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		<title>PARTAGE NOIR</title>
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		<title>Nadar</title>
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		<dc:date>2022-06-24T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pascal Bedos</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;lis&#233;e Reclus</dc:subject>
		<dc:subject>Jean Grave</dc:subject>
		<dc:subject>&lt;i&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e&lt;/i&gt;</dc:subject>
		<dc:subject>@narlivres</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Gaspard-F&#233;lix Tournachon n'est pas encore Nadar lorsqu'il na&#238;t le 6 avril 1820 &#224; Paris, au sein d'une famille d'imprimeurs lyonnais. Vingt-trois ann&#233;es s&#233;parent ses parents qui ne se marieront qu'en 1826, apr&#232;s la naissance d'un second fils, Adrien. Il fr&#233;quente plusieurs pensionnats et coll&#232;ges &#224; Paris jusqu'en 1836, mais la faillite de l'entreprise familiale et la maladie obligent son p&#232;re &#224; se retirer &#224; Lyon. Victor Tournachon y meurt, &#226;g&#233; de 66 ans, le 8 ao&#251;t 1837. Plus tard, Nadar aimera &#224; parler des &#233;tudes de m&#233;decine qu'il aurait faites dans cette ville.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-elisee-reclus-57-+" rel="tag"&gt;&#201;lis&#233;e Reclus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-jean-grave-+" rel="tag"&gt;Jean Grave&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-itineraire-une-vie-une-pensee-+" rel="tag"&gt;&lt;i&gt;Itin&#233;raire - Une vie, une pens&#233;e&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://partage-noir.fr/+-source-narlivres-+" rel="tag"&gt;@narlivres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/arton1117-7ac1b.jpg?1774697731' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Gaspard-F&#233;lix Tournachon n'est pas encore Nadar lorsqu'il na&#238;t le 6 avril 1820 &#224; Paris, au sein d'une famille d'imprimeurs lyonnais. Vingt-trois ann&#233;es s&#233;parent ses parents qui ne se marieront qu'en 1826, apr&#232;s la naissance d'un second fils, Adrien. Il fr&#233;quente plusieurs pensionnats et coll&#232;ges &#224; Paris jusqu'en 1836, mais la faillite de l'entreprise familiale et la maladie obligent son p&#232;re &#224; se retirer &#224; Lyon. Victor Tournachon y meurt, &#226;g&#233; de 66 ans, le 8 ao&#251;t 1837. Plus tard, Nadar aimera &#224; parler des &#233;tudes de m&#233;decine qu'il aurait faites dans cette ville. Mais, d&#232;s 1837 ou 1838, se retrouvant soutien de famille, il cherche ailleurs sa subsistance. Et court ainsi les piges dans plusieurs petits journaux lyonnais, puis &#224; Paris. Il fera ses premi&#232;res armes de journaliste dans la critique th&#233;&#226;trale. Puis, avec R Millaud, il fonde &lt;i&gt;le N&#233;gociateur&lt;/i&gt; et&lt;i&gt; l'Audience&lt;/i&gt;, journal judiciaire &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;o&#249; l'on a pouss&#233; si loin le culte de l'horrible et du cadavre.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1839, il quitte&lt;i&gt; l'Audience&lt;/i&gt; et lance une publication assez luxueuse, &lt;i&gt;le Livre d'or&lt;/i&gt;, qui se r&#233;v&#233;lera un &#233;chec commercial. C'est dans une r&#233;union d'amis intimes, pr&#233;figurant la &#171; boh&#232;me &#187;, o&#249; l'on s'amuse &#224; coller la terminaison &#171; dar &#187; &#224; tous les mots d'une phrase, que na&#238;tra son pseudonyme : Tournachon deviendra &#171; Tour-nadar &#187;, puis simplement &#171; Nadar &#187;. En 1842, il commence &#224; signer ses articles de ce nom d'emprunt et trouve enfin une place plus stable au &lt;i&gt;Commerce&lt;/i&gt;, journal politique d'opposition. La fr&#233;quentation de la Chambre et des parlementaires le conduit &#224; entrer en 1844 au secr&#233;tariat du d&#233;put&#233; d'Elbeuf. Mais Nadar s'int&#233;resse &#224; beaucoup de choses : il publie un feuilleton, place quelques croquis dans les journaux... et combine les deux activit&#233;s dans un canard satirique, &lt;i&gt;le Corsaire-Satan&lt;/i&gt;. Il collabore de plus en plus, en tant que caricaturiste, &#224; des journaux humoristiques : &lt;i&gt;la Silhouette&lt;/i&gt;, de 1846 &#224; 1848 ; puis&lt;i&gt; le Voleur&lt;/i&gt;, et enfin la cons&#233;cration avec&lt;i&gt; le Charivari&lt;/i&gt;. Le style des dessins de Nadar est tr&#232;s particulier, et Banville a pu &#233;crire : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Jusqu'en 1852, il improvisa un tas d'&#233;tonnants chefs-d'&#339;uvre bizarres, absurdes, fous, na&#239;fs, effront&#233;s, charmants...&lt;/q&gt; Plus ironique, Gavarni s'exclamait : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Ah ! nous sommes perdus, voil&#224; Nadar qui a appris &#224; dessiner !&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'aventure polonaise &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ses professions de foi r&#233;publicaine et un socialisme inspir&#233; par Lamenais et P. Leroux, il ne participe pas aux &#233;v&#233;nements de la r&#233;volution de 1848. Mais Nadar a besoin d'action et va se lancer dans une rocambolesque exp&#233;dition. Pour appuyer les efforts de lib&#233;ration des Polonais, des volontaires fran&#231;ais et des immigr&#233;s constituent un corps exp&#233;ditionnaire qui gagne la fronti&#232;re et... se fait arr&#234;ter par l'arm&#233;e prussienne dans les premiers jours de mai. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; intern&#233;s en Saxe, ils seront lib&#233;r&#233;s et pourront regagner la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas d&#233;courag&#233;, Nadar fera ses offres de service au gouvernement provisoire qui l'enverra en juillet espionner en Prusse les troupes russes mass&#233;es &#224; la fronti&#232;re. Apr&#232;s avoir parcouru l'Allemagne comme vrai-faux dessinateur ; il regagne Paris d&#233;but septembre. Cette fois, il n'a pas &#233;t&#233; d&#233;couvert mais les r&#233;sultats de sa mission ne semblent gu&#232;re probants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hetzel fait appel &#224; son talent de caricaturiste pour &lt;i&gt;la Revue cornique&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#224; l'usage des gens s&#233;rieux&lt;/i&gt; qu'il vient de lancer en ce mois de novembre 1848. Il s'agit de stigmatiser les erreurs du r&#233;gime et de contrer un personnage qui devient de plus en plus envahissant : Louis-Napol&#233;on Bonaparte. Nadar y cr&#233;e un personnage, type m&#234;me de l'&#233;ternel opportuniste, Monsieur R&#233;ac, h&#233;las toujours bien vivant &#224; notre &#233;poque. Mais la revue ne dure qu'un an, &#233;touff&#233;e par la censure. En mai 1849, il entre au &lt;i&gt;Journal pour rire&lt;/i&gt; de Charles Philipon o&#249; il continue ses charges antibonapartistes. Mais sa signature est devenue c&#233;l&#232;bre, il publie de nombreux recueils de dessins et ne suffit plus &#224; la t&#226;che, surtout que M. Nadar n'a jamais aim&#233; les &#171; travaux forc&#233;s &#187;. Ainsi na&#238;t l'&#171; atelier Nadar &#187;, avec ses dessinateurs employ&#233;s &#224; effectuer des croquis ou &#224; fignoler l'ex&#233;cution. Souvent, malgr&#233; tout, comme le &#171; patron &#187; aime par trop &#171; papillonner &#187;, les caricatures sont livr&#233;es au dernier moment avec tous les pr&#233;textes imaginables pour expliquer le retard. Mais notre homme a des id&#233;es, beaucoup d'id&#233;es, et il songe &#224; regrouper tous les dessins de gens illustres que son &#171; usine &#187; a sortis : ce sera, en mars 1854, le &lt;i&gt;Panth&#233;on Nadar&lt;/i&gt;. C'est un succ&#232;s, et l'on se pr&#233;cipite pour s'arracher l'&#233;norme lithographie qui s'&#233;tale aux devantures des libraires.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1427 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/nadar_s_pantheon__1854.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH354/nadar_s_pantheon__1854-56853.jpg?1774743931' width='500' height='354' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;aliser le &lt;i&gt;Panth&#233;on&lt;/i&gt;, Nadar s'est parfois servi de photographies et a &#233;t&#233; amen&#233; &#224; r&#233;aliser des clich&#233;s. Il installe un atelier au 113, rue Saint-Lazare et, au cours des ann&#233;es suivantes, va effectuer les portraits de ses amis. Et les amis de Nadar s'appellent Vigny, Th&#233;ophile Gauthier, Michelet, George Sand, Dumas, Nerval... Un &#233;pisode douloureux pour Nadar sera le proc&#232;s qui l'opposera &#224; son fr&#232;re Adrien. En effet, g&#233;n&#233;reux, il l'avait associ&#233; &#224; son affaire, mais la jalousie du cadet conduisit &#224; la rupture, puis &#224; la concurrence d&#233;loyale. Dans les ann&#233;es 60, Nadar devient le photographe officiel... de l'opposition. Tous les ennemis de l'Empire le fr&#233;quentent, ainsi que les &#233;crivains, les peintres, les artistes. Nadar &#233;tait c&#233;l&#232;bre, ses portraits photographiques inscrivent son nom pour la post&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1426 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;62&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/autoportrait_tournant_nadar_c_1865.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L500xH566/autoportrait_tournant_nadar_c_1865-c85bd.jpg?1774743931' width='500' height='566' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Nadar, s&#233;rie Autoportrait &#171; tournant &#187; (vers 1865)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Mais, d&#233;j&#224;, autre chose le passionne : pourquoi ne pas photographier en l'air, de la nacelle d'un ballon ? Une fois r&#233;solus les probl&#232;mes techniques que pose la prise de vue&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On lui doit, outre l'id&#233;e et la r&#233;alisation de la photographie a&#233;rienne, le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, le virus d'Icare l'ayant atteint, il s'int&#233;resse au vol et surtout au plus lourd que l'air. En 1863, il participe &#224; la fondation d'une soci&#233;t&#233; d'encouragement&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jules Verne, qui fit partie de la soci&#233;t&#233;, s'en souviendra pour &#233;crire Robur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et &#224; la publication d'un manifeste concernant &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;l'autolocomotion a&#233;rienne&lt;/q&gt;, puis c'est la parution de la revue &lt;i&gt;A&#233;ronaute &lt;/i&gt; et, en 1865, &lt;i&gt;Le Droit au vol&lt;/i&gt;. Sous ce titre quelque peu provocateur, Nadar tente de d&#233;montrer que, pour ma&#238;triser la dirigeabilit&#233; d'un appareil, il est n&#233;cessaire que celui-ci soit plus lourd que l'air. Lui et ses compagnons se ruin&#232;rent pour une id&#233;e en avance sur leur temps car il faudra attendre un quart de si&#232;cle avant que Cl&#233;ment Ader leur donne raison en s'&#233;levant sur &lt;i&gt;L'Eole&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les ballons du Si&#232;ge &lt;/h3&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1425 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://partage-noir.fr/IMG/jpg/felix_nadar_in_a_balloon__late_1860s_photographer_felix_nadar__4559203377_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH239/felix_nadar_in_a_balloon__late_1860s_photographer_felix_nadar__4559203377_-043c3-9f861.jpg?1774696200' width='150' height='239' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Le 19 juillet 1870, le gouvernement imp&#233;rial d&#233;clare la guerre &#224; la Prusse. Conflit qui se conclut par la capitulation de Napol&#233;on III &#224; Sedan le 2 septembre, provoquant la chute de l'Empire. Mais Paris, qui a proclam&#233; la R&#233;publique, veut continuer la lutte et c'est le si&#232;ge de la capitale. D&#232;s juillet-ao&#251;t, des a&#233;ronautes confirm&#233;s avaient propos&#233; en vain leurs services pour observer les mouvements et les d&#233;fenses de l'ennemi. Nadar profitera de la proclamation de &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;sa&lt;/q&gt; r&#233;publique pour installer &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;r&#233;volutionnairement&lt;/q&gt; (sans demander de permission) sa compagnie d'a&#233;rostiers et deux ballons place Saint-Pierre, &#224; Montmartre. C'est &#224; cette occasion qu'il rencontre Elis&#233;e Reclus car celui-ci lui propose ses services : &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;Je crois que je pourrai vous &#234;tre utile. A l'avantage d'&#234;tre &lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;plus lourd que l'air&lt;/q&gt;, je joins celui d'&#234;tre g&#233;ographe et un peu m&#233;t&#233;orologiste. En outre, j'ai de la volont&#233;.&lt;/q&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Elis&#233;e Reclus, Correspondance, tome II, Schleicher fr&#232;res, 1911.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Malgr&#233; les &#233;v&#233;nements, l'exil et la distance qui les s&#233;parent, les deux hommes continueront toute leur vie &#224; s'appr&#233;cier et &#224; correspondre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'heure, la Compagnie des a&#233;rostiers militaires, sous la direction de Nadar, Dartois et Duruof, apr&#232;s l'observation des troupes ennemies, organise la poste a&#233;rienne afin que Paris reste en contact avec la province malgr&#233; le si&#232;ge organis&#233; par les Prussiens. &#201;trangement, Nadar ne participera pas &#224; la Commune de Paris. La peur des risques (il en prendra pourtant de nombreux pour aider les communards vaincus), la maladie qui l'&#233;puise moralement et physiquement ou, plus certainement, la conscience que la Commune vient trop tard et m&#232;ne droit au massacre peuvent expliquer son attitude. Bien que surveill&#233; par les versaillais et menac&#233; d'arrestation, il h&#233;berge un temps F&#233;lix Pyat, sauve le g&#233;n&#233;ral Bergeret, rend visite aux amis incarc&#233;r&#233;s, apporte son t&#233;moignage lors des proc&#232;s (&#201;lis&#233;e Reclus) et intervient de multiple fois aupr&#232;s de Thiers...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nadar, &#224; l'image de la France de l'&#233;poque, se retrouve apr&#232;s ces &#233;v&#233;nements ruin&#233;. Il reprend son activit&#233; de photographe pour assurer son gagne-pain, celui de sa femme et de son fils, Paul. Il &#233;crit &#233;galement, chroniques et ouvrages, qui sont des fragments de souvenirs. Lorsqu'en 1887, sa femme est frapp&#233;e d'h&#233;mipl&#233;gie, il se retire avec elle &#224; S&#233;nart et confie son atelier &#224; son fils. A 67 ans, Nadar aurait bien m&#233;rit&#233; de vivre tranquillement sa retraite. Mais les affaires vont mal, Paul conna&#238;t de graves difficult&#233;s financi&#232;res et souffre de sa situation de simple g&#233;rant. Son p&#232;re finit par lui laisser la direction de l'entreprise et doit reprendre ses activit&#233;s de photographe.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1148 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende descriptif' data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://partage-noir.fr/local/cache-vignettes/L150xH216/eliseereclusnadar-224c0-b80e2.jpg?1774696200' width='150' height='216' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;&lt;small&gt;Elis&#233;e Reclus, par Nadar.&lt;/small&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Il s'installe &#224; Marseille en 1897 et, gr&#226;ce &#224; son &#233;nergie retrouv&#233;e, conna&#238;t de nouveau la prosp&#233;rit&#233;. En 1900, la cession de son atelier lui procure une rente qui lui permet de vivre convenablement. Cette m&#234;me ann&#233;e a lieu une r&#233;trospective de son &#339;uvre &#224; l'occasion de l'Exposition universelle. Sa femme d&#233;c&#233;dera en 1909 et lui le 21 mars 1910, &#224; l'&#226;ge respectable de 90 ans, apr&#232;s avoir eu le temps de f&#233;liciter Bl&#233;riot pour sa travers&#233;e de la Manche en avion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la Commune de Paris, le socialisme de Nadar a &#233;volu&#233; progressivement vers l'anarchisme ; il apporte r&#233;guli&#232;rement son soutien &#224; Jean Grave lorsque celui-ci rencontre des difficult&#233;s en tant que g&#233;rant de &lt;i&gt;la R&#233;volte&lt;/i&gt; et n'h&#233;site pas &#224; affirmer qu'&lt;q style=&#034;font-style: italic;&#034;&gt;avec l'&#226;me la plus haute qui soit pour moi, avec mon si grand et cher &#201;lis&#233;e (Reclus), j'en suis finalement venu &#224; l'acratie pure et simple, qui m'appara&#238;t comme l'unique v&#233;rit&#233; de demain&lt;/q&gt;.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lettre de Nadar &#224; L&#233;on Daudet, 27 juillet 1893, cit&#233;e par Roger Greaves, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;On lui doit, outre l'id&#233;e et la r&#233;alisation de la photographie a&#233;rienne, le premier clich&#233; en lumi&#232;re artificielle, les premiers reportages photo dans les &#233;gouts et les catacombes de Paris...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Jules Verne, qui fit partie de la soci&#233;t&#233;, s'en souviendra pour &#233;crire &lt;i&gt;Robur le Conqu&#233;rant &lt;/i&gt; et &lt;i&gt;De la Terre &#224; la Lune&lt;/i&gt; dont le nom du h&#233;ros, Michel Arden, est l'anagramme de Nadar. Les illustrateurs de l'&#233;dition Hetzel lui avaient m&#234;me donn&#233; ses propres traits.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Elis&#233;e Reclus, Correspondance, tome II, Schleicher fr&#232;res, 1911.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Lettre de Nadar &#224; L&#233;on Daudet, 27 juillet 1893, cit&#233;e par Roger Greaves, &lt;i&gt;Nadar ou le paradoxe vital&lt;/i&gt;, &#233;d. Flammarion, 1980.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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