MLT & OLT

  • [BD] Elise Ottesen Jensen, pionnière des droits de la femmeLire la suite de &laquo;[<span class="caps">BD</span>] Elise Ottesen Jensen, pionnière des droits de la femme&raquo;

    , par Augustin Souchy, OLT

    L’été 1919, Albert Jensen et sa compagne, Elise Ottesen Jensen, furent expulsés du Danemark. Jensen, un journaliste célèbre, était un antimilitariste conséquent, un orateur fascinant et un infatigable agitateur en faveur du socialisme libertaire. Elise était dynamique et avait une forte personnalité. Elle devint plus tard une célébrité internationale à cause de son combat pour l’éducation sexuelle, le contrôle des naissances et le planning familial.

  • Aux origines du 1er Mai : Les Martyrs de ChicagoLire la suite de &laquo;Aux origines du 1<sup class="typo_exposants">er</sup> Mai : Les Martyrs de Chicago&raquo;

    , par MLT, OLT

    Un meeting se tient au Haymarket Square de Chicago le 4 mai 1886. Les orateurs anarchistes Albert Parsons, August Spies et Samuel Fielden soutiennent la revendication de la journée de huit heures pour les travailleurs. Les «  Chevaliers du Travail  » viennent de lancer une grande campagne de mobilisation afin d’obtenir ce droit. Les manifestants commencent à se disperser lorsque les forces de l’ordre chargent. Une bombe explose parmi les policiers, ceux-ci tirent alors sur la foule.

  • Mika EtchebéhèreLire la suite de &laquo;Mika Etchebéhère&raquo;

    , par MLT, OLT

    Le 2 février 1902, naissance de Mika Etchebéhère

    Ses parent juifs ayant fuit la Russie, Michèle Feldman naît le 2 février 1902 en Argentine. Dans sa ville, Rosario, elle milite dès 15 ans chez les anarchistes.
    Étudiante à l’université de Buenos Aires, elle rencontre en 1920 Hippolyte Etchebéhère, militant au groupe Insurrexit.
    En couple, ils rejoignent l’Europe en 1931. Ils sont à Berlin en octobre 1932. Ils constatent La tragédie du prolétariat allemand qui donnera le titre de son livre à Hippolyte Etchebéhère.
    Le 12 juillet 1936 ils sont à Madrid. Ils s’engagent dans la colonne du POUM. Nommé commandant Hippolyte est tué le 16 août. Ses camarades éliront Mika responsable de sa compagnie.
    Fin 1936, elle est officier à la 14e Division de l’Armée populaire dirigée par l’anarchiste Cipriano Mera. Lors des journées de mai 1937 à Barcelone, arrêtée par des agents staliniens, elle est libérée sur intervention de Mera.
    Elle rejoint le groupe féministe libertaire Mujeres Libres.
    Après la chute de Madrid le 28 mars 1939, elle rejoindra la France, qu’elle quittera pour l’Argentine à cause de ses origines juives. De retour en France en 1946, elle devint traductrice. Elle meurt le 7 juillet 1992 à Paris.

  • [BD] Jeanne Humbert : « Abolissez la pauvreté et vous pourrez démolir les prisons. »Lire la suite de &laquo;[<span class="caps">BD</span>] Jeanne Humbert : <i>«<small class="fine d-inline"> </small>Abolissez la pauvreté et vous pourrez démolir les prisons.<small class="fine d-inline"> </small>»</i>&raquo;

    , par MLT, OLT

    En application de la loi du 31 juillet 1920, réprimant la propagande anticonceptionnelle, Jeanne et Émile Humbert seront condamnés à 2 ans de prison et 3 000 francs d’amende le 5 novembre 1921.
    Jeanne est incarcérée à la prison pour femmes de Saint-Lazare à Paris dont les « Sœurs des prisons » surveillent les services intérieurs. Le son métallique des clefs sur le crucifix est orchestré par le directeur.
    Jeanne va découvrir l’immonde promiscuité et la vermine des dortoirs et la repoussante saleté des ateliers et des cellules.
    Les condamnées sont exploitées au travail, procurant de fructueux bénéfices à l’administration civile de la prison et à la communauté, car les salaires que l’on accorde aux ouvrières sont dérisoires.
    Elle obtient son transfert à la prison de Fresnes où le silence total est exigé des prisonnières.
    « Pour être libérée quelques mois plus tôt. J’allais payer cher chaque heure de liberté supplémentaire ! » Sa libération conditionnelle est effective le 14 octobre 1922.
    « Après la prison, ça laisse des séquelles. Ruine totale, payer les amendes… Avec l’arrêt de tout. Il a fallu gagner sa vie... ». Jeanne Humbert écrit nombre d’articles et d’ouvrages. Ses livres Le Pourrissoir (1932), Sous la Cagoule (1933), paraîtront sous forme de feuilletons dans Police Magazine. Jeanne Humbert y témoigne de ses mois d’internement, pour ses idées, dans les prisons pour femmes de Saint-Lazare et de Fresnes : « Je n’ai fait qu’apprendre aux pauvres les procédés qu’emploient les riches pour limiter leur progéniture ». Police Magazine est disponible gratuitement en PDF sur le site du Musée numérique Criminocorpus à cette adresse : criminocorpus.org

  • [BD] La grève des boutonniers de l’OiseLire la suite de &laquo;[<span class="caps">BD</span>] La grève des boutonniers de l’Oise&raquo;

    , par MLT, OLT

    Andeville, le 3 mars 1909, «  pour résister à la concurrence » les salaires sont amputés du tiers par le patronat.
    Au soir les quatre grandes fabriques du village sont en grève. Le mouvement s’étend dans le canton, surtout à Méru, en une semaine.
    Convoquées à Méru par le préfet de l’Oise, les négociations du 27 mars sont bloquées par l’intransigeance patronale.
    Exaspérés, les grévistes vandalisent plusieurs habitations de patrons. Le lendemain, une vingtaine de personnes, dont des femmes, sont grièvement blessées par les gendarmes.
    Le gouvernement Clemenceau envoie l’armée. Une trentaine de pelotons sont répartis dans le canton. Le futur maréchal de France, Joffre, vient superviser cette « campagne de Méru ».
    Accusés de troubles et sabotages des syndicalistes sont arrêtés. La brutalité de la répression transforme ce mouvement revendicatif local en conflit national.
    Les dirigeants de la CGT viennent soutenir les grévistes. Six mille personnes assistent au meeting où Niel, secrétaire général de la CGT, prend la parole.
    Le 23 avril, la majorité des patrons accepte de revenir au tarif pratiqué à Andeville en 1908. À Méru, 3 000 personnes participent au meeting du 1er Mai.
    La grève se termine avec les dernières résistances patronales : le 4 mai à Méru, le 20 mai à Andeville et le 10 juin pour les 107 derniers grévistes.


    La grève a duré trois bons mois, pendant lesquels la plus parfaite harmonie n’a cessé de régner parmi les ouvriers. Et ce furent des spectacles impressionnants que ces longues théories d’hommes et de femmes, bravant toutes les intempéries pour aller là où une leçon s’imposait, afin de faire comprendre aux patrons les plus féroces qu’il y a des limites à tout. Souvent on se plaint de l’influence déprimante des femmes. Chez nous, elles se sont toujours montrées les plus énergiques et les plus ardentes. On peut même dire qu’elles furent une des causes importantes de la victoire.
    Jean-Baptiste Platel, secrétaire du syndicat des boutonniers La Vie ouvrière, n°7, 5 janvier 1910

    Retrouvez tous les articles de J.-P. Platel sur ce conflit à cette adresse : http://www.la-presse-anarchiste.net/article897