;naristes, messianiques, utopistes. En attendant, il convient de recon&#173;na&#238;tre que cette sinistre et sanglante comptabilit&#233;, cette monstrueuse &#171; dialectique &#187; d'Auschwitz et du Goulag n'e&#251;t pu na&#238;tre ailleurs que dans le creuset o&#249; s'est op&#233;r&#233;e la diabolique r&#233;duction du socialisme &#224; la &#171; collectivisation des moyens de production &#187; : trahison inex&#173;piable et fatidique dont Marx n'est sans doute pas tout &#224; fait, ni sur&#173;tout seul, responsable, mais qui, sans son g&#233;nie, n'aurait pu &lt;i&gt;v&#233;roler &lt;/i&gt; jusqu'au tr&#233;fonds le jeune corps robuste et sain du socialisme naissant. Et c'est pourquoi, nous avons, non seulement le droit, mais le devoir de proclamer sans ambages, au risque de peiner certains de nos amis :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;... Oui : le Goulag est d&#233;j&#224; dans Marx. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce verdict irr&#233;cusable, Bernard-Henri L&#233;vy l'&#233;carte d'un geste nonchalant : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;... Mon &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;anti-marxisme&lt;/q&gt; (attention aux guillemets, &#8212; A.M.) n'a rien &#224; voir avec celui des &#233;rudits et des notaires de droite (tr&#232;s bien, mais qu'en est-il des agr&#233;g&#233;s et des notaires de gauche ?, &#8212; A.M.) ... Je me fiche de savoir si oui ou non le Goulag est contenu dans les &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Grundrisse&lt;/span&gt;.&lt;/q&gt; Il s'agit, je crois, d'une coquetterie d'intellectuel : &#224; vingt ou trente lignes de distance, l'&#233;l&#233;&#173;gant Bernard-Henri n'a-t-il pas d&#233;sign&#233; lui-m&#234;me, sans complaisance, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;cette moiti&#233; de l'humanit&#233; qui, peu ou prou, vit sous sa loi&lt;/q&gt;. Sous la loi de Marx qui a transform&#233; tant de pays en &lt;i&gt;Archipels&lt;/i&gt;. Si notre aimable contestataire &#233;tait un &#171; dissident &#187;, c'est-&#224;-dire s'il faisait partie de &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;cette moiti&#233; de l'humanit&#233;&lt;/q&gt; dont il parle, il ne se ficherait pas de savoir si oui ou non le Goulag, dont l'ombre livide envelopperait ses manuscrits clandestins, est d&#233;j&#224; contenu en germe dans les &lt;i&gt;Grundrisse &lt;/i&gt; ou dans le &lt;i&gt;Capital&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; une telle attitude, je pr&#233;f&#232;re maintenir fermement notre verdict : ... Oui, mille fois oui, le Goulag est d&#233;j&#224; dans Marx. Et il suffit de lire la lettre bouleversante de Pierre-Joseph Proudhon &#224; &lt;i&gt;Charles &lt;/i&gt; Marx, qui devait mettre fin aux rapports &#233;tablis, au d&#233;but des ann&#233;es 40 du si&#232;cle dernier, entre les deux hommes, pour s'aper&#173;cevoir que le g&#233;nie proph&#233;tique du p&#232;re du f&#233;d&#233;ralisme lui avait permis de d&#233;celer les premiers lin&#233;aments du Goulag en construction, non seulement avant les &lt;i&gt;Grundrisse &lt;/i&gt; mais aussi avant le &lt;i&gt;Manifeste communiste&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lettre &#233;dit&#233;e dans Philosophie de la mis&#232;re, Mis&#232;re de la philosophie, t. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Discernement prodigieux qui ne trouve, toutefois, sa justification compl&#233;mentaire que dans la prise en consid&#233;ration de la th&#233;orie marxienne de la propri&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Carnet&lt;/i&gt;, de P-J. Proudhon, 23 sep. 1847, Ed. Marcel Rivi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans un livre publi&#233; au moment o&#249; ce texte &#233;tait d&#233;j&#224; termin&#233;, de sorte que je n'ai pu en tenir compte comme je l'eusse voulu : Gunnar Myrdal, &lt;i&gt;Proc&#232;s de la croissance&lt;/i&gt;, Paris, Coll. Economies d'aujourd'hui, P.U.F., 1978.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Maximilien Rubel, &lt;i&gt;Marx critique du marxisme&lt;/i&gt;, op. cit., p. 55.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Il s'agit de Jean Lacroix. H&#233;las ! Je n'ai jamais eu de chance avec ce sp&#233;cialiste universitaire du personnalisme qui devrait pourtant avoir tant de titres &#224; notre reconnaissance... Pourquoi faut-il que son r&#233;cent article sur la dialectique fasse surgir des souvenirs contradictoires &#8212; Jean Lacroix, au d&#233;but des ann&#233;es 30, d&#233;fendant la d&#233;mocratie parlementaire contre les l&#233;gitimes col&#232;res de P&#233;guy ; &#8212; Jean Lacroix, en 1942. exaltant les ambig&#252;it&#233;s initiales d'Uriage contre les exigences de la R&#233;sistance, pure et dure ; &#8212; Jean Lacroix, apr&#232;s la Lib&#233;ration, pronant (toujours devant moi) l'adh&#233;sion au &#171; Front national &#187; ; &#8212; Jean Lacroix... Mais il vaut mieux en rester l&#224; : si j'avais le g&#233;nie de P&#233;guy, je serais peut-etre tent&#233; de r&#233;diger &lt;i&gt;Un nouveau th&#233;ologien suite&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. &lt;i&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/i&gt;, n&#176; 669, 5-11 septembre 1977.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lettre &#233;dit&#233;e dans &lt;i&gt;Philosophie de la mis&#232;re, Mis&#232;re de la philosophie&lt;/i&gt;, t. III, p. 325, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;* Cf. Robert Aron et Alexandre Marc, &lt;i&gt;Les principes du f&#233;d&#233;ralisme&lt;/i&gt;, Paris, Ed. du Portulan, 1947.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Karl Marx ou la perversion du socialisme - 18. Quel socialisme ?</title>
		<link>http://partage-noir.fr/karl-marx-ou-la-perversion-du-socialisme-18-quel-socialisme</link>
		<guid isPermaLink="true">http://partage-noir.fr/karl-marx-ou-la-perversion-du-socialisme-18-quel-socialisme</guid>
		<dc:date>2024-04-16T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Marc</dc:creator>


		<dc:subject>Volont&#233; Anarchiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tous les mots ont &#233;t&#233; galvaud&#233;s, profan&#233;s, trahis : le vocable de socialisme n'a pas &#233;chapp&#233; &#224; cette redoutable usure . Alors qu'il d&#233;signait un grand, un noble, un ind&#233;racinable espoir de lib&#233;&#173;ration, de dignit&#233;, de justice, telle a &#233;t&#233; sa d&#233;g&#233;n&#233;rescence qu'il pr&#234;te flanc, aujourd'hui, aux furieuses diatribes des nouveaux h&#233;r&#233;tiques et schismatiques surgis en France, parmi lesquels Bernard-Henri L&#233;vy : &lt;br class='autobr' /&gt;
Le socialisme est &#224; bien des &#233;gards un semblant et une impos&#173;ture ; il ment quand il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-27-karl-marx-ou-la-perversion-du-socialisme-alexandre-marc-" rel="directory"&gt;27 - Karl Marx ou la perversion du socialisme - Alexandre Marc&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-volonte-anarchiste-302-+" rel="tag"&gt;Volont&#233; Anarchiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/karl-m-01_copiez-dbd15.jpg?1774744368' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tous les mots ont &#233;t&#233; galvaud&#233;s, profan&#233;s, trahis : le vocable de socialisme n'a pas &#233;chapp&#233; &#224; cette redoutable usure&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. notamment : &#171; Entretien avec Bernard-Henri L&#233;vy &#187;, II, Le Monde, 5 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Alors qu'il d&#233;signait un grand, un noble, un ind&#233;racinable espoir de lib&#233;&#173;ration, de dignit&#233;, de justice, telle a &#233;t&#233; sa d&#233;g&#233;n&#233;rescence qu'il pr&#234;te flanc, aujourd'hui, aux furieuses diatribes des nouveaux h&#233;r&#233;tiques et schismatiques surgis en France, parmi lesquels Bernard-Henri L&#233;vy :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le socialisme est &#224; bien des &#233;gards un semblant et une impos&#173;ture ; il ment quand il promet ; il se trompe quand il d&#233;chiffre ; il n'est pas, il ne peut pas &#234;tre l'alternative qu'il dit. &lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; ... Il ne fait que dire et incarner, avec le plus grand s&#233;rieux, le r&#234;ve du capital... L&#224; o&#249; (celui-ci) h&#233;site et recule devant l'horreur de l'innommable, (le socialisme) d&#233;peint all&#232;grement celui-ci et en fait les couleurs de sa palette et m&#234;me de son avenir. &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formulation est s&#233;v&#232;re, mais tout compte fait pertinente, &#224; condition, bien entendu, de ne point perdre de vue que le &#171; socia&#173;lisme &#187; dont parle B.-H. L&#233;vy est celui de Marx-Engels-L&#233;nine-Staline&#173;-Brejnev. Du reste, nous n'avons cess&#233; de dire la m&#234;me chose sur tous les tons, depuis bient&#244;t un demi-si&#232;cle. Aujourd'hui, c'est un commen&#173;tateur de B.-H. L&#233;vy qui nous propose, &#224; ce sujet, une excellente formule lapidaire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le socialisme (&lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&#233;tatique !,&lt;/span&gt; &#8212; A.M.) n'est pas l'alternative du capitalisme, mais sa forme moins r&#233;ussie, voire tout simplement con&#173;centrationnaire &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Signe des temps : j'emprunte cette derni&#232;re formule dont on mesure le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la raison m&#234;me pour laquelle il faudrait interdire de se r&#233;clamer du &#171; socialisme &#187; sans pr&#233;ciser de quoi il retourne. Parmi beaucoup d'autres, mais plus que beaucoup d'autres, l'ambigu&#239;t&#233; termi&#173;nologique dont ce terme s'est charg&#233; s'est r&#233;v&#233;l&#233;e intrins&#232;quement n&#233;faste. Les confusions conceptuelles de ce type et de cette importance finissent presque toujours, je n'h&#233;site pas &#224; le r&#233;p&#233;ter, par engen&#173;drer des difficult&#233;s, par imposer de douloureuses &#233;preuves, voire par susciter des catastrophes &#8212; comme celle dont notre plan&#232;te est aujour&#173;d'hui menac&#233;e. C'est pourquoi la peur du mot vague est le commen&#173;cement de la sagesse &#8212; et donc la condition du salut :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il ne sert &#224; rien de le r&#233;p&#233;ter comme une incantation, de dire &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;socialisme... socialisme...&lt;/q&gt;, sans pr&#233;ciser ce que l'on met derri&#232;re : &lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;L'id&#233;e que le socialisme vient fatalement apr&#232;s le capitalisme est absurde. La soci&#233;t&#233; sans classes n'existe pas. Une classe dirig&#233;e ne devient pas forc&#233;ment une classe dirigeante. O&#249; le socialisme existe-t-il r&#233;ellement ? En U.R.S.S. ? En Chine ? En Irak ? A Cuba ? En Su&#232;de ? Ces questions d&#233;rangent.&lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt; Je sais qu'il ne faut pas les poser. Malgr&#233; tout, je les pose !&lt;/span&gt; L'absence de pr&#233;cision, d'analyses justes, entra&#238;ne des catastrophes. Nous l'avons vu en Am&#233;rique latine, o&#249;, faute d'avoir la libert&#233; d'esprit n&#233;cessaire, la gauche ne savait pas comprendre de nouvelles situations. Elle le paie lourdement, cruellement. Si elle ne r&#233;agit pas mieux en France, elle ira aussi au chaos &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Propos d'Alain Touraine, recueillis par Gilbert Comte, Le Monde, 3 juin 1977 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prise de conscience courageuse, bien que tr&#232;s insuffisante encore. Nous autres, f&#233;d&#233;ralistes r&#233;volutionnaires, lorsque nous critiquons le soi-disant socialisme, nous ne nous contentons point de critiques &#8212; m&#234;me beaucoup plus &#233;tendues, plus approfondies et plus radicales que celles formul&#233;es par les membres d&#233;&#231;us du Parti intellectuel. &#192; cette hideuse caricature, nous opposons le &lt;i&gt;socialisme libertaire&lt;/i&gt; ; ce faisant, nous op&#233;rons un v&#233;ritable &lt;i&gt;changement de plan&lt;/i&gt; : effort de d&#233;passement qui, seul, permet d'apercevoir que, vus de l'altitude ainsi conquise, le &lt;i&gt;capitalisme monopolistique d'&#201;tat&lt;/i&gt;, dit abusivement &#171; priv&#233; &#187;, et l'&lt;i&gt;&#201;tat-patron, monopoliseur des capitaux (et des hommes)&lt;/i&gt;, dit, abusivement aussi, &#171; socialiste &#187;, apparaissent, sinon compl&#232;tement con&#173;fondus, tout au moins &#233;troitement solidaires, ou bien encore appel&#233;s &#224; se succ&#233;der, l&#233;gitimement et logiquement &#8212; mais non &#171; dialecti&#173;quement &#187;, &#8212; l'un &#224; l'autre. &lt;i&gt;L'&#201;tat totalitaire n'est que l'aboutisse&#173;ment, l'ach&#232;vement, le supr&#234;me couronnement de l'&#201;tat-nation&lt;/i&gt;. Tant que n'aura pas &#233;t&#233; connu et reconnu cet encha&#238;nement fatal, les af&#173;frontements entre les &#171; communistes &#187; et les &#171; socialistes &#187; &#8212; comme ceux du reste entre la &#171; gauche &#187; et la &#171; droite &#187;, ou bien entre &#171; lib&#233;&#173;raux &#187; (m&#234;me avanc&#233;s) et &#171; collectivistes &#187; (m&#234;me mod&#233;r&#233;s) &#8212; tous ces affrontements politiciens qui, h&#233;las ! amusent encore la galerie, se r&#233;v&#232;&#173;leront comme des manifestations orchestr&#233;es par un metteur en sc&#232;ne habile : par &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;un m&#234;me grand et unique parti, qui est le parti de ceux qui sont de l'autre c&#244;t&#233; du guichet, du bon c&#244;t&#233; selon eux...&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'ils se pr&#233;tendent socialistes, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ils appartiennent au m&#234;me grand et seul parti de la bureaucratie..., m&#234;mes hommes au fond, ... compagnons et comp&#232;res, les hommes du m&#234;me monde, du m&#234;me syst&#232;me&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la faveur de la d&#233;faite, aux &#233;lections fran&#231;aises, de l'&#171; union de la gauche &#187;, le grand penseur du marxisme dess&#233;ch&#233;, Louis Althusser, a d&#233;couvert, subitement, que son parti, le P.C.F., com&#173;porte, au moins potentiellement, toutes les structures d'un pouvoir &#233;tatique. Fallait-il tant d'ann&#233;es de servile fid&#233;lit&#233;, de silences pru&#173;dents, de mensonges sinon accept&#233;s tout au moins subis, pour aboutir &#224; la d&#233;couverte de cette aveuglante &#233;vidence, de cette identification ontique ? Du reste, Althusser situe mal, en l'occurrence, sa &lt;i&gt;coupure &lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#233;pist&#233;mologique&lt;/i&gt;. En tant que parti unique, virtuellement ou en fait, le parti communiste pousse &#224; son maximum les potentialit&#233;s de la formule partisane, mieux camoufl&#233;es dans un r&#233;gime de partisanerie multitudinaire. Mais si l'on va au fond des choses, &lt;i&gt;tout parti n'est-il pas, en germe, un parti unique ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il s'agisse de la diachronie ou de synchronie, les partis de l'&#201;tat n'apparaissent-ils pas comme intimement, intrins&#232;quement li&#233;s ? Et si oui, comme je le soutiens depuis le d&#233;but des ann&#233;es trente, le parti unique n'est-il pas &#224; la fois l'essence et, pour ainsi dire, la perfection du Syst&#232;me statopartisan, perfection, essence et couronnement que r&#233;sume, non moins parfaitement, le vocable de totalitarisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En principe donc, partis pr&#233;tendument multiples ou parti unique, qu'importe : comme P&#233;guy et, d&#233;j&#224;, Proudhon l'entrevoyaient, les uns et les autres sont devenus &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; la matrice du pouvoir bureaucratique&lt;/q&gt;, &lt;i&gt;le lien privil&#233;gi&#233; o&#249; s'&#233;labore le pouvoir de la fonction, le centre nerveux de la nouvelle classe dirigeante, le r&#233;servoir o&#249; elle puise des forces, le moyen essentiel de la domination sur les masses&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Paul Thibaud commentant et citant Le R&#234;ve et la raison, de Marc Paillet (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, sur le peuple, sur les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est tout de m&#234;me point ce syst&#232;me-l&#224;, dominateur, bureaucratique, partisan, qu'il s'agit de pr&#233;server &#8212; ni de r&#233;former, ni m&#234;me, si dire se peut, de &#171; r&#233;volutionner &#187; &#8212; si l'on veut vraiment instaurer le socialisme. Il ne suffira m&#234;me pas, d&#232;s lors que l'on pr&#233;tend assumer la responsabilit&#233; d'une telle instauration, de prendre le pouvoir de ce &#171; m&#234;me monde &#187; afin (soi-disant) de le transformer. Il faut au contraire le briser, ce pouvoir, pour &lt;i&gt;sortir du syst&#232;me&lt;/i&gt; : car le socialisme, tel qu'il paraissait s'offrir, &#224; l'origine, aux ultimes espoirs des humili&#233;s et des opprim&#233;s, tel que nous le concevons encore aujourd'hui, est pr&#233;cis&#233;ment&lt;i&gt; anti-Syst&#232;me &lt;/i&gt; &#8212; ou il n'est rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conclusion de ce paragraphe, je l'emprunterai volontiers &#224; Cornelius Castoriadis. On voudra bien excuser une longue citation, mais pourquoi se priver d'un texte qui confirme, point par point, tout ce qui pr&#233;c&#232;de : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;L'expression &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;socialisme d'&#201;tat&lt;/q&gt;... &#233;quivaut aux expressions cercle carr&#233;, solide &#224; une seule dimension, etc. Elle n'a qu'une fonction id&#233;ologique : faire oublier que &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;le r&#233;gime russe et les autres similaires n'ont rien &#224; voir avec le socialisme... Le socialisme a toujours signifi&#233; la suppression de l'exploitation et de l'oppression, l'&#233;limination de la domination de tout groupe social particulier, la destruction des institutions (&#233;conomiques, politiques, culturelles) qui instrumentent ces rapports de domination.&lt;/span&gt; Or, toutes les institutions de la Russie &#8212; comme de la Chine &#8212; depuis les machines et l'organisation du travail dans les usines jusqu'aux journaux et la litt&#233;rature officielle, en passant par l'arm&#233;e, l'&#201;tat, etc., sont faites pour v&#233;hiculer, consolider, reproduire la domination d'une couche particuli&#232;re, la bureaucratie et son parti, sur la soci&#233;t&#233; &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entretien avec Cornelius Castoriadis, II, Le Monde, 14 d&#233;cembre 1977.. Les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Russie, Pologne, Tch&#233;coslovaquie, Albanie, Chine, Cambodge... Contrairement &#224; ce que l'on dit commun&#233;ment, ces pays (et quelques autres) ne sont pas du tout des mod&#232;les imparfaits, insuffisants, m&#233;diocres, partiellement manqu&#233;s, voire carr&#233;ment rat&#233;s du socialisme. Non : pour reprendre un mot percutant de Jean Ellenstein qui n'&#233;tait peut-&#234;tre point digne de le prononcer, ce sont autant d'&lt;i&gt;antimod&#232;les&lt;/i&gt; &lt;i&gt;parfaitement r&#233;ussis&lt;/i&gt;. Mais, soi-dit en passant, lorsque ce militant de vieille date qui ose se proclamer encore &#171; communiste &#187; et marxiste, ajoute n&#233;gligemment : &lt;i&gt;le socialisme n'existe nulle part&lt;/i&gt;, il est permis de se demander par quel antimiracle ces quelques syllabes ont pu se former sans l'&#233;touffer, sans le r&#233;duire au silence, sans le foudroyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en revenir &#224; Castoriadis qui, lui, se situerait plut&#244;t parmi les rescap&#233;s de l'&#233;glise marxiste, il se garde bien pourtant, que je sache, de se r&#233;f&#233;rer au f&#233;d&#233;ralisme r&#233;volutionnaire. Et pourtant, celui-ci seul sauve le socialisme de la partitocratie et de la bureauphr&#233;nie (Bruno de Finetti).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plus iconoclastes parmi les anciens &#171; fid&#232;les &#187; manqueront-ils de courage pour le reconna&#238;tre ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cf. notamment : &#171; Entretien avec Bernard-Henri L&#233;vy &#187;, II, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 5 janvier 1978. Les fid&#232;les lecteurs de&lt;i&gt; L'Europe en forma&#173;tion&lt;/i&gt; retrouveront, dans les pages qui suivent, non seulement l'inspiration, mais aussi certains passages de mon article &#171; L'Ulc&#232;re aux poumons (mon&#233;taire) &#187;, &lt;i&gt;Les Cahiers du f&#233;d&#233;ralisme&lt;/i&gt;, n&#176; 3, d&#233;cembre 1977. &#201;tant donn&#233; l'importance, v&#233;ritablement vitale, du probl&#232;me pos&#233;, on n'insistera jamais assez sur certaines v&#233;rit&#233;s, n&#233;glig&#233;es, mutil&#233;es, m&#233;connues.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Signe des temps : j'emprunte cette derni&#232;re formule dont on mesure le potentiel explosif, &#224; un commentaire, par Philippe Sollers, apparemment l'un des enfants ch&#233;ris du Parti intellectuel, d'un livre, non moins explosif, de Bernard-Henri L&#233;vy, &lt;i&gt;La Barbarie &#224; visage humain&lt;/i&gt;, commentaire publi&#233; dans l'organe officieux du Parti en question, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 13 mai 1977 ! Remarque incidente : d'aucuns s'&#233;tonnent de trouver des r&#233;f&#233;rences au &#171; petit B.H.L. &#187; dans un texte qui se veut s&#233;rieux. Il importe de ne pas perdre de vue qu'&#224; l'&#233;poque o&#249; j'&#233;crivais ce texte, B.H.L. &#233;tait pour moi un inconnu.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Propos d'Alain Touraine, recueillis par Gilbert Comte, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 3 juin 1977 ; soulign&#233; par moi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Paul Thibaud commentant et citant &lt;i&gt;Le R&#234;ve et la raison&lt;/i&gt;, de Marc Paillet (Robert Laffont), &#171; Changer la politique &#187;, &lt;i&gt;Esprit&lt;/i&gt;, septembre 1977.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Entretien avec Cornelius Castoriadis, II, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 14 d&#233;cembre 1977.. Les soulignements sont de moi.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Karl Marx ou la perversion du socialisme - 17. Il n y a pas de marxisme r&#233;volutionnaire</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Marc</dc:creator>


		<dc:subject>Volont&#233; Anarchiste</dc:subject>

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&lt;p&gt;En v&#233;rit&#233;, la faillite du marxisme est totale, m&#234;me si, devant un tel blasph&#232;me, des millions d'hommes continuent de se boucher les oreilles et de se voiler la face. Et encore, s'il ne s'agissait que d'une faillite purement intellectuelle : h&#233;las ! c'est sur le plan des faits, dans la perspective de l'histoire, &#224; l'&#233;chelle du monde, que le drame se d&#233;roule. Ce sont, non seulement des millions, mais des centaines de millions d'&#234;tres humains qui sont engloutis dans cette banqueroute. Et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-27-karl-marx-ou-la-perversion-du-socialisme-alexandre-marc-" rel="directory"&gt;27 - Karl Marx ou la perversion du socialisme - Alexandre Marc&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-volonte-anarchiste-302-+" rel="tag"&gt;Volont&#233; Anarchiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/rev-3d896.jpg?1774744368' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En v&#233;rit&#233;, la faillite du marxisme est totale, m&#234;me si, devant un tel blasph&#232;me, des millions d'hommes continuent de se boucher les oreilles et de se voiler la face. Et encore, s'il ne s'agissait que d'une faillite purement intellectuelle : h&#233;las ! c'est sur le plan des faits, dans la perspective de l'histoire, &#224; l'&#233;chelle du monde, que le drame se d&#233;roule. Ce sont, non seulement des millions, mais des &lt;i&gt;centaines de millions&lt;/i&gt; d'&#234;tres humains qui sont engloutis dans cette banqueroute. Et nullement &#171; par hasard &#187;, ou par suite d'on ne sait quelles d&#233;viations, m&#234;me si l'on n'a pas compl&#232;tement tort de pr&#233;tendre que &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Staline a mal lu L&#233;nine, ou celui-ci Marx&lt;/q&gt;, et que Marx, lui, a &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;trop lu Hegel&lt;/q&gt; (Andr&#233; Glucksmann) ; et pas davantage &#224; cause de l'aggra&#173;vation des rapports internationaux, ou en raison de circonstances d&#233;fa&#173;vorables, ou par la faute de quelques-uns, du m&#233;chant Staline devenu fou en vieillissant, ou du grand Mao, &#171; liquid&#233; &#187; aussit&#244;t mort ! &#8212; mais bien par le d&#233;roulement implacable des facteurs &lt;i&gt;encha&#238;n&#233;s &lt;/i&gt; les uns aux autres, ressortissant &#224; une logique intrins&#232;que, moins paradoxale que proprement &lt;i&gt;insens&#233;e&lt;/i&gt;, plus contradictoire que r&#233;ellement dialec&#173;tique. Ce n'est pas un concours de faits contingent qui a pu donner naissance, au nom d'une th&#233;orie dont on pr&#233;tend qu'elle enseigne le d&#233;p&#233;rissement de l'&#201;tat, &#224; ce &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;salmigondis de survivances bourgeoises et tsaristes&lt;/q&gt; &#8212; c'est L&#233;nine qui parle (d&#233;cembre 1922) &#8212; qui ne pouvait engendrer qu'un &lt;i&gt;&#201;tat de type pharaonique&lt;/i&gt; ; ce n'est pas sur un homme seul, saisi d'une fr&#233;n&#233;sie sanguinaire, que retombe la responsabilit&#233; des proc&#232;s hallucinants, des purges d&#233;lirantes, des &lt;i&gt;aveux &lt;/i&gt; non seulement extorqu&#233;s mais monstrueusement consentis, des camps de la mort lente, de l'avilissement et de l'extermination syst&#233;matiques des &#234;tres humains, des h&#244;pitaux psychiatriques, de l'archipel du Goulag devenu le sym&#173;bole supr&#234;me du &#171; socialisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes &#8212; et les moins jeunes &#8212; &#224; qui r&#233;pugnaient le confor&#173;misme et le r&#233;formisme, tournaient volontiers leurs regards vers l'Est ; aujourd'hui, &#224; leurs yeux, le grand mirage commence de se dissiper et les contestataires poussent l'insolence jusqu'&#224; contester le commu&#173;nisme orthodoxe lui-m&#234;me, ce que les fid&#232;les de la contre-&#201;glise ne sauraient leur pardonner. Toutefois, m&#234;me les plus audacieux parmi les r&#233;volt&#233;s n'osent encore point d&#233;noncer la source premi&#232;re, le prin&#173;cipal responsable, de leur immense d&#233;ception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, m&#234;me s'il s'est lourdement tromp&#233;, m&#234;me si les &#233;v&#233;nements lui ont inflig&#233; une s&#233;rie de d&#233;mentis cinglants, m&#234;me si sa respon&#173;sabilit&#233; personnelle est sans nul doute engag&#233;e, Marx garde encore le droit de s'&#233;crier : je n'ai pas voulu cela. Triste consolation qu'il risque d'avoir &#224; partager avec une multitude de personnages histo&#173;riques, plus ou (surtout) moins recommandables. Ce qui serait peut-&#234;tre &#171; consolant &#187;, ce serait de pouvoir puiser dans l'enseignement ou, tout au moins, dans l'inspiration de l'auteur du &lt;i&gt;Manifeste communiste&lt;/i&gt;, la force dont la r&#233;volte a besoin pour triompher du r&#233;formisme et pour devenir r&#233;volution. C'est ce style de consolation que recherchent, plus ou moins d&#233;sesp&#233;r&#233;ment, la plupart des contestataires dont la conviction, consciente ou non, se refl&#232;te dans les lignes qui suivent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il n'existe pas, quelque part, un marxisme sans tache qu'on pourrait opposer &#224; la pratique des partis et des &#201;tats marxistes comme la Ligue des droits de l'homme oppose la lettre du lib&#233;ralisme bourgeois &#224; la pratique des soci&#233;t&#233;s bourgeoises : le marxisme n'est pas une philosophie sp&#233;culative parmi les autres et il n'est lui-m&#234;me que si, en m&#234;me temps qu'il projette une critique radicale du monde, cette critique &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;descend de la t&#234;te dans les poings&lt;/q&gt; et se fait pratique r&#233;volutionnaire... Ce serait cependant ignorer tout un aspect de l'histoire de la doctrine marxiste que de la r&#233;duire &#224; une d&#233;gra&#173;dation (...) de la th&#233;orie r&#233;volutionnaire en id&#233;ologie... Les luttes de classes qui, &#224; partir de 1953, ont secou&#233; les pays de l'Est, ont montr&#233; que les &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;armes de la critique&lt;/q&gt; n'avaient fait qu'anticiper la &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;critique par les armes&lt;/q&gt; et que les id&#233;ologies staliniennes et post-staliniennes n'en (ont) pas fini avec le marxisme r&#233;volutionnaire &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre Souyri, Le Marxisme apr&#232;s Marx, Paris, Flammarion, 1970, p. 96.&#034; id=&#034;nh7-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tel optimisme, s'il &#233;tait objectivement justifi&#233;, donnerait raison aux contestataires qui, tout en d&#233;non&#231;ant la malfaisance des &#171; crapules staliniennes &#187; et la pitoyable d&#233;mission des r&#233;formistes sociaux-d&#233;mocrates, des &#171; social-tra&#238;tres &#187;, s'&#233;poumonent &#224; crier ou, plus exactement, &#224; psalmodier des incantations :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;i&gt;vive le marxisme-l&#233;ninisme !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; ou bien : &lt;i&gt;vive la r&#233;volution permanente ! Vive Trotsky !&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; ou encore : &lt;i&gt;vive la Chine ! vive la r&#233;volution culturelle !&lt;/i&gt; (dont il ne reste plus, en Chine, que des souvenirs estomp&#233;s) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; ou enfin, pour ce qui est des plus romantiques :&lt;i&gt; vive Che !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le malheur est que les saints dont ils qu&#233;mandent encore le patronage et la protection, bien que schismatiques et h&#233;r&#233;tiques, pr&#233;tendent adorer tous le m&#234;me dieu, et que ce dieu, mort, embaum&#233;, momifi&#233;, n'est plus capable, s'il l'a jamais &#233;t&#233;, de faire descendre la critique r&#233;volutionnaire &#171; de la t&#234;te aux poings &#187;. D&#232;s lors, les poings qui se tendent vers lui sont fatalement crisp&#233;s, paralys&#233;s par la frustra&#173;tion et par la rage, par l'impuissance et par une profonde d&#233;tresse qui n'ose pas dire son nom. En fait, pour paraphraser un texte anonyme publi&#233; par &lt;i&gt;Esprit&lt;/i&gt;, ces poings brandis signifient le refus et le m&#233;pris du pouvoir &#8212; composante an-archiste du f&#233;d&#233;ralisme proudhonien &#8212;, pouvoir &#224; l'app&#233;tit insatiable qui, ainsi critiqu&#233; et mis en cause, accepte en dernier ressort la contestation, en quelque sorte comme sa mau&#173;vaise conscience et son trompeur alibi. Contestation qui &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;par son indis&#173;cipline, par son manque d'id&#233;ologie (...) et d'organisation ferme, (...) est exactement &#224; l'oppos&#233; du monde d'aujourd'hui&lt;/q&gt;, autrement dit, comme le f&#233;d&#233;ralisme libertaire, &#224; &lt;i&gt;contre-courant&lt;/i&gt;. Tandis que, tout au contraire, les marxistes et, plus sp&#233;cialement parmi eux, les adeptes de la secte pharaonique, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;avec leur organisation, leur esprit disci&#173;plin&#233; et leur id&#233;ologie relativiste enti&#232;rement au service du but &#224; atteindre, vont dans le m&#234;me sens que celui-ci&lt;/q&gt;, c'est-&#224;-dire dans le sens de la massification, de la prol&#233;tarisation, de l'ali&#233;nation de l'homme. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Et comme c'est l'efficacit&#233; qu'on demande, ils vont jouer dans certains pays, bien mieux qu'elle ne l'a fait (m&#234;me et surtout en pr&#244;nant le fameux &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;mod&#232;le su&#233;dois&lt;/q&gt;, &#8212; A.M.) le r&#244;le de social-d&#233;mocratie &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'Age de raison du communisme &#187;, Esprit (num&#233;ro sp&#233;cial &#171; Les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/q&gt; &#8212; en attendant la culbute finale dont l'&#233;ch&#233;ance approche &#224; grands pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proximit&#233; m&#234;me de cette &#233;ch&#233;ance, la plus grave que l'huma&#173;nit&#233;, tout au moins historique, ait eu &#224; affronter, interdit d&#233;sormais tout faux-fuyant. Il importe d'avoir le courage d'instruire, sans com&#173;plaisance, le proc&#232;s du &#171; socialisme &#187; marxiste dont il vient d'&#234;tre question ; apr&#232;s quoi, l'on ne pourra &#233;viter de mettre en cause, nom&#173;m&#233;ment, personnellement, le fondateur m&#234;me de cette redoutable &#171; secte pharaonique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(46)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb7-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pierre Souyri, &lt;i&gt;Le Marxisme apr&#232;s Marx&lt;/i&gt;, Paris, Flammarion, 1970, p. 96.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; L'Age de raison du communisme &#187;, &lt;i&gt;Esprit &lt;/i&gt; (num&#233;ro sp&#233;cial &#171; Les Commu&#173;nistes au carrefour &#187;), mai 1970, p. 881.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Karl Marx ou la perversion du socialisme - 16. Que reste-t-il ? </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Marc</dc:creator>


		<dc:subject>Volont&#233; Anarchiste</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pi&#232;tre &#171; aboutissement &#187;, apr&#232;s quoi il ne reste plus qu'&#224; tirer l'&#233;chelle. A moins d'avoir le courage de reconna&#238;tre que tout l'appareil scientifique du marxisme n'est qu'un camouflage compliqu&#233; derri&#232;re lequel se dissimule un jugement moralisateur dont on ne peut dire qu'il soit faux, mais qui risque en tout cas de passer pour primaire. N'est-ce pas du reste ce que le grand Mao Ts&#234;-Toung (paix &#224; son corps embaum&#233;) aurait laiss&#233; entendre, en disant : Le marxisme comporte de multiples (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-27-karl-marx-ou-la-perversion-du-socialisme-alexandre-marc-" rel="directory"&gt;27 - Karl Marx ou la perversion du socialisme - Alexandre Marc&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-volonte-anarchiste-302-+" rel="tag"&gt;Volont&#233; Anarchiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/o-453c2.jpg?1774712148' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pi&#232;tre &#171; aboutissement &#187;, apr&#232;s quoi il ne reste plus qu'&#224; tirer l'&#233;chelle. A moins d'avoir le courage de reconna&#238;tre que tout l'appareil scientifique du marxisme n'est qu'un camouflage compliqu&#233; derri&#232;re lequel se dissimule un jugement moralisateur dont on ne peut dire qu'il soit faux, mais qui risque en tout cas de passer pour primaire. N'est-ce pas du reste ce que le grand Mao Ts&#234;-Toung (paix &#224; son corps embaum&#233;) aurait laiss&#233; entendre, en disant : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le marxisme comporte de multiples principes qui, en derni&#232;re analyse, se ram&#232;nent &#224; une seule maxime : &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;on a raison de se r&#233;volter&lt;/span&gt;&lt;/q&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, tout au moins pour ce qui est de la plus-value, c'est aussi ce que s'efforce de faire comprendre, peut-&#234;tre, le bouillant Mau&#173;rice Clavel &#8212; et ce, d&#232;s le point de d&#233;part, ou presque. S'il s'en &#233;tait tenu &#224; cette &#171; intuition &#187;, il e&#251;t pu s'&#233;pargner des centaines de pages d'affrontements implacables avec Mandel (Ernest) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Quel est le taux de la plus-value ? ... nul n'a jamais pu r&#233;pondre, sinon en faisant de la plus-value une cat&#233;gorie &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;conceptuellement, non math&#233;matiquement formalisable&lt;/span&gt;. Mais de quel droit ? Et qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire ? ... La plus-value devient si haute, si obscure, si cach&#233;e derri&#232;re les apparences qui la d&#233;mentent et nous illusionnent que &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;rien ne pourra jamais la d&#233;montrer non plus que la r&#233;futer&lt;/span&gt;&lt;/q&gt;. Formule, soulign&#233;e par moi, qui constitue la d&#233;finition m&#234;me de ce qui est fondamentalement, intrins&#232;quement a-scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est toutefois la suite surtout qui m&#233;rite d'&#234;tre entendue :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Ainsi la science, aussit&#244;t pos&#233;e, s'&#233;vapore.&lt;/q&gt; Ce dont il s'agit, en fait, c'est &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;de r&#233;duire l'expos&#233; de la plus-value, ou de l'injustice capitaliste, au plus simple, au plus &#233;vident, au plus imm&#233;diatement accessible. Son appareil scientifique la d&#233;truit &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Maurice Clavel, op. cit., p. 97.&#034; id=&#034;nh8-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des d&#233;cennies, je n'ai cess&#233;, par la plume et par la parole, de soutenir ce point de vue, avant d'avoir eu le plaisir de rencontrer Maurice Clavel, avant m&#234;me d'avoir entendu parler pour la premi&#232;re fois &#8212; en fait, d&#233;j&#224; vers 1947 &#8212; de l'illustre Ernest Mandel. N'ai-je pas, &#224; maintes reprises &#8212; notamment, si ma m&#233;moire est fid&#232;le, il y a une vingtaine d'ann&#233;es, &#8212; pos&#233; la question suivante : si l'on cherche &#224; se d&#233;barrasser de ce qui encombre inutilement la th&#233;orie marxiste du prol&#233;tariat, notamment en refoulant, ou tout au moins en estompant, la notion de valeur-travail, &lt;i&gt;que restera-t-il ?&lt;/i&gt; Que le travailleur, mais pas n&#233;cessairement manuel, vend son travail, d&#233;grad&#233; ainsi au rang d'une marchandise ; que l'acheteur de cette mar&#173;chandise s'efforce de l'acqu&#233;rir dans de bonnes conditions (pour lui) ; qu'il y trouve son int&#233;r&#234;t et qu'il &#171; s'approprie &#187; une part du produit ; que cette part sert partiellement &#224; r&#233;mun&#233;rer le capital : &#171; discours &#187;, somme toute correct, mais qui sombre dans une certaine banalit&#233;. Il s'agit d&#232;s lors de constatations na&#239;ves qui, soit dit par parenth&#232;se, s'appliquent partiellement au capitalisme d'&#201;tat aussi bien qu'au capi&#173;talisme priv&#233;, mais qui ne sont nullement li&#233;es, ni &#224; la valeur-travail, ni au fant&#244;me de la plus-value, ni au mat&#233;rialisme historique, ni &#224; la dialectique h&#233;g&#233;lienne remise sur ses pieds, ni &#224; toute la m&#233;canique, p&#233;dante, pesante, pr&#233;tentieuse, de l'&#233;laboration marxiste&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Europe, terre d&#233;cisive, d&#233;j&#224; cit&#233;. p. 50 et suiv.&#034; id=&#034;nh8-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh, oui ! le roi est nu. Mieux encore (si dire se peut), le roi n'est plus. &lt;i&gt;Dieu est-il mort ?&lt;/i&gt; La nouvelle para&#238;t tout au moins pr&#233;matur&#233;e.&lt;i&gt; L'homme est-il mort ?&lt;/i&gt; La r&#233;ponse d&#233;pendra sans doute de lui-m&#234;me. &lt;i&gt;Marx, lui, est bel et bien mort. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, je ne perds pas de vue, pour autant, ce que dit le plus remuant des &#171; nouveaux philosophes &#187; : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; ... Marx n'est bien entendu pas mort et (...) je n'ai pour ma part, jamais rien pr&#233;tendu de semblable. Pas mort pour les Chinois, les Russes, les Cambodgiens. Pas mort pour cette moiti&#233; de l'humanit&#233; qui, peu ou prou, vit sous sa loi. Pas mort non plus pour l'autre moiti&#233; o&#249;, comme en France et en Italie, il alimente les nouvelles id&#233;ologies domi&#173;nantes &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entretien avec Bernard-Henri L&#233;vy, II, Le Monde, 5 janvier 1978.&#034; id=&#034;nh8-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend sans peine ce que parler veut dire : Marx est bel et bien mort, mais l'acte de d&#233;c&#232;s n'a pas &#233;t&#233; sign&#233; ou, plus exactement, sign&#233; &#224; la sauvette, n'a pas &#233;t&#233; d&#233;pos&#233; au greffe de l'histoire. Il se survit donc, en quelque sorte, mais d'une survie qui constitue la plus igno&#173;minieuse des morts. M&#234;me si personne n'ose l'enterrer officiellement ; m&#234;me si un culte de latrie fervent continue de lui &#234;tre rendu, tant par les &lt;i&gt;desperados &lt;/i&gt; des pays sous-d&#233;velopp&#233;s que par les membres les plus &#233;minents du Parti intellectuel : un Andr&#233; Mandouze, pers&#233;&#173;v&#233;rant dans l'erreur, ne continue-t-il pas, en 1978, de parler de &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;tentation communiste&lt;/q&gt; et de &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;marxisme vivant&lt;/q&gt; ? Ceux-l&#224; m&#233;ritent, sans conteste, quelque compr&#233;hension ; quant &#224; ceux-ci, ils mani&#173;festent ainsi leur incurable conformisme. En effet, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;il n'est penseur titr&#233; de Sorbonne depuis quinze ans qui ne soit h&#233;g&#233;liano-freudo-&#173;marxisto-heidegg&#233;riano-husserlien. Il ne manque &#224; cette indigeste mac&#233;doine que Teilhard de Chardin, et encore pas toujours &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Maurice Clavel, op. cit.&#034; id=&#034;nh8-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/q&gt;. Pas toujours, en effet, puisqu'un autre commentateur, souvent cit&#233;, va jusqu'&#224; pr&#233;coniser l'entreprise, irr&#233;alisable, de &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;purger la lecture de Marx-Engels de tout le stalinisme cynique ou honteux, de tout le gauchisme d&#233;c&#233;r&#233;br&#233;, de tout le christianisme teilhardo-&#173;marxiste ... &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Marie Benoist, op. cit.&#034; id=&#034;nh8-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/q&gt; ! Vaste programme, on en convient, mais qui incite &#224; r&#233;it&#233;rer la question d&#233;j&#224; pos&#233;e : en admettant qu'il soit rempli, que &lt;i&gt;restera-t-il ? &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb8-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Maurice Clavel, &lt;i&gt;op. cit&lt;/i&gt;., p. 97.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Europe, terre d&#233;cisive&lt;/i&gt;, d&#233;j&#224; cit&#233;. p. 50 et suiv.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Entretien avec Bernard-Henri L&#233;vy, II,&lt;i&gt; Le Monde&lt;/i&gt;, 5 janvier 1978.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Maurice Clavel, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jean-Marie Benoist, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Karl Marx ou la perversion du socialisme - 15. Des universaux m&#233;taphysiques &#224; l'empire chosiste</title>
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		<dc:date>2024-04-14T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Marc</dc:creator>


		<dc:subject>Volont&#233; Anarchiste</dc:subject>

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&lt;p&gt;Toutefois, il faut se garder de tomber dans des g&#233;n&#233;ralisations hasardeuses et dans des condamnations pr&#233;cipit&#233;es : le verdict final sera d'autant plus incontestable qu'il n'aura pas &#233;t&#233; arrach&#233; par des proc&#233;d&#233;s obliques, par des arguments fallacieux. D'avoir d&#233;clench&#233; la dialectique du fait et du concept ne saurait en aucune mani&#232;re &#234;tre reproch&#233; &#224; Marx : ce faisant, il illustrait simplement l'une des constantes de la m&#233;thodologie g&#233;n&#233;rale du savoir. Mais pour qu'il y ait dialectique, il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-volonte-anarchiste-302-+" rel="tag"&gt;Volont&#233; Anarchiste&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/eeeeeeeeeeeee-4532a.jpg?1774750116' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Toutefois, il faut se garder de tomber dans des g&#233;n&#233;ralisations hasardeuses et dans des condamnations pr&#233;cipit&#233;es : le verdict final sera d'autant plus incontestable qu'il n'aura pas &#233;t&#233; arrach&#233; par des proc&#233;d&#233;s obliques, par des arguments fallacieux. D'avoir d&#233;clench&#233; la dialectique du fait et du concept ne saurait en aucune mani&#232;re &#234;tre reproch&#233; &#224; Marx : ce faisant, il illustrait simplement l'une des constantes de la m&#233;thodologie g&#233;n&#233;rale du savoir. Mais pour qu'il y ait dialectique, il faut qu'il y ait communication, enrichissement, exhaussement r&#233;ciproques des termes, dans un mouvement en spirale, rythm&#233; par des &#233;changes toujours plus f&#233;conds : or, quoi qu'en disent les z&#233;lateurs et les thurif&#233;raires du culte marxiste, c'est pr&#233;cis&#233;ment cet essor, in-formateur, per-formateur, et trans-formateur, qui fait d&#233;faut. Entre l'&#233;tat de fait : &lt;i&gt;ouvrier des manufactures&lt;/i&gt;, et sa mise en forme conceptuelle : &lt;i&gt;r&#233;duction &#224; la plus-value&lt;/i&gt;, aucun courant ne passe. En l'occurrence, ce n'est m&#234;me pas de la dialectique &#224; la Hegel, dont les d&#233;faillances sont d'un tout autre niveau, qu'il s'agit, mais d'un processus bizarre, de structure &lt;i&gt;dualiste&lt;/i&gt;. Un type donn&#233; de travailleur, d'une part ; une notion d&#233;finie en fonction de la th&#233;orie lib&#233;ralo-marxiste de la valeur, d'autre part, mais d&#233;finie &#8212; d&#232;s lors qu'on s'&#233;vade dans la plus-value &#8212; d'une mani&#232;re qui suscite un hiatus insurmontable : deux s&#233;ries qui se d&#233;veloppent parall&#232;lement, et qui, non seulement ne se rencontrent jamais mais encore, situation surpre&#173;nante, ne s'influencent l'une l'autre que d'une fa&#231;on accidentelle, extrins&#232;que, inconvenante, en tout cas &lt;i&gt;pr&#233;-dialectique&lt;/i&gt;. Faut-il s'en &#233;tonner ? A cette question, J.-M. Beno&#238;t, dans la perspective qui lui est propre, formule un commencement de r&#233;ponse. En se r&#233;clamant d'un texte de Marx : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Un &#234;tre non objectif est un non-&#234;tre&lt;/q&gt; (&lt;i&gt;L'id&#233;o&#173;logie allemande&lt;/i&gt;), et d'un autre texte emprunt&#233; au &lt;i&gt;Capital &lt;/i&gt; : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le travail est la substance et la mesure immanente des valeurs, mais lui-&#173;m&#234;me n'a pas de valeur&lt;/q&gt;, notre auteur n'h&#233;site point, dans le style qu'il cultive, &#224; manier l'humour noir :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Il y aura certes lieu de reconna&#238;tre la pertinence d'une telle analyse qui fait de la plus-value l'&#234;tre &#233;vanescent m&#234;me, inobjectif, si l'on peut dire, suppl&#233;ment insituable confisqu&#233; au moment du contrat de travail sans appara&#238;tre tel quel, et r&#233;affleurant apr&#232;s un cheminement souterrain, sous la forme d'un &lt;i&gt;retour du refoul&#233; &lt;/i&gt; au moment du march&#233;, dans la fixation du prix de vente, et de la marge b&#233;n&#233;ficiaire, comme une composante du profit. Dans le travail oni&#173;rique de ce processus, il y a &#224; souligner l'intelligence de cette struc&#173;ture par laquelle le concept clef, celui qui commande toute l'ali&#233;&#173;nation et constitue la pierre d'angle d'une critique de l'&#233;conomie politique, ce concept de plus-value se trouve finalement &#234;tre une ab&#173;sence, un jamais-pr&#233;sent... Ce que cette th&#233;orie de la plus-value &lt;i&gt;met en sc&#232;ne&lt;/i&gt;, ce sont des universaux, des g&#233;n&#233;riques,&lt;i&gt; i.e. &lt;/i&gt; des entit&#233;s qui doivent leur persistance de substances &#224; la m&#233;taphysique... La plupart des analyses du &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Capital&lt;/span&gt; sont donc ob&#233;r&#233;es doublement : par un emprunt inaper&#231;u &#224; des universaux m&#233;taphysiques (...) ; et par une suite d&#233;n&#233;&#173;gatrice qui m&#232;ne, en un d&#233;sir de d&#233;pouiller la d&#233;froque philosophique, &#224; recourir &#224; des donn&#233;es empiriques... Une m&#233;taphysique inavou&#233;e, contamin&#233;e par une pens&#233;e de la &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;techn&#232;&lt;/span&gt;, voil&#224; ce &#224; quoi nous abou&#173;tissons &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Marie Benoist, op. cit., p. 208 et suiv.&#034; id=&#034;nh9-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce raccourci ironique, comment ne pas reconna&#238;tre une lucide confirmation du jugement s&#233;v&#232;re que je me suis efforc&#233; de formuler tant de fois, condamnant&lt;i&gt; la contamination&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;non dialectique&lt;/i&gt;, du fait brut par une mauvaise m&#233;taphysique, le tout aboutissant &#224; un concept inutilisable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb9-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jean-Marie Benoist, &lt;i&gt;op. cit.&lt;/i&gt;, p. 208 et suiv.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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