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	<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Pierre-Joseph Proudhon - La peur d'un homme </title>
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		<dc:date>2024-01-15T10:19:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>V&#233;ronique Fau-Vincenti</dc:creator>


		<dc:subject>Pierre-Joseph Proudhon</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;i&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>@narlivres</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En opposition avec ses aspirations &#224; la libert&#233; et &#224; l'&#233;galit&#233;, Proudhon ne r&#233;serve aux femmes que la place de&lt;i&gt; &#171; m&#233;nag&#232;res ou courtisanes &#187;&lt;/i&gt;. Deux femmes, deux &lt;i&gt;&#171; insurg&#233;es aux doigts tach&#233;s d'encre &#187;&lt;/i&gt; lui tiendront t&#234;te et auront raison du &lt;i&gt;&#171; vieux pudibond &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-itineraire-une-vie-une-pensee-no7-pierre-joseph-proudhon-" rel="directory"&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e n&#176;7 : &#171; Pierre-Joseph Proudhon &#187;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-pierre-joseph-proudhon-+" rel="tag"&gt;Pierre-Joseph Proudhon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-itineraire-une-vie-une-pensee-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-source-narlivres-+" rel="tag"&gt;@narlivres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1184-cc089.png?1774715348' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En opposition avec ses aspirations &#224; la libert&#233; et &#224; l'&#233;galit&#233;, Proudhon ne r&#233;serve aux femmes que la place de&lt;i&gt; &#171; m&#233;nag&#232;res ou courtisanes &#187;&lt;/i&gt;. Deux femmes, deux &lt;i&gt;&#171; insurg&#233;es aux doigts tach&#233;s d'encre &#187;&lt;/i&gt; lui tiendront t&#234;te et auront raison du &lt;i&gt;&#171; vieux pudibond &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; Les hommes en g&#233;n&#233;ral n'aiment point les femmes d'esprit et cela probablement par la m&#234;me raison que les pr&#234;tres et les tyrans ha&#239;ssent les philosophes. Un instinct secret les avertit les uns et les autres que le r&#232;gne des pr&#233;jug&#233;s cesse quand celui de la raison s'&#233;tablit.&lt;/q&gt; Constance de Salm.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Proudhon et les femmes..., vaste sujet d'autant qu'il s'inscrit dans un si&#232;cle o&#249; &#171; la&lt;br class='autobr' /&gt; question &#187; des femmes occupe nombre d'esprits. Romanciers, po&#232;tes, philosophes ou hommes politiques l'aborderont en effet comme une n&#233;cessit&#233; brillante. Proudhon sera de ceux-l&#224; et, d'une note en bas de page dans &lt;i&gt;Qu'est-ce que la Propri&#233;t&#233; ?&lt;/i&gt; en 1840 &#224; la publication posthume en 1875 de &lt;i&gt;De la Pornocratie&lt;/i&gt; &lt;i&gt;ou les Femmes dans les temps modernes&lt;/i&gt;, la question de la destin&#233;e sociale des femmes restera pr&#233;sente dans ses &#233;crits ; dans le&lt;i&gt; Syst&#232;me des contradictions &#233;conomiques&lt;/i&gt; en 1846, mais aussi dans deux &#233;tudes de &lt;i&gt;De la Justice&lt;/i&gt; &lt;i&gt;dans la R&#233;volution et dans l'Eglise &lt;/i&gt; en 1858.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ces r&#233;flexions s'ajouteront nombreux articles de journaux o&#249; Proudhon sera mis en demeure de s'expliquer tant bien que mal face aux attaques en r&#232;gle des f&#233;ministes... Devant l'ampleur des d&#233;bats et des &#233;tudes, nous nous bornerons &#224; exposer bri&#232;vement l'analyse proudhonienne. Aussi conviendra-t-il de &#171; replacer &#187; l'id&#233;e de la femme dans le syst&#232;me proudhonien et dans les pratiques sociales de son &#233;poque ; ne pas n&#233;gliger, enfin, les r&#233;actions suscit&#233;es par le discours masculin. Le f&#233;minisme qui retrouve alors un nouveau souffle (Seconde R&#233;publique) ne manquera pas de r&#233;pliquer aux contradictions masculines.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Proudhon et ses contemporains &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avant d'aborder point par point l'id&#233;al proudhonien, il nous semble utile de resituer Proudhon parmi les hommes de son &#233;poque. Force est de constater en effet que de Proudhon &#224; Hegel, du p&#232;re de l'anarchisme au th&#233;oricien de l'&#201;tat, unanimit&#233; est faite autour de la question des femmes. Le principe d'une &#171; essence &#187;, d'une &#171; identit&#233; &#187; f&#233;minine est admis par tous. Si la fonction sociale de la femme est restreinte &#224; &#171; sa &#187; vocation maternelle et nourrici&#232;re, c'est que son corps la condamne &#224; &#234;tre l'unique instrument de reproduction. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;L'humanit&#233; est m&#226;le&lt;/q&gt; et, du m&#234;me coup, l'homme d&#233;finit la femme relativement &#224; lui : jamais concurrente, donc jamais &#233;quivalente, la femme est l'autre de l'homme ; ses fonctions &#171; compl&#232;tent &#187; celles de l'homme : il pense, elle aime, il con&#231;oit, elle met au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce titre, le partage des r&#244;les se fait non selon les comp&#233;tences individuelles (ce qui constituera le leurre de Fourier), mais selon l'appartenance &#224; l'un ou l'autre des sexes. La fonction naturelle de la femme &#8212; la maternit&#233; &#8212; lui interdit du m&#234;me coup de participer &#224; tout acte &#171; social &#187;. La justification de cette partition repose sur cette &#171; identit&#233; &#187; naturelle entre mythes et r&#233;alit&#233;s. Ainsi du procureur Chaumette qui s'adressait aux femmes venues assister aux discussions de la Convention nationale : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Femmes imprudentes qui voulez devenir des hommes n'&#234;tes-vous pas assez bien partag&#233;es ? Que vous faut-il de plus ? Au nom de la nature restez ce que vous &#234;tes, et loin de nous envier les p&#233;rils d'une vie orageuse, contentez-vous de nous la faire oublier au sein de nos familles&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; par Alfred Dessens, Les Revendications des droits de la femme au point (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le mot est lanc&#233; ! Et pourtant, l'&#233;pisode r&#233;volutionnaire est marqu&#233; par l'&#233;mergence des femmes sur la sc&#232;ne publique. Leur participation active au mouvement bousculera l'univers masculin : il est vrai qu'elles r&#233;clameront plus pour l'am&#233;lioration de leur condition qu'elles n'en avaient jamais sollicit&#233; en plusieurs si&#232;cles. En septembre 1791 paraissent sous l'&#233;gide d'Olympes de Gouges &lt;i&gt;les Droits de la femme et de la citoyenne&lt;/i&gt; o&#249; elle clame pour les femmes le droit de monter &#224; la tribune comme celui de p&#233;rir sur l'&#233;chafaud (pour toute r&#233;ponse, elle sera guillotin&#233;e le 3 novembre 1793 !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 octobre 1793, les clubs f&#233;minins li&#233;s &#224; la fraction la plus radicale de la r&#233;volution sont interdits. Le 4 prairial an 111 (1795) enfin la Convention nationale d&#233;cr&#232;te : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Toutes les femmes se retireront jusqu'&#224; ce qu'autrement soit ordonn&#233;es dans leur domicile respectif, celles qui une heure apr&#232;s le pr&#233;sent d&#233;cret seront trouv&#233;es dans les rues attroup&#233;es au-dessus d'un nombre de cinq seront dispers&#233;es et mises en &#233;tat d'arrestation jusqu'&#224; ce que la tranquillit&#233; publique soit r&#233;tablie dans Paris&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; par P.-M. Duhet, Les Femmes et la R&#233;volution, &#233;d. Julliard, 1971, p. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lendemains de la R&#233;volution fran&#231;aise marqueront ainsi les jours les plus sombres de l'histoire des femmes : interdites de cit&#233;, leur sort est d&#233;sormais r&#233;gl&#233; par le Code civil. Napol&#233;on, aid&#233; et entour&#233; d'une commission de quatre membres, y stigmatise le r&#244;le de la femme. Code civil que Proudhon saluera en ces termes : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le Code civil, interpr&#232;te de la R&#233;volution, est admirable en la mati&#232;re&lt;/q&gt; ; et de citer :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Art. 212 : les &#233;poux se doivent mutuellement fid&#233;lit&#233;, secours et assistance.&lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; Art. 213 : le mari doit protection &#224; sa femme, la femme ob&#233;issance &#224; son mari&lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Art. 214 : la femme est oblig&#233;e d'habiter avec le mari et de le suivre partout o&#249; il juge &#224; propos de r&#233;sider&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre-Joseph Proudhon, De la Justice dans la R&#233;volution et dans l'Eglise, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s peu d'hommes s'opposeront en fait &#224; cette conception de la femme &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;&#233;ternelle mineure&lt;/q&gt;. Seuls quelques-uns, de Condorcet aux disciples de Saint-Simon ou de Fourier, pr&#233;coniseront une voie nouvelle pour les femmes. Les autres s'attacheront &#224; une image mythique o&#249; l'individualit&#233; sera ni&#233;e, mais o&#249; l'entit&#233; f&#233;minine sera &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;adul&#233;e&lt;/q&gt;. Cette croyance en une in&#233;galit&#233; naturelle de l'homme et de la femme va entra&#238;ner dans son sillage une cons&#233;cration de la &#171; f&#233;minit&#233; &#187;. Ainsi du discours proudhonien qui se veut &#234;tre celui d'une c&#233;l&#233;bration de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raillant les penseuses qui &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;tuent leur prog&#233;niture&lt;/q&gt; par leurs &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;baisers qui sentent l'homme&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Id., ibid., p. 200.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, il ne cesse de c&#233;l&#233;brer les femmes pour leur beaut&#233;, leur sensibilit&#233;. A celles qui s'opposent, il r&#233;pond : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Mesdames, si le droit de la femme &#233;tait la seule chose qui vous tint au c&#339;ur, voici tout ce que vous aviez &#224; me dire : Monsieur Proudhon, vous &#234;tes jusqu'&#224; pr&#233;sent le premier de nos d&#233;fenseurs et nous sommes heureuses de vos excellentes dispositions. (...) Il y a en vous l'&#233;toffe d'un fervent adorateur de la femme, d'un f&#233;al chevalier de la reine du ciel&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre-Joseph Proudhon, De la Pornocratie ou les Femmes dans les temps (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux auteurs seront tr&#232;s proches de Proudhon sur la question des femmes. A propos de Michelet, Jeanne Calo remarque : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Le misogyne est par d&#233;finition celui qui hait la femme tandis que l'antif&#233;ministe peut l'admirer sous ses aspects essentiellement f&#233;minins et m&#234;me en faire une idole. Il la cantonne pourtant dans ses r&#244;les de procr&#233;atrice et d'&#233;pouse d&#233;vou&#233;e (...). S'il lui attribue des qualit&#233;s de c&#339;ur et de sensibilit&#233;, il lui refuse les facult&#233;s intellectuelles qu'il croit propres &#224; l'autre sexe. Il est toujours de mani&#232;re plus ou moins consciente imbu de la supr&#233;matie masculine, convaincu que la femme a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e pour le bonheur de l'homme et que c'est &#224; ce dernier qu'incombe la t&#226;che de diriger la famille et la nation&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jeanne Calo, La Cr&#233;ation de la femme chez Michelet, &#233;d. Nizet, 1975, in (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Proudhon, d'ailleurs en correspondance avec Michelet, note :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Bruxelles, 23 janvier 1859, &lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Cher ma&#238;tre, &lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;J'ai re&#231;u, chacune en son temps, vos bonnes lettres et votre &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Amour, La Femme&lt;/span&gt; ne m'est pas encore parvenue et je garde l'exemplaire de notre ami, M. Jonqui&#232;res. &lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; Vous &#234;tes toujours vous-m&#234;me, fid&#232;le dans votre vie et marchant toujours dans votre progr&#232;s. (...) J'ai lu l'&lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Amour&lt;/span&gt;, ce n'&#233;tait pas la peine que vous pr&#233;tendissiez diff&#233;rer d'opinion avec moi. Nous voulons tous les deux la m&#234;me femme forte, la famille sacr&#233;e, le mariage inviolable. L'&#233;poux et le p&#232;re souverains parce qu'il est d&#233;vou&#233; comme le Christ, &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Deus quia passus&lt;/span&gt;&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;P.-J. Proudhon, De la Pornocratie, op. cit., p. 318.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'id&#233;al proudhonien &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si Proudhon aborde r&#233;guli&#232;rement ce qu'il est convenu d'appeler la &#171; question &#187; des femmes, c'est dans &lt;i&gt;De la Justice&lt;/i&gt; qu'il s'explique le plus clairement. A ce titre, les dixi&#232;me et onzi&#232;me &#233;tudes (&lt;i&gt;Amour et Mariage&lt;/i&gt;) ne se veulent pas &#234;tre uniquement consacr&#233;es aux femmes. Proudhon y souhaite &#224; la fois justifier son opinion et replacer le r&#244;le d&#233;volu aux femmes au travers d'une probl&#233;matique beaucoup plus large... vers la Justice. Son discours se fera moins coupant : il s'agit pour lui de faire la d&#233;monstration du bien-fond&#233; du statut f&#233;minin. Aussi s'il conclut dans le premier chapitre de la onzi&#232;me &#233;tude &#224; la triple inf&#233;riorit&#233; des femmes, du point de vue physique, moral et intellectuel (p. 181), c'est pour affirmer que la femme est sup&#233;rieure &#224; l'homme non &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;par le travail, le g&#233;nie et la justice&lt;/q&gt; o&#249; &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;l'homme est &#224; la femme comme 27 est &#224; 8&lt;/q&gt; mais &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;par les gr&#226;ces de la figure et de l'esprit, par l'am&#233;nit&#233; du caract&#232;re et la tendresse du c&#339;ur&lt;/q&gt;, o&#249; elle est &#224; l'homme comme 27 est &#224; 8 (p. 271)&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Proudhon, De la Justice, op. cit., p. 271. Affirmant la triple inf&#233;riorit&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affirmant donc l'inf&#233;riorit&#233; f&#233;minine et son incapacit&#233; &#224; s'illustrer dans le domaine de la pens&#233;e ou de l'action, Proudhon applaudit bien fort aux qualit&#233;s d'amour et de tendresse qui la caract&#233;risent. Son propos consiste ainsi &#224; opposer inlassablement des aptitudes dites f&#233;minines et masculines. De la m&#234;me fa&#231;on, il d&#233;clare que &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;du c&#244;t&#233; masculin&lt;/q&gt; on note &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;brutalit&#233;, paresse &#233;go&#239;ste, l&#226;che tyrannie ; que de crapule !&lt;/q&gt; et chez la femme on remarque &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;l&#233;g&#232;ret&#233;, folie, parfois insolence !&lt;/q&gt;, mais aussi &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ineptie et bavardage&lt;/q&gt; et &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;noblesse, ordure sous sa vaine coquetterie&lt;/q&gt; (p. 279).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son but est de prouver que si l'un a re&#231;u de la nature la puissance et l'autre la beaut&#233;, ils peuvent &#224; eux deux exprimer une forme achev&#233;e de l'humanit&#233;. Point d'&#233;galit&#233; et d'&#233;quivalence, mais compl&#233;mentarit&#233; qui m&#232;ne &#224; l'&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;union naturelle&lt;/q&gt;. Tout en r&#233;novant d'avec le mythe platonicien de l'androgynie selon lequel l'humanit&#233; aurait compt&#233; un &#234;tre androgyne avec deux t&#234;tes, quatre bras et quatre jambes, Proudhon cherche &#224; garantir et la n&#233;cessit&#233; du mariage et l'incommutabilit&#233; des &#171; qualit&#233;s &#187; masculines et f&#233;minines. (D'autres comme Fourier et Enfantin y verront au contraire un facteur de mobilit&#233; sexuelle !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mariage devient ainsi l'union de &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;deux &#233;l&#233;ments h&#233;t&#233;rog&#232;nes, la puissance et la gr&#226;ce&lt;/q&gt; car &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;toute la cr&#233;ation qui, de la mousse aux mammif&#232;res, a pr&#233;par&#233;, par la distinction des sexes, l'ineffable myst&#232;re, applaudit au mariage&lt;/q&gt; (p. 275). Si l'homme et la femme ne sont pas &#233;gaux &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;devant la soci&#233;t&#233;, dans la pratique ext&#233;rieure et dans tout ce qui concerne les travaux et la direction de la vie, l'administration et la d&#233;fense de la R&#233;publique&lt;/q&gt; reste n&#233;anmoins qu'au &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;point de vue de leur dignit&#233; et de la f&#233;licit&#233;, dans le secret de la chambre nuptiale et dans leur for int&#233;rieur, oui ! ils sont &#233;gaux !&lt;/q&gt; (p. 278).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#234;tre familial est, selon Proudhon, le garant de la justice dans la mesure o&#249; &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;il faut une dualit&#233; form&#233;e de qualit&#233;s dissemblables et compl&#233;mentaires&lt;/q&gt; (p. 264). La justice s'exprimerait en fait par trois degr&#233;s de juridiction : le mariage, qui unit deux &#234;tres compl&#233;mentaires, en est le premier degr&#233;. Vient ensuite la famille o&#249; l'enfant recevrait par l'amour la r&#233;v&#233;lation de la justice. Cette communaut&#233; de conscience serait l'embryon de toute r&#233;publique. Au troisi&#232;me degr&#233; enfin se trouve la cit&#233;. Au bout du compte, Proudhon cherche &#224; se laver des attaques et des accusations des f&#233;ministes. Dans &lt;i&gt;De la Justice&lt;/i&gt;, il justifie la subordination de la femme sans cesser cependant de la louer. Quand il s'interroge sur le sort de la femme (chapitre III de la 11&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; &#233;tude), il ne peut que conclure &#224; une destination &#171; domestique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nature de la femme, contre laquelle elle ne peut lutter, la conduit &#224; la maternit&#233; o&#249; elle &#171; excelle &#187; par d&#233;finition. Malheur donc &#224; celles qui chercheront une voie nouvelle ou rivaliseront avec l'homme car s'&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;il y a antagonisme, joute, agiotage, discorde, guerre&lt;/q&gt; (p. 258), il n'y a plus d'entit&#233; androgyne, plus de famille et enfin la justice se trouverait compromise.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Proudhon pol&#233;mique &lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1561 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH216/jeanne_deroin_1-3ede0-05a3e.jpg?1774706647' width='150' height='216' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt; Jeanne Deroin.&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Fid&#232;le &#224; ses &#233;crits, Proudhon ne manquera pas de r&#233;agir d&#232;s qu'objection lui sera faite. Son fameux &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;m&#233;nag&#232;res ou courtisanes&lt;/q&gt; des &lt;i&gt;Contradictions &lt;/i&gt; illustrera, jusqu'&#224; sa mort, son propos. L'ann&#233;e 1848 fera date dans l'histoire des femmes. Il s'agit tout d'abord de leur &#171; retour &#187; sur la sc&#232;ne r&#233;volutionnaire o&#249; elles seront pr&#233;sentes comme en 1789. Mais la question du droit de vote universel va raviver d&#233;bats et pol&#233;miques. D&#232;s f&#233;vrier, certaines journalistes de &lt;i&gt;la Voix des femmes&lt;/i&gt;, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;organe des int&#233;r&#234;ts de toutes&lt;/q&gt;, vont r&#233;clamer le droit de cit&#233;. Le 28 mars, Jeanne Deroin publie une &lt;i&gt;P&#233;tition au gouvernement provisoire pour demander les droits politiques des femmes&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1849, apr&#232;s avoir fond&#233; son propre journal, la premi&#232;re &#171; suffragette &#187; clame que &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;le moment est venu pour la femme de prendre part au mouvement social et &#224; l'&#339;uvre de r&#233;g&#233;n&#233;ration sociale&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'Opinion des femmes, 10 avril 1849.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Elle revendique enfin le droit de participer aux travaux de l'Assembl&#233;e l&#233;gislative et &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;pose sa candidature&lt;/q&gt;. Le 10 avril 1849, elle proteste : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Vous &#234;tes d&#233;mocrates socialistes, vous voulez l'abolition de l'exploitation de l'homme par l'homme et de la femme par l'homme, vous voulez l'abolition de tous les privil&#232;ges de sexe, de race, de naissance, de caste et de fortune, vous voulez sinc&#232;rement toutes les cons&#233;quences de nos grands principes : libert&#233;, &#233;galit&#233;, fraternit&#233; ? C'est au nom de ces principes qui n'admettent pas d'exclusion injuste que je me pr&#233;sente candidat &#224; l'Assembl&#233;e l&#233;gislative et que je viens demander votre appui au moins pour obtenir de votre justice que je ne sois point &#233;cart&#233;e de cette liste au nom d'un privil&#232;ge de sexe qui est une violation manifeste des principes d'&#233;galit&#233; et de fraternit&#233;&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'Opinion des femmes, 10 avril 1849.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ses nombreux d&#233;tracteurs, nous trouvons tout naturellement Proudhon qui s'expliquera dans deux articles du &lt;i&gt;Peuple &lt;/i&gt; sur cette candidature qui fut, malgr&#233; un long et acharn&#233; combat, jug&#233;e inconstitutionnelle. Proudhon y affirmera une fois de plus que le r&#244;le de la femme est au foyer et que, quoi qu'il en soit, le vote ne saurait uniquement r&#233;soudre la question sociale. D'autres comme Michelet notent que la femme est un &#234;tre superstitieux, naturellement &#171; conservateur &#187; et craignent ainsi que donner le droit de vote aux femmes revienne &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;&#224; faire tomber dans l'urne 80 000 bulletins pour les pr&#234;tres&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Droit politique des femmes, 1er mai 1850, citation extraite de la r&#233;ponse (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout du compte, la pol&#233;mique ne s'arr&#234;te pas l&#224; : exclu en 1848 comme en 1789, le mouvement f&#233;minin, alors proche des r&#233;volutionnaires, va peu &#224; peu s'organiser en mouvement autonome pour finir par se d&#233;solidariser d'avec les luttes ouvri&#232;res. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Invit&#233;es &#224; subordonner leurs revendications &#224; la lutte des classes&lt;/q&gt;, les femmes vont se lancer dans un militantisme f&#233;ministe, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;d&#233;but d'un long malentendu&lt;/q&gt; comme le signale Michelle Perrot : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;le f&#233;minisme est alors condamn&#233; &#224; &#234;tre bourgeois quasi par essence&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michelle Perrot, Histoire de la vie priv&#233;e, &#233;d. du Seuil, tome IV, p. 103.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1564 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH213/746415-36488-0d6df.jpg?1774706647' width='150' height='213' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Jenny d'H&#233;ricourt&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;La rupture consomm&#233;e, les f&#233;ministes vont d&#233;sormais lancer des attaques en r&#232;gle. La th&#233;orie proudhonienne sur la femme et l'amour se r&#233;v&#232;le &#234;tre &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;une cible offerte&lt;/q&gt; tant Proudhon y brasse paradoxes, aberrations scientifiques et misogynie exemplaire. Deux femmes, deux &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;insurg&#233;es aux doigts tach&#233;s d'encre&lt;/q&gt; selon ses propres termes, vont lui tenir t&#234;te. En d&#233;cembre 1856, Jenny d'H&#233;ricourt publie dans la &lt;i&gt;Revue philosophique&lt;/i&gt; (dont elle est la collaboratrice) un article, &#171; M. Proudhon et les femmes &#187;. Un mois plus tard, il lui r&#233;pond, suscitant une nouvelle r&#233;plique de d'H&#233;ricourt en f&#233;vrier 1857. Si bien qu'en mars Proudhon s'adresse aux r&#233;dacteurs de la revue en leur signifiant ne plus vouloir poursuivre la pol&#233;mique.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1563 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/131864214_o.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH230/131864214_o-e8035-3bc3a.jpg?1774706647' width='150' height='230' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Juliette Lamber&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En 1858, Proudhon publie &lt;i&gt;De la Justice dans la R&#233;volution et dans l'Eglise&lt;/i&gt; o&#249; deux &#233;tudes sont enti&#232;rement consacr&#233;es &#224; la question des femmes. Il n'aborde cependant rien de la pol&#233;mique et des d&#233;bats qui l'oppose &#224; elles. Cette ann&#233;e-l&#224; paraissent les &lt;i&gt;Id&#233;es antiproudhoniennes&lt;/i&gt; de Juliette Lamber (Juliette La Messine). La jeune romanci&#232;re va, dans un style alerte et incisif, mettre en difficult&#233; le vieux Proudhon. Elle s'inqui&#232;te de ce que &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ses doctrines sur la femme (...) expriment le sentiment g&#233;n&#233;ral des hommes, qui &#224; quelque parti qu'ils appartiennent, progressistes ou r&#233;actionnaires, monarchistes ou r&#233;publicains, chr&#233;tiens ou pa&#239;ens, ath&#233;es ou d&#233;vots seraient enchant&#233;s qu'on trouv&#226;t le moyen de concilier &#224; la fois leur &#233;go&#239;sme et leur conscience en un syst&#232;me qui leur perm&#238;t de conserver les b&#233;n&#233;fices de l'exploitation appuy&#233;e sur la force, sans avoir &#224; craindre les protestations fond&#233;es sur le droit&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Juliette Lamber, Id&#233;es antiproudhoniennes, &#233;d. Dentu, 1861, in Histoire du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La saint-simonienne Jenny d'H&#233;ricourt publie en 1860 &#224; Bruxelles deux volumes intitul&#233;s La Femme affranchie, r&#233;ponse &#224; &lt;i&gt;MM. Michelet, Proudhon, E. de Girardin et autres novateurs modernes&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1562 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH170/973a8bfd7ad09a107a65168901efbfa4-3f652-a1209.jpg?1774706647' width='150' height='170' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Jenny d'H&#233;ricourt&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Et ses deux insurg&#233;es vont se &#171; moquer &#187; des arguments avanc&#233;s par Proudhon. En particulier de son argumentation pr&#233;tendument scientifique : Jenny d'H&#233;ricourt l'enjoint &#224; se mettre au courant des derniers r&#233;sultats de la phr&#233;nologie, de l'anatomie, etc. Que si, comme il l'affirme dans &lt;i&gt;De la Justice&lt;/i&gt;, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;la pens&#233;e en tout &#234;tre vivant est proportionnelle &#224; la force&lt;/q&gt; (p. 191), il ne doit pas &#234;tre difficile de prouver gr&#226;ce &#224; un dynamom&#232;tre &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;qu'un portefaix pense mieux qu'un philosophe&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Id. ib., pp. 49 et 319.&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, elles lui reprochent s&#233;v&#232;rement d'&#234;tre en contradiction avec ses &#233;crits car s'il soutient que &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ni la figure, ni la naissance, ni les facult&#233;s, ni la fortune, ni le rang, ni la profession, ni le talent, ni rien de ce qui distingue les individus, n'&#233;tablit entre eux une diff&#233;rence d'esp&#232;ce, tous &#233;tant hommes et la loi ne r&#233;glant que des rapports humains, elle est la m&#234;me pour tous&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cit&#233; par Jenny d'H&#233;ricourt, La Femme affranchie, 1860, in Histoire du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, reste &#224; prouver que la femme est hors de l'esp&#232;ce humaine !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Proudhon, victime et bourreau &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ces attaques, fort bien men&#233;es au demeurant, agaceront Proudhon. Il s'en expliquera dans &lt;i&gt;De la Pornocratie&lt;/i&gt;, publication posthume. Dans cet ouvrage, Proudhon s'accrochera &#224; ses th&#232;ses jusqu'&#224; en sombrer ! Sa r&#233;ponse sera donc &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;presque parfois injurieuse et, sous une apparence d'argumentation m&#233;thodique et ordonn&#233;e, elle demeure confuse, malveillante et sans nulle gr&#226;ce&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J.-L. Puech, auteur de l'introduction et des annotations de De la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ainsi de l'introduction :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;A M&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;mes&lt;/sup&gt; J*** L** et Jenny d'H***, &lt;/q&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt; Je poss&#232;de vos trois volumes et je les ai lus : ce n'a pas &#233;t&#233; sans effort. Jamais je n'&#233;prouverai pareil m&#233;compte, jamais plus d&#233;testable cause ne fut servie par de si pauvres moyens. (...) et ce qui m'affecte de votre part, c'est l'effronterie m&#234;me de la d&#233;raison (...). Vous figurez, comme dames patronesses, au premier rang de cette pornocratie qui, depuis plus de trente ans, a fait reculer en France la pudeur publique &lt;/q&gt; (pp. 326-328).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pens&#233;e proudhonienne se divise en diff&#233;rentes &#233;poques : la premi&#232;re, constitu&#233;e des &lt;i&gt;Contradictions&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;De la Justice&lt;/i&gt;, o&#249; il s'exprime sur la destin&#233;e sociale de la femme ; la seconde, celle des pol&#233;miques qui ternissent sa philosophie aupr&#232;s de la population f&#233;minine &#233;mancip&#233;e ; et enfin celle de la &lt;i&gt;Pornocratie &lt;/i&gt; o&#249; il perd, semble-t-il, sa coh&#233;rence et sa cr&#233;dibilit&#233;. Une constante demeure cependant : l'antif&#233;minisme, voire la misogynie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi r&#233;voltantes que soient ses th&#233;ories en la mati&#232;re, il s'agit l&#224; d'opinions largement r&#233;pandues et partag&#233;es par la plupart des hommes de son &#233;poque. Le nombre impressionnant d'ouvrages masculins traitant de la question des femmes est l&#224; pour en attester ; ce qui fera dire en 1929 &#224; Virginia Woolf que de &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;tous les animaux de la cr&#233;ation, la femme est celui dont on discute le plus&lt;/q&gt;. Ces &#233;crits qui sont aussi bien le fait de m&#233;decins, de biologistes ou d'hommes &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;que rien ne semble qualifier en apparence pour parler des femmes, sinon qu'ils n'en sont pas&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Virginie Woolf, Une chambre &#224; soi (1929), &#233;d. Deno&#233;l, 1986, pp. 41-42.&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, oscillent entre deux opinions contradictoires qui vont du sentiment d'admiration pour la &#171; chose &#187; femme (plus particuli&#232;rement m&#232;re) au m&#233;pris de l'individu &#171; femelle &#187;. A ce titre, Proudhon n'a rien invent&#233; : il a &#233;t&#233; autant victime d'une tradition s&#233;culaire d'antif&#233;minisme que bourreau de la condition f&#233;minine. Son audience dans le public militant et ouvrier est &#171; r&#233;elle &#187; dans la mesure o&#249; elle r&#233;pond &#224; une volont&#233;, &#224; un besoin : garder une image &#171; pure &#187;, quasi mythique, de la femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin du si&#232;cle, le mouvement anarchiste s'entred&#233;chirera sur ce sujet selon le m&#234;me sch&#233;ma, parfois nous trouvons dans &lt;i&gt;le Libertaire&lt;/i&gt; des articles qui d&#233;noncent l'&#233;go&#239;sme masculin en s'attaquant aux id&#233;es de Proudhon&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L. Grandidier, &#171; Sur l'inf&#233;riorit&#233; de la femme &#187;, le Libertaire du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et d'autres, comme celui de Rodolphe V&#233;ris, affirmant : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Que la femme suive donc les instincts de sa nature en demeurant au foyer pour &#233;lever les tout-petits, qu'elle garde intacte &#224; l'abri des vulgaires compromissions sa belle fonction de premi&#232;re &#233;ducatrice de tous les hommes&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Libertaire, 6 avril 1901, p. 1.&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Tous s'accorderont &#224; multiplier des attaques parfois violentes contre les f&#233;ministes qu'ils rangent d'embl&#233;e parmi les bourgeoises et les intellectuelles. Ceux qui adh&#232;rent aux luttes de leurs compagnes ne pourront s'emp&#234;cher de combattre les femmes qui veulent construire un mouvement sp&#233;cifique... Ayant mis &#224; l'&#233;cart la femme durant tous les combats du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, ils n'admettront pas que celles qu'ils ont exclues du genre humain puissent salutairement leur livrer bataille.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1566 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;62&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/image_courbet_gustave_pierre-joseph_proudhon_et_ses_enfants_en_1853_ppp34_581794.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH381/image_courbet_gustave_pierre-joseph_proudhon_et_ses_enfants_en_1853_ppp34_581794-c34d5.jpg?1774915569' width='500' height='381' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Gustave Courbet - Pierre-Joseph Proudhon et ses enfants 1853
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cit&#233; par Alfred Dessens, &lt;i&gt;Les Revendications des droits de la femme au point de vue politique&lt;/i&gt;, Toulouse, 1905, p. 165, in &lt;i&gt;Histoire du f&#233;minisme fran&#231;ais&lt;/i&gt;, Ma&#239;t&#233; Albistur et Daniel Amorgath, &#233;d. des Femmes, 1977.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cit&#233; par P.-M. Duhet, &lt;i&gt;Les Femmes et la R&#233;volution&lt;/i&gt;, &#233;d. Julliard, 1971, p. 164, in &lt;i&gt;Histoire du f&#233;minisme&lt;/i&gt;, op. cit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pierre-Joseph Proudhon, &lt;i&gt;De la Justice dans la R&#233;volution et dans l'Eglise&lt;/i&gt;, &#233;d. Marcel-Rivi&#232;re, 1935 (1858), p. 291.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Id., ibid., p. 200.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pierre-Joseph Proudhon, &lt;i&gt;De la Pornocratie ou les Femmes dans les temps modernes&lt;/i&gt;, &#233;d. Marcel-Rivi&#232;re, 1939 (1875), p. 338.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jeanne Calo, &lt;i&gt;La Cr&#233;ation de la femme chez Michelet&lt;/i&gt;, &#233;d. Nizet, 1975, in &lt;i&gt;Histoire du f&#233;minisme&lt;/i&gt;, op. cit., p. 262.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;P.-J. Proudhon, &lt;i&gt;De la Pornocratie&lt;/i&gt;, op. cit., p. 318.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Proudhon, &lt;i&gt;De la Justice&lt;/i&gt;, op. cit., p. 271. Affirmant la triple inf&#233;riorit&#233; de la femme par rapport &#224; l'homme, Proudhon utilise une comparaison arithm&#233;tique : la femme est &#224; l'homme comme 8 (2 X 2 X 2) est &#224; 27 (3 X 3 X 3) &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;par le travail, le g&#233;nie et la justice&lt;/q&gt;. Tandis que pour la deuxi&#232;me comparaison, le rapport s'inverse : la femme est &#224; l'homme comme 27 est &#224; 8.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt; L'Opinion des femmes&lt;/i&gt;, 10 avril 1849.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;L'Opinion des femmes&lt;/i&gt;, 10 avril 1849.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Droit politique des femmes&lt;/i&gt;, 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai 1850, citation extraite de la r&#233;ponse d'une anonyme &#224; Michelet sur la question du vote.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Michelle Perrot, &lt;i&gt;Histoire de la vie priv&#233;e&lt;/i&gt;, &#233;d. du Seuil, tome IV, p. 103.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Juliette Lamber, &lt;i&gt;Id&#233;es antiproudhoniennes&lt;/i&gt;, &#233;d. Dentu, 1861, in &lt;i&gt;Histoire du f&#233;minisme&lt;/i&gt;, op. cit., p. 319.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Id. ib., pp. 49 et 319.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cit&#233; par Jenny d'H&#233;ricourt,&lt;i&gt; La Femme affranchie&lt;/i&gt;, 1860, in &lt;i&gt;Histoire du f&#233;minisme&lt;/i&gt;, op. cit., p. 319.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;J.-L. Puech, auteur de l'introduction et des annotations de &lt;i&gt;De la Pornocratie&lt;/i&gt;, op. cit. (note 1, p. 325).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Virginie Woolf, &lt;i&gt;Une chambre &#224; soi&lt;/i&gt; (1929), &#233;d. Deno&#233;l, 1986, pp. 41-42.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;L. Grandidier, &#171; Sur l'inf&#233;riorit&#233; de la femme &#187;, &lt;i&gt;le Libertaire&lt;/i&gt; du 17.09.1899, p.1 ; S. Carruette, &#171; La femme de demain &#187;,&lt;i&gt; le Libertaire&lt;/i&gt; du 22.04.1900, p. 1 J. Wintsch, &#171; Sur la femme &#187;, &lt;i&gt;le Libertaire&lt;/i&gt; du 21.12.1902, p. 2 ; in Madeleine Guilbert, &lt;i&gt;Les femmes et l'organisation syndicale avant 1914&lt;/i&gt;, CNRS, 1966, p. 404.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Libertaire&lt;/i&gt;, 6 avril 1901, p. 1.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Louis Guilloux </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>V&#233;ronique Fau-Vincenti</dc:creator>


		<dc:subject>Albert Camus</dc:subject>
		<dc:subject>Louis Guilloux</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;i&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e&lt;/i&gt;</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;De Louis Guilloux, on conna&#238;t surtout l'&#339;uvre tour &#224; tour militante, d&#233;chirante, douloureuse ou enthousiaste, mais toujours ancr&#233;e dans son temps et g&#233;n&#233;reuse, pleine de doute et charg&#233;e malgr&#233; tout de conviction, de foi et d'esp&#233;rance. Litt&#233;rature &#171; populiste &#187; ou &#171; prol&#233;tarienne &#187;, Louis Guilloux s'est toujours refus&#233; &#224; prendre part aux pol&#233;miques qui entouraient sa production, car son &#339;uvre, c'&#233;tait lui... Fid&#232;le &#224; lui-m&#234;me comme aux siens, l'&#339;uvre de Louis Guilloux, fils d'un modeste (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-itineraire-une-vie-une-pensee-no12-henry-poulaille-" rel="directory"&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e n&#176;12 : &#171; Henry Poulaille &#187;&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1260-6ae32.png?1774716673' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De Louis Guilloux, on conna&#238;t surtout l'&#339;uvre tour &#224; tour militante, d&#233;chirante, douloureuse ou enthousiaste, mais toujours ancr&#233;e dans son temps et g&#233;n&#233;reuse, pleine de doute et charg&#233;e malgr&#233; tout de conviction, de foi et d'esp&#233;rance. Litt&#233;rature &#171; populiste &#187; ou &#171; prol&#233;tarienne &#187;, Louis Guilloux s'est toujours refus&#233; &#224; prendre part aux pol&#233;miques qui entouraient sa production, car son &#339;uvre, c'&#233;tait lui... Fid&#232;le &#224; lui-m&#234;me comme aux siens, l'&#339;uvre de Louis Guilloux, fils d'un modeste cordonnier militant socialiste, est empreinte d'une gracilit&#233; que nul ne peut d&#233;savouer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'homme, on conna&#238;t moins l'histoire et la destin&#233;e... N&#233; en 1899 &#224; Saint-Brieuc, Louis Guilloux fut &#233;lev&#233; dans un milieu militant (son p&#232;re fut secr&#233;taire de la section socialiste de sa ville natale de 1911 &#224; 1914). A l'&#226;ge de treize ans, il dut, pour poursuivre ses &#233;tudes au lyc&#233;e, obtenir une bourse ; l'ann&#233;e suivante cependant, il choisit d'y renoncer, pr&#233;f&#233;rant un poste de &#171; pion &#187; comme beaucoup d'autres jeunes gens d&#233;munis. Sans doute pensa-t-il aussi &#224; Jules Vall&#232;s, dont il affectionnait la lecture, qui en avait fait autant quelques d&#233;cennies plus t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s t&#244;t, contraint sans doute par cette peur de trahir les siens et de rompre d'avec les valeurs communautaires de son milieu, il en vint en 1917 &#224; abandonner ses &#233;tudes, vivant de &#171; petits &#187; m&#233;tiers : tour &#224; tour colporteur, employ&#233; de bureau ou d&#233;m&#233;nageur quant il arriva &#224; Paris en 1918. De 1921 &#224; 1924, il travaille comme lecteur d'anglais au journal l&lt;i&gt;'Intransigeant&lt;/i&gt;. Il se promit de se consacrer enfin &#224; la litt&#233;rature. Trois ans plus tard en effet, est publi&#233; son premier roman &lt;i&gt;La Maison du peuple &lt;/i&gt; qui retrace les luttes et les espoirs militants de son p&#232;re &#224; la veille de la Grande Guerre. Et, en 1931, paraissait &lt;i&gt;Compagnons&lt;/i&gt;... Par ces deux premiers romans, Guilloux, soutenu par Jean Gu&#233;henno aux &#233;ditions Grasset, manifestait avec force son attachement au monde prol&#233;tarien... En 1935, fut publi&#233; &lt;i&gt;Le Sang noir&lt;/i&gt;, &#171; &#339;uvre mutil&#233;e &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Albert Camus/Jean Grenier, Correspondance, 1932-1960, &#233;d. Gallimard, 1981 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; que certains trouv&#232;rent &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;d&#233;sesp&#233;r&#233;e&lt;/q&gt; et d'un grand pessimisme, que d'autres consid&#232;rent comme son chef-d'&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre son activit&#233; litt&#233;raire, Louis Guilloux ne manqua pas de s'engager dans les combats qui secou&#232;rent son &#233;poque. Sans jamais s'inscrire au sein d'un parti, il se lan&#231;a n&#233;anmoins dans le mouvement antifasciste et, en 1935, il est secr&#233;taire du premier Congr&#232;s mondial des &#233;crivains antifascistes ; puis, jusqu'en 1940, s'attache &#224; la condition des r&#233;fugi&#233;s espagnols en Bretagne, en tant que responsable du Secours populaire de France &#224; Saint-Brieuc. Il prit part &#233;galement aux luttes de soutien en faveur des ch&#244;meurs. Toujours &#224; Saint-Brieuc, o&#249; il &#233;tait revenu en 1930, il adh&#233;ra tr&#232;s vite au mouvement de r&#233;sistance durant la Seconde Guerre mondiale. En 1941, il se mit en contact avec des responsables de la R&#233;sistance des C&#244;tes-du-Nord et, en 1943, participa &#224; l'unification des diff&#233;rentes forces, communiste et non communiste. A la fin de la guerre enfin il fut choisi par le Comit&#233; d&#233;partementale de la Lib&#233;ration comme interpr&#232;te des forces am&#233;ricaines.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;C&#339;ur solitaire, c&#339;ur solidaire &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Son engagement, son &#339;uvre ne sauraient cependant masquer l'homme, ses liens et ses amiti&#233;s. Lors de son passage &#224; Paris, le jeune homme se lia avec Max Jacob, Daniel Hal&#233;vy et Jean Gu&#233;henno. Quelques ann&#233;es plus tard, ce furent Dabit, Aragon, Malraux ou Gide qui s'exprim&#232;rent &#224; propos de la parution du &lt;i&gt;Sang noir&lt;/i&gt; le 12 d&#233;cembre 1935 &#224; la Maison de la Culture de Saint-Brieuc. Andr&#233; Gide, qui appr&#233;ciait tant l'&#339;uvre que l'homme, lui demanda de bien vouloir participer au voyage qu'il entreprit l'&#233;t&#233; 36. Louis Guilloux accompagna ainsi Gide en URSS Revenu en France, Gide publia &lt;i&gt;Retour d'URSS&lt;/i&gt; , qui lui valut d'&#234;tre consid&#233;r&#233; comme un ren&#233;gat par les communistes pour avoir confess&#233; ses d&#233;sillusions sur l'Union sovi&#233;tique. Louis Guilloux, bien qu'en accord avec Gide, n'&#233;crivit rien... Pouss&#233; bient&#244;t par Aragon qui d&#233;sirait le voir critiquer les d&#233;clarations de Gide, Guilloux s'y refusa : ce qui lui valut d'&#234;tre remplac&#233; &#224; la chronique litt&#233;raire qu'il tenait au &lt;i&gt;Soir &lt;/i&gt; par Paul Nizan (1937).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il lui resta quoi qu'il en soit d'autres amiti&#233;s, plus solides celles-ci, car g&#233;n&#233;reuses. Ainsi de Jean Grenier, romancier lui aussi et professeur de philosophie. Ils se rencontr&#232;rent, alors qu'ils n'&#233;taient que deux adolescents, &#224; la biblioth&#232;que municipale de Saint-Brieuc et leur amiti&#233; ne devait plus d&#232;s lors s'interrompre. En ao&#251;t 1942, Jean Grenier exp&#233;dia &#224; son ancien &#233;l&#232;ve et d&#233;sormais ami &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;des souvenirs d'enfance tr&#232;s r&#233;ussis&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Id., Lettre 57, J.G. &#224; A.C., p.72.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. &lt;i&gt;Le Pain des r&#234;ves&lt;/i&gt;, prix populiste 1942 qui &#233;voque l'enfance d&#233;munie de Louis Guilloux, fait forte impression sur Albert Camus (dont le premier roman vient d'&#234;tre publi&#233;), destinataire de cet envoi. En septembre 1942, Camus dit &#224; Jean Grenier avoir lu &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;le tr&#232;s beau livre de Guilloux&lt;/q&gt;. &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Peut-&#234;tre,&lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt; confie-t-il, &lt;/span&gt;son accent m'a-t-il plus touch&#233; que d'autres. Je sais aussi ce que c'est. Et comme je comprends aussi qu'&#224; l'&#226;ge m&#251;r un homme ne trouve de sujet plus beau que son enfance pauvre&lt;/q&gt;, et d'ajouter : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;la critique en zone libre a &#233;t&#233; stupide pour &lt;span style=&#034;font-style:normal;&#034;&gt;Le Pain des r&#234;ves.&lt;/span&gt; On dirait que &#231;a g&#234;ne, la pauvret&#233; des autres&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Id., Lettre 60, A.C. &#224; J.G., p.75.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La pauvret&#233; &#187;... l'un et l'autre l'ont connue et c&#244;toy&#233;e, et elle ne cessera de hanter, si ce n'est leurs &#339;uvres respectives, au moins leurs esprits. Suite &#224; cette premi&#232;re lecture, Camus entreprit de conna&#238;tre les autres romans de Louis Guilloux. Bient&#244;t, par l'interm&#233;diaire de Jean Grenier, ils se rencontr&#232;rent et sympathis&#232;rent... Si l'un, l'a&#238;n&#233; &#233;tait n&#233; sous les brumes briochines et l'autre, le cadet, nourri au soleil alg&#233;rois d&#232;s 1913, c'est parce qu'ils firent tous deux &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;leurs classes &#224; l'&#233;cole de la n&#233;cessit&#233;&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Louis Guilloux, La Maison du peuple, Grasset, 1983, pr&#233;face d'Albert Camus, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; que leurs itin&#233;raires si souvent parall&#232;les finirent par converger pour ne plus se s&#233;parer. De leur amiti&#233; naquit sans tarder une complicit&#233;... Guilloux fit conna&#238;tre &#224; Camus la tombe de son p&#232;re &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;mort au champ d'honneur&lt;/q&gt; en 1914 et enterr&#233; &#224; Saint-Brieuc, Camus emmena Guilloux &#224; Tipasa, d&#233;sireux de lui faire d&#233;couvrir ce soleil et cette lumi&#232;re qui lui manquaient tant &#224; Paris... De leur amiti&#233;, il y aurait encore beaucoup &#224; dire : anecdotes, vacances en famille, etc.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1731 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;43&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/png/sans_titre-2-15.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/sans_titre-2-15-7d8e7.png?1774833289' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&lt;small&gt;Albert Camus et Louis Guilloux en Alg&#233;rie&lt;/small&gt;
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;En 1947, Albert Camus s'appliqua &#224; &#233;crire la pr&#233;face d'une r&#233;&#233;dition de &lt;i&gt;La Maison du peuple&lt;/i&gt;, rappelant non sans ironie que &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;presque tous les &#233;crivains fran&#231;ais qui pr&#233;tendent aujourd'hui parler au nom du prol&#233;tariat sont n&#233;s de parents ais&#233;s ou fortun&#233;s&lt;/q&gt;, d&#233;fiant quiconque de lire &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ce r&#233;cit sans le terminer la gorge serr&#233;e&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Id., p.13.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. L'&#339;uvre de Louis Guilloux, essentiellement autobiographique, et parce que autobiographique, &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;ne flatte &#8212; en fait &#8212; ni ne m&#233;prise le peuple dont il parle et lui restitue la seule grandeur qu'on ne puisse lui arracher, celle de la v&#233;rit&#233;&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Albert Camus/Jean Grenier, &lt;i&gt;Correspondance&lt;/i&gt;, 1932-1960, &#233;d. Gallimard, 1981 (Lettre 89, A.C. &#224; J. G., page 100).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Id., Lettre 57, J.G. &#224; A.C., p.72.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Id., Lettre 60, A.C. &#224; J.G., p.75.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Louis Guilloux,&lt;i&gt; La Maison du peuple&lt;/i&gt;, Grasset, 1983, pr&#233;face d'Albert Camus, pp. 14 et 15.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Id., p.13.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Louise Michel</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>V&#233;ronique Fau-Vincenti</dc:creator>


		<dc:subject>Louise Michel</dc:subject>
		<dc:subject>La Commune de Paris (1871)</dc:subject>
		<dc:subject>@narlivres</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;i&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e&lt;/i&gt;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Louise Michel na&#238;t en mai 1830 au ch&#226;teau de Vroncourt (Haute&#173;-Marne), o&#249; sa m&#232;re Marianne Michel &#233;tait domestique. Fille naturelle du ch&#226;telain ou, plus vraisemblablement de son fils, elle jouit n&#233;anmoins de l'af&#173;fection des Demahis qu'elle appelle grand-p&#232;re et grand-m&#232;re. Bonne &#233;l&#232;ve, elle d&#233;cide d&#232;s 1845 d'&#234;tre ins&#173;titutrice et quitte Vroncourt pour Chaumont o&#249; elle pr&#233;pare son brevet d'institutrice. Elle enseigne d&#232;s 1852 &#224; Audeloncourt. Puis, apr&#232;s avoir subi des r&#233;primandes des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://partage-noir.fr/-itineraire-agenda-2001-161-" rel="directory"&gt;Itin&#233;raire - Agenda 2001&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-louise-michel-198-+" rel="tag"&gt;Louise Michel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-la-commune-de-paris-+" rel="tag"&gt;La Commune de Paris (1871)&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-source-narlivres-+" rel="tag"&gt;@narlivres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-itineraire-une-vie-une-pensee-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1187-bced2.jpg?1774796173' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1626 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/chateau_de_vroncourt_louise_michel_copie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH319/chateau_de_vroncourt_louise_michel_copie-cfd39.jpg?1774938488' width='500' height='319' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Louise Michel na&#238;t en mai 1830 au ch&#226;teau de Vroncourt (Haute&#173;-Marne), o&#249; sa m&#232;re Marianne Michel &#233;tait domestique. Fille naturelle du ch&#226;telain ou, plus vraisemblablement de son fils, elle jouit n&#233;anmoins de l'af&#173;fection des Demahis qu'elle appelle grand-p&#232;re et grand-m&#232;re. Bonne &#233;l&#232;ve, elle d&#233;cide d&#232;s 1845 d'&#234;tre ins&#173;titutrice et quitte Vroncourt pour Chaumont o&#249; elle pr&#233;pare son brevet d'institutrice. Elle enseigne d&#232;s 1852 &#224; Audeloncourt. Puis, apr&#232;s avoir subi des r&#233;primandes des autorit&#233;s en rai&#173;son des libert&#233;s qu'elle prend avec l'en&#173;seignement bonapartiste ; elle part enseigner &#224; Paris en janvier 1857.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 janvier 1870, &#224; Paris, les obs&#232;ques du journaliste Victor Noir, assassin&#233; par Pierre Bonaparte, donnent lieu &#224; une manifestation de pr&#232;s de 200 000 personnes o&#249; d&#233;filent r&#233;publicains et r&#233;volutionnaires qui souhai&#173;tent la chute de l'Empire. Louise Michel y par&#173;ticipe, habill&#233;e en homme, un poignard sous son manteau. Mais le pouvoir imp&#233;rial tient bon, les gr&#232;ves qui se multiplient sont r&#233;pri&#173;m&#233;es et l'opposition r&#233;volutionnaire conduite en justice. L'Empire d&#233;clare la guerre &#224; la Prusse le 19 juillet 1870 ; le 2 septembre, Sedan capitule et Napol&#233;on III est fait prison&#173;nier... La R&#233;publique est proclam&#233;e le 4 sep&#173;tembre et des r&#233;publicains mod&#233;r&#233;s forment un gouvernement de D&#233;fense nationale. Le 10 mars 1871, l'Assembl&#233;e nationale s'instal&#173;le &#224; Versailles, le 11 mars les journaux r&#233;pu&#173;blicains sont suspendus et, le 18, Thiers, chef du pouvoir ex&#233;cutif ordonne de d&#233;sarmer la Garde nationale &#224; Montmartre : l'insurrection se g&#233;n&#233;ralise &#224; Paris o&#249; les soldats fraternisent avec le peuple et la Garde nationale. Le 28 mars 1871, la Commune est proclam&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1627 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH239/louisemichel-9bdc3-df7c7.jpg?1774775946' width='150' height='239' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;descriptif
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Louise Michel m&#232;ne alors une vie de sol&#173;dat et d'ambulanci&#232;re, participant &#226;prement aux combats qui opposent les communards aux versaillais. Echapp&#233;e miraculeusement des der&#173;niers combats, elle apprend que les troupes versaillaises ont arr&#234;t&#233; sa m&#232;re. Aussit&#244;t, elle va se livrer afin de la faire d&#233;livrer. Son proc&#232;s s'ouvre le 16 d&#233;cembre et, durant son interro&#173;gatoire, celle qui a refus&#233; de prendre un avocat, brave le 6&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; conseil de guerre de Versailles. Elle d&#233;clare, entre autres : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;J'appartiens tout enti&#232;&#173;re &#224; la r&#233;volution sociale et je d&#233;clare accepter la responsabilit&#233; de tous mes actes. (...) Faites de moi ce qu'il vous plaira. Prenez ma vie si vous la voulez (...) Si vous me laissez vivre, je ne cesserai de crier vengeance.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fernand Planche, La Vie ardente et intr&#233;pide de Louise Michel, p. 86 &#224; 90.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; La sentence tombe alors : Louise Michel est condamn&#233;e &#224; la d&#233;tention perp&#233;tuelle dans une enceinte fortifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1628 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH207/louise-michel-87f9f-c0983.jpg?1774775946' width='150' height='207' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;descriptif
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233;e pr&#232;s de deux ann&#233;es &#224; la centrale d'Auberive, elle embarque avec tant d'autres sur &lt;i&gt;La Virginie &lt;/i&gt; &#224; desti&#173;nation de la Nouvelle-Cal&#233;donie. Le voyage, qui devait durer pr&#232;s de quatre mois, s'effec&#173;tue dans des conditions difficiles. D&#233;barqu&#233;s sur la presqu'&#238;le Ducos, Louise Michel, Na&#173;thalie Lemel et Henri Rochefort retrouvent de nombreux autres condamn&#233;s partis d&#232;s 1872 . Sur place, elle est l'une des rares, avec Charles Malato, &#224; s'int&#233;resser au mode de vie, aux coutumes ou &#224; la langue des Canaques. Aussi en 1878, lors d'une r&#233;volte qui secoua l'&#238;le, Louise Michel est la seule &#224; prendre fait et cause en leur faveur. Le 14 juillet 1880, l'amnistie des communards est d&#233;cr&#233;t&#233;e en m&#233;tropole, Louise Michel se d&#233;cide alors &#224; partir rapidement &#8212;sa m&#232;re &#233;tant malade&#8212;, tout en promettant aux Canaques venus saluer son d&#233;part de revenir dans l'&#238;le. Le 9 novembre, elle arrive &#224; la gare Saint-Lazare o&#249; l'attend une foule de militants, d'amis, de journalistes et de curieux &#8212;pr&#232;s de six &#224; huit mille personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 21 novembre 1880 &#8212;sous sur&#173;veillance polici&#232;re permanente&#8212;, elle reprend ses activit&#233;s militantes, faisant de nombreuses conf&#233;rences. Outre les mee&#173;tings, o&#249; elle affirme ses id&#233;aux libertaires, elle participe &#224; de nombreuses manifesta&#173;tions qui lui valent parfois d'&#234;tre conduite en prison. Epuis&#233;e par ses tourn&#233;es de conf&#233;rences, elle s'&#233;teint entre deux r&#233;unions publiques &#224; Marseille le 9 janvier 1905.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1629 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/1024px-funerailles_louise_michel.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH381/1024px-funerailles_louise_michel-8c5c9.jpg?1774938488' width='500' height='381' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Fernand Planche, &lt;i&gt;La Vie ardente et intr&#233;pide de Louise Michel&lt;/i&gt;, p. 86 &#224; 90.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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